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1 février 2026

Prélude (n°2) au salon des vins de Loire

Arrivée dans la capitale angevine pour nous préparer au salon des vins de Loire qui se tiendra lundi 2 et mardi 3 février au parc des Expositions. Mais avant, retour au bistrot « Autour d’un Cep » pour un dîner toujours attendu. Comme l’an dernier, menu spécial Salons 2026 en 7 services :


Mises en bouche


Céleri, Saumon Bömlo et Yuzu


Carpaccio de Saint-Jacques, Radis et Cédrat


Risotto d’huitre, Epinard et bergamote


Consommé de canard, Champignon brun


Ris de veau, Scorsonère et Choux de Bruxelles


Panais, Chocolat, Cacahuètes et Curry


Pour accompagner le repas, nous avons bu :

Anjou, Jurassique 2022, domaine du Pas Saint Martin : nez citronné, sur une belle acidité et une aromatique bien établie. Bouche acidulée, avec un poudrage en rondeur, des arômes réglissés qui se développent à l’aération. Finale saline fine, en sifflet, très marquante. Le vin n’aura de cesse que de s’ouvrir pendant le repas. Excellent

DOC Ribera del Duero, Pícaro del Águila 2019, Bodega Dominio del Águila : à l’ouverture, énorme amertume type « jeune Mourvèdre ». Le vin est passé en carafe pour environ 2 heures. Nez profond, sur les fruits noirs, solaire et sudiste tout en gardant une fraîcheur salivante. A l’aération, l’amertume est toujours présente. Bouche serré, corpulente, une grosse charge tannique assez crémeuse toutefois. Equilibre sur la tension et la fraîcheur malgré une corpulence très développée. Très Bien + (pour mon palais)


Légère déception cette année avec un plat de substitution « minimaliste » pour éviter les fruits de mer (on enlève juste l’huitre braisée … deux copeaux de jambon ajoutés sur le risotto eurent été suffisants pour combler ce manque) et un ris de veau manquant de caractère et de goût. Dommage, parce que le céleri au saumon, la St Jacques et le consommé étaient de très grands plats.

A l’année prochaine si tout va bien.


Bruno


15 décembre 2025

Un peu de retard de comptes-rendus


Petit (grand) retard de comptes-rendus de dégustations, sans prises de notes, à l’occasion d’un week-end parisien et plus …


Palette, château Simone 2018 : un vrai Simone, avec ce côté atypique mais tellement attachant. Grande aromatique florale, grasse et élégante, une bouche allongée suave et une longue empreinte finale. Classique. Excellent

Pommard, premier cru Clos des Epeneaux 2001, Comte Armand : grand pinot sur des arômes secondaires, tannins fins bien intégrés, grande réserve d’acidité pour un vin qui en a encore beaucoup sous la pédale. Excellent (+)

Montlouis sur Loire, Clos de Mosny 2017, domaine de la Taille aux Loups : un chenin construit, finement poudré, une belle aromatique assez grasse, une structure minérale « solide » et élégante. Grande finale salivante. Excellent (+)

Château Chalon 2008, domaine Baud : derrière un nez très « alcool à brûler », qui va se complexifier avec l’aération, on découvre une grande bouche construite sur une acidité cristalline, une aromatique sur la noix et la pistache et une finale ultra-tapissante. Accord magnifique (comme toujours avec un vieux Comté). Jeune et plein de promesse. Excellent ++

DO Toro, Pintia 2006 : superbe rouge construit sur la puissance, l’aromatique sudiste et surtout une élégance superlative. Une sorte de nebbiolo musclé, des fruits noirs, de grands tannins polissés, une grande acidité. Superbe

Lieserer Niederberg Helden Riesling Spätlese 2023 : profondeur grillée et cristalline, aromatique douce type « quart-de-sec », belle vinosité et allonge douce / tendre. Un spätlese de grande qualité. Excellent

Corton Charlemagne Grand cru, 2001, domaine Bonneau du Martray : vin étonnement jeune ! Notes grillées et torréfiées, pointe noisette au nez. Bouche opulence et très grasse, avec une réserve d’acidité encore importante. Une lecture un peu différente du terroir que chez Vincent Rapet … mais le vin est clairement trop jeune. Encore attendre. Excellent

Châteauneuf-du-pape, Les Cailloux 2007, Lucien et André Brunel : grosse aromatique sudiste et secondaire au nez, puissance en bouche, jolis tannins. Vin bien fait, sans défaut, mais un peu « too much » pour mon palais. Très Bien ++


Bruno



28 mars 2025

Dîner de gala à la table de Levernois (21)

Une première, visite à l’Hostellerie de Levernois au tout début du printemps. Au fil des ans, le sens de l’accueil, distingué et amical, presque « familial » ne faiblit pas. Le service reste très professionnel, ce qui n’empêche pas des moments d’échange très conviviaux. La table, évidemment, évolue et change au grès des saisons et des envies du chef, avec toujours un fil conducteur personnel. La carte des vins, que nous n’avions pas compulsée depuis longtemps (Philippe Meurger, sommelier chef, nous concoctant une sélection toujours juste), est immense, parfois avec des tarifs élevés, mais on trouve encore quelques pépites à prix « modique ». Bref, tout est en place pour un joli moment de gastronomie.

Au Menu « Gourmand » :


Amuse-bouche avec l’apéritif - Mise en bouche sur l’idée d’un parmentier revisité (bœuf effiloché, chips et purée)


Gnocchi, truffes melanosporum, velouté au comté


Noix de Saint Jacques, poireau brûlé, bardes confites, quenelle de corail, beurre aux algues


Omble de fontaine nacré, vermicelles de légumes, saucisse de Morteau, consommé aux épices grillées


Canard de Challans, tatin de navets boules d’or, pickles, cuisses confites, sauce velours


Quelques fromages …


Chocolat texturé, avoine caramélisé, eau de vie de malt Michel Couvreuer, sorbet à la pulpe de cacao - Ananas Victoria rôti, meringue craquante à la vanille, sorbet citron gingembre


De superbes assiettes, bien dosées sur les différentes saveurs, sur la quantité et sur les textures. Le chef Philippe Augé, qui est venu nous saluer amicalement à la fin du repas, nous a encore régalés.

Pour accompagner ce repas, nous avons choisi les vins suivants.



Rully, premier cru La Pucelle 2022, domaine Jacqueson (demi-bouteille) : nez frais, minéral, floral et tonique. Bouche sur le caillou frais, une pointe saline de bel effet. Finale sur le même registre, profonde. A l’aération, le vin prend de la vinosité et de la corpulence. Il s’élargit et développe une aromatique plus marquée et plus grasse. Excellent

Chassagne-Montrachet, premier cru les Champs Gain 2018, domaine Marc Colin : un nez tendu, profond et droit, sur une impression de vinosité plus affirmée, une minéralité plus marquée. Bouche complexe et structurée, sur le gras, la tension, une aromatique fine et une minéralité ciselée. Pointe saline qui apporte un supplément de puissance (et de finesse) en finale. Excellent +

Nuits-Saint-Georges, premier cru les Vaucrains 2016, Lucien Le Moine : une troisième expérience avec ce producteur, et quelle expérience !!! Avec l’air béat, je détecte un nez profond, corpulent et sensuel, sur les fruits noirs bien mûrs, une impression tannique élégante, crémeuse et poudrée. La bouche recèle, derrière quelques notes terriennes très nuitonnes, une finesse et une élégance superlative, sans toutefois sacrifier à la puissance. Longue acidité qui structure l’ensemble, avec des tannins certes abondants mais d’une classe et d’une finesse superlative. Finale vivifiée par des amers fins, très salivant. Exceptionnel

DOP Montilla-Moriles (Espagne), Don PX Cosecha 1994, Bodegas Toro Albalá : un vin noir café. Nez ultra-riche et aromatique, sur la noix, le pruneau et le café. Charge en sucre énorme, mais totalement équilibrée par une acidité … qui doit être redoutable. Bouche complexe entre sucre, notes acidulées et aromes profonds. Bel équilibre, très buvable et accompagnant avec plénitude le dessert au chocolat. Un OBBI (objet buvable bien identifié !) qu’on croise toujours avec plaisir. Excellent +


Magnifique soirée, sur tous les plans, depuis d’accueil jusqu’au départ. Aucune fausse note et une belle sélection de vins pour accompagner les assiettes toujours bien équilibrées du chef Philippe Augé.

On y reviendra, très vite.


Bruno