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12 novembre 2015

Visite et dégustation chez Catherine et Philippe Delesvaux (49)

Comme toujours, une visite chez Catherine et Philippe permet de partager plus que quelques centilitres de vins. J'en veux pour preuve ces quelques clichés qui reflètent la géographie, l'histoire et le terroir de cette micro-province coincée entre Anjou blanc et Anjou noir.

Il y a d'abord le Layon et son lavoir, à Chaudefonds sur Layon

puis les moulins d'Ardenay

le puit de l'ancienne mine d'Ardenay, qui donne sur les vignes ...


avant de débuter la dégustation proprement dite ...

Les rouges
Un Anjou rouge le Roc 2014 f(cabernet franc) très croquant sur les fruits rouges, avec une belle maturité, une belle mâche et un style gourmand en bouche. Beau retour sur des amers nobles. Très bien +
Un Anjou rouge Montée de l'Epine 2014 (cabernet sauvignon) toujours fruité mais plus profond et plus dense. Cassis et pointe de vanille. Tannins présents mais civilisés, soyeux, préfaçant une belle élégance à terme. Un vin de gastronomie, terminant sur une finale saline. Excellent

Les blancs
Un Anjou blanc Feuille d'Or 2013 floral et très tendre, avec une sensation très agréable de rondeur. Bouche qui me paraît tendre-sec (sans sucres résiduels), à la minéralité fine et traçante. Finale à l'avenant, tendrement beurrée. Excellent
Un Anjou blanc Authentique 2013 plus compact aujourd'hui mais montrant un potentiel cristallin authentique ! Très grande allonge, avec toujours cette dualité intégrée de tendresse et de tension. Excellent +

Les sucres
Un Coteaux du Layon passerillé 2013 qui possède un nez de sec, avec ce supplément aromatique du botrytis. Bouche de demi-corps, plutôt sur un équilibre demi-sec. Très bien
Un Coteaux du Layon les Clos 2011 avec un très joli nez rôti de botrytis, complété par un fruité très élégant. Bouche de belle viscosité, montrant un équilibre sucres / acide optimal. Finale saline avec un supplément de peps. Excellent
Un Coteaux du Layon SGN 2011 dans la même veine que le précédent, certes plus liquoreux et plus dense mais ne sacrifiant en rien à l'élégance et à la buvabilité. Excellent +
Un Coteaux du Layon SGN 2010 plus corpulent et plus riche encore, mais toujours porté par cette acidité et cette minéralité qui allongent le vin. Excellent ++
Un Coteaux du Layon Anthologie 2010 sur des notes de figues séchées ayant macéré dans un vieux cognac. Une véritable liqueur de caramel avec des saveurs de cognac. Reste ultra-frais en finale. Un véritable digestif. Exceptionnel
Enfin, nous terminons sur un Coteaux du Layon SGN 1995 présentant un nez complexe, fondu, tertiaire sur l'encaustique de noble origine. Bouche magnifique, totalement prête à boire. Finale étonnement fraîche et étirée sur des notes mentholéés. Que dire de plus : magnifique !

Encore une fois, les vins de Philippe et Catherine nous ont émerveillé, mais pas que puisque leurs géniteurs nous ont encore gratifié d'un geste d'une rare élégance, nous laisser le SGN 1995 pour l'apéritif. Merci à tous les deux.

En guise de conclusion, je ne résiste pas à la tentation de reproduire ici leur mail reçu dimanche, pour bien vous montrer que le vin n'est qu'un prétexte :

A défaut de pouvoir changer ce qui a été fait, on peut quand même aimer,  ce que l'on fait, les autres, ce qui nous entoure. Personne ne peut nous enlever cela. Une autre forme de résistance. Opposer l'amour à la haine. Pas si utopique...
Une grande balade dans les coteaux cet après-midi, à respirer et aérer les corps et les esprit, équilibrer cette grande tristesse qui nous a envahis et nous submerge encore...
Et surtout, sachez que ces visites, échanges, moments partagés ne sont pas anodins : c'est ce qui nous porte ! 
Merci ! Prenez soin de vous...

Un seul mot : chapeau ... et à très bientôt en terres angevines.


Pour finir en beauté, avant de rejoindre notre chambre d'hôtes, quatre vues de l'abbatiale de Cunault


Bruno

18 mai 2014

Yin et yang

Ce week-end normand fût une nouvelle fois l'occasion de taster quelques vins, avec des réussites partagées.
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Morgon, Côte du Py 2009, Jean Marc Burgaud : Un nez de fruits mûrs, mais c'est à peu près tout. Belle attaque ronde en bouche, vite remplacée par une très forte acidité. Tannins raides et asséchant. Manque évident de fond tant le côté 2009 fait trop vite place â une finale totalement dissociée. Une relative déception. Bien
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Anjou Villages, 2010, Domaine aux Moines (Tessa Laroche) : Nez complexe , sur les fruits mûrs (cerises) et une sorte d'acidité / amertume type poivrons bien mûrs. Un côté presque réglissé en sus. Attaque en bouche franche, droite, avec une enrobage élégant des tannins (abondants) qui restent à polir (eu égard à l'âge du vin). Amertume noble très légèrement glycérinée, qui étire le vin en une finale fraîche et salivante. Tannins crémeux. C'est très beau. Très bien +
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Bruno

12 janvier 2014

La routine quoi !

Un week-end particulièrement riche avec trois repas consécutifs.
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En "before", pour fêter la fin de semaine, un Anjou rouge, 2010, domaine aux Moines : très beau cabernet franc mûr, donc sans verdeur malgré le caractère variétal qui pourrait paraître raide, une grosse charge tannique déjà civilisée, crémeux, profond, intense et persistant. Excellent
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Qui dit "pièce de boeuf de noble origine" dit vin rouge. Donc, un Saint Joseph, la Gloriette 2007, domaine Faury : un nez typique de la Syrah, sur la violette confite, intense, épicée à souhait, un soupçon d'enrobage en sus. La bouche est particulièrement suave, les tannins enrobés et lactés, une trame acide étirant le vin. C'est ample et élégant. Très Bien ++
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En apéritif : Riesling trocken, Tonschiefer 2012 : un nez d'une finesse superlative, très floral (notes de poires et de fleur de pêcher), frais, sur la menthe perlante (typé menthos) et la poudre de riz, avec une sensation minérale forte et fine. Hydrocarbures évanescents mais présents et apportant une complexité supplémentaire. Attaque en bouche vive, une pointe de rondeur en complément. C'est tendu, vibrant, floral, toujours sur le jus de poire. Légère sensation de sucres, parfaitement équilibrée. Belle puissance minérale fine, mentholée. Finale longue, poudrée, terriblement salivante. Excellent ++
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Avec une entrée de noix de St Jacques en deux présentations (snackées, carpaccio à l'huile de truffes) : Savennières, Roche aux Moines 1994 (carafé 3 heures) : un nez suave, assez miellé, profondément tellurique et très sérieux. En bouche, on retrouve une belle complexité, ronde et traçante, miellée, sur une grosse minéralité et une aromaticité affirmée. Finale qui a du grain, presque tannique". Alliance de la puissance et de l'élégance. Très Bien ++
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Avec une épaule d'agneau, gratin dauphinois et d'endives : deux vins ont été "testés", sur des registres totalement différents.
1/ Un Chateauneuf du Pape 2008, domaine Charvin (carafé 4 heures) : un nez très aromatique, fruité intense, assez poivré, une pointe de thym, de garrigue et de prune. La bouche est tendue, apparemment de demi-corps certes mais bien construite. Tannins présents, un peu crémeux, enrobés dans une acidité de structure mesurée et une épice intense évoquant la Syrah. Equilibre général sur une grande buvabilité. Même pour mon palais plus bourguignon, ce vin est Excellent
2/ Un Côte Rôtie 2004, J.P. et J.L. Jamet : plus de profondeur et plus de structure au nez, puissant, sur les fruits noirs, une touche fumée, des notes animales évanescentes et un côté végétal noble. La bouche est plus sphérique, épicée et suave, mais tenue et tendu par une grosse acidité. Les tannins sont fondus, avec un très beau fruité et une floralité intense (fleurs capiteuses). Notes de tabac. Très grande longueur en bouche. Deux vins, deux visions et le même plaisir de boire (dommage que l'accueil ne soit pas au niveau du vin : ICI). Excellent
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Avec une galette aux fruits confits : Riesling Auslese ***, Erdener Prälat 1994, Jos Christoffel : très beau nez léger, frais, complexe, sur des notes exotiques, le pamplemousse et une touche mentholée. Les touches pétrolées sont très légères. La bouche est construite sur un équilibre d'artiste, "énorme" acidité équilibrée par une sucrosité élégante, une charge minérale intense et une impression de richesse et d'opulence. Très grande gourmandise. Finale fraîche, intensément longue, une touche miellée et surtout des notes exotiques extrêmement persistantes. Excellent +
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Au final, une très grand soirée au cours de laquelle les vins se sont révélés sous leurs meilleurs auspices.
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Bruno

11 octobre 2012

Un sacré retard de compte-rendu !

En ce début d'automne, une sorte de paresse intellectuelle m'a envahie depuis quelque temps. J'en veux pour preuve ce sacré retard de compte-rendu. Et non, je ne me suis pas (encore) mis au Vittel !
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Donc, pour remédier à ce manque, quelques impressions livrées pêle-mêle et de mémoire.
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Saint Joseph blanc, 2010, domaine Faury : un magnifique nez à la fois aromatique, aérien et floral, avec de très belles senteurs de menthol, d'eucalyptus et d'agrumes bien mûrs. La bouche est complexe, assez ronde, grasse et très aromatique, mais surtout équilibrée et tendue par une acidité claquante et vibrante. Magnifique amers nobles qui étirent le vin. Excellent.
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Saint Peray, les Pins 2011, domaine Bernard Grippa : un vin décevant, manquant cruellement de tension et d'acidité. Malgré une entame plutôt saline, le gras du vin est (trop) prenant. C'est fatigant. Moyen.
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Saint Joseph rouge, 2009, domaine Faury : un nez très expressif, sur les fruits rouges bien mûrs, une sensation de salinité en supplément. La bouche est étonnamment tendre, ronde, fine, presque de demi-corps. C'est à la limite assez gouleyant. Charge tannique modérée et très civilisée. Un vin plus simple que lors de la dégustation d’août chez le producteur, mais très agréable à boire. Bien++.
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Chiroubles, 2010, domaine Jean Louis Chapuy : plaisir classique avec ce cru du Beaujolais qui joue sur un registre d'élégance et de finesse. Quelques jolis tannins enrobés viennent équilibrer l'acidité variétale. Notes fruitées de bon aloi. Toujours très bon. Très Bien.
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Pic St Loup, Ermitage du Pic St Loup, Tour de Pierres 2010 : Le nez est très complexe, très sudiste mais dégage également une sensation de fraîcheur : fruits noirs, garrigue, orange sanguine, épices douces et menthol / eucalyptus. Une pointe supplémentaire de perlant ne m'empêche pas d'y reconnaitre également la violette. Bouche qui présente une matière séveuse et des tannins qui commence à ressortir (début de fermeture du vin ?). C'est tendu par une acidité bien équilibrée. Vin de demi-corps qui termine par une sensation d'épices douces en finale. Très Bien++.
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Et à l'occasion d'un apéritif (pas mal arrosé) qui s'est (un peu) prolongé dans la soirée ...
Un Champagne Laurent Perrier assez ancien : équilibre semi-oxydatif, léger perlant encore perceptible, notes miellées. C'est doux et d'une grande buvabilité. Très Bien.
Un Anjou rouge, 2004, domaine aux Moines : le grand frère du 2010. C'est très fruité, avec une touche de minéralité / rusticité salivante au nez. Notes de poivrons murs. La bouche est à la fois sur le fruit et tannique. Les épices douces, une sensation crémée et un joli fruit en font un vin complexe et très agréable. Très Bien.
Un Barsac, château Coutet, 1984 : belle révélation que ce vin dans un millésime peu recommandable. Notes grillées et rôties au nez, un peu miellées. Malgré une structure en retrait, le vin est élégant. Il a partiellement mangé ses sucres. C'est simple mais bien fait et encore largement buvable. Bien+.
Un Vouvray Moelleux Réserve, 1989, Foreau : un nez très complexe et évolué, sur une trame de craie. J'y crois reconnaître le miel, le sucre chaud et les abricots confits. En bouche, c'est tendu, ciselé, sur un équilibre de grande liqueur. Complexe à souhait. Excellent+.
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Bruno

27 juillet 2012

SOS amitié !

Quand un ami se retrouve seul à Paris, en pleine canicule de juillet, réquisitionné pour un nouveau contrat, alors que son épouse se prélasse au soleil du Léon, que faire ? On ne peut décemment pas le laisser avec son désespoir. Ni une ni deux, nous organisons une petite soirée sur le pouce, à la bonne franquette.
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Pour l'occasion, nous avons dégusté et bu quelques belles bouteilles.
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A l'apéritif, un Condrieu 2007, domaine Faury : nez relativement fin et frais, sur les fruits jaunes murs (abricots). La bouche est assez sphérique, gourmande, fraîche, très saline. Belles notes d'épices douces et de menthe. Belle finale longue, sur des notes abricotées légères. Très Bien
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Avec des carottes rapées, un Vin de Pays de la Principauté d'Orange, cépage viognier 2008, domaine de la Janasse : un nez vibrant, marqué par une amertume noble, presque sur le zan, les abricots, le tout dégageant une impression similaire au précédent vin, en plus corpulent et plus élégant. La bouche est à l'avenant du nez. C'est particulièrement frais, charpenté, élégant ... et l'ensemble dégage une amertume exceptionnelle, presque à l'instar d'un blanc de Bourboulenc. Finale vibrante, salivante, saline, gourmande ... et interminable. Magnifique
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Avec un poulet confit au citron et ses légumes, un Anjou rouge 2010, domaine Philippe Delesvaux : dès le premier nez, on est frappé par la sensation de maturité du raisin. Ca respire le soleil, les fruits noirs croquants et gourmands qu'une pointe de perlant résiduel ne vient pas gâcher. La bouche est un peu évoluée, sur des notes un peu animales associées à un fruité gourmand (fraises écrasées, cerises noires). Finale qui montre un toucher de bouche / un grain de bouche agréable. Très Bien
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Avec une glace aux spéculoos et pêches plates, un Touraine, cuvée L'Effrontée 200, Vincent Ricard : magnifique nez montrant une complexité et une grand richesse d'arômes : agrumes jaunes, pêches de vigne, fruits exotiques, épices douces, miel. La sensation de sucres est très limitée à ce stade. En bouche, c'est magnifique de richesse et d'élégance, le tout équilibré par une tension acide magnifique. Liqueur de classe noble. Finale vibrante, qui claque sur la langue, en laissant une impression de fraîcheur et de longueur. Magnifique sauvignon moelleux
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Voilà, pour passer le tout, un petit calvados "réserve ancestrale" de Roger Groult (marqué par une liqueur sur des notes de tabac blond, de miel et de pommes) qui nous mènera jusque tard dans la nuit, profitant d'une averse salvatrice qui a agréablement rafraîchit l’atmosphère.
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Matin calme pour récupérer avant de reprendre les hostilités dès demain midi.
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Un grand merci à l'ami François pour cette soirée marquée par l'amitié.
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Bruno

2 juin 2012

Maîtresses de chai !

N'ayez pas peur, ce blog n'a pas changé pour une catégorie un peu plus légère ! Non, il s'agit juste d'un salon organisé par Jeanne Galinié (Versant Vin), au Marché des Enfants Rouges.
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Me voilà donc invité par Tessa Laroche du domaine aux Moines, pour une dégustation des Savennières du domaine (que je suis toujours très attentivement).
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Nous débutons par le Savennières  Roche aux Moines 2010 : un nez très floral, une belle présence d'agrumes (oranges), frais, tendu et "sur le fruit". En bouche, le vin est frais, fin, floral, sur des notes citronnées légères. Belle minéralité. Finale saline, traçante et tendue. Excellent
Puis nous goutons un Savennières Roche aux Moines 2004 : sur un équilibre plus rond et déjà plus évolué. C'est très aromatique, presque exotique, une pointe de pomme miellée (légère oxydation). L'attaque en bouche est ronde, avec une belle acidité compensée par un joli gras. Finale sur des amers agréables, presque fenouillés. Bien++
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Nous terminons cette courte dégustation par un Anjou-Villages rouge 2010 : un nez sur des fruits rouges très murs (groseilles), une sensation de kirsch sans le côté alcool. Très belle entrée en matière. La bouche est sur le fruit, très gourmande, une pointe d'épices douces. Les tannins sont lactés, droits. Finale sur une impression fraîche légèrement perlante, saline et minérale. Très Bien
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Pour les personnes intéressées, le salon est ouvert demain dimanche de 10h30 à 17h00.
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Bruno

18 mars 2012

L'archétype du vin de copain !

De retour de la projection du film "Entre les Bras", qui, par touches, retranscrit avec pudeur et justesse la complicité de deux grands chefs et l'ambiance d'une table d'exception que j'ai eu la chance de connaître deux fois, il n'était pas question de laisser un joli carré de porc cuit à la cocotte sans accompagnement.
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Donc, nous avons donc bu un Anjou-Village, Montée de l'Epine 2010, domaine Philippe et Catherine Delesvaux : après un léger perlant à l'ouverture (et qui disparaît très rapidement), le nez développe immédiatement un côté fruits rouges intense, gourmand et rafraichissant (cerise burlat). La bouche est simple mais terriblement gourmande, entre les fraises écrasées et cerises mûres, une pointe réglissée / veloutée en supplément. Les tannins sont d'une élégance extrême, et accompagnent avec bonheur un côté acidulé vivifiant. Finale gourmande et droite, avec une touche de minéralité et de fumé de bon aloi, présente une très légère sucrosité qui apporte un supplément de structure au vin, sans outrance. Finalement, quand il n'est pas maquillé par un élevage outrancié, le cabernet sauvignon peut être bon, fruité et élégant. J'adore !
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Bruno

3 mars 2012

Visite chez Catherine et Philippe Delesvaux

En ce samedi matin, RDV « traditionnel » pour un voyage ligérien réussi chez Philippe Delesvaux à la Haie Longue, sur la corniche angevine. Nous sommes reçus par Catherine et Philippe.
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La visite débute par un rappel de la géographie des lieux, puis de la géologie, dans cette micro-région située aux confins de l'Anjou blanc et de l'Anjou noir. Philippe a coutume de le dire, c'est un véritable résumé de la géologie mondiale que l'on peut trouver ici, comme le montre la photo ci-dessus, témoin de la variabilité géologique du sous-sol :
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(de haut en bas et de gauche à droite) cinérite dite pierre carrée, constituée de cendres volcaniques acides agglomérées, quartz et grès
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Nous prenons ensuite la voiture de nos hôtes pour découvrir quelques lieux particuliers, sorte d'indispensable complément sur le patrimoine historico-culturel et humain avant la dégustation, bref une véritable humanité dont Catherine et Philippe nous ont gratifié. Merci beaucoup pour cette parenthèse intemporelle, qui fait que je me sens plus riche intellectuellement aujourd'hui. Juste deux illustrations
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le chevalet - restauré - de la mine des Malécots à Ardenay (et son terril),
vestiges d'un passé révolu
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l'un des moulins à vent d'Ardenay en cours de restauration
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Ensuite, place à la dégustation en trois temps, rouges, blancs et sucres.
Commençons par les rouges 
Anjou rouge, Montée de l'Epine 2010 : un vin issu de 100 % de cabernet sauvignon. Concentration, richesse élégante, fruité réglissé (petits fruits rouges acidulés) et gourmandise. Magnifique de simplicité et de spontanéïté. Très Bien
Anjou rouge, le Roc 2011 (100 % cabernet franc) : un vin de demi-corps, frais, avec un léger perlant. A attendre de toute urgence. Bien+
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Poursuivons par les blancs secs
Anjou blanc, Feuille d'Or 2008 : un nez tourbé, anisé et minéral. Belle bouche tendue, minérale, un toucher salivant. Très Bien
Anjou blanc, Authentique 2008 : même construction pour ce vin, avec toutefois un supplément de fraîcheur (menthol), de tension et de cristallinité. Belle corpulence sur un registre droit. Très Bien++
Anjou blanc, Feuille d'Or 2009 : un blanc sur un équilibre sec-tendre, présentant un joli gras bien équilibrée avec une minéralité salivante. Très Bien
Anjou blanc, Authentique 2009 : Joli volume, gras élégant, amertume noble, rôti salivant. Excellent
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Terminons enfin par les sucres
Coteaux du Layon, les Clos 2010 : un nez frais, mentholé, tourbé et charbonné à l'aération. La bouche est clairement carbonifère, rôtie, bâtie sur une belle tension (acidité). Salinité très très salivante en finale. Excellent
SGN 2008 : Opulence mais équilibre, tension minérale et amertume noble sont les caractères principaux de ce vin. Une touche de sucre candy et de zan. Magnifiquement astringent, tout en noblesse. Excellent
SGN 2009 : un vin qui m'a paru plus capiteux en attaque, plus riche et plus long. Peut-être un manque d'élégance dans son état actuel. Très longue garde à prévoir, sur un modèle « 1997 ». Aujourd'hui Bien++. A terme, excellent et plus
SGN 2010 (sur cuve) : bien sûr, c'est un bébé, mais il se dégage de ce vin un fruité type ananas confit et une richesse digne des meilleurs Sauternes. Puissance en devenir et à dompter. Déjà bien salivant en finale. Très Bien++
SGN Anthology 2010 (sur cuve) : une cuvée rarement produite, uniquement sur les très grandes années. Nez de demi-sec graphité, de fruits exotiques confits et même de pâte de fruits. Le caramel au lait est également présent. Finale tendue. Sera nul doute magnifique dans 20 ans
SGN Anthology 1997 : le (très) grand frère du précédent. Rôti, amertume noble, graphite / charbon et zan au nez. La bouche recèle une magnifique liqueur, rôtie, sur des amertumes nobles et gourmandes, des notes d'abricots secs, de zestes confits, et toujours cette sensation (en second plan) de minéralité parfaitement intégrée, qui tient le vin et l'équilibre (malgré un taux de sucres de près de 450 g/l !). Magnifique
Un grand merci à Philippe et Catherine pour leur geste aussi généreux et que discret : nous laisser cette bouteille à peine entamée, sur la pointe des pieds, presque en catimini. Bref, la spontanéité et la sincérité qui, je le pense, ressemble sans doute un peu à de l'amitié. J'essaierai d'en faire bon usage.
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Nul doute que nous reviendrons prochainement, tant pour l'accueil que pour les vins encore en élevage ...
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Bruno