3 mars 2012

Visite chez Catherine et Philippe Delesvaux

En ce samedi matin, RDV « traditionnel » pour un voyage ligérien réussi chez Philippe Delesvaux à la Haie Longue, sur la corniche angevine. Nous sommes reçus par Catherine et Philippe.
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La visite débute par un rappel de la géographie des lieux, puis de la géologie, dans cette micro-région située aux confins de l'Anjou blanc et de l'Anjou noir. Philippe a coutume de le dire, c'est un véritable résumé de la géologie mondiale que l'on peut trouver ici, comme le montre la photo ci-dessus, témoin de la variabilité géologique du sous-sol :
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(de haut en bas et de gauche à droite) cinérite dite pierre carrée, constituée de cendres volcaniques acides agglomérées, quartz et grès
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Nous prenons ensuite la voiture de nos hôtes pour découvrir quelques lieux particuliers, sorte d'indispensable complément sur le patrimoine historico-culturel et humain avant la dégustation, bref une véritable humanité dont Catherine et Philippe nous ont gratifié. Merci beaucoup pour cette parenthèse intemporelle, qui fait que je me sens plus riche intellectuellement aujourd'hui. Juste deux illustrations
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le chevalet - restauré - de la mine des Malécots à Ardenay (et son terril),
vestiges d'un passé révolu
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l'un des moulins à vent d'Ardenay en cours de restauration
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Ensuite, place à la dégustation en trois temps, rouges, blancs et sucres.
Commençons par les rouges 
Anjou rouge, Montée de l'Epine 2010 : un vin issu de 100 % de cabernet sauvignon. Concentration, richesse élégante, fruité réglissé (petits fruits rouges acidulés) et gourmandise. Magnifique de simplicité et de spontanéïté. Très Bien
Anjou rouge, le Roc 2011 (100 % cabernet franc) : un vin de demi-corps, frais, avec un léger perlant. A attendre de toute urgence. Bien+
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Poursuivons par les blancs secs
Anjou blanc, Feuille d'Or 2008 : un nez tourbé, anisé et minéral. Belle bouche tendue, minérale, un toucher salivant. Très Bien
Anjou blanc, Authentique 2008 : même construction pour ce vin, avec toutefois un supplément de fraîcheur (menthol), de tension et de cristallinité. Belle corpulence sur un registre droit. Très Bien++
Anjou blanc, Feuille d'Or 2009 : un blanc sur un équilibre sec-tendre, présentant un joli gras bien équilibrée avec une minéralité salivante. Très Bien
Anjou blanc, Authentique 2009 : Joli volume, gras élégant, amertume noble, rôti salivant. Excellent
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Terminons enfin par les sucres
Coteaux du Layon, les Clos 2010 : un nez frais, mentholé, tourbé et charbonné à l'aération. La bouche est clairement carbonifère, rôtie, bâtie sur une belle tension (acidité). Salinité très très salivante en finale. Excellent
SGN 2008 : Opulence mais équilibre, tension minérale et amertume noble sont les caractères principaux de ce vin. Une touche de sucre candy et de zan. Magnifiquement astringent, tout en noblesse. Excellent
SGN 2009 : un vin qui m'a paru plus capiteux en attaque, plus riche et plus long. Peut-être un manque d'élégance dans son état actuel. Très longue garde à prévoir, sur un modèle « 1997 ». Aujourd'hui Bien++. A terme, excellent et plus
SGN 2010 (sur cuve) : bien sûr, c'est un bébé, mais il se dégage de ce vin un fruité type ananas confit et une richesse digne des meilleurs Sauternes. Puissance en devenir et à dompter. Déjà bien salivant en finale. Très Bien++
SGN Anthology 2010 (sur cuve) : une cuvée rarement produite, uniquement sur les très grandes années. Nez de demi-sec graphité, de fruits exotiques confits et même de pâte de fruits. Le caramel au lait est également présent. Finale tendue. Sera nul doute magnifique dans 20 ans
SGN Anthology 1997 : le (très) grand frère du précédent. Rôti, amertume noble, graphite / charbon et zan au nez. La bouche recèle une magnifique liqueur, rôtie, sur des amertumes nobles et gourmandes, des notes d'abricots secs, de zestes confits, et toujours cette sensation (en second plan) de minéralité parfaitement intégrée, qui tient le vin et l'équilibre (malgré un taux de sucres de près de 450 g/l !). Magnifique
Un grand merci à Philippe et Catherine pour leur geste aussi généreux et que discret : nous laisser cette bouteille à peine entamée, sur la pointe des pieds, presque en catimini. Bref, la spontanéité et la sincérité qui, je le pense, ressemble sans doute un peu à de l'amitié. J'essaierai d'en faire bon usage.
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Nul doute que nous reviendrons prochainement, tant pour l'accueil que pour les vins encore en élevage ...
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Bruno

2 mars 2012

Le domaine de Saint Just à St Just sur Dive (49)

Deuxième rendez-vous en ce vendredi de week-end prolongé au domaine de Saint Just, pour ce qui sera ma troisième visite (hormis les deux rencontres du Grand Tasting au cours desquelles j'avais bien sympathisé avec Arnaud Lambert).
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Malgré son absence due à un salon à l'étranger, nous avons été particulièrement bien reçus. Les bouteilles ont été ouvertes le matin même, de façon à ce qu'elles puissent s'aérer correctement. C'est vraiment très agréable de se sentir attendu, mais toujours en toute décontraction.
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Depuis quelques temps, le domaine a en charge la conduite des vignes du château de Brézé. C'est donc une dégustation comparative que nous avons effectuée.
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Les blancs
Saumur, les Perrières 2010 : (terroir limoneux sur craie / craie sablo-limono-glauconieuse micacée) un nez sur une extrême sensation de fraîcheur, citron vert confit, léger gras, notes de pamplemousse, velouté et belle acidité fine. La bouche est complètement en adéquation avec le nez. Bien++
Saumur, Coulée de St Cyr 2010 : (sol calcaire du Turonien supérieur / sables calcaires faluniers et marnes localement rubéfiées) après une légère réduction qui s'estompe rapidement, le vin apparaît sous un aspect très vineux, sérieux. Beau gras, complété par des notes fraîches type fenouil. La bouche est magnifique, sur un registre légèrement salin, traçante et tellurique, terriblement séduisante. Très Bien
Saumur, château de Brézé, château blanc 2010 : un nez très gras, mentholé, réglissé et minéral. La bouche est vineuse, peut-être un peu courte en finale. Bien
Saumur, château de Brézé, Clos David 2010 : un nez très floral, une touche de citron vert et des fragrances de menthol. La bouche est magnifique d'équilibre et de puissance, droite, précise, florale, une acidité parfaitement intégrée. Extrêmement long. Un vin qui va être difficile à conserver tant il est déjà bon aujourd'hui. Très Bien+
Saumur, les Perrières 2011 (sur cuve) : notes de pamplemousse et de citron. Le vin est reposé, dense, volumineux et traçant. Très Bien
Saumur, château de Brézé, la Rue 2010 (sur cuve) : nez très profond, séveux et sérieux. La bouche montre une structure tout en longueur, sur des notes de poire. Equilibre, acidité intégrée et sensation traçante viennent compléter mes impressions. Excellent
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Passons maintenant aux rouges
Saumur, château de Brézé 2010 : un vin tout en fruit (fruits rouges), concentré, sur le réglisse. Peut-être un léger déficit d'acidité. Bien
Saumur Champigny, Terres Rouges 2010 : (terroir limoneux sur craie / craie sablo-limono-glauconieuse micacée) un vin plus rond, plus tannique et plus concentré que le précédent. Sans sacrifier au fruité gourmand, il présente une belle structure. Bien++
Saumur Champigny, Montée des Roches 2009 : (sol calcaire du Turonien supérieur / sables calcaires faluniers et marnes localement rubéfiées) Fruits rouges mûrs et intenses, quelques notes d'épices douces. La bouche est à la fois moelleuse et tendue, les tannins montrent une astringence noble pleine de promesses. Très Bien
Saumur Champigny, Clos Moleton 2008 : (sol calcaire du Turonien supérieur / sables calcaires faluniers et marnes localement rubéfiées) un nez fumé, sur la pâte d'amande et la réglisse, des notes de fruits (rouges et noirs) mûrs. Très belle bouche minérale, les tannins sont très frais et très élégants, enrobés par un gras élégant. Les épices sont présentes. Très longue persistance, sur un registre enveloppant. Très Bien++
Saumur, château de Brézé, Clos du Tue-Loup 2010 : Excellence de ce vin mêlant les fruits rouges, une pointe lactée élégante, une belle minéralité, de la mâche et un toucher de bouche sur un registre frais et très long. Excellent
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Pour finir, un "petit liquoreux", le coteaux de Saumur, Clos Bonne Nouvelle 2009 du château de Brézé : le nez est rôti et confit, sur un équilibre qui m'évoque le doux-amer. En bouche, zestes d'agrumes, fraîcheur et moelleux. Bien++
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Un grand merci à l'équipe du domaine de Saint Just pour sa disponibilité, son accueil et sa prévenance.
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A très bientôt pour une nouvelle dégustation.
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Bruno

Pierre Sourdais à Cravant les Coteaux (37)

C'est un domaine que je connais depuis 2004, année où nous avions passé une semaine dans l'un de ses gîte maintenant réservé à ses enfants (qui travaillent sur le domaine).
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Situé à Cravant les Côteaux, le domaine Pierre Sourdais possède 27 ha de vignes caractérisés par une grande variété de sols, dépôts légers de la vallée de la Vienne (gravières), coteaux et plateaux argilo-calcaires ou siliceux. Le domaine est actuellement en cours de certifiiation « bio ».
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Nous sommes reçus en ce vendredi matin un peu brumeux par Pierre Sourdais en personne, un personnage très attachant, un peu original (il a creusé un véritable caveau dans le tuffeau, sous son chais), amoureux de son métier, et qui sait transcender les qualités du cabernet franc suivant les terroirs.
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Place donc à la première dégustation d'un week-end ligérien riche.
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Chinon, les Rosiers 2010 : (jeunes vignes de terrasses des bords de Vienne - élevage en cuve) l'archétype du vin de plaine et de graviers, frais, vif, très fruits rouges, de demi-corps et gouleyant. Un vin simple mais très bien fait ... et pour un prix modique (5,10 €). Bien+
Chinon, tradition 2010 : (assemblage de vignes de plaine et de coteaux, âges multiples - élevage en cuve) belle sensation vineuse générale. Légère perception boisée qui traduit en fait une pointe de réduction. Un vin plus sérieux qui sait rester frais. Toujours ces fruits rouges. Bien+++
Chinon, tradition 2009 : un vin que j'ai personnellement trouvé un peu en retrait du précédent, sans doute plus mou (manque d'acidité lié au millésime). Bien
Chinon, cuvée Stanislas 2008 : (sols argilo-calcaires et siliceux, vignes âgées jusqu'à 60 ans - élevage en foudres de chêne, entre 12 et 18 mois) très vineux, sur un équilibre entre tannins, acidité et fruits mûrs. Profond, avec une sensation réglissée des plus agréables. Très persistant en finale. Sans doute le plus beau vin de la série pour moi. Très Bien+
Chinon, cuvée Stanislas 2009 : un vin qui apparaît plus volumineux, sans doute un peu dissocié en l'état mais tous les constituants sont présents pour un bel avenir. Jolis tannins encore à polir. Bien+++
Chinon, les Boulais 2009 : (sélection parcellaire issue d'un plateau dominant le Vieux Bourg, sur terrains argilo-calcaires avec cornuelles, pierres blanches et dures - vignes de plus de 50 ans - élevage en fûts comme la cuvée Stanislas). Une cuvée qui n'est produite que les grandes années. Bâti sur une structure tannique impressionnante, mais qui ne sacrifie en rien à la fraîcheur et à l'équilibre. Belle acidité intégrée. Très élégant. Garde de 10 ans obligatoire, mais sera Très Bien à terme.
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Voilà, nous prenons quelques cartons, avant de quitter la Touraine pour la région voisine de l'Anjou blanc. Suite de notre périple très prochainement.
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Bruno

26 février 2012

Un week-end d'anniversaires

Retour en Normandie ce WE pour fêter en famille un ensemble d'anniversaires - et le baptême de mon dernier couteau, le Vellave : le "petit" a 20 ans, sa nièce 24, sa grand-mère un peu plus et votre serviteur n'est plus qu'à 10 ans d'une retraite bien méritée (enfin, si nos futurs dirigeants ne nous en remettent pas encore une couche !).
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Ambiance ...
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Ce week-end fût également l'occasion d'une courte visite sur la tombe de mon pépé et de ma mémé, et sur la stelle de mon parrain, pour me rendre compte que le temps passe toujours trop vite et qu'il ne faut pas prêter attention aux pollueurs de vie qui encombrent le web. A tous, profitez de la vie tant qu'elle est présente et les souvenirs, si agréables puissent-ils être, ne remplaceront jamais une présence réelle.
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Donc, à l'occasion de ces repas familiaux, sur deux jours, de bons petits plats, une bonne ambiance et quelques bouteilles.
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Riesling Grand Cru Pfersigberg 2005, domaine Paul Ginglinger : un premier nez qui pétrole, puis, après aération, des notes plus riches (agrumes confits et miel), plus minérales et plus profondes. La bouche est magnifique de puissance et d'équilibre. Très minérale, sur des notes veloutées, et se terminant par des amers salins très agréables. L'étoffe d'un très grand vin en devenir. Excellent.
Saint Joseph, la Gloriette 2008, domaine Philippe Faury : beau nez de syrah, sur les fruits rouges acidulés, la violette, une pointe d'épices douces. La bouche est jeune, tonique, toujours fruitée. Belle sensation de salinité et d'épices. Finale vibrante. Très Bien.
Gevrey-Chambertin, Premier Cru Clos Prieur 2004, domaine Rossignol-Trapet : une robe rubis sombre et profonde. Un nez très gibriaçois, sur les fruits rouges et noirs sur un fond de cassis / cerises et une touche fumée. La bouche est dense et élégamment charpentée, avec des notes de fruits noirs, de ronce et de réglisse, sur un registre légèrement fumé. Les tannins sont présents, mais élégants et fins. Peut-être une très légère astringence (mais pas prégnante) en finale. Beaux amers sapides. Finale très tellurique. Très loin de l'image d'Epinal du 2004 végétal. Excellent.
Saint Emilion Grand Cru, château Carteau, Côte Daugay 2005 (servi en magnum) : changement complet de catégorie avec ce vin très tannique, marqué par des notes de résineux et de cèdre. La bouche est bien construite, mais encore peu causante. Finale qui révèle l'élevage, avec un boisé encore bien présent. A conserver d'urgence.
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Voilà, un très beau dimanche en famille, le temps d'oublier les soucis quotidiens. Dire que certains voudraient nous supprimer le repos dominical pour le pretexte (fallacieux s'il en est) de gagner plus. Quelle escroquerie intellectuelle.
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Bruno

18 février 2012

Le jeune qui a fêté son anniversaire

Un titre en forme de boutade pour paraphraser et - surtout - contredire le roman  qu'un couple d'amis m'a offert à l'occasion de cette (première) soirée anniversaire ...
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Au menu de ce soir :
     - amuse-bouches variés
     - chaud-froid de la mer (joues de cabillaud snackées et noix de St Jacques en carpaccio d'huile de truffe blanche)
     - lapin à la moutarde, et ses tagliatelles fraîches
     - plateau de fromages
     - fruits exotiques frais, tarte aux pommes et au gingembre, cannelés
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Les vins servis :
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En apéritif,
Crémant du Jura, domaine Baud : un nez sur la framboise, la mirabelle et les petits fruits rouge. Bouche assez vive, fraîche, de demi-corps, sur la framboise et la groseille, avec une complexité intéressante alliant velouté et amertume. Finale légèrement douce. Bien++
La surprise de François / le joker d'apéritif, un Touraine ? 2006, domaine Vincent Ricard : un nez riche, très typé sauvignon, sur le buis, la groseille, les zestes d'agrumes (albedo). La bouche offre un joli velouté associé à une belle acidité de structure, sur des notes citronnées. Finale très salivante, laissant transparaitre quelques sucres résiduels. Bien+++
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Avec l'entrée,
Saint Peray, Fleur de Crussol 2008 : magnifique nez typé chardonnay, sur une réduction et une amertume nobles. En bouche, c'est grillé et réglissé. Beau volume global pour ce vin qui présente une finale interminable, vibrante, tellurique. Excellent.
Corton Charlemagne Grand Cru 2003, domaine Rapet : un nez d'abord très réduit, presque muet. Avec l'aération, des notes de chardonnay (amandes amères) apparaissent, en même temps qu'une impression lactée peu avenante. La bouche est malheureusement au niveau du nez, à savoir assez dissociée, lactée, présentant une forte amertume mais également une finale un peu chaude. Effet millésime ou problème de bouteille. Assez Bien.
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Avec le plat,
Volnay-Santenots 2002, domaine Nicolas Rossignol : nez sur les fruits rouges, une impression fumée assez intense et une sensation de concentration. En bouche, malgré cette extraction semble-t-il un peu forcée, la structure est en retrait, bien faite, mais manquant un peu de profondeur et de puissance. Finale agréable et tendue. Bien+
Saint Joseph, Clos des Cuminailles 2007, domaine Pierre Gaillard : une première sensation de richesse et de maturité. Beau fruité (cassis) intense au nez, complété par des notes de violettes, sur une épice douce. La bouche est gourmande, élégante, fraîche et tendue. Léger gras. Seuls les tannins encore un peu saillants trahissent la jeunesse du vin. Excellent.
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Avec les fromages,
Retour sur les blancs avec un Lirac 2010, domaine du Joncier : très grosse aromaticité au nez, quoique sachant rester fraic. Fragrances de végétal noble. La bouche est équilibrée, entre rondeur et vivacité (présence de Bourboulenc). Finale très persistante. Très Bien.
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Avec les pâtes persillées (Stilton et Roquefort Baragnaudes), un magnifique Coteaux du Layon, SGN 1996, Philippe Delesvaux : le paragon du SGN, bâti sur un substil équilibre entre acidité et sucres, entre corpulence et élégance. Bref, c'est rôti, miellé, tendrement tourbé, des notes exotiques et une pointe truffée au nez. En bouche, c'est complexe, à la fois sphérique et tendu, avec une minéralité schisteuse terrienne vibrante. Finale complexe et interminable sur des notes de malt, de tourbe et des amers nobles. Magnifique.
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Avec les fruits exotiques,
Sur les conseils de David R, j'ai servi un Muscat Ottonel, TBA n° 5, Zwischen den Seen, Weinlaubenhof Kracher : un nez qui explose sur les agrumes amères et le pamplemousse, le sucre candy, le tout étant complété harmonieusement par une impression de salinité. La bouche est en accord parfait avec le nez (et avec les fruits exotiques), très complexe, sur les zestes d'agrumes, des notes florales et un léger fumé. Magnifiquement droit. Longueur superlative. Excellent+++.
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Avec les tartelettes aux pommes et les cannelés,
Pacherenc du Vic Bihl, château Bouscassé, cuvée Brumaire 2007 : Sans doute un peu desservi par l'ordre de service mais ce dernier vin s'est révélé avec l'aération. C'est rôti, élégamment gras, construit sur une ossature très minérale / tourbeuse. On y décèle des notes d'abricots, de fruits exotiques et même de truffe. Malgré sa charge en sucres, cela reste buvable et digeste. Très Bien.
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Voilà, un grand merci à l'ensemble de nos convives pour cette soirée placée sous le signe de l'amitié et à très bientôt.
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Bruno

17 février 2012

Un nouveau couteau (épisode x)

Fidèle à une certaine réputation d'excessivité que certains me reprochent parfois (je préfère quant à moi le terme de "fidélité à mes convictions"), voilà que j'ai de nouveau craqué pour un couteau pliant. Après la Corse, me voilà de retour en métropole avec ce Vellave, issu de l'atelier "L'âme Forgée" tenu par Philippe Jourget et  Benoit Maguin, et situé au Puy en Velay (Haute-Loire).
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Il s'agit d'un (petit) couteau artisanal des montagnes du Velay, lame en acier inox 12C27, manche en cocobolo, un bois de couleur brun-rougeâtre (fréquemment veiné) originaire d'Amérique centrale, qui a la particularité de posséder une densité supérieure à 1 (donc il coule !) - utilisé fréquemment pour la réalisation de guitares et autres instruments de musique, des pièces d'échec - un ressort 'lisse' sans guillochage, magnifique dans sa simplicité, et une finition du logement de la lame de la même qualité.
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Place maintenant à quelques photos.
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vue d'ensemble
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la lame en acier inox 12C27
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le manche recto / verso
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le couteau fermé
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enfin, le ressort et le logement de la lame
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C'est promis, je vais maintenant être sage, car il faut aussi savoir choisir entre boire ou couper.
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Bruno

5 février 2012

Il faut bien se réchauffer l'esprit !

A l'heure où les médias découvrent qu'il fait froid en hiver, et que parfois même il neige ailleurs que sur les pistes de ski de Courchevel qu'ils fréquentent assidûment, ce fût pour nous l'occasion d'un week-end cocooning.
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Un vendredi après-midi consacré à la lecture d'un magnifique ouvrage, plein de sensibilité, de justesse et de subtilité : « Staccato » de Michel Gros Dumaine, publié aux éditions « les Penchants du Roseau ». Se glisser dans le cerveau d'un homme atteint par la maladie d'Alzheimer, voilà le challenge qu'a su relevé l'auteur, et d'une manière pudique admirable. Une première lecture rapide m'a laisse sans voix : écriture efficace, style court et rythmé, quelques passages magnifiques / nostalgiques qui m'ont rappelé mes vacances chez mes grands-parents, et de beaux moments d'émotion. Je pense que je reprendrai une seconde lecture, plus attentive et plus lente, pour mieux m'imprégner de cette écriture sobre et intense, mais ô combien efficace. J'ai - sur les conseils de mon ami Laurent / Enzo qui m'a très justement recommandé ce livre - été proprement conquis.
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Passée la nourriture spirituelle, il fallait bien équilibrer les forces avec quelques bouteilles, en attendant les prochains anniversaires qui débuteront dès la semaine prochaine. Donc, pêle-mêle, quelques impressions de dégustation :
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Saint Joseph blanc 2009, domaine Philippe Faury : une robe jaune pâle très brillante. Un nez qui m'évoque un bouquet de fleurs capiteuses (type jasmin, lys), la violette, une pointe abricotée et une sensation de salinité (très léger perlant ?). En bouche, c'est gras, opulent mais droit. On retrouve ces notes orientales, mais bien équilibrées par une acidité large et une salinité vivifiante, qui s'intensifie en finale. Relativement persistant. Un vin typé "sud" mais qui ne fatigue pas les papilles. Très Bien.
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Saumur Champigny, Montée des Roches 2006, domaine de Saint Just : une robe dense, profonde et sombre. Un premier nez qui révèle une grande droiture. Puis arrivent des notes kirschées et une sensation d'épices douces, le tout enveloppé par un élevage encore présent mais élégant. En bouche, c'est riche et long, avec des tannins civilisés, presque chocolatés. La sensation générale est onctueuse, avec une puissance maîtrisée et équilibrée. Beau fruité sur les cerises et, en arrière-plan, le poivron bien mûr. Finale sur une amertume salivante et croquante. Léger boisé encore perceptible. Très Bien.
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Vacqueyras, cuvée Floureto 2004, domaine du Sang des Cailloux : une robe dense également, plus profonde encore, plus violine. Quelques traces d'évolution sont perceptibles. Un nez très sudiste, mûr (fruits rouges et noirs), une pointe de réglisse, d'épices et de plantes aromatiques. La bouche est particulièrement corpulente, gourmande, très solaire. Les tannins possèdent un toucher de bouche soyeux. Belle finale qui "chauffe" malgré tout un peu. Bien+++.
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Nous voilà donc prêt pour une nouvelle semaine dans le froid polaire, au propre comme au figuré puisque la température du laboratoire va, cette semaine encore et en toute impunité (apparemment, l'inspection du travail est aux abonnés absents depuis maintenant quelques temps), osciller entre 10 et 15°C (et pas de ministre ni de Président pour venir ... recueillir quelques voix !).
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Vivement la fin !
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Bruno