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16 avril 2017

Debrief


Troisième repas de cette trilogie pascale, en famille et dans l’un de nos fiefs normands. Repas maison, vins maisons, tout était réuni pour passer une belle journée. Au menu : salade composée, gigot et ses garnitures, plateau de fromages et Paris-Brest.

Saumur, Coulée de St Cyr 2009, domaine de St Just : un magnum au sommet de sa forme … et pour longtemps. C’est le grand frère de celui bu deux jours auparavant, avec sans doute une impression plus marquée liée au millésime. C’est bien un vin de Loire et c’est bien un chenin, le substrat minéral et les notes florales variétales sont bien présentes, mais avec une corpulence et un gras plus affirmé. En bouche, le vin est à la fois jeune (grande et noble acidité, amertume vibrante) et déjà bien prêt à boire (miellé élégant, bouche traçante). Superbe finale à l’avenant de l’ensemble, plus sur l’opulence que sur des notes semi-oxydatives « salines ». On touche la quasi-perfection

Chinon, cuvée Stanislas 2008, Pierre Sourdais (magnum) : c’est un cabernet franc bien né. Nez très vineux, sur un équilibre assez rustique, mais sans défaut. Bouche qui oscille entre une charge tannique bien marquée, qui a du caractère, une acidité non mordante et une corbeille de fruits mûrs. Pas de notes d’évolution. Touches fumées et réglissées des plus agréables. Très persistant en finale, sur des notes de type « zan ». Excellent.

Intermezzo, une sorte de « trou normand » revisité. Un vin servi en dehors de tout plat, et juste avant le fromage. Pauillac, premier grand cru classé du Médoc, château Lafite-Rothschild 1970 : cette bouteille avait été offerte à mon beau-père pour ses 70 ans. Les circonstances de la vie ont fait qu’il n’a pas pu en profiter. Nous avons eu une pensée toute émue en sa mémoire.
Comment décrire un vin pour lequel je n’ai aucun repère. C’est mon premier (et sans doute seul) 1° GCC de Bordeaux. C’est mon plus vieux Bordeaux dégusté. Alors soyons modeste : essayons de rester un impressionniste du vin et ne cherchons pas à copier les spécialistes. J’ai été surpris par la jeunesse, la fraîcheur et l’élégance du vin. Le fruité est encore bien présent, sans ces notes de poivrons que l’on rencontre trop souvent en Gironde. De la soie liquide en bouche, une évolution légère (quand même), qui apporte un supplément d’âme au vin, une sorte de force tranquille. Finale en queue de paon qui ne s’arrête pas de continuer ! J’ai encore ce souvenir gravé en moi. En paraphrasant certains amis vignerons : une anthologie de cabernet.

Justement, les Delesvaux, parlons-en. Parce qu’évidemment avec les Paris-Brest, il nous fallait une petite douceur. Et hop, un Coteaux du Layon, les Clos 2011 : il faut une bonne confiance en soi pour passer après une telle empreinte. Et bien le « petit » de la famille a réussi son examen. Equilibre entre les sucres, la structure acide et les fragrances. Un rôti noble, presque charbonné, laissant une sensation presque tannique quoique douce. Finale à la fois tendue, fraîche et vivifiante, solide et mentholée. Le temps n’a pas d’importance, seul le plaisir compte. Excellent
S’il fallait tirer un bilan de ce week-end de trois jours : positif, positif et positif.

Bruno

5 mars 2016

45 ans, ça se fête !


Quand notre Comtesse va prendre une année de plus, il n'est pas question de la laisser errer les palaces parisiens en quête d'un repas exceptionnel. Ni une ni deux, nous organisons un dîner surprise afin de fêter en bonne compagnie ce passage vers la cinquantaine hurlante.

En apéritif
Champagne Michel et fils, cuvée du Père Houdart : un champagne issu de l'assemblage de vieux millésimes, récemment dégorgé et qui présente une évolution vers l'oxydatif ménagé de belle facture. La bouche montre une trame minérale intense, tendue et droite, enrobée par un joli gras élégant. Finale qui claque. Excellent
Vin de kiwi, millésime 2016, origine Corse : un nez évoquant à la fois les muscats type Beaumes de Venise et la rose / le litchi du Gewurztraminer, une note aromatique en sus. En bouche, on est plus sur un équilibre de sauvignon, manquant toutefois de corps. Un OVNI à la Borat.

Avec un risotto aux girolles et chips de pata negra
Château Grillet 1998 : douceur sur un substrat tellurique frais et salin, notes d'abricots murs, légèrement fumé, pointe crémeuse et soupçon de vanille. Un vin typiquement minéral presque tannique. L'alliance de la puissance du terroir, l'exubérance du cépage et le mariage parfait entre gras et finesse de constitution. Excellent
Savennières Roche aux Moines, 2004, domaine aux Moines : puissance magmatique intense, légère évolution sur le miel et le confit, grande et belle corpulence en bouche, sur une belle acidité. Excellent. Un accord presque parfait avec le risotto.

Avec un osso bucco
Côte Rôtie 1996, domaine Jamet : les doutes à l'ouverture se précisent malheureusement. Un vin fluet, à défaut sans doute mais surtout une pointe liégeuse irrémédiable.
Vacqueyras, cuvée Lopy 2005, domaine du Sang des Cailloux : magnifique vin sudiste sur les fruits noirs et la garrigue, une belle fraîcheur sur une charge tannique imposante mais expressive. Un bouquet de fruits aux accents clairement méridionaux. Excellent.
Pauillac Grand Cru Classé, château Duhart Milon 1971 : la quintessence du vieux Bordeaux. Nez encore jeune, sur les fruits rouges, légèrement compotés. Des notes évolutives apparaissent telles que les feuilles mortes et les champignons, mais jamais à l'encontre du fruit. Bouche souple, des tannins polissés et une matière de velours. Touche de bouche superlatif, sur l'élégance et la finesse. Exceptionnel

Avec les fromages
Nuits Saint Georges, les Perrières 2006, domaine Gouges : un vin un peu déroutant, qui n'évoque pas les canons du chardonnay mais plutôt un chenin, sans son acidité marquée. Même après aération, les rares notes aromatiques nous laissent une impression de manque de chair. Une relative déception (car je l'avais mieux gouté il y a quelques années).

Avec un ananas rôti
Sauternes, château Filhot 1967 : superbe vin, tout y est ! Une complexité liée à l'âge, un nez imposant de finesse et de profondeur, sur le rôti, les agrumes et les abricots confits. Bouche fondue, corpulente, montrant de beaux amers nobles, une touche de miel et de vanille en sus. Equilibre fin, frais et tendu. Un vin digeste de très grande longueur. Excellent +.
Alsace VT, Gewurztraminer 2005, domaine Paul Ginglinger : un nez aromatique explosif, sur la rose bien sur, mais complété par des notes florales intenses et fraîches. Grosse structure en bouche, sur un substrat riche et élégant. Belle acidité de structure qui tient le vin. Malgré sa charge en sucres, c'est frais. Finale enveloppée sur des amers nobles presque salins. Excellent +.

Encore une belle soirée qui s'est prolongée tard dans la nuit, sans encombre puisque le pilote d'un soir a pu sortir d'un parking exigu son véhicule sans encombre ...

Bruno

25 janvier 2013

Remise en forme ...

A l'occasion d'une soirée amicale au cours de laquelle nous avions quelques événements à célébrer, le vin a coulé à flots. Quelques impressions (sans prise de notes puisque l'objectif n'était pas une dégustation au sens premier mais plutôt un joli moment d'amitié et de partage) d'une série de très belles bouteilles dont le niveau général fût très élevé.
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A l'apéritif, un Champagne cuvée Louise 1995, Pommery (servi en magnum) : très beau champagne encore sur la jeunesse, belle vivacité, grosse minéralité crayeuse fine, bouche tendue. Excellent
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Avec un pressé de foie gras aux poires, une Roussette de Savoie, Marestel 2008, domaine Dupasquier : un vin fin, belle complexité entre gras élégant, tension et charge modérée en sucres. Demi-corps mais persistant. Très Bien 
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Avec une entrée à base de crevettes (donc, j'ai fait l'impasse), un Puligny Montrachet 2006, domaine Leflaive : nez quasi-muet. Par contre, la bouche montre une belle tension minérale, peut être une légère rondeur. Assez simple dans sa construction. Bien
Un Meursault Chevalières 2006, domaine Buisson Vadot : joli nez grillé, sur les amandes amères. La bouche est complexe, tendue, ronde, un gras élégant et une finale sur une amertume noble. Très Bien
Un Puligny Montrachet premier cru les Folatières 2002, domaine Olivier Leflaive (non photographié) : construction plus minérale et plus linéaire. C'est frais mais des notes lactées et caramélisées (caramel amer) viennent un peu brouiller la finale. Bien +
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Avec un magnifique agneau confit et sa garniture de pois chiches et de brocolis, un Pauillac, château Pichon Longueville Baron 1975 (servi en magnum) : pas de défaut dans ce vin, plutôt construit sur un équilibre de légèreté (bizarement) et de fraîcheur. Une grosse variabilité entre le début de la bouteille (limite bouchon) et le corps, qui montre plus de structure et un côté un peu résiné. Bien ++
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Une Romanée Saint Vivant Grand Cru 1988, domaine Louis Latour : la quintessence du grand bourgogne pour moi, même s'il apparaît qu'il fût sans doute meilleur il y a quelques années. Suavité, velouté, fruité à peine évolué. De la soie en bouche, presque sensuelle, sur une belle légèreté. Fondu élégant. Excellent +
Un Chambertin, Clos de Bèze Grand Cru 1988, domaine Jacques Prieur : équilibre plus terrien, plus gibriacois et plus consistant pour ce vin. Beaucoup plus jeune dans sa construction. Peut-être des tannins un peu sèchant en finale. Beau vin mais pour mon gout, que je partage, un peu au-dessous du RSV. Très Bien +
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Avec le Comté spécial course, un Château Chalon 2000, domaine Jean Macle : révolution de palais, je me suis risqué à gouter un "jaune". Alors, c'est pas ma tasse de thé effectivement, ... mais je dois reconnaître une grande qualité de buvabilité à ce vin. Loin, très loin des caricatures d'alcool à brûler et de noix verte. C'est beau, ça se marie parfaitement avec le crémeux du Comté et le soyeux du vin se trouve renforcé. Très Bien
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Avec le dessert, un Sauternes, château La Tour Blanche 1960 (servi en magnum) : LA claque de la soirée après le RSV. Magnifique complexité sur un vin qui possède une trame tendue, sans molesse, délicate au toucher de bouche. Mandarine confite (sauvignon mandariné dirait l'un de mes congénères), rôti élégant, faible sucrosité associée à une acidité présente, puissant mais bien dosé. Bref, un beau moment de dégustation. Excellent +++
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Sages comme des images, nous avons su résister aux alcools (y'en a des qui ont sans doute un peu abusé du Saké en fin de soirée ) . Aujourd'hui, c'est régime jambon blanc / eau minérale avant de nouvelles aventures très très prochainement.
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Bruno
PS : désolé pour la qualité des photos, mais elles ont été réalisées avec mon téléphone portable de dernière génération (enfin, dernière génération d'il y a cinq ans).

11 avril 2010

A la bonne franquette

Un gigot de noble origine (Yves-Marie le Bourdonnec à Asnières - ICI) et de noble préparation (maturation au malt) a été le prétexte d'une soirée « à la bonne franquette ».
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Initialement prévue à la maison, dans le but d'ouvrir quelques 2004 et de s'assurer de leur évolution, nous avons été délocalisés l'espace d'un repas au sommet du Mont Valérien. Changement complet donc de programme et de vins.
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Au menu :
 - Antipasti variés,
 - Gigot d'agneau au malt, sa garniture de petits pois,
 - Fromages variés,
 - Gâteau / mousse à la rose,
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Comme accompagnement, nous avions :
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Entrée apéritive : Champagne Pierre Montcuit, Grand Cru Blanc de Blanc, 2002 : Un nez frais, très élégant et fin. En bouche, sensation légèrement briochée, fraîche, assez tendue et fine. Quelques amers agréables et très sapides. Une belle minéralité crayeuse sans asperités, soyeuse, avec un beau toucher de bouche. Un vin jeune, mais très persistant, avec un grand potentiel de vieillissement. TRES BIEN aujourd'hui. Potientiellement EXCELLENT.
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Avec le plat, deux vins ont été servis.
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Haut-Médoc Cru Bourgeois, château Sociando-Mallet 1978 : un nez (et une robe) déjà demi-évolué, sur les fruits rouges, le pruneau (léger) et la réglisse. En bouche, le vin se révèle être très frais, droit et jeune, presque sur un équilibre bourguignon. Avec l'aération, des notes de réglisse et de goudron évoquent les plus beaux cabernets. Belle acidité de type « cassis ». Très complexe avec le temps, un côté café torréfié frais, une mâche agréable. EXCELLENT.
Pauillac, Les Forts de Latour 1979 (vin servi étiquette cachée) : autant le dire tout de suite, j'ai été un peu géné par des notes que j'ai d'abord interprétées comme un gout de bouchon ... mais qui se sont révélées avec une très longue aération comme étant certainement une forte réduction. Un vin d'abord de demi-corps, qui se développe ensuite sur une belle sève réglissée et épicée. Belle fraîcheur en bouche. EXCELLENT dans un autre style.
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Avec le fromage, deux vins ont été servis également.
Saint Joseph blanc, 2003, Pierre Gaillard : nez floral très intense, abricoté. Une bouche sur un équilibre relativement sucré / confit (millésime ?). Manque un peu de longueur et de vivacité. BIEN.
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Côtes du Jura, Vin Jaune, Luc et Sylvie Boilley 1989 : un nez typique du vin jaune (noix, alcool à brûler) mais avec un supplément de fraîcheur et de floralité (que je n'ai pas pu caractériser). En bouche, très belle compléxité mêlant amandes amères, un côté sucre-amer anisé très agréable (fenouil), une impression glycérinée sans molesse et une belle enveloppe. EXCELLENT (Accord excellent avec un Comté de 36 mois !).
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Avec le dessert.
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Weinlaubenhof Kracher Kollektion, TBA n° 5 Zwischen den Seen 2007nez explosif sur la rose confite et les fruits exotiques (loukoum), un peu muscaté. Belle bouche sucrée sans lourdeur, très visqueuse, onctueuse et très gourmande. Un sucre candy / barbe à papa. Très belle structure, qui s'associe merveilleusement avec le gâteau. Très très longue persistance, toujours fraîche, sans lourdeur, sans molesse, sans creux. EXCELLENT++.
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Voilà, un petit verre de « fine des Lambrays » que j'ai perçue plus sur un équilibre alcoolisé et moins fruité que le « marc du Tart », et retour dans la nuit avec mon chauffeur attitré.
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Une bien belle soirée (avec un clin d'oeil à nos amis de Fauchon : vraiment, tout fout le camp !!!).
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C'est promis, cette semaine, c'est régime ...
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Bruno

1 janvier 2010

Quelques bouteilles livrées pêle mêle

Quelques impressions sur des vins dégustés lors des fêtes (pas de prise de notes en direct - donc commentaires forcément un peu sommaires).
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Irouléguy blanc, Hegoburi 2006, domaine Arretxea : élégance allliant acidité, rondeur glycérinée et coté miellé du vin. TRES BIEN
Chablis Vieilles Vignes 2001, La Chablisienne : un chablis classique, droit, minéral, pas très complexe mais bien fait. BIEN +
Saint Joseph blanc, Mayanne 2006, domaine de Champal : belle aromaticité, puissance alcoolique imposante et beau fruité "méditerranéen". Bel accord avec un bar au four, tomates caramélisées. BIEN ++ 
Chassagne-Montrachet, premier cru clos du château de la Maltroye 2001, château de la Maltroye : classiquement sur les fruits rouges, une pointe terrienne et de la mâche en bouche. Bourgogne classique et de belle facture. TRES BIEN
Bordeaux supérieur, château Cablanc, cuvée Prestige 2003 : beau bordeaux de base, sur des notes plutôt rondes, mures et finement boisées. BIEN ++
Pauillac cru Bourgeois, château Colombier Monpelou 1996 : une belle surprise. Tannins gras, fondus et élégants. Structure boisée bien intégré dans une matrice fruitée. BIEN +++ 
Jurançon, Ballet d'Octobre 2005, domaine Cauhapé : sucrosité légère, amers agréables en finale. BIEN + 
Coteaux du Layon 2005, château de Bois Brinçon : un Layon de base, doux-amer, sur les ananas et le litchi. Fraîcheur acidulée. BIEN +
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Et comme il fait toujours beau en Normandie, un florilège de quelques photos prises lors de ces fêtes.
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Bruno

10 octobre 2009

Un joyeux non-anniversaire

Comment faire lorsqu'un ami de (presque) toujours ne veut absolument pas fêter ses 50 ans ? L'abandonner à son triste sort ? Boire sans lui ? Se résigner ? Jamais !!!
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Avec l'aide de son beau-frère d'ami, nous avons organisé une petite soirée surprise à la maison (pretextant de façon fallacieuse un repas au restaurant) pour lui souhaiter, à l'instar d'Alice, un "joyeux non-anniversaire". Pour la première fois, la fameuse triplette de « boit-sans-soif » était (enfin) réunie, pour le pire et surtout le meilleur.
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Au menu :
- amuse-bouche
- foie gras mi-cuit maison, figues natures
- rôti de boeuf, pommes grenailles, pleurotes et courgettes farcies à la ricotta
- coulommiers truffé et son huile de truffe
- crumble de fruits rouges, sa vérine aux framboises
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Pour les vins, nous avons convenu de ne servir que des millésimes en « 9 » :
* Champagne Grand Cru, Clos des Goisses 1999, Philipponnat : beau nez de brioche, légèrement miellé, sur une belle fraîcheur / minéralité. Attaque en bouche assez vineuse. Astringence encore bien marquée. Finale sur des amers (acidité) agréable, avec un retour sur une minéralité crayeuse. BIEN++ (sans doute trop jeune aujourd'hui)
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Nous profitons de cette entrée en matière pour lui offrir notre cadeau ...
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un Clos de la Roche 1959 du domaine Louis Rémy
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Savennières-Roche aux Moines 1999, domaine aux Moines (carafé 6 heures) : quelle complexité au nez : cire, miel et encaustique, avec une touche de menthe qui, à l'aération, évolue doucement vers le "bombon menthos", presque perlant. Bouche opulente et relativement saline, légèrement grasse. Enveloppant en final, avec un côté aérien et évanescent sans molesse. EXCELLENT
Rioja Alta DOC 1989, Viña Tondonia Reserva, R. Lopez de Heredia S.A. (ouvert 1 heure avant le service) : nez légèrement rancio et miellé, rèche mais élégant. Bouche sur un équilibre demi-sec, mêlant notes de noix, d'alcool à brûler et de champignon. Finale très fraîche, sur la truffe blanche. TRES BIEN +
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Clos de la Roche Grand Cru 1999, domaine Louis Rémy (ouvert 2 heures avant le service) : une robe rubis d'une éclatante jeunesse. Corbeille de fruits rouges au nez, sur une belle fraîcheur. Bouche structurée, opulente sans molesse, fraîche, fruitée et légèrement réglissée. Un vin encore jeune qui se termine par de beaux amers agréables en finale. Equilibre, soyeux, structure et fraîcheur. Tout est dans ce vin en devenir. EXCELLENT
* Gevrey Chambertin 1959, Mommessin (ouvert juste au moment du service) : robe sanguine, très claire. Nez évolué, sur les feuilles mortes, l'humus, les champignons et la rose fanée. Bouche fantastiquement soyeuse, fumée et épicée. A l'aération, développement surprenant de notes torréfiées, de cuir et de réglisse, toujours sur un équilibre de demi-corps. Belle finale qui ne trahit pas les impressions précédentes, hormis peut-être un léger creux (sécheresse passagère). TRES BIEN +++
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* Haut-Médoc cru Bourgeois, château Sociando-Mallet 1989 (ouvert 2 heures avant le service) : nez typiquement cabernet, sur le café torréfié et le poivron (léger). Bouche relativement complexe, sur des notes torréfiées, des touches de graphite et de glycérine. Belle fraîcheur en finale. BIEN ++ (à cause d'un sentiment de monolithisme)
Pauillac, Les Forts de Latour 1989 (deuxième vin du château Latour - ouvert 2 heures avant le service) : nez montrant de belles notes d'évolution, sur le cuir, le tabac et le goudron, tout en conservant un fruité élégant. La bouche est droite et corsée. Tannins présents mais fondus. Belle finale sur la fraîcheur et qui conserve une certaine nervosité. TRES BIEN
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Porto Vintage 1979, Borges et Irmão (carafé 4 heures avant le service) : nez typiquement "cherry", avec un rancio noble. Bouche assez légère et fraîche, sur un équilibre semi-oxydatif. Bel accord avec les fruits rouges. BIEN ++
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Et parce qu'il ne faut pas s'arrêter en si bon chemin, Beaune Premier Cru Clos des Rois 2004, domaine Rapet Père et Fils : un nez explosif de fruits rouges. Une bouche qui a du grain, de demi-corps, avec une belle astringence qui structure et tient le vin. Belle finale encore vive, fraîche et tendue. TRES BIEN
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Deux anniversaires en trois semaines, deux contextes différents, deux lieux différents, des personnes différentes ... mais un point commun, l'amitié et l'envie de partager certaines valeurs qui nous sont chères.
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Une bien belle soirée.
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Bruno

6 février 2009

Retrouvailles

Ce soir, sous l'impulsion de notre "papy" Jean Paul, grandes retrouvailles de quelques amis parisiens. Notre lieu du jour, le restaurant de Stéphane Martin situé rue des Entrepreneurs, à Paris-XV°.
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Toujours le même principe, chacun apporte une bouteille que nous dégustons étiquette cachée. L'ordre de service a été déterminé par notre maître de cérémonie d'un soir.
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Les vins dégustés (à l'aveugle) et leur appréciation :
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Les Blancs :
Riesling, cuvée Frederic Emile 1999, domaine Trimbach : nez (trop ?) sur le pétrole avec un soupçon liégeux qui disparaît à l'aération. Belle matière en bouche, avec une acidité qui tient le vin. Finale acidulée sur le citron. Difficile à noter en l'état car je pense que la bouteille n'est pas totalement nette.
Riesling kabinett all trocken 1997, domaine Reichsgraff von Kesselstatt : robe très claire. Nez typiquement sur le sauvignon (!!!). Bouche à l'avenant, relativement légère, avec une impression de quelques sucres résiduels. Belle finale légèrement glycérinée. BIEN
Savennières Roche-aux-Moines 2002, domaine Chamboureau : nez relativement plat, qui a du mal à s'ouvrir. En bouche, on distingue toutefois une charpente noble, sur une belle salinité et un côté lacté très agréable. Je l'ai pris pour un Condrieu. TRES BIEN
Condrieu 1985, domaine Georges Vernay : nez très élégant, montrant l'alliance d'une certaine fraicheur, d'une belle charpente et d'une classe. En bouche, complexité : élégance, salinité et structure noble. Finale longue et très agréable. TRES BIEN PLUS
Saint-Aubin Premier Cru En Remilly 2003, domaine Marc Colin : au nez, on trouve déjà une belle complexité, entre un côté floral et aérien et un côté typiquement chardonnay (amandes et noisettes grillées). En bouche, très forte personnalité. Il a tout pour lui. Les travers du millésime (une certaine lourdeur et une faible acidité) ne sont pas du tout visibles. Belle finale saline, un peu boisée mais en dentelle. EXCELLENT
Chassagne-Montrachet Premier Cru Les Champs Gain 2002, domaine Niellon : nez fermé à double tour. Bouche un peu linéaire. Boisée et courte. A revoir
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Les rouges :
Chassagne-Montrachet Premier Cru Clos du château de la Maltroye 2001, domaine du château de la Maltroye : nez fin, sur les fruits rouges, avec une sorte de "rusticité" noble. En bouche, les fruits dominent toujours, avec une touche légèrement cassissée. Un vin qui a de la mâche, une belle minéralité. Finale toute en longueur, fine mais très persistance. TRES BIEN PLUS
Pommard Premier Cru Les Argillières 2001, domaine Lejeune : nez sur la finesse, tout en fruit. Malheureusement, la bouche apparaît fluette et relativement courte. Moyen
Nuits Saint Georges Premier Cru Les Vaucrains 1993, domaine Henri Gouges : putain de TCA !!!!! Quel dommage et quelle déception pour l'heureux donateur. J'ai un souvenir d'un Porets Saint Georges 2002 du même domaine d'anthologie.
Vin de Pays, Trevallon 1995 : nez typè grenache. En bouche, un vin puissant, que je trouve jeune !! Belle aromaticité qui termine sur des notes épicées en finale. Seule une légère pointe de sécheresse vient tempérer mon ardeur. Pas forcément le type de vin que j'apprécie le plus mais je dois reconnaître que c'est un très beau vin bien fait. TRES BIEN MOINS
Pauillac Grand Cru, château Pichon Longueville Contesse de Lalande 1986 : nez typé cabernets polissés par le temps. En bouche, une structure aromatique étonnante, des tannins fins et polis, quelques notes réglissées sans lourdeur. Finale fine et très élégante. EXCELLENT (merci Gilles)
Hermitage la Chapelle 1988, Jaboulet Ainé : nez relativement animal, sans grande distinction. Manque évident de volume en bouche. Une déception.
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Les blancs servis avec le fromage :
Meursault Premier Cru Poruzots 1997, domaine Mikulski : nez type "alcool à bruler", sur la noix et un grillé par trop ostentatoire. En bouche, vin sec, sensiblement oxydé et court.
Meursault Premier Cru Perrières 1995, domaine Pierre Morey : nez grillé relativement évolué, presque oxydé. Bouche évoluée un peu sur l'oxydatif.
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Mon coup de gueule de la soirée.
Il est quand même symptômatique que, l'appellation qui a "collectivement" le plus refusé une dégustation à l'aveugle pour le dernier guide Bettane et Desseauve, fournisse systématiquement des vins qui ne sont pas à la hauteur de leur soi-disant réputation et surtout de leurs prix de vente (par exemple, Meursault Perrières de chez P. Morey était annoncé au domaine à 45 € en janvier 2007).
Je suis désolé, mais un Bourgogne blanc classé en premier cru (d'aucun diront qu'il pourrait même être classé en Grand Cru) de 13 ans n'est pas un vieux vin, et rien ne peux justifier une oxydation prématurée, hormis un certain nombre de négligences et d'inattentions !
Et ce n'est pas un cas isolé lié à un problème de bouteille (trois expériences différentes, les trois se sont soldées par un vin imbuvable).
Je pense qu'une prise de conscience collective est nécessaire pour restaurer la réputation d'une appellation largement écornée à mes yeux.
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Les douceurs :
Sauternes Premier Cru Classé 1997, château Sigalas Rabaud : nez légèrement alcooleux, alliant notes sucrées et aigrelettes. En bouche, un léger manque d'élégance, quoique relativement frais. Belle finale légèrement réglissée. BIEN PLUS
Coteaux du Layon, Sélection de Grains Nobles 1997, domaine Philippe Delesvaux : nez d'une belle complexité et d'une forte élégance, mariant morilles, notes charbonnées, fruits (abricots) secs et un beau rôti. Bouche sur le botrytis, d'une belle allonge, légèrement miellée, contenant de nombreux sucres mais gardant une très belle fraîcheur. EXCELLENT
Gaillac doux 2006, cuvée Muscadelle, Robert Plageoles : nez dominé par un côté pétillant, presque sur une reprise de fermentation. En bouche, fraîcheur et parfums délicats. Sans doute à revoir.
Maury 1994, Coume du Roy : nez typiquement muté, mais bien différent de celui de Mas Amiel par exemple. Forte acidité en bouche qui empêche une perception plus fine du vin. Un peu aigrelet toutefois. A revoir
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Belle soirée de retrouvailles où la bonne humeur a dominé les débats.
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Je repars heureux, mon magazine "Défonceuse Magazine" sous le bras.
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Bruno