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10 septembre 2014

Un repas, un soir en semaine

Une fois n'est pas coutume mais c'est en pleine semaine que nous sommes conviés à un repas « à la bonne franquette » (paraît-il). Nous revoilà dons en plein Paris, sous une chaleur ma foi supportable et surtout compatible avec le programme qui nous attend (connaissant nos hôtes, on se doutait bien qu'on n'était pas venu pour beurrer les sandwich).
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Mosel-Saar-Ruwer Riesling Auslese **, Ürziger Würzgarten 1999, Karl Erbes : un premier nez assez discret qui s'ouvre ensuite sur une impression de floralité plutôt fine (typée Joh. Jos. Prüm). Puis des notes aromatiques et terpéniques apparaissent. En bouche, même sentiment d'abord fin et léger (presque de demi-corps), avec des notes d'agrumes en finale, puis le vin développe une puissance équilibrée à l'aération, plus conforme (si je puis dire) au style du domaine. Pétrolé et réglissé amers sur la fin de bouche, ce qui laisse une grande empreinte salivante. Es schmeckt sehr gut. Excellent
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 Lasagnes de saumon fumé au fenouil
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Vin de Pays des collines Rhôdaniennes, le Pied de Samson 2006, domaine Georges Vernay : un « petit » Condrieu qui a demandé une longue aération pour se révéler totalement (donc mes notes concerneront mes impressions sur le fromage). C'est très floral au nez, assez construit avec des notes fines de violette et d'abricots secs, sans le côté « confit » que l'on peut parfois reprocher au viognier (mais jamais chez Christine Vernay et Paul Amsellem). La bouche est de demi-corps mais sérieuse, à la fois élancée et grasse. Très belle minéralité fine en finale. Une très belle entrée de gamme, qui souligne la parfaite maîtrise technique du domaine. Très Bien +
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Tout simplement, un plateau de charcuterie italienne de noble origine
(je vous dis pas la mortadelle à la truffe !!!!)
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IGT Toscane, DOC Cepparello 2003, Isole e Olena s.r.l. : escale en Italie, mais quelle escale. Un vin à la fois charpenté et élégant. Magnifique premier nez sur les fruits noirs, très aromatique avec des notes presque balsamiques. Grande fraîcheur alliée à un élevage luxueux mais juste. Magnifique (encore !) bouche, une sorte de pinot structuré (mon côté franchouillard sans doute), avec des tannins encore bien présents, mais d'une suavité telle qu'on en oublie la jeunesse du vin. C'est crémeux et suave. Finale au même niveau, avec un rien d'amertume qui nous rend inoubliable cet instant. Superbe allonge pour ce vin Exceptionnel (Papy est meilleur en vin qu'en informatique semble-t-il !).
Ce vin est la parfaite synthèse entre le fruité, l'élégance et la corpulence. What else ?
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Plateau de fromages
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Panna cota et framboises
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Vous allez me dire : « pas de vin avec le dessert ? ». Non en effet, parce que nous sommes des gens raisonnables et que nous reprenions la route après.
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Bruno

27 juillet 2012

SOS amitié !

Quand un ami se retrouve seul à Paris, en pleine canicule de juillet, réquisitionné pour un nouveau contrat, alors que son épouse se prélasse au soleil du Léon, que faire ? On ne peut décemment pas le laisser avec son désespoir. Ni une ni deux, nous organisons une petite soirée sur le pouce, à la bonne franquette.
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Pour l'occasion, nous avons dégusté et bu quelques belles bouteilles.
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A l'apéritif, un Condrieu 2007, domaine Faury : nez relativement fin et frais, sur les fruits jaunes murs (abricots). La bouche est assez sphérique, gourmande, fraîche, très saline. Belles notes d'épices douces et de menthe. Belle finale longue, sur des notes abricotées légères. Très Bien
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Avec des carottes rapées, un Vin de Pays de la Principauté d'Orange, cépage viognier 2008, domaine de la Janasse : un nez vibrant, marqué par une amertume noble, presque sur le zan, les abricots, le tout dégageant une impression similaire au précédent vin, en plus corpulent et plus élégant. La bouche est à l'avenant du nez. C'est particulièrement frais, charpenté, élégant ... et l'ensemble dégage une amertume exceptionnelle, presque à l'instar d'un blanc de Bourboulenc. Finale vibrante, salivante, saline, gourmande ... et interminable. Magnifique
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Avec un poulet confit au citron et ses légumes, un Anjou rouge 2010, domaine Philippe Delesvaux : dès le premier nez, on est frappé par la sensation de maturité du raisin. Ca respire le soleil, les fruits noirs croquants et gourmands qu'une pointe de perlant résiduel ne vient pas gâcher. La bouche est un peu évoluée, sur des notes un peu animales associées à un fruité gourmand (fraises écrasées, cerises noires). Finale qui montre un toucher de bouche / un grain de bouche agréable. Très Bien
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Avec une glace aux spéculoos et pêches plates, un Touraine, cuvée L'Effrontée 200, Vincent Ricard : magnifique nez montrant une complexité et une grand richesse d'arômes : agrumes jaunes, pêches de vigne, fruits exotiques, épices douces, miel. La sensation de sucres est très limitée à ce stade. En bouche, c'est magnifique de richesse et d'élégance, le tout équilibré par une tension acide magnifique. Liqueur de classe noble. Finale vibrante, qui claque sur la langue, en laissant une impression de fraîcheur et de longueur. Magnifique sauvignon moelleux
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Voilà, pour passer le tout, un petit calvados "réserve ancestrale" de Roger Groult (marqué par une liqueur sur des notes de tabac blond, de miel et de pommes) qui nous mènera jusque tard dans la nuit, profitant d'une averse salvatrice qui a agréablement rafraîchit l’atmosphère.
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Matin calme pour récupérer avant de reprendre les hostilités dès demain midi.
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Un grand merci à l'ami François pour cette soirée marquée par l'amitié.
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Bruno

24 janvier 2010

Quelques restaurants


Lors de notre périple dans les côtes du rhône nord, voici une sélection partisane de quelques restaurants, entre Drôme et Isère.
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Le restaurant « Les saveurs du marché » à Vienne (Site internet ICI). Une cuisine familiale de style bistrot très goutue pour un prix modique. Excellent.
Cerise sur le gâteau, quelques vins au verre dont un Côte Rôtie Champin du Seigneur 2000 de J.M. Gérin : excellent vin, élégant et charpenté à la fois, maturité optimale du raisin, une pointe d'astringence vient tenir le vin en finale.
Un menu à moins de 30 € (vin compris), décliné sur entrée, plat, fromage ou dessert.
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La brasserie « Le Quai » à Tain l'Hermitage (Site internet ICI). Un rapport Qualité / Prix imbattable. Une approche bistrot pour ce restaurant teu par Michel Chabran, dont les ** se sentent même dans cette cuisine.

Au menu, pour 29 € :
 - Salade de lentilles tièdes, sauce chlorophylle,
   saucisson chaud lyonnais
 - Penne rigate aux champignons des bois, jambon cru fumé
   et copeaux de parmesan
 - Fromage ou dessert
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L'Atelier d'Antoine à Chonas l'Amballan (Site internet ICI). Une cuisine de haut niveau, avec quelques touches antillaises et une carte des vins à prix très doux.
Au menu, pour environ 60 € avec les vins :
 - Velouté de potimarron et capuccino de Saint Jacques
 - Risotto aux champignons sauvages, salade de roquette et
   copeaux de parmesan
 - Bavette d'aloyau tranchée épaisse, oeuf à cheval
   et pelures de truffes / jus de truffe
 - Crème brulée à la vanille de Madagascar, glace fraise.
Vin de Pays des Collines Rhodaniennes, Viognier 2008, domaine Barou : un nez très fruité, avec une touche vanillée légère. Bouche sur l'abricot, la pêche de vigne et la violette. Amers agréables sur une finale très longue et très fine. Une belle découverte.
Saint Joseph, Mairlaut 2006, François Villard : nez typique de la Syrah, sur des notes de violette et d'épices douces. Bouche plus sur les fruits noirs (cerise), une très légère pointe de sucrosité. Belle astringence. Un vin un peu réglissé. Très gourmand.
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Bruno