17 octobre 2009

Tasting des Nuits Saint Georges 2007 au domaine Georges et Pascale Chicotot

Visite annuelle toujours aussi attendue chez "la femme à Jojo" comme diraient certains de mes condisciples, toujours prêts à la plaisanterie ... mais néanmoins amateurs de bonnes choses.
.
Nouveauté par rapport à l'an dernier, le parking a été agrandi, ce qui n'est pas un luxe compte-tenu de la fréquentation élevée des lieux en ce samedi après-midi.
.
Comme d'habitude, c'est Pascale Chicotot qui mène la dégustation, qui s'avèrera toujours très conviviale et instructive (je n'ai pas pris de notes pendant les discussions, d'où une certaine imprécision de mes ressentis).
.
Bourgogne rouge, cuvée du Dragon 2007 : un rouge sur le fruit, avec une structure de demi-corps, une légère pointe d'astringence en finale mais un vin typiquement "de soif" et de copains. BIEN+
Nuits Saint Georges les Charmottes 2007 : un nez plus vineux. Une bouche plus stricte, plus sérieuse, construite autour de tannins déjà bien arrondis. BIEN++
Nuits Saint Georges la Plante au Baron 2007 : une bonne synthèse entre les deux précédents, un côté immédiat et croquant avec le fruit et un côté plus vineux avec une structure tannique présente mais pas envahissante. BIEN++
.
Passons maintenant aux premiers crus.
.
Nuits Saint Georges Premier Cru En la rue de Chaux 2007 : contrairement à l'habitude, ce vin n'apparaît pas épicé, mais plutôt déjà bien polissé. Equilibre entre acidité, minéralité / mâche et tannins. BIEN+++
Nuits Saint Georges Premier Cru les Pruliers 2007 : c'est la première fois que je taste ce climat et là, une grande claque. Ce vin est une bombe en devenir. Du fruit mûr et croquant, rouge et noir, des tannins jeunes, une acidité (un grain) en bouche qui vient structurer l'ensemble. Magnifique longueur. EXCELLENT
Nuits Saint Georges Premier Cru les Saint Georges 2007 : un nez relativement fermé, mais qui s'exprime sur des notes boisées et/ou réduites. Belle bouche structurée, sans défaut. Astringence noble en finale. Un vin sans doute moins immédiat aujourd'hui que les Pruliers, mais qui ira très loin. TRES BIEN +++ / EXCELLENT
Nuits Saint Georges Premier Cru les Vaucrains 2007 : un vin d'une immédiateté évidente. Tout est déjà (presque) en place. EXCELLENT (sans doute d'une garde un peu plus courte que les deux précédents).
.
Nous finissons la dégustation par un Nuits Saint Georges 1977 (oups, je n'ai pas noté s'il s'agissait d'un premier cru ou d'un assemblage) : robe évoluée, tirant sur le rouge orangé très évanescent. Au nez, pruneaux (léger), rose fanée et sous-bois. Bouche complètement fondue, très soyeuse, sans aspérité. Finale qui n'en finit pas, laissant une impression de soie sur la langue. EXCELLENT
.
Un grand merci à Pascale Chicotot pour son accueil, la convivialité de la dégustation et les quelques attentions qui font que nous avons l'impression d'avoir tissé, depuis quelques années, un peu plus qu'une simple relation commerciale.
.
La Bourgogne accueillante, comme on aimerait la rencontrer toujours ...
.
.
Bruno

16 octobre 2009

Restaurant "Le Chassagne" à Chassagne-Montrachet (21)

Comme tous les ans depuis maintenant quelques années, nous profitons de notre week-end prolongé en Bourgogne, non seulement pour faire le plein de ce breuvage divin que quelques esprits chagrins et frigides voudraient prohiber, pour tester une table étoilée.
.
Cette année, honneur à un fraîchement reconnu par le fameux guide rouge, le restaurant "Le Chassagne" situé à Chassagne-Montrachet. Réservation du taxi pour aller et surtout pour le retour obligatoire et c'est, l'esprit libre, que nous entrons dans cette maison de Chassagne.
.
Tout d'abord, un décor minimaliste, tout en pastels de gris et de beige, sans aucune agressivité. Le cadre, puis l'accueil, sont engageants.
.
De concert, nous avons choisi de dîner à la carte, avec un concept assez original, l'atelier des saveurs. Nous prenons donc l'Atelier de 9 saveurs.
.
Crème brulée / vin doux 2009 / coing - foie gras - potimarron

 Lisette / céleris rémoulade - sablé Breton / shiso  (à gauche) et
Noix de Saint-Jacques / panais - sel fumé / vinaigre citron (à droite)

Escargots - Réglisse / Langoustine - badiane

Bar de ligne / amandine - kumquats / coquillages - kumbawa

Canard Col Vert en deux cuisssons / courge - Réglisse - citron

Autour de l'Epoisses Perrière de la maison Berthaut

Savarin au Navan / vanille bourbon

Grand Robusto / biscuit mi-cuit doublement coulant.
.
Pour accompagner ce repas divin, où l'originalité n'a d'égal que les associations improbables des senteurs et des saveurs, nous avons choisi :
.
Puligny-Montrachet Premier Cru les Pucelles 1998, domaine Leflaive : Robe jaun dorée, sans trâces excessives d'évolution. Un premier nez légèrement oxydé (et ce caractère persistera toute la soirée, même après une aération longue), qui ne masque pas le côté minéral, terrien et cistercien du vin. Une légère pointe miellée complète le tout. En bouche, l'attaque est d'abord discrête, à l'instar d'un Montrachet dégusté ICI. Ensuite, la puissance et la compléxité se développent, sans jamais sacrifier à la fraîcheur. J'y ai retrouvé une touche de noisettes, un soupçon de menthol et de fougères, le miel et la réglisse, qui viennent compléxifier la trame minérale. Finale ultra longue. EXCELLENT (et sans doute à maturité aujourd'hui).
.
Vosne Romanée 2005, domaine Robert Arnoux : changement de registre avec un vin assez tannique mais élégant, qui montre aujourd'hui un joli soyeux enveloppant une corbeille de fruits très mûrs et des tannins civilisés. Un vin relativement simple, mais bien fait et qui s'est marié parfaitement avec le canard. BIEN++
.
Nouvellement étoilé, et tenu de main de maître par un Stéphane Léger qui vient nous rendre visite à la fin du repas, ce restaurant figure déjà dans mon panthéon personnel, non sans rappeler les deux grands maîtres de la cuisine que sont Michel Bras et Olivier Roellinger. J'y ai retrouvé ici quelques touches / inspirations qui me laisse penser que la deuxième étoile n'est certainement pas loin, ce qui viendrait justement récompenser la justesse de la cuisine (au niveau des cuissons), les accords improbables mais ô combien délicieux, et la présentation plus que parfaite des plats (sans oublier l'accueil, le service et le concept de cette table).
.
Un petit café avant de partir
.
Une excellente soirée, dont je me rappellerai longtemps.
.
.
Bruno

Visite chez Vincent Rapet à Pernand Vergelesses

Rendez-vous pris ce vendredi en début d'après-midi pour une visite dégustation toujours aussi attendue au domaine Rapet. Cette année, c'est Vincent en personne qui nous reçoit et conduit la dégustation.
.
Commençons d'abord par les blancs.
.
Pernand village 2007 : c'est la seconde fois que je taste ce vin (l'an dernier, j'étais un peu passé à côté (ICI). Changement complet de registre cette année. Au nez, le côté floral,tendu et léger domine. En bouche, c'est frais, tendu et très plaisant. Finale sur le citron et la fraîcheur. Pas une compléxité folle mais un beau plaisir à boire aujourd'hui, entre copains.
Pernand Premier Cru Clos du Village 2008 : un vin plus gras que le précédent, offrant une belle structure acide et une minéralité marquée. BIEN +++

Pernand Premier Cru Sous Frétille 2008 : Au nez, noisettes grillées et minéralité calcaire. Bouche bien développée, sans amertume, offrant une astringence noble. Finale très longue, sur la minéralité. Belle garde à prévoir. TRES BIEN
Corton-Charlemagne Grand Cru 2008 : un vin magnifique dans son écrin de jeunesse, une structure presque "tannique", une acidité maîtrisée et qui tient le vin, une fraîcheur citronnée qui attise les papilles et une finale, encore légèrement marquée, mais qui dévoile partiellement son potentiel. MAGNIFIQUE
.
Passons ensuite aux rouges.
.
Pernand village 2007 : du fruit, du fruit, du fruit ! Ca pinote allègrement, sur une structure de demi-corps, à peine marquée par les tannins. Un vin de soif et d'été par excellence.
Pernand Permier Cru les Vergelesses 2007 : un nez plus développé sur les fruits noirs, mûrs. Tannins présents mais relativement discrêt. Une finale légèrement astringente nous incite à lui laisser 2 à 3 ans avant de le boire BIEN ++
Pernand Premier Cru Ile des Vergelesses 2007 : une construction similaire, mais plus axée sur la finesse. Nez légèrement sur les pruneaux et les fruits noirs. Bouche alliant finesse et charpente. Tannins présents mais sans astringence notoire. TRES BIEN
Beaune Premier Cru Clos du Roi 2007 : Sans transition, retour sur un vin montrant une plus grande finesse et une charpente plus légère. BIEN ++
Beaune Premier Cru les Grèves 2007 : Une grosse structure en bouche, de nombreux tannins. Tout est déjà présent pour en faire un grand vin ... dans quelques années. TRES BIEN
Corton Pougets 2007 : un vin plus concentré et plus extrait, mais sans verdeur ou raideur. De la mâche, une sorte de minéralité ferrugineuse et des tannins qui, avec l'acidité minérale, fédèrent l'ensemble. TRES BIEN mais à attendre impérativement.
Corton 2006 : un vin globalement plus solaire que le précédent et déjà plus polissé. TRES BIEN
Corton Pougets 2004 : Belle évolution sur les champignons et le sous-bois au nez. En bouche, le vin est sensiblement dans la même veine que le 2004, avec toutefois un équilibre plus acide que son petit frère. Déjà beau aujourd'hui, il mérite 3 à 5 ans avant d'exprimer pleinement son potentiel. BIEN+++
.
Comme d'habitude chez Vincent Rapet, la gamme est d'une belle cohérence, et va crescendo depuis l'appellation village jusqu'aux grands crus. Moment de grâce de cette dégustation, le Corton Charlemagne 2008 qui ira très très loin.
.
Nous chargeons la voiture de quelques cartons avec, une fois de plus, le sentiment d'un moment d'exception.
.
A l'année prochaine.
.
.
Bruno

10 octobre 2009

Un joyeux non-anniversaire

Comment faire lorsqu'un ami de (presque) toujours ne veut absolument pas fêter ses 50 ans ? L'abandonner à son triste sort ? Boire sans lui ? Se résigner ? Jamais !!!
.
Avec l'aide de son beau-frère d'ami, nous avons organisé une petite soirée surprise à la maison (pretextant de façon fallacieuse un repas au restaurant) pour lui souhaiter, à l'instar d'Alice, un "joyeux non-anniversaire". Pour la première fois, la fameuse triplette de « boit-sans-soif » était (enfin) réunie, pour le pire et surtout le meilleur.
.
.
Au menu :
- amuse-bouche
- foie gras mi-cuit maison, figues natures
- rôti de boeuf, pommes grenailles, pleurotes et courgettes farcies à la ricotta
- coulommiers truffé et son huile de truffe
- crumble de fruits rouges, sa vérine aux framboises
.
Pour les vins, nous avons convenu de ne servir que des millésimes en « 9 » :
* Champagne Grand Cru, Clos des Goisses 1999, Philipponnat : beau nez de brioche, légèrement miellé, sur une belle fraîcheur / minéralité. Attaque en bouche assez vineuse. Astringence encore bien marquée. Finale sur des amers (acidité) agréable, avec un retour sur une minéralité crayeuse. BIEN++ (sans doute trop jeune aujourd'hui)
.
Nous profitons de cette entrée en matière pour lui offrir notre cadeau ...
.
un Clos de la Roche 1959 du domaine Louis Rémy
.
 
Savennières-Roche aux Moines 1999, domaine aux Moines (carafé 6 heures) : quelle complexité au nez : cire, miel et encaustique, avec une touche de menthe qui, à l'aération, évolue doucement vers le "bombon menthos", presque perlant. Bouche opulente et relativement saline, légèrement grasse. Enveloppant en final, avec un côté aérien et évanescent sans molesse. EXCELLENT
Rioja Alta DOC 1989, Viña Tondonia Reserva, R. Lopez de Heredia S.A. (ouvert 1 heure avant le service) : nez légèrement rancio et miellé, rèche mais élégant. Bouche sur un équilibre demi-sec, mêlant notes de noix, d'alcool à brûler et de champignon. Finale très fraîche, sur la truffe blanche. TRES BIEN +
.
 
Clos de la Roche Grand Cru 1999, domaine Louis Rémy (ouvert 2 heures avant le service) : une robe rubis d'une éclatante jeunesse. Corbeille de fruits rouges au nez, sur une belle fraîcheur. Bouche structurée, opulente sans molesse, fraîche, fruitée et légèrement réglissée. Un vin encore jeune qui se termine par de beaux amers agréables en finale. Equilibre, soyeux, structure et fraîcheur. Tout est dans ce vin en devenir. EXCELLENT
* Gevrey Chambertin 1959, Mommessin (ouvert juste au moment du service) : robe sanguine, très claire. Nez évolué, sur les feuilles mortes, l'humus, les champignons et la rose fanée. Bouche fantastiquement soyeuse, fumée et épicée. A l'aération, développement surprenant de notes torréfiées, de cuir et de réglisse, toujours sur un équilibre de demi-corps. Belle finale qui ne trahit pas les impressions précédentes, hormis peut-être un léger creux (sécheresse passagère). TRES BIEN +++
.
.
 
* Haut-Médoc cru Bourgeois, château Sociando-Mallet 1989 (ouvert 2 heures avant le service) : nez typiquement cabernet, sur le café torréfié et le poivron (léger). Bouche relativement complexe, sur des notes torréfiées, des touches de graphite et de glycérine. Belle fraîcheur en finale. BIEN ++ (à cause d'un sentiment de monolithisme)
Pauillac, Les Forts de Latour 1989 (deuxième vin du château Latour - ouvert 2 heures avant le service) : nez montrant de belles notes d'évolution, sur le cuir, le tabac et le goudron, tout en conservant un fruité élégant. La bouche est droite et corsée. Tannins présents mais fondus. Belle finale sur la fraîcheur et qui conserve une certaine nervosité. TRES BIEN
.
Porto Vintage 1979, Borges et Irmão (carafé 4 heures avant le service) : nez typiquement "cherry", avec un rancio noble. Bouche assez légère et fraîche, sur un équilibre semi-oxydatif. Bel accord avec les fruits rouges. BIEN ++
.
Et parce qu'il ne faut pas s'arrêter en si bon chemin, Beaune Premier Cru Clos des Rois 2004, domaine Rapet Père et Fils : un nez explosif de fruits rouges. Une bouche qui a du grain, de demi-corps, avec une belle astringence qui structure et tient le vin. Belle finale encore vive, fraîche et tendue. TRES BIEN
.
Deux anniversaires en trois semaines, deux contextes différents, deux lieux différents, des personnes différentes ... mais un point commun, l'amitié et l'envie de partager certaines valeurs qui nous sont chères.
.
Une bien belle soirée.
.
.
Bruno

5 octobre 2009

Franciscains et chartreux

Les hasards de notre calendrier ayant placé Saint François et Saint Bruno à deux jours d'intervalle en ce début Vendémiaire, l'occasion était belle de profiter de cette conjonction pour associer efficacement plaisirs de la table et des vins et sens du partage et de l'amitié.
.
Rendez-vous fût donc donné une nouvelle fois au Restaurant « Chez Victor » (rue Lauriston, Paris 16°), en présence de notre bienveillant patriarche Jean-Paul, dont l'immense talent et la vénérable sagesse n'ont d'égal que son grand âge (au passage, nous souhaitons un prompt rétablissement à Gwenola qui n'a pu se joindre à nous ce soir).
.
Cerise sur le gâteau, ce restaurant propose une sélection assez bien fournie de « Grands Crus » à prix coûtant tous les premiers lundis du mois ... mais pour cause d'une otite récalcitrante alliée à une prise massive d'antibiotiques et de corticoïdes durant ces derniers jours, mon régime fût allégé, mais toutefois suffisant pour apprécier les vins servis.
.
Au Menu de ce soir :
     - Marbré de foie gras aux figues noires de Provence
     - Moelleux d'avocats et de crabe, gaspaccio acidulé
     - Poêlon de champignons forestiers de saison
     - Parmentier d'agneau à la Sarriette
     - Côte de cochon du Limousin, polenta aux cèpes
     - Desserts divers
.
Pour accompagner ce repas, mes condisciples ont choisi :
.
Nuits Saint Georges Blanc, Premier Cru Les Terres Blanches 2007, domaine des Perdrix : un nez assez discrêt, sur les noisettes grillées et dégageant une forte impression de minéralité. Attaque en bouche tendue, très minérale et florale. Avec la température, une certaine rondeur (pas grasse) se développe. Finale droite sur de beaux amers. BIEN ++ (Très beau potentiel de vieillissement).
.
DOC Barbera d'Alba 2004, Sandrone : Robe assez intense (que la faible luminosité du restaurant nous laisse entrevoir). Nez puissant et à la fois frais, sur des touches d'olives noires, une sorte de Châteauneuf du Pape plus léger, plus frais et moins sur l'alcool. Très bel équilibre en bouche, avec une acidité parfaitement maîtrisée, des tannins fins et soyeux, une belle aromaticité et un côté fruits noirs très élégant et très plaisant. Un vin qui possède un beau grain en bouche (un toucher de bouche à l'instar du toucher de balle de Mc Enroe). Finale très fraîche et très persistante, laissant une impression réglissée sur la langue. EXCELLENT.
.
Avec le dessert : Jurançon, Ballet d'Octobre 2005, domaine de Cauhapé : un vin sur un équilibre plutôt demi-sec, miellé, sur la pomme et le coing (sans rancio ni oxydation). Un peu court et un peu sec (boisé ?) en finale. BIEN.
.
Après avoir reconduit notre Papy dans sa maison de retraite, retour en banlieue au milieu de la nuit.
.
Une excellente soirée et une nouvelle fois bonne fête à l'ami François.
.
.
Bruno

19 septembre 2009

Noces d'étain à LPV-Amiens

Pour notre session de rentrée de LPV-Amiens, le thème était "pas de thème" mais simplement un maximum de vins du millésime 1999, afin de fêter dignement les 10 ans de mariage de Bruno le Chtib et de Valérie.
.
Organisé de main de maître par notre Laurent national (comme d'habitude), voici mes coups de coeur de la journée.
.
Champagne Raymond Boulard 1999 : nez frais brioché, une pointe fenouillée agréable. Belle bouche fraîche, briochée, tout en équilibre, en finesse et en élégance. Un beau champagne vineux. BIEN +++ (un grand merci à Francis pour cette bouteille).
.
Chassagne-Montrachet Premier Cru Clos Saint Jean 1999, domaine Michel Niellon : nez fantastique sur l'amande grillée très intense et très élégant (d'aucun diront "à la Coche Dury"). Bouche à l'avenant, toastée et présentant une belle minéralité saline. Astringence noble avec une très légère pointe d'oxydation. Finale enveloppante, peut-être un peu courte. BIEN ++
.
Hermitage, Marquise de la Tourette 1999, Delas : nez sur le fruit avec un côté un rien retenu et structuré. En bouche, bel équilibre entre structure, acidité, tannins et élégance. Légère évolution positive. Finale tannique mais très soyeuse, sur les pruneaux confits. BIEN +++
.
Bourgueil La Tempérance 2006, Bertrand Galbrun : nez sur la cerise burlat très mûre. Complexité et équilibre entre fraîcheur, alcool et fruit. Bouche nettement sur la cerise à l'alcool, sans lourdeur ni molesse. Très mur et soutenu par une belle acidité de structure, ce qui empêche toute molesse au vin. Finale gourmande qui s'étire finement. TRES BIEN
.
Gigondas 2006, domaine Cayron : un vin qui arrive en fin de dégustation, ce qui a nettement pâti à ma prise de notes. Malgré un nez peu causant, une belle nervosité en bouche, avec de nombreux tannins ronds et soyeux. BIEN +++
.
Coteaux du Layon Saint Aubin, Grains Nobles, cuvée Voluptée 1999, domaine Cady : nez carbonifère et tourbeux très net (me rappelant nettement les Clos du Pavillon de Philippe Delesvaux). Belle fraîcheur minérale qui se dégage également du nez. Bouche sur une belle liqueur maltée, sans lourdeur. Finale longue et fraîche, nerveuse. TRES BIEN +
.
Quart de Chaume 1999, château de Suronde : Nez plus sur l'alcool et le malt que le précédent. Il semble un peu plus léger. En bouche, belle élégance qui masque une matière de demi-corps. Finale sur une acidité un peu plus mordante. BIEN ++
.
 
Une photo de nos deux héros du jour
.
avant un retour tranquille sur Paris.
.
.
Bruno
.
.
Un accessit aux vins suivants :
     Gigondas, Cuvée Signature 1999, La Cave de Gigongas
     Côte Rotie 1999, domaine Burgaud
     Bandol 1999, domaine de Gros Noré
     Château Chalon 1999, Jean Macle
     Maury, Vin Doux Naturel 1999, domaine des Soulanes.

7 septembre 2009

Chez Victor

C'est le nom de ce restaurant qui offre une cuisine du marché bien présentée, très goutue et sans fioritures, à deux pas de l'avenue Victor Hugo. Cerise sur le gateau, un service impécable (Hein, François ...).
.
Pour cause de désistement de dernière minute suite à un méchant virus (non, ce n'était pas la grippe porcine), nous voilà au pied levé réunis pour une soirée qui se révèlera mémorable.
.
Nous avons choisi :
.
Haut-Médoc, Grand Cru Classé, Château La Lagune 1990 (carafé) : Robe rouge soutenue, à peine évoluée. Un premier nez très torréfié (café), le cédrat et les poivrons murs. A l'aération, le côté poivronné (agréable) se développe alors qu'apparaissent des fragrances de fruits noirs. Attaque en bouche droite, sans molesse. Une bouche dominée par le côté épices / canelle, puis, après aération, le réglisse. Un vin soyeux malgré une charge tannique très importante. Retour sur le cèdre en finale. Belle fraicheur et longue persistance en bouche. La Force Tranquille ! (sans la Rolex). EXCELLENT.
.
Gevrey Chambertin, Premier Cru Petite Chapelle 1997, domaine Trapet : une robe sombre, à reflets violacés (légers). Nez plus terrien, sur la retenue, un peu alcooleux. Après un léger refroidissement, notes de bonbons anglais, de fruits noirs et de cassis. Bouche un peu rustique et austère, avec une belle granulosité (sic). Profondeur et réglissé agréables. Peut-être un peu court en final. Un beau vin, sans défaut, mais manquant sans doute du petit plus qui pourrait en faire un grand vin.Comme dirait François : "Grosse matière mais courte" ! BIEN + / TRES BIEN -
.
.
Bruno