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2 janvier 2026

Passage réussi vers la nouvelle année

Entre deux tours avant le réveillon du 31décembre, nous avons bu :


St Nicolas de Bourgueil, Eclipse 2015, domaine Frédéric Mabileau : un vin certes jeune, mais profond, vineux, avec une grande structure. Fruits noirs et réglisse. Acidité de constitution noble. Allonge et élégance. Gros potentiel de vieillissement. Excellent (+)

Bourgueil, Racines 2022, domaine Frédéric Mabileau : fraîcheur, gourmandise et suavité pour ce vin presque « immédiat ». Finesse des tannins, impression « gouleyante » et tendresse (l’élevage en amphore apporte un réel supplément de finesse). Excellent


Puis, pour le réveillon et les repas qui ont suivi :


Mosel-Saar-Ruwer, Riesling Spätlese, Graach Joseohshöfer 2005, Reichsgraf vin Kesselstatt : nez riche, rôti, sur le botrytis, une pointe de miel, un soupçon pétrolé. Bouche à l’avenant, une aromatique riche et opulente, sur la finesse en complément. Notes de fruits exotiques. Léger décalage de complexité entre le nez et la bouche. Excellent

Chablis, Grand Cru Grenouilles 2014, la Chablisienne : nez floral, gourmand, une grande empreinte minérale sur les coquilles d’huitres, une pointe ronde et grasse. Bouche corpulente, presque tannique, avec une jolie pointe saline très locale. Joli contre-point avec le gras du foie gras. Devient plus rond et plus charmeur avec un gravlax de saumon maison. Fins amers salivants sur la finale. Excellent +

Chambertin Grand Cru 2005, domaine Louis Rémy : grand pinot noir, sur les fruits noirs, intenses, murs et profonds. Notes grillées et de moka. Bouche puissante et épaisse sur une base acide bien équilibrée. Equilibre magistral en bouche et accord majeur avec un pigeon. Excellent ++

Saumur, Clos de la Rue 2016, Arnaud Lambert (Brézé) : un nez « brézé », tendu, cristallin, légèrement évolué en semi-oxydatif. Sensuel. Bouche à l’avenant, sur une grande aromatique et une acidité claquante. Pointe grasse qui « arrondit » le vin. Gros potentiel car encore d’une jeunesse folle. Grand Vin

Coteaux du Layon, Anthologie de Grains Nobles 2010, domaine Philippe Delesvaux : essence de caramel et de raisins de Corinthe au nez. Pointe coing, rôti ultra élégant et fin. Bouche de sucre candy, équilibrée par une acidité millimétrée. C’est frais, légèrement mentholé. Equilibre magistral.Grand Vin

Champagne Ayala, Brut Nature : une bulle florale pour fêter le passage à 2026, vif et tendu. Bouche manquant un peu d’enveloppe et d’aromatique. Très Bien

Corton Pougets Grand Cru 2014, domaine Rapet père et fils : finesse au nez, sur les fruits noirs discrets, des tannins souples et une élégance toute cambuléenne. Bouche infusée, sur l’alcool noble, la fraîcheur. A l’aération prend un peu de rondeur et de corpulence, tout en restant sur un registre fin. Légère mâche en finale. Pinot fin. Excellent (+)

Mosel-Saar-Ruwer, Riesling Spätlese, Niderberg Helden 2023, Thanisch : fraîcheur et floralité au nez, sur des notes d’abricots murs. Bouche acidulée, sur les fruits exotiques (ananas et pamplemousse). C’est tendre et frais. Le lendemain, un supplément de gourmandise, de charme et de construction. Excellent

Vouvray, Clos de Venise 2012, domaine de la Taille aux Loups : nez floral, cristallin, très tendu, avec un supplément de gras et d’aromatique. Notes mentholées. Bouche puissante et charpentée, sur une base minérale solide. Amers réglissés serrés, avec de la mâche. Grande finale impressionnante, salivante par ses amers superbes. Grande allonge. Grand Vin

Nuits Saint Georges, premier cru Forets Saint Georges 2015, domaine de l’Arlot : nez clairement nuiton, avec un supplément d’élégance, sur les fruits noirs, un léger grillé et une impression salivante qui pinote. Bouche de grand pinot, avec une pointe végétale noble et apportant de fins amers. Construction sur une sorte de rondeur. Finale allongée, sur les épices douces, très salivante. Excellent +(+)

Corton-Charlemagne grand cru, 2012, domaine Rapet père et fils : un chardonnay grillé au nez, profond et très vineux. Notes minérales de très bel effet. Bouche avec de fins amers salivants, tendue, une pointe grasse et une aromatique superlative. Presque tannique. Amers serrés et salivants sur la finale interminable. Grand Vin

Nuits Saint Georges, premier cru les Vaucrains 2010, domaine Georges Chicotot : premier nez « réduit », plutôt évolué, sur le pruneau et des notes viandées. Après aération, évolution vers une impression plus fruitée, veloutée et construite. Pointe végétale noble, fruits noirs et réglisse. Bouche avec une astringence assez marquée, qui s’atténue également à l’aération. Devient suave, allongée et salivante, malgré une acidité encore bien marquée. Manque sans doute, à ce stade, un peu de charme et de complexité, mais le vin est clairement trop jeune. Encore 10 ans à attendre me semble-t-il. Excellent


Fin d’année et début du « dry january » en fanfare pour une nouvelle année qui promet.


Bruno


25 décembre 2025

Vins de Noël

Quelques vins bus les 24 et 25 décembre, en attendant la nouvelle année.


Pour se mettre en jambe, un Saint Nicolas de Bourgueil, les Coutures 2021, domaine Frédéric Mabileau : fruits noirs au nez, belle expression, finesse des tannins et impression veloutée. Toujours une sorte de rondeur et de charme. L’archétype du vin de soif pour lequel la bouteille est toujours trop petite. Excellent

Champagne, Terre d’Emotion, maison Charpentier : un blanc de noirs (80 % de pinot noir et 20 % de pinot meunier) sur la floralité, la tendresse et des notes de fruits jaunes. Assez vineux en bouche, avec de fines bulles, une amertume sur le zan et la pistache. Manque sans doute un peu de folie. Très Bien +

Vouvray, clos de la Bretonnières 2016, domaine de la Taille aux Loups : très grand nez ligérien, profond, minéral et cristallin. Des notes mentholées, fraîches et salivantes. Bouche sur une structure tendue, habillée par des touches grillées et fumées. Puissance tellurique et grande aromatique, salivante, enveloppante, prenante. Finale sapide, finement saline, sur le menthol. Grand vin. Excellent +(+)

Pernand-Vergelesses, premier cru Ile des Vergelesses 2015, domaine Rapet père et fils (magnum) : grand pinot noir au nez, profond, sur les cerises noires, une pointe fumée de beau volume. Bouche possédant une fine amertume tannique, un côté acidulé et une marque terrienne élégante. A l’aération, le vin prend de la corpulence et du caractère. Finale sur un végétal noble associé à une mâche gourmande. Excellent +

Le lendemain, les amers se sont développés pour une approche très salivante. La bouche s’arrondit, devient suave avec toujours une trame acide qui prolonge le plaisir. Longue finale pour un vin presque meilleur que la veille !

Maury 1989, Mas Amiel : robe orangée, presque transparente, un fort dépôt en fond de bouteille. Aromatique oxydative au nez, sur les pruneaux et la noix. Bouche tertiaire, voire quaternaire ! C’est rond et tendrement sucré, avec encore une belle amertume. Tannins inexistants. Encore buvables quoique dépassé (un exercice de style). Bien

Rully, premier cru En Grésigny VV 2016, domaine Vincent Dureuil-Janthial : nez finement amer, salivant, sur une pointe noisette. Notes fumées en complément. Bouche grasse et ronde, assez saline, un peu en décalage avec le nez. Semble s’ouvrir un peu à l’aération. Un peu de mal à le situer. Trop jeune ? Très Bien


Un peu de repos avant le match retour.


Bruno


1 janvier 2020

Un changement d'année en fanfare

Match retour du dernier réveillon (2018) pour le passage à l’année 2020 qui, contrairement à ce qu’on lit ou entend trop fréquemment, ne marque pas la fin d’une décennie. Pour cela, il faudra pour attendre 2021. Nous voilà donc invités pour un repas qui restera dans les annales tant la conjonction des planètes fut au rendez-vous. Un grand merci à nos amis Jean-Paul et Elisabeth pour cette soirée mémorable à tous les points de vue.

Pour commencer, un apéritif « light » avec quelques amuse-bouche de belle facture (brochette tomate-olive noire-jaune d’œuf cuit au congélateur ; toast de foie gras sur pain d’épices, tomates, boudins blancs), accompagnés par un Montlouis, Triple Zéro, domaine de la Taille aux Loups (Jacky Blot) : une fine bulle très fraîche, alliant tension acide du cépage, floralité, minéralité du terroir et un côté brioché toujours très avenant. Vivacité enrobée pour cette très belle entrée en matière. Excellent

Le menu sous forme de devinette, et les vins associés sur le même thème :
 
Quand l’Ecosse se promène dans les Maures
Fils illégitime de 2007

Les belles de Compostelle se parent de perles roses et de parfums acidulés
Le domaine a beaucoup travaillé pour le père Noël afin de recevoir ce premier cru en 2009

« Trump » teinté d’érotisme se drape d’épices et s’encanaille avec un trio coloré
AirBnB perdu sur sa péninsule en 2005

Contrairement à la Galilée, ils ne sont pas réels sur ce plateau
Les crus n’ont pas terni son faste en 2012

L’entremet du jour de l’an
Souteneur jurassien

Après maintes et parfois vaines recherche, voici les vins dégustés et bus :
Batard-Montrachet Grand Cru, 2002, Bouchard Père et fils : un grand chardonnay déjà à point, puissant, une trame terrienne profonde, presque argileuse, une floralité avenante, un grillé / des amers nobles et une vibration du plus bel effet. Excellent +
Chassagne-Montrachet, premier cru les Morgeots, 2009, domaine Ramonet : passer après ce fils illégitime aurait pu paraître difficile, mais rien n’en fût tant ce Chassagne dégagea une impression de force tranquille. Un (très) grand chardonnay riche mais d’une élégance superlative, une minéralité plus florale et plus aérienne, une amertume noble sur la peau de noix et d’amandes, un fin grillé vibrant entrant en résonance avec nos papilles. Superbe et subtile longueur, une pointe réglissée / glycérinée sur la finale. GRAND CHARDONNAY. Exceptionnel
D.O. Bierzo (Castille et Léon, Espagne), Villa de Corullon 2005 : un vin rouge sudiste qui a su garder toute sa fraîcheur et son élégance. Grand nez sur les fruits intenses, une pointe d’amertume assez marquée mais de belle précision. Notes herbacées fines - anisées - qui complexifient l’ensemble. Bouche en plein accord avec le nez. C’est puissant, frais, fruité et élégant. Notes complémentaires, sur le fumé et les épices et des touches d’évolution légère. Encore très jeune. Bel accord avec le canard. Excellent +
Vouvray, Clos de Venise 2012, domaine de la Taille aux Loups (Jacky Blot) : minéralité cristalline au nez, sur des notes florales et une pointe menthol / verveine. Déjà très salivant. Bouche tendue, puissante et très impressionnante. Une aromatique vibratoire, un léger gras qui enrobe et entoure l’acidité du terroir et du cépage, une acidité ciselée, une minéralité en second plan, qui apporte un complément de poudre crayeuse. Finale jouant à la perfection l’exercice du contre-point avec le gras et le lacté des fromages. Un instant magique comme le vin le permet parfois. Exceptionnel
Macvin, domaine de la Pinte : pas de souvenir précis de ce vin plutôt bien fait, sur une douceur mesurée, mais qui m’a un peu déçu, sans doute par manque de référence (n’ayant gouté que le Macvin de chez Macle). La fatigue peut-être.

Un grand merci à nos hôtes d’un soir pour leur accueil, leur générosité et … le couvert et le gîte.

Meilleurs vœux à toutes et à tous : santé, bonheur, prospérité et large soif !

Bruno