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3 juin 2012

Déjeuner dominical bien arrosé

Ce dimanche midi, rendez-vous sur les hauteurs du Mont Valérien pour un déjeuner dominical en toute amitié, histoire d'oublier les choses qui fâchent. A cette occasion, de nombreuses et belle bouteilles ont été dégustées et bues.
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Pour accompagner un apéritif "presque dinatoire", un vin blanc très tendu, plutôt sur un équilibre me faisant penser au Muscadet. Toutefois, malgré cette tension acide un peu trop appuyée, l'aération apporte une sorte de "gras" et de "chair". C'est bien fait, mais sans doute un peu court et manquant de corps et de maturité. Surprise, c'est un Vin des coteaux de Suresnes, Clos du Pas Saint Maurice 2010. Bien+
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Avec une salade de carpaccio de saumon mariné, deux vins nous ont été proposés. Champagne Grand Cru, Grand Blanc 2004 de chez Philipponnat : impressionant de minéralité crayeuse. C'est très floral, puissant, une belle vivacité. Touches lactées agréables en finale, qui voit le retour d'un crayeux noble, animé d'une granulosité tout en finesse, presque saline. Fascinant malgré sa jeunesse. Excellent
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Château Grillet 2000 : J'avoue être un peu passé à côté de ce vin. C'est très floral au nez, presque trop subtil, mais avec une pointe de verdeur (sous-maturité). Cela m'évoque plus l'équilibre nasal d'un jeune chablis que celui d'un Viogner de noble race. La bouche est grasse, ample, aromatique, mais manque un peu de distinction et de complexité (phase de fermeture ?). Sur un registre gras sur gras avec le saumon, le vin ne se livre pas de la meilleure façon (à revoir ?). Bien+
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Avec une épaule de veau en cocotte et ses petits légumes nouveaux, également deux vins servis.
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Clos des Lambrays Grand Cru 2003 : déjà bu en ce lieu, et toujours la même impression. Nez sur les fruits rouges et noirs, intenses, murs et sans le côté compoté du millésime. La bouche est déjà fondue, sur le fruit, réglissée, cassissée, peut-être un soupçon d'élevage encore présent. Belle buvabilité. Finale élégante, très grand cru. Très Bien
Musigny Grand Cru, 2001, Dominique Laurent : encore un cran au-dessus du précédent. Nez typique du grand pinot noir, récolté à maturité, profond, élégant, suave et charpenté. Bouquet de fruits, maturité sur le rasoir, tannins fins, suaves et grande sensualité dans ce vin. Equilibre magistral en bouche. Terriblement séduisant en finale, long et élégant, sur des notes d'épices nobles, de fruits rouges très murs, mais pas trop. L'élevage, à ce stade, ne fait qu'accompagner le vin, et se signale à peine par une légère sensation boisée en finale. Magistralement élevé. Excellent
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Klein Constantia 2004 : Là encore, on a affaire à un grand vin, sur un équilibre d'une belle liqueur, des notes d'oranges amères complétant une sucrosité mesurée. Notes lactées douces, acidité de structure bien constituée. Belle finale, équilibrée là encore entre l'aspect liquoreux, les notes de fruits amers et l'acidité. Excellent
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Voilà, une belle après-midi d'amitié, d'échanges et de bonne humeur. Un prochain rendez-vous est d'ores et déjà pris, sur le thème "Soirée Chomage", avec, à la clé, toujours le plaisir sans cesse renouveler de se revoir, et c'est bien là le principal.
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Un grand merci à nos hôtes François et Gwenola pour leur accueil et à très bientôt, même si la fin de repas peut paraître un peu difficile, mais c'est sans doute l'effet de l'altitude ou de l'âge ...
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Bruno

14 juillet 2011

Clos des Lambrays 1999

Pour accompagner une belle côte de bœuf cuite à la casserole, l'occasion était tentante de choisir un grand bourgogne rouge. Ayant lu ça et là tout et son contraire concernant ce 'Clos de Lambrays 1999' - et surtout des crises égotiques dignes d'un nid de coucou, bien trop éloignées de ma conception du vin - je décide donc de remonter la bouteille de la cave et de l'ouvrir deux heures avant le service. Une petite lampée en primeur me fait dire qu'un carafage ne me semble pas nécessaire.
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Nous voilà donc enfin devant la belle et la bête. Clos des Lambrays Grand Cru 1999 : une robe rubis sombre peu soutenue, avec quelques reflets brun-violines. Un premier nez très épicé, sur le poivre blanc, laissant entrevoir (déjà) un joli fruité éclatant. Une courte aération révèle un nez de griottes et de cerises noires à l'alcool (kirch),  légèrement cassissées, très complexe, avec pêle-même une pointe de torréfaction, un soupçon de café, des notes fumées et de nouveau ces épices douces / la cannelle propres aux crus de Morey Saint Denis.  Impression de juste maturité (sans confiture). La bouche est vraiment digne d'un grand cru de la côte de Nuits, fruitée sur la cerise, soyeuse, profonde, élégante, bien structurée par une acidité intégrée. Belle finale florale qui montre que le vin est encore jeune, mais déjà solidement constitué et d'un équilibre entre puissance mesurée et fraîcheur du cépage. La race d'un très grand. TRES BIEN
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Bruno

21 octobre 2009

L'anniversaire de Gautier

Ce soir, pour l'anniversaire de notre "petit" Gautier, nos amis Gwenola et François ont concocté un petit menu à la bonne franquette, dans le but de passer une belle soirée et de partager quelques belles bouteilles.
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Le récipiendaire du soir

Au menu, en hommage au Hambourg-America Linie : un Hamburger au foie gras poêllé et magret grillé.
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Nous avons dégusté (et bu pour certains) les vins suivants :
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Condrieu, DePoncins 2007, François Villard : Nez frais, sur des notes vanillées malgré une légère retenue. Bouche opulente et grasse, abricotée et sur la pêche des vignes. Acidité faible mais sans molesse. Très belle finale saline, enveloppante et persistante. Une valeur sûre. TRES BIEN
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Puligny-Montrachet Premier Cru Combettes 2000, domaine Jacques Prieur : Nez assez tendu, frais et relativement floral. Bouche élégante, sur un équilibre floral et montrant des notes anisées (type céleri) non sucrées. Finale fraîche, légèrement saline, avec toutefois une pointe oxydative. BIEN+
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Clos des Lambrays Grand Cru 2003 : Nez fruité (fruits rouges et noirs), très mûr, révélant un côté boisé lié à l'élevage. Bouche très gourmande, encore sur le fruit, à peine marquée par le millésime. Légèrement réglissé. Belle structure d'ensemble, encore un peu boisée. Finale très élégante et classieuse. BIEN+++

Vollenay Premier Cru 2002, domaine du Marquis d'Angerville : Nez plus terrien que le précédent, ne sacrifiant toutefois pas au fruité. En bouche, très complexe : de la mâche, de l'élégance, de la minéralité terrienne et une belle structure. Finale très élégante, soyeuse et veloutée. TRES BIEN
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Aalto 2005, Ribera duel Duero : Changement complet de registre avec un nez explosif d'aromaticité et d'une élégance tendue (malgré encore une pointe d'élevage). En bouche, fruits noirs élégants, belle acidité qui tient le vin, tannins nombreux, encore sans doute un peu anguleux, mais n'étant déjà plus agressifs. Malgré ses 14,5°, aucune sensation alcooleuse et toujours une fraîcheur vivifiante en bouche. Belle minéralité et de la classe. LE VIN DE LA SOIREE : EXCELLENT
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Alsace Riesling Grand Cru Eichberg 2001, Paul Ginglinger : un nez magnifique, sur la cire / l'encaustique, le pétrole, les agrumes confits et une sensation de fraîcheur / tension encore présente. La bouche apparaît cependant nettement en retrait, ronde avec une certaine molesse. Courte et raide en même temps. Malgré un vin qui s'ouvre avec l'aération, j'ai été relativement déçu. BIEN
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Krug Grande Cuvée : Autant le dire de suite, je suis passé complètement à côté de ce vin, sans doute à cause d'un nez très marqué par l'ocydatif (pommes / pêche de vigne). Bouche à l'avenant, aigrelette malgré un perlant élégant. BIEN
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Un grand merci à nos hôtes d'un soir, un peu fatigués en fin de soirée ... et un très bon anniversaire à Gautier.
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Enfin, je ne résiste pas à la tentation de vous livrer la citation de la soirée, de Zabeth à propos de Pampo (notre Papy - tiens, "Pampo le Papy" ferait un beau titre de dessin animé pour les enfants !!!) :
je n'avais jamais remarqué que mon homme avait un gros trou

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Bruno