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5 juillet 2026

Week-end amical, culturel et festif

Compte-rendu très rapide d’un week-end amical à la maison, où le vin a coulé à flot !

Mosel-Saar-Ruwer, Niederberg Helden Spätlese 2023, Thanisch : aromatique, floral, une belle bouche avec de la mâche et une jolie tendresse. Grande persistance pour ce Spätlese de noble orogine. EXCELLENT +

DOCG Barberesco, Vanotu 2014, Pelissero : Profondeur sur les fruits noirs, la réglisse et des herbes aromatiques type menthe / aneth. Bouche de grand cru, tannins crémeux intenses, du velours, une acidité millimétrée. GRAND VIN

Meursault 2015, Alain Gras : Du volume, un équilibre entre le gras et l’acidité saline. Fraîcheur sur la finale. EXCELLENT

DOC Moscato d’Asti 2024, Pelissero : un bonbon de fraîcheur, de notes sur le pamplemousse, une bulle légère, une sucrosité mesurée et une charge en alcool très légère. TRES BIEN

Meursault, premier cru les Charmes 2012, Michel Bouzereau : un grand chardonnay sur un équilibre salin, une fraîcheur en bouche et une élégance maximale. EXCELLENT +

Corton-Charlemagne Grand Cru, 2002, Bonneau du Martray : sous une robe pâle, le nez semble mutique. En bouche en revanche, on sent la structure d’un grand cru … malheureusement gâchée par un manque de complexité et surtout une sorte « d’élevage » qui alourdit le vin. Un verre ça va, trois verres bonjour les dégâts. Pas à la hauteur de la réputation … et surtout du prix !

SGN Coteaux du Layon 1996, domaine Delesvaux : le botrytis, des notes de coing, une impression rôtie et une grande complexité au nez. Bouche apaisée, encore jeune, de sucrosité apparente modérée mais sans doute bien concentrée pour avoir fait un joli contre-point avec le Roquefort et un bleu de Laqueuille. EXCELLENT +

DOC Dolcetto d’Alba, Munfrina 2024, Pelissero : rouge charmeur sur un équilibre assez gouleyant, notes de fruits rouges, parfum discret et belle acidité en bouche. TRES BIEN +

Nahe, Niderhäuser Hermannshöhle Spätlese 2012, Dönnhof : aromatique, très aérien et floral. Bouche de demi-corps, manquant sans doute un peu de structure. Belle finale salivante. TRES BIEN

Anjou, les Mille Rocs 2018, domaine du Pas Saint Martin : un chenin sur la minéralité et la fraîcheur. Bouche de demi-corps, un supplément de gras et de rondeur. Par gout, je préfère la version du domaine Mabileau. TRES BIEN +

DOC Langhe Chardonnay, 2022, Fratelli Grasso : je suis passé totalement à travers ce vin que j’analyse comme grossier, marqué par un élevage inapproprié, et ayant perdu tout son charme de légèreté et de floralité. A REVOIR


Pour compléter le tout, visite des jardins du château du Champs de Bataille et concert (Réquiem de Fauré) à l'abbaye du Bec Hellouin. Un week-end complet.


Une petite semaine de régime avant de reprendre la compétition le week-end prochain !

 

Bruno

2 janvier 2026

Passage réussi vers la nouvelle année

Entre deux tours avant le réveillon du 31décembre, nous avons bu :


St Nicolas de Bourgueil, Eclipse 2015, domaine Frédéric Mabileau : un vin certes jeune, mais profond, vineux, avec une grande structure. Fruits noirs et réglisse. Acidité de constitution noble. Allonge et élégance. Gros potentiel de vieillissement. Excellent (+)

Bourgueil, Racines 2022, domaine Frédéric Mabileau : fraîcheur, gourmandise et suavité pour ce vin presque « immédiat ». Finesse des tannins, impression « gouleyante » et tendresse (l’élevage en amphore apporte un réel supplément de finesse). Excellent


Puis, pour le réveillon et les repas qui ont suivi :


Mosel-Saar-Ruwer, Riesling Spätlese, Graach Joseohshöfer 2005, Reichsgraf vin Kesselstatt : nez riche, rôti, sur le botrytis, une pointe de miel, un soupçon pétrolé. Bouche à l’avenant, une aromatique riche et opulente, sur la finesse en complément. Notes de fruits exotiques. Léger décalage de complexité entre le nez et la bouche. Excellent

Chablis, Grand Cru Grenouilles 2014, la Chablisienne : nez floral, gourmand, une grande empreinte minérale sur les coquilles d’huitres, une pointe ronde et grasse. Bouche corpulente, presque tannique, avec une jolie pointe saline très locale. Joli contre-point avec le gras du foie gras. Devient plus rond et plus charmeur avec un gravlax de saumon maison. Fins amers salivants sur la finale. Excellent +

Chambertin Grand Cru 2005, domaine Louis Rémy : grand pinot noir, sur les fruits noirs, intenses, murs et profonds. Notes grillées et de moka. Bouche puissante et épaisse sur une base acide bien équilibrée. Equilibre magistral en bouche et accord majeur avec un pigeon. Excellent ++

Saumur, Clos de la Rue 2016, Arnaud Lambert (Brézé) : un nez « brézé », tendu, cristallin, légèrement évolué en semi-oxydatif. Sensuel. Bouche à l’avenant, sur une grande aromatique et une acidité claquante. Pointe grasse qui « arrondit » le vin. Gros potentiel car encore d’une jeunesse folle. Grand Vin

Coteaux du Layon, Anthologie de Grains Nobles 2010, domaine Philippe Delesvaux : essence de caramel et de raisins de Corinthe au nez. Pointe coing, rôti ultra élégant et fin. Bouche de sucre candy, équilibrée par une acidité millimétrée. C’est frais, légèrement mentholé. Equilibre magistral.Grand Vin

Champagne Ayala, Brut Nature : une bulle florale pour fêter le passage à 2026, vif et tendu. Bouche manquant un peu d’enveloppe et d’aromatique. Très Bien

Corton Pougets Grand Cru 2014, domaine Rapet père et fils : finesse au nez, sur les fruits noirs discrets, des tannins souples et une élégance toute cambuléenne. Bouche infusée, sur l’alcool noble, la fraîcheur. A l’aération prend un peu de rondeur et de corpulence, tout en restant sur un registre fin. Légère mâche en finale. Pinot fin. Excellent (+)

Mosel-Saar-Ruwer, Riesling Spätlese, Niderberg Helden 2023, Thanisch : fraîcheur et floralité au nez, sur des notes d’abricots murs. Bouche acidulée, sur les fruits exotiques (ananas et pamplemousse). C’est tendre et frais. Le lendemain, un supplément de gourmandise, de charme et de construction. Excellent

Vouvray, Clos de Venise 2012, domaine de la Taille aux Loups : nez floral, cristallin, très tendu, avec un supplément de gras et d’aromatique. Notes mentholées. Bouche puissante et charpentée, sur une base minérale solide. Amers réglissés serrés, avec de la mâche. Grande finale impressionnante, salivante par ses amers superbes. Grande allonge. Grand Vin

Nuits Saint Georges, premier cru Forets Saint Georges 2015, domaine de l’Arlot : nez clairement nuiton, avec un supplément d’élégance, sur les fruits noirs, un léger grillé et une impression salivante qui pinote. Bouche de grand pinot, avec une pointe végétale noble et apportant de fins amers. Construction sur une sorte de rondeur. Finale allongée, sur les épices douces, très salivante. Excellent +(+)

Corton-Charlemagne grand cru, 2012, domaine Rapet père et fils : un chardonnay grillé au nez, profond et très vineux. Notes minérales de très bel effet. Bouche avec de fins amers salivants, tendue, une pointe grasse et une aromatique superlative. Presque tannique. Amers serrés et salivants sur la finale interminable. Grand Vin

Nuits Saint Georges, premier cru les Vaucrains 2010, domaine Georges Chicotot : premier nez « réduit », plutôt évolué, sur le pruneau et des notes viandées. Après aération, évolution vers une impression plus fruitée, veloutée et construite. Pointe végétale noble, fruits noirs et réglisse. Bouche avec une astringence assez marquée, qui s’atténue également à l’aération. Devient suave, allongée et salivante, malgré une acidité encore bien marquée. Manque sans doute, à ce stade, un peu de charme et de complexité, mais le vin est clairement trop jeune. Encore 10 ans à attendre me semble-t-il. Excellent


Fin d’année et début du « dry january » en fanfare pour une nouvelle année qui promet.


Bruno