Affichage des articles dont le libellé est château grillet. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est château grillet. Afficher tous les articles

5 mars 2016

45 ans, ça se fête !


Quand notre Comtesse va prendre une année de plus, il n'est pas question de la laisser errer les palaces parisiens en quête d'un repas exceptionnel. Ni une ni deux, nous organisons un dîner surprise afin de fêter en bonne compagnie ce passage vers la cinquantaine hurlante.

En apéritif
Champagne Michel et fils, cuvée du Père Houdart : un champagne issu de l'assemblage de vieux millésimes, récemment dégorgé et qui présente une évolution vers l'oxydatif ménagé de belle facture. La bouche montre une trame minérale intense, tendue et droite, enrobée par un joli gras élégant. Finale qui claque. Excellent
Vin de kiwi, millésime 2016, origine Corse : un nez évoquant à la fois les muscats type Beaumes de Venise et la rose / le litchi du Gewurztraminer, une note aromatique en sus. En bouche, on est plus sur un équilibre de sauvignon, manquant toutefois de corps. Un OVNI à la Borat.

Avec un risotto aux girolles et chips de pata negra
Château Grillet 1998 : douceur sur un substrat tellurique frais et salin, notes d'abricots murs, légèrement fumé, pointe crémeuse et soupçon de vanille. Un vin typiquement minéral presque tannique. L'alliance de la puissance du terroir, l'exubérance du cépage et le mariage parfait entre gras et finesse de constitution. Excellent
Savennières Roche aux Moines, 2004, domaine aux Moines : puissance magmatique intense, légère évolution sur le miel et le confit, grande et belle corpulence en bouche, sur une belle acidité. Excellent. Un accord presque parfait avec le risotto.

Avec un osso bucco
Côte Rôtie 1996, domaine Jamet : les doutes à l'ouverture se précisent malheureusement. Un vin fluet, à défaut sans doute mais surtout une pointe liégeuse irrémédiable.
Vacqueyras, cuvée Lopy 2005, domaine du Sang des Cailloux : magnifique vin sudiste sur les fruits noirs et la garrigue, une belle fraîcheur sur une charge tannique imposante mais expressive. Un bouquet de fruits aux accents clairement méridionaux. Excellent.
Pauillac Grand Cru Classé, château Duhart Milon 1971 : la quintessence du vieux Bordeaux. Nez encore jeune, sur les fruits rouges, légèrement compotés. Des notes évolutives apparaissent telles que les feuilles mortes et les champignons, mais jamais à l'encontre du fruit. Bouche souple, des tannins polissés et une matière de velours. Touche de bouche superlatif, sur l'élégance et la finesse. Exceptionnel

Avec les fromages
Nuits Saint Georges, les Perrières 2006, domaine Gouges : un vin un peu déroutant, qui n'évoque pas les canons du chardonnay mais plutôt un chenin, sans son acidité marquée. Même après aération, les rares notes aromatiques nous laissent une impression de manque de chair. Une relative déception (car je l'avais mieux gouté il y a quelques années).

Avec un ananas rôti
Sauternes, château Filhot 1967 : superbe vin, tout y est ! Une complexité liée à l'âge, un nez imposant de finesse et de profondeur, sur le rôti, les agrumes et les abricots confits. Bouche fondue, corpulente, montrant de beaux amers nobles, une touche de miel et de vanille en sus. Equilibre fin, frais et tendu. Un vin digeste de très grande longueur. Excellent +.
Alsace VT, Gewurztraminer 2005, domaine Paul Ginglinger : un nez aromatique explosif, sur la rose bien sur, mais complété par des notes florales intenses et fraîches. Grosse structure en bouche, sur un substrat riche et élégant. Belle acidité de structure qui tient le vin. Malgré sa charge en sucres, c'est frais. Finale enveloppée sur des amers nobles presque salins. Excellent +.

Encore une belle soirée qui s'est prolongée tard dans la nuit, sans encombre puisque le pilote d'un soir a pu sortir d'un parking exigu son véhicule sans encombre ...

Bruno

5 novembre 2012

Rhône en Seine : des vignerons en Capitale ...

Aujourd'hui, se tenait le salon "Rhône en Seine - des vignerons en Capitale" dans les salons du palace parisien (j'y reviendrai) le Georges V.
.
Arrivés pratiquement à l'ouverture, nous avons adopté une méthodologie de dégustation très rigoureuse : les blancs dans un premier temps, les rouges dans un second temps - le Rhône Nord avant le Rhône sud. Pour des raisons évidentes de clarté de mon discours, j'ai groupé par vigneron / domaine / château mes impressions de dégustation.
.
Mon système de notation pour cette journée s'étage, dans le sens croissant du plaisir ressenti, de 2 B-B à 5 B-B (le maintenant fameux Bobosse et Bobosse ...).
.
Domaine du Joncier (Marine Roussel) à Lirac.
Lirac blanc 2011 : robe jaune dorée déjà assez évoluée. Nez légèrement grillé, une note "semi-oxydative" en sus. Bouche fraîche, étirée, avec une fausse sensation de sucre. 3B-B
Côte du Rhône, l'O 2011 (100 % grenache) : nouvelle cuvée sur un fruit croquant, une belle acidité gourmande. Un vin simple mais vraiment très agréable. 4B-B
Lirac, le Gourmand 2010 : nez très fruits rouges (cerises), une pointe d'épices douces. Belle structure en bouche, avec une très légère sucrosité. Finale salivante, sur un registre à la fois frais et corpulent. 4B-B
Lirac, le Classique 2010 (Grenache, Syrah, Mourvèdre) : un vin sur un équilibre assez puissant, sans masquer le côté fruité. Malgré une légère fermeture en bouche, les tannins apparaissent déjà très doux. 4B-B
Lirac, les Muses 2010 (80 % de Mourvèdre / 20 % de Syrah) : un must, doux, enrobé, soyeux, aromatique et équilibré. Belle association entre l'astringence / amertume noble du Mourvèdre et la douceur de la Syrah. 5B-B
.
Domaine le Sang des Cailloux (Serge Férigoule) à Sarrians.
Vacqueyras blanc 2011 : un vin très rond, sphérique, gras, avec de beaux amers en finale. Beau potentiel visible mais sans doute servi un peu chaud. 3B-B
Vacqueyras, Floureto 2010 : belle structure fruitée. Une bouche un peu acide, mais qui tient le vin sur sa longueur. Amers agréables. Léger manque de définition. 3B-B
Vacqueyras, Lopy 2010 : un nez un peu fermé. Une bouche sur un équilibre de fraîcheur. Jolis tannins réglissés. Finale fraîche, franche, élégante et élancée. 3/4B-B
.
Château de Beaucastel (Famille Perrin) à Châteauneuf du Pape.
Gigondas, clos des Tourelles 2010 : un peu rustique sur la construction, mais une bouche suave, sur des tannins lactés frais. Belle granulosité associée à une sensation de rondeur avenante. 3/4B-B
Châteauneuf du Pape, château de Beaucastel 2010 : un vin séveux, presque crémeux, sur une base minérale caillouteuse. Finale sudiste, sur la garrigue, le thym et l'olive. 4B-B
Châteauneuf du Pape, château de Beaucastel 2000 : premier nez très giboyeux. Bouche polissée, peut-être limite décharnée. Acidité viandée. Pinote légèrement. Finale réglissée. 3/4B-B
.
Domaine de Beaurenard (Paul Coulon) à Châteauneuf du Pape.
Châteauneuf du Pape Blanc, Boisrenard 2010 : nez d'abord discret, qui s'ouvre ensuite sur une belle floralité aromatique. Bouche complexe, à la fois puissante et élégante. Magnifique finale salivante, sur une base minérale. Très très long. 5B-B
Châteauneuf du Pape rouge, domaine de Beaurenard 2010 : fraîcheur au nez, sur un registre sudiste. La bouche est salivante et saline. Beau fruité et très beaux amers en finale. 4B-B
Châteauneuf du Pape rouge, Boisrenard 2010 : même type de construction que le précédent vin, avec cependant un supplément de vinosité. C'est presque explosif en bouche, très soyeux en finale. Magnifique (déjà) et très gros potentiel. 5B-B
.
Clos des Papes (Paul Avril) à Châteauneuf du Pape.
Châteauneuf du Pape blanc 2011 (les 6 cépages blancs du C9P - élevage sans bois - pas de malo) : Très aromatique au nez. Bouche complexe, sphérique, aromatique, possédant une belle acidité et une amertume noble (Bourboulenc). Gras en finale, sur une construction sudiste droite et sans mollesse. 3/4B-B
Châteauneuf du Pape 2010 : magnifique nez sur les fruits intenses, avec un supplément de fraîcheur presque saline. La bouche est à l'avenant, très élégante, fraîche, qui claque sur la langue. Finale saline, avec un joli retour sur l'aromaticité. 5B-B
.
Alain Graillot à Pont de l'Isère.
Crozes Hermitage blanc 2011 : sur un registre de fraîcheur, élancé et très floral. Finale enveloppée et élancée. 3B-B
Crozes Hermitage 2010 : clairement boisé, tant au nez qu'en bouche. Manque de maturité du raisin ou élevage trop appuyé. A revoir
.
Domaine du Tunnel (Stéphane Robert) à Cornas.
Cornas 2010 : grosse maturité au nez, très axée sur les fruits noirs. Même impression de puissance en bouche. C'est corpulent, avec une belle réserve d'acidité. Finale très équilibrée, saline et avenante. 4B-B
.
Domaine Alain Voge à Cornas.
St Péray Harmonie 2011 (100 % marsanne) : élégance au nez, gras et opulent en bouche. Finale salivante, sur de beaux amers nobles. 3/4B-B
St Péray Fleur de Crussol 2010 (16 mois d'élevage) : un nez complexe, légèrement grillé, toujours très floral. La bouche est vineuse. Gros fond et gros potentiel. Finale très saline. 5B-B
Cornas, les Chailles 2010 : nez sur la finesse, une pointe de salinité toujours présente. La bouche est très fruits confits sans lourdeur, fruits murs en fait. Registre de fraîcheur. Astringence noble à polir. Belle salinité en finale. 4B-B
Cornas, VV 2010 : plus de profondeur au nez, plus d'intensité des fragrances et des arômes. Si l'élevage est encore nettement perceptible, le fruité, la salinité et le potentiel sont présents. Sans doute moins en place aujourd'hui. 3B-B
.
Saint Joseph blanc ? c'est un nez poudré, une bouche grasse et relativement molle qui caractérisent ce vin. A revoir
Saint Joseph, Clos de Cuminaille 2010 : nez de fruits noirs très murs. La bouche est raccord, très mure, glycérinée, ronde, également un peu molle. Finale peut-être un peu rêche. 2B-B
Côte Rôtie, Rose Pourpre 2010 : très profond au nez, avec une sensation de granulosité avenante. Bouche magnifique, très corpulente mais distinguée. Pas d'excès. Fraîcheur et belle tension en finale. 4/5B-B
.
Domaine François Villard à St Michel sur Rhône.
St Péray 2011 : floralité exubérante, bouche tendue, fraîche, légère et saline en finale. 3B-B
Condrieu, le Grand Vallon 2011 : un peu d'élevage au nez. Belle aromaticité en bouche, sur les fruits exotiques, la fraîcheur et le gras sans mollesse. Très très persistant. 4B-B
St Joseph, les Reflets 2010 : élevage au nez mais gros potentiel fruité (cerises mures). La bouche est charnue, croquante, sérieuse. Du fruit, de la maturité et de l'équilibre. Finale traçante malgré une astringence qui reste à polir définitivement. 5B-B
Côte Rôtie, Gallet blanc 2010 : un nez encore plus vineux, plus fruité et plus mur. Légère réduction qui n'altère pas cette sensation de profondeur et de sève. La bouche est certes très jeune, mais quelle maturité, quelle précision du fruit (fruits noirs surtout) et quelle noblesse dans les tannins encore bien marqués. Enorme potentiel. 5B-B
.
Château Grillet à St Michel sur Rhône et Vérin.
2010 : très jeune dans sa structure mais un nez complexe, à la fois floral et fruité, presque sur les oranges amères. La bouche est grasse et structurée, étirée sur de magnifiques amers salivant. Finale également saline. 5B-B
.
Domaine Gangloff à Condrieu.
Côte Rôtie, Barbarine 2010 : un nez très typé syrah, violette et épices. Quelques perceptions déjà salines et minérales. Développement du fruit à l'aération. La bouche est corpulente et élégante, sur un registre légèrement boisé. Frais et long, sur une finale sur la cerise. 4B-B
.
Conclusion : une très belle dégustation où pratiquement l'ensemble des vins s'est montré sous un beau jour. Quelques confirmations et quelques agréables surprises, en particulier sur les rouges toujours assez salin aujourd'hui. Un millésime 2010 qui se présente très beau aujourd'hui.
Mes domaines "coup de cœur" : le domaine du Joncier, le domaine de Beaurenard, le Clos des Papes, château Grillet et François Villard.
Mes vins "coup de cœur" : en blanc, Châteauneuf du Pape Boisrenard 2010, St Peray Fleur de Crussol 2010 d'Alain Vogé et château Grillet 2010 - en rouge, Lirac les Muses 2010 du domaine du Joncier, Châteauneuf du Pape Boisrenard 2010, Clos des Papes 2010, St Joseph les Reflets 2010 de François Villard et Côte Rôtie Gallet Blanc 2010 de François Villard.
Mes déceptions : château de Beaucastel, Alain Graillot, Pierre Gaillard et, dans une moindre mesure, le Sang des Cailloux.
.
Dernière remarque enfin quant au service dispensé dans ce palace parisien (remarquez, c'était la première fois que je rentrais dans ce genre d'établissement). Il est fortement désagréable d'être systématiquement bousculé par les serveurs qui officiaient, tant pour le remplacement des crachoirs que pour le buffet du midi. Enfin, dans les toilettes, les traditionnels essuie-mains en serviettes (que l'on trouve dans n'importe quel restaurant juste supérieur à la moyenne) ne sont en fait que des intissés. Un détail assez peu digne d'un palace !
.
.
Bruno

3 juin 2012

Déjeuner dominical bien arrosé

Ce dimanche midi, rendez-vous sur les hauteurs du Mont Valérien pour un déjeuner dominical en toute amitié, histoire d'oublier les choses qui fâchent. A cette occasion, de nombreuses et belle bouteilles ont été dégustées et bues.
.
Pour accompagner un apéritif "presque dinatoire", un vin blanc très tendu, plutôt sur un équilibre me faisant penser au Muscadet. Toutefois, malgré cette tension acide un peu trop appuyée, l'aération apporte une sorte de "gras" et de "chair". C'est bien fait, mais sans doute un peu court et manquant de corps et de maturité. Surprise, c'est un Vin des coteaux de Suresnes, Clos du Pas Saint Maurice 2010. Bien+
.
Avec une salade de carpaccio de saumon mariné, deux vins nous ont été proposés. Champagne Grand Cru, Grand Blanc 2004 de chez Philipponnat : impressionant de minéralité crayeuse. C'est très floral, puissant, une belle vivacité. Touches lactées agréables en finale, qui voit le retour d'un crayeux noble, animé d'une granulosité tout en finesse, presque saline. Fascinant malgré sa jeunesse. Excellent
.
Château Grillet 2000 : J'avoue être un peu passé à côté de ce vin. C'est très floral au nez, presque trop subtil, mais avec une pointe de verdeur (sous-maturité). Cela m'évoque plus l'équilibre nasal d'un jeune chablis que celui d'un Viogner de noble race. La bouche est grasse, ample, aromatique, mais manque un peu de distinction et de complexité (phase de fermeture ?). Sur un registre gras sur gras avec le saumon, le vin ne se livre pas de la meilleure façon (à revoir ?). Bien+
.
Avec une épaule de veau en cocotte et ses petits légumes nouveaux, également deux vins servis.
.
Clos des Lambrays Grand Cru 2003 : déjà bu en ce lieu, et toujours la même impression. Nez sur les fruits rouges et noirs, intenses, murs et sans le côté compoté du millésime. La bouche est déjà fondue, sur le fruit, réglissée, cassissée, peut-être un soupçon d'élevage encore présent. Belle buvabilité. Finale élégante, très grand cru. Très Bien
Musigny Grand Cru, 2001, Dominique Laurent : encore un cran au-dessus du précédent. Nez typique du grand pinot noir, récolté à maturité, profond, élégant, suave et charpenté. Bouquet de fruits, maturité sur le rasoir, tannins fins, suaves et grande sensualité dans ce vin. Equilibre magistral en bouche. Terriblement séduisant en finale, long et élégant, sur des notes d'épices nobles, de fruits rouges très murs, mais pas trop. L'élevage, à ce stade, ne fait qu'accompagner le vin, et se signale à peine par une légère sensation boisée en finale. Magistralement élevé. Excellent
.
Klein Constantia 2004 : Là encore, on a affaire à un grand vin, sur un équilibre d'une belle liqueur, des notes d'oranges amères complétant une sucrosité mesurée. Notes lactées douces, acidité de structure bien constituée. Belle finale, équilibrée là encore entre l'aspect liquoreux, les notes de fruits amers et l'acidité. Excellent
.
Voilà, une belle après-midi d'amitié, d'échanges et de bonne humeur. Un prochain rendez-vous est d'ores et déjà pris, sur le thème "Soirée Chomage", avec, à la clé, toujours le plaisir sans cesse renouveler de se revoir, et c'est bien là le principal.
.
Un grand merci à nos hôtes François et Gwenola pour leur accueil et à très bientôt, même si la fin de repas peut paraître un peu difficile, mais c'est sans doute l'effet de l'altitude ou de l'âge ...
.
.
.
Bruno

1 janvier 2012

Happy new year !!

Pour le passage à la nouvelle année, petit réveillon de fête chez des amis. Au programme, quelques jolis mets accompagnés de beaux vins et surtout un rare moment d'amitié.
.
Donc, au programme :
.
En apéritif, un Champagne Deutz Brut Classic tendu, floral, assez typé Chardonnay, sur une acidité rémanente. Belle mise en bouche. Bien.
.
Avec une brochette de litchis et de langoustines, un Chassagne-Montrachet premier cru Clos du château de la Maltroye 2005, château de la Maltroye très aromatique, gras et frais, sur les amandes grillées, le chèvrefeuille et des notes minérales florales. La bouche est à l'avenant, légèrement toastée, qui se termine par une amertume noble vibrante (qui pour moi est la marque des grands chardonnays de Bourgogne), malgré un élevage partiellement intégré. paraît-il un bel accord met et vin. Excellent.
.
Avec un carpaccio de St Jacques aux truffes, un Château Grillet 1998 éclatant, malgré un premier nez discret. Après aération, des senteurs salines, grillées, très florales (violette), sur le miel, la pêche de vigne et le sucre candy. La bouche est grasse mais tendue, sur une belle corpulence aromatique. Finale saline extrêmement persistante, douce, tendrement vanillée, mais équilibrée par la minéralité du cru. Finalement, un vin plutôt sur la finesse des sens. Excellent.
.
Avec des noix de St Jacques et fondue de poireaux, un Pouilly-Fuissé, la Maréchaude 2007, domaine Delorme plus méridional dans son équilibre. Si le nez est typique du chardonnay (noisettes, agrumes, pêche), des notes plus minérales et/ou fraîches sont perceptibles (menthol léger). La bouche est de demi-corps, plutôt fine, sur une salinité salivante. Bien++.
.
Avec une belle pièce de boeuf à la cuisson précise, un Latricières-Chambertin 1990, domaine Louis Rémy servi en magnum. Un nez relativement évolué, sur des notes évoquant le sous-bois, l'humus, l'herbe fraîche et les champignons. A l'aération, les fruits rouges apparaissent (cassis, fraise). La bouche est à la fois corpulente et élégante, des tannins imposants mais déjà bien polis, une touche cassissée et réglissée très gibriacoise, une touche épicée en supplément. L'ensemble se révèle soyeux et séveux. Belle finale fraîche, sur un toucher de bouche (granulosité) intéressante. Très Bien.
.
Enfin, avec une tarte aux fruits, un Porto vintage 1983, Fonsesa sur la cerise noire, les fruits à l'alcool, une bouche complexe et équilibrée, légèrement épicée. Belle finale fruitée, malgré la charge alcoolique. Un vin sur un registre plutôt féminin, soyeux et doux. Excellent.
.
Bonne année à tous mes (fidèles) lecteurs. Que la vie vous soit douce en cette année 2012.
.
.
Bruno

15 juillet 2011

Restaurant Au Souper Fin à Frichemesnil (76)

En ce vendredi de pont, poursuite de notre découverte des restaurants gastronomiques de Normandie. Nous voilà aux confins des pays de Caux et de Bray, à quelques encablures au nord de Rouen, dans un petit village typique de notre belle Haute-Normandie natale, là où la brique et l'ardoise règnent sur les maisons.
.
Notre choix s'est porté sur le restaurant 'Au Souper Fin' sis à Frichemesnil.
.
Côté assiette, nous avons choisi le menu "suggestion du chef" à 55 €, présenté à l'ardoise
.
Avant de commencer les hostilités, accompagnant un joli Champagne Bollinger BSA très agréable, sur un équilibre de fraîcheur et de structure de demi-corps, léger boisé, belle droiture et acidité, une trilogie d'amuse-bouche : verrine à base d'une mousse de concombre très équilibrée et très fraîche, tartare de viande de canard qui réveille les papilles, sur un équilibre plus viril et animal, et enfin sorte de gougère normande tout en douceur et en soyeux.
.
Une vue de la table
.
Bouillon de volaille, asperges et cocos, foie gras chaud poêlé
.
Salade de homard : les pinces en rémoulade, la queue marinée à l'huile vierge
.
Turbot de Dieppe, crème aux girolles, huile de basilic
.
Quelques fromages normands et d'ailleurs
(Livarot, Neufchâtel, Tomme des Bauges et Pont L'Evêque)
.
Abricots confits et caramélisés, glace à l'orgeat
.
Crousti-fondant au chocolat, glace au carambar
.
Pour accompagner ce repas, nous avons choisi :
.
Puligny-Montrachet, Premier Cru Les Perrières 2008, domaine Louis Carillon: un premier nez assez réduit, sur le grillé et les amandes. Après aération, un côté plus floral apparaît. On y retrouve les amandes, mais associées à une amertume noble, une fraîcheur verveine/menthe et une sensualité intense (léger beurré). En bouche, le vin se caractérise en premier lieu par son équilibre et sa complexité. Belle salinité associée à un gras justement équilibré par une minéralité intense. Floralité, finesse, notes de thé et de fleurs blanches, dans un écrin tendrement glycériné. Finale soyeuse et très persistante. EXCELLENT
.
Château Grillet 2007 : un nez très exubérant, sur des notes associant la violette, la pêche (mûre) et le miel. Bouche très grasse et très charpentée, révélant une belle aromaticité sans lourdeur ni déficit de tension. Un vin relativement sphérique mais intensément minéral, qui possède un beau volume et une salinité rafraichissante. Légèrement beurré, miellé mais toujours droit et tendu. Un sentiment de profondeur et de longueur superlatives. Enveloppe les papilles de façon extrêmement sensuelle. Finesse, exubérance maîtrisée et pureté cristalline. EXCELLENT
.
Terminons la dégustation par quelques amuse-bouche sucrés.
.
Un dernier regard sur le clocher de l'église de Frichemesnil avant une ballade dans la campagne normande et un retour au bercail via le fameux bac de Duclair.
.
Une nouvelle fois, une très belle adresse trop méconnue.
.
.
Bruno

23 janvier 2010

Le domaine de Clairefontaine à Chonas l'Amballan (38)

A l'occasion du marché aux vins d'Ampuis, nous avons réservé un petit week-end prolongé sur Chonas l'Amballan, au domaine de Clairefontaine (site internet ICI).
.
Repas dégustation le samedi soir :


Eveil du palais

Saint Jacques blanches de Saint Quay Portrieux poêlées,
velouté de pomme boulangère, écume de persil plat

Dos de cabillaud poêmé sur fondue de poireaux crémée,
huitre pochée au Viognier
ou

Homard rôti, tagliatelles de racines et chiffonade de tétragones, jus de têtes pressées

Dos de bar de ligne et langoustine royale truffée à l'écume de mer, jeune fenouil cuit à l'étuvée

Pigeon des terres froides de l'Isère et foie gras de canard en croustille, jeunes légumes étuvés et jus de truffe

Les fromages de nos voisins fermiés

Stradivarius au chocolat pur Caraïbes, noix torréfiées et lait de poule
.
Pour accompagner ce repas :


Château Grillet 2006 : un vin encore très ouvert sur sa jeunesse. Un premier nez sur les noisettes grillées, puis sur le sucre cuit, typique de cette appellation. Les senteurs variétales du Viognier se développent ensuite tout au long du repas, sur des touches d'abricots et de pêches, puis alternativement salines et vanillées. Une bouche explosive parfumée, sur une forte charpente. Belle salinité alliée à une acidité faible. Un vin gras, sans molesse, qui se termine par une finale extrêmement persistante, toujours fraîche (notes anisées, fenouillées et/ou mentholées). Excellent.
.
Patrimonio, 2004, domaine Gentile : changement complet de registre avec un vin noir. Un nez qui évoque la grenache (olive, garrigue, épices douces), très fruits noirs, sur une belle maturité, mais avec un côté un peu plus poudré et plus animal. Bouche à la fois ronde, droite et charpentée. Finale sur des notes boisées / réduites. Très beau vin qui se marie parfaitement avec le pigeon.
.
 
Condrieu Vendanges Tardives, L'Eté Indien 2006, domaine Benetière : un nez typiquement muscat (Rivesaltes / Frontignan), sur un semi-oxydatif élégant (abricots et raisons secs). Beau botrytis. Une bouche très vineuse, grasse sans molesse, malgré tout légère et élégante. Très bel accord avec le chocolat.
.
Un très beau repas, un service soigné et précis, une belle carte des vins et des conseils avisés du sommelier de la maison.
.
Une excellente table et un très bon rapport Qualité / Prix.
.
.
Bruno