17 février 2020

60 ans : premier épisode d'une saga à venir et à vivre


Il y avait bien longtemps que nous n’étions pas revenus au restaurant Pasta e Basta. Mais pour cause de passage vers une autre décennie, l’occasion était trop tentante pour y résister.
Nous voilà donc prêt pour une première étape d’un marathon qui va se prolonger tout au long de l’année. Au menu :

Bocconcini di Baccala

Burrata et San Danièle

Bucatini all Amatriciana

Comme d’habitude, Romain nous a concocté une sélection très précise de deux vins, un blanc en apéritif et avec les entrées, un rouge pour le plat. En avant pour la découverte.

DOC Contessa Entellina, Chiarandà 2017, Donnafugata : ce Chardonnay de Sicile se présente avec un nez sudiste, gras, opulent, des notes fumées, tout en sachant rester frais et sapide. Belle minéralité sur des touches de fruits murs. Bouche à la fois ronde et traçante, une tendresse soyeuse et une amertume serrée. Finale sur un boisé très élégant. Un vin jeune, sur la fougue, qui supportera aisément quelques années de garde. Très Bien +

DOCG Barbaresco, 2015, Antiche Cantine dei Marchesi di Barolo : une robe diaphane, légère, une touche d’évolution. Nez tout en douceur et en soyeux. Pointe d’évolution fine, sur un fruit contenu, fumé, suave. Ca pinote clairement, une sorte de synthèse en Gevrey (réglisse et cassis) et Chambolle (soyeux). Bouche sensuelle, en douceur, des tannins fins et frais, dégageant une fraîcheur en finale. Un grain volnaysien, avec de fines aspérités salivantes. Touche exceptionnel pour un vin parti pour une longue garde. Déjà Excellent ++

Confirmation de lexcellence de la table, de l’accueil amical de Romain et découverte de nouveaux vins de la botte, toujours aussi délicieux.

L’année débute très bien.

Bruno

15 février 2020

Un samedi mitigé - Episode 2 : un très beau repas et de superbes vins

Seconde étape de ce samedi, une légère collation chez Pampo pour nous remettre des quelques 5 kilomètres effectués dans les couloirs du LOuvre.

Petit repas « à la bonne franquette » qu’ils disaient …

En apéritif, pour nous ressourcer et éviter toute hypoglycémie, un Mosel-Saar-Ruwer, Riesling Auslese, Brauneberger Juffer Sonnenuhr 2008, Fritz Haag : vin d’une aromatique profonde, sur les fruits gorgés de soleil, une touche exotique en sus. Bouche toujours tendue mais avec une rondeur et une douceur exceptionnelle. Retour ultime sur de fins amers et une acidité intégrée. Excellent

Au Menu :

Sur une idée de tartelette aux pommes et au fromage de chèvre, épices douces

Brochettes de noix de St Jacques, porc français et lentilles de Saint Flour

Plateau de fromages (normands pour mon choix)

Tarte tiède à la poire et son sorbet

Pour accompagner l’ensemble, nous avons bu (sans prise de notes) :

Saint Aubin, premier cru en Remilly 2013, domaine Marc Colin : un St Aubin construit sur un équilibre minéral, qui respire le caillou. C’est énergique, tellurique et terrien. Force maîtrisée en bouche, allonge superbe. Plus Chatenière que Remilly en l’état (à moins que ce soit le millésime qui marque un peu de son empreinte le vin). Très Bien +

Montlouis, Clos de Mosny 2013, domaine de la Taille aux Loups : grand nez de chenin, sur un équilibre de fraîcheur ultime. Menthol, pointe fumée, une touche élégante boisée (pas sur le grillé réduit). Bouche tranchante mais bien habillée, avec de la mâche et une pointe de rondeur bienvenue. Superbe allonge finale, sur une acidité juste équilibrée. Excellent +

Pour la route, un Rhum Four Square 2005 : un rhum de mélasse toujours aussi charmeur, construit sur une belle rondeur malgré ses 59°. Aromatique exotique, entre épices, vanille et fruits. Boisé élégant fin, pointe de torréfaction sur des fragrances de tabac blond, laissant une première impression de douceur avenante. Bouche enjôleuse, un vanillé de toute beauté, une pointe épicée douce et salivante. Grande longueur, belle vibration et longue digestibilité. Excellent +

Et enfin, un cadeau d’anniversaire avec un peu d’avance, mais la tentation était trop grande de repartir la bouteille pas encore ouverte. Kirin whisky, Fuji-Sanroku, Signature Blend : un blend profond, rond, aromatique et sur les fruits secs. Toujours ces fragrances de tabac blond, un marqueur des grands alcools. Rondeur sur des notes de sucre cuit, qui se prolonge jusqu’à une finale marquée de façon très avenante sur le caramel. Epices bien présentes et salivantes, en complément d’une impression boisée. Un non tourbé d’excellente facture. Excellent ++

Merci à Pampo et Elisabeth pour cette belle journée. Vivement la prochaine !

Bruno

Un samedi mitigé - Episode 1 : le musée du Louvre et l'exposition Soulages

Première étape de ce samedi, avec un rendez-vous à l’aube, au soleil levant pour une visite que nous pensions très prometteuse du musée du Louvre, en particulier pour l’exposition « Soulages » annoncée à grand renfort de reportages dans les média (mais bon, chez la trompette de Delahousse, il aurait fallu relativiser à l’avance !).

Arrivés vers 8h20 dans les jardins du carrousel du Louvre, l’occasion était belle d’une courte ballade pour quelques photos.

Arrivé au musée, c’est déjà une autre histoire. Signalétique et indications inexistantes (mais quon fait le Président Jean-Luc Martinez, les spécialistes et autres commissaires), sauf juste à l’entrée de l’exposition. Enfin exposition, deux petites salles, les œuvres présentées sans recherche de mise en valeur, une lumière pitoyable où les couleurs (notamment de magnifiques reflets bleutés) et les nuances de noirs (tiens, un beau titre de livre à écrire !) sont à peine visibles, sauf à tenter quelques contorsions et autres déhanchés qui risquent à tout moment de déclencher les alarmes. Bref, pitoyable ! On se demande si quelqu’un a fait des études de muséologie (moderne) dans ce lieu !

Quelques photo quand même, pour essayer de retrouver l’ambiance de Rodez et du musée éponyme.

Une bien mauvaise façon de rendre hommage à un grand artiste moderne encore vivant (par pudeur, je ne parlerai pas de la poussière visible sur les oeuvres ...).

Après ce premier épisode, déambulations dans les nombreuses salles à la recherche, difficiles car la signalétique est plus que défaillante, l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite quasi-inexistante (on « tombe » toujours sur des escaliers à un moment ou à un autre). Sans commentaire autre ...

Enfin, la salle des antiquités orientales, et plus particulièrement les bas-reliefs de Darius 1er dit le Grand (né vers 550 BC et mort en 486 BC) empereur de Perse (dynastie des Achéménides). Et là, tout est émerveillement !


La preuve en photos.

Pour finir la visite,
une cyclade croisée au hasard de nos recherches, sublime dépouillement de l’art …

… un moaï de l’île de Pâques, puissance minérale …

… la victoire de Samothrace, vue sous un angle nouveau …

… et un masque et une « statue-menhir » d’origine africaine, le dénuement à l’état brut.

Un musée qui demanderait une reprise en main sérieuse pour le confort du visiteur, en privilégiant plus le fond (signalétique, accès, …) que la forme (la communication, le marketing, les médias …).

Bruno