24 octobre 2026

Feu d'artifices au restaurant de l'Hostellerie de Levernois (21)

Feu d’artifices traditionnel en ce samedi soir, pour clore dignement une semaine bourguignonne riche en émotions, en dégustations et en repas. Nous voilà une nouvelle fois à l’Hostellerie de Levernois.

Pour faire court, l’accueil, le service et la disponibilité de toutes les équipes est optimale, si bien que l’on se sent toujours comme à la maison. Mention spéciale au duo de François qui nous ont accompagné tout au long de cette soirée, avec toutes les attentions dont ils ont le secret, pour notre plus grand plaisir. Seul regret, ne pas avoir croisé le chef Philippe Augé. RDV sans faute l’an prochain.

Apéritif gourmand avec ce Champagne 100% Chardonnay, cuvée Téthys, champagne Guiborat : finesse briochée au nez, avec une pointe minérale et une trame acide déjà prometteuse. Bouche vive, complexe, entre minéralité intense, amers serrés et belle allonge. Finale de bon aloi, avec une persistance fraîche des amers. Très Bien ++


Nous avons ensuite choisi le Menu dégustation :


Amuse-bouche divers


Foie gras de canard et figue de Provence, Mousse crémeuse et jus épicé


Homard bleu, Légumes grillés fumés, mousseline de navet et jus coraillé


Noix de Saint Jacques, accompagnement sur une base de choux, jus coraillé et viandé


Raviole d’artichaud poivrade, Bourgeons de sapin et jus barigoule


Pigeon de Corton au grué, Tartelette de cuisses, betterave au cassis et sauce velours


Plateau de fromages


En attendant le dessert


Tatin de Pommes Pink Lady, Arlette caramélisée, crème glacée au yaourt


Pour accompagner ce repas, nous avons choisi deux vins.


Monthélie 2022, domaine des Comtes Lafon : rondeur, opulence et charme au nez. Floralité qui se développe à l’aération, accompagnée d’une pointe poudrée. Bouche sur l’allonge, équilibrée entre douceur, acidité et rondeur. Pointe saline de bel effet. Un vin avec de la mâche, et une finale très salivante. Avec le foie gras, le vin développe un supplément de corpulence et de volume, la bouche s’allonge et s’effile. L’acidité, toujours mesurée, ressort. Avec les St Jacques, le vin devient plus minéral et plus allongé, dans un style presque ligérien. En revanche, il possède un supplément d’aromatique, sur des notes mentholées. Toujours très salivant. Excellent (+)

Chassagne-Montrachet, premier cru les Champs Gain 2020, domaine Marc Colin : avec la raviole d’artichaud, on a ici un très grand chardonnay floral, finement fumé, une pointe grillée. La bouche présente une élégance superlative, sur la finesse, la « douceur » florale. Acidité totalement intégrée à la structure allongée du vin. Finale de belle minéralité plutôt caillouteuse, avec des aspérités justement mesurées. Fraîcheur, élégance, floralité et grande allonge sur la finale racée. Excellent +

Volnay-Santenots du milieu premier cru, 2019, domaine des Comtes Lafon : nez d’un pinot de noble origine, sur les fruits noirs, un réglissé fin élégant, des amers nobles et une impression profonde. Tannicité suave, de velours, floralité sur la pivoine, tout en retenue. Bouche veloutée, tendrement tannique, une grande et noble acidité salivante. Magnifique accord avec le pigeon, les petits tannins apportant une troisième dimension tout en toucher. Finale suave, presque glycérinée, on dirait de méditation. Exceptionnel

Un nouveau tour de magie avec le dessert, puisque nous avons eu le droit à un verre de vin de Chypre, Liqueur Wine, Appellation Limassol, région Commandaria, Saint Barnabas, 2017, domaine Kamanterena : un vin muscaté tout en douceur, sur un équilibre semi-oxydatif type « Amaro di Langa », sur les pruneaux, les agrumes, els fruits secs et les épices. Bouche fraîche malgré ses 15°, de beau volume, légère granulosité salivante, rancio noble et épices douces. Finale avec des touches de noix, une pointe caramel et un soupçon boisé. Tannicité granuleuse salivante. Excellent +

Un Grand Merci au duo François 1er / François II (sans oublier Mr Bernard Bruyer absent ce soir) pour ce présent.


Je vais me répéter, mais encore une soirée d’anthologie où tout a été parfait. Mention spéciale au chef Philippe Augé qui nous surprend d’année en année, sur un registre qui sait se renouveler. Desserts d'une fraîcheur et d'une légèreté bienvenues en fin de repas.

Le ballet du service, la qualité de toutes les assiettes, le charme d’un plateau de fromages hors normes et la gentillesse de l’équipe : tout était réuni pour une soirée parfaite. A l’année prochaine si tout va bien.


Bruno


23 octobre 2026

Restaurant La Ouillette à Santenay (21)

Découverte d’un nouveau restaurant en ce vendredi midi, pour cause de fermeture de notre cantine (L’Episode à Meursault), nous voilà arrivés au bout de la côte de Beaune à Santenay.

L’Hôtel-Restaurant La Ouillette propose un menu carte en trois services hautement recommandable, et à prix modéré.


Omble chevalier juste raidi, servi froid ; La délicatesse du poisson, sa « cuisson » presque crue ( !) et sa présentation graphique. Excellent


Bœuf’meurette ; où l’art de revisiter le bourguignon et l’œuf meurette en un seul plat. Le terroir, le gout, le côté réconfortant. Excellent


Mille-feuilles poire et pain d’épices ; belle association de saveurs et de texture. Un dessert léger et succulent


Dôme chocolat et sorbet cassis


Croqu’agrumes


Repas accompagné par :


Chassagne-Montrachet, premier cru La Grande Montagne 2022, domaine Bachelet-Ramonet : un très grand chardonnay, élevage très juste, belle structure sur l’allonge, notes d’amers fins, une jolie mâche. Vin certes jeune, mais de belle constitution (confirmation à la fois du climat qualitatif et du domaine plutôt réputé). Excellent

Rully, premier cru Préaux 2023, domaine Jacqueson Paul et Marie : un pinot noir chalonnais bien construit, fruits rouges, tannins fins, acidité intégrée. Parfait compagnon avec le bœuf et ses accompagnements. Très Bien ++


Belle découverte qui mérite un approfondissement, notamment au travers d’une carte des vins à prix doux.


Bruno