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1 janvier 2020

Un changement d'année en fanfare

Match retour du dernier réveillon (2018) pour le passage à l’année 2020 qui, contrairement à ce qu’on lit ou entend trop fréquemment, ne marque pas la fin d’une décennie. Pour cela, il faudra pour attendre 2021. Nous voilà donc invités pour un repas qui restera dans les annales tant la conjonction des planètes fut au rendez-vous. Un grand merci à nos amis Jean-Paul et Elisabeth pour cette soirée mémorable à tous les points de vue.

Pour commencer, un apéritif « light » avec quelques amuse-bouche de belle facture (brochette tomate-olive noire-jaune d’œuf cuit au congélateur ; toast de foie gras sur pain d’épices, tomates, boudins blancs), accompagnés par un Montlouis, Triple Zéro, domaine de la Taille aux Loups (Jacky Blot) : une fine bulle très fraîche, alliant tension acide du cépage, floralité, minéralité du terroir et un côté brioché toujours très avenant. Vivacité enrobée pour cette très belle entrée en matière. Excellent

Le menu sous forme de devinette, et les vins associés sur le même thème :
 
Quand l’Ecosse se promène dans les Maures
Fils illégitime de 2007

Les belles de Compostelle se parent de perles roses et de parfums acidulés
Le domaine a beaucoup travaillé pour le père Noël afin de recevoir ce premier cru en 2009

« Trump » teinté d’érotisme se drape d’épices et s’encanaille avec un trio coloré
AirBnB perdu sur sa péninsule en 2005

Contrairement à la Galilée, ils ne sont pas réels sur ce plateau
Les crus n’ont pas terni son faste en 2012

L’entremet du jour de l’an
Souteneur jurassien

Après maintes et parfois vaines recherche, voici les vins dégustés et bus :
Batard-Montrachet Grand Cru, 2002, Bouchard Père et fils : un grand chardonnay déjà à point, puissant, une trame terrienne profonde, presque argileuse, une floralité avenante, un grillé / des amers nobles et une vibration du plus bel effet. Excellent +
Chassagne-Montrachet, premier cru les Morgeots, 2009, domaine Ramonet : passer après ce fils illégitime aurait pu paraître difficile, mais rien n’en fût tant ce Chassagne dégagea une impression de force tranquille. Un (très) grand chardonnay riche mais d’une élégance superlative, une minéralité plus florale et plus aérienne, une amertume noble sur la peau de noix et d’amandes, un fin grillé vibrant entrant en résonance avec nos papilles. Superbe et subtile longueur, une pointe réglissée / glycérinée sur la finale. GRAND CHARDONNAY. Exceptionnel
D.O. Bierzo (Castille et Léon, Espagne), Villa de Corullon 2005 : un vin rouge sudiste qui a su garder toute sa fraîcheur et son élégance. Grand nez sur les fruits intenses, une pointe d’amertume assez marquée mais de belle précision. Notes herbacées fines - anisées - qui complexifient l’ensemble. Bouche en plein accord avec le nez. C’est puissant, frais, fruité et élégant. Notes complémentaires, sur le fumé et les épices et des touches d’évolution légère. Encore très jeune. Bel accord avec le canard. Excellent +
Vouvray, Clos de Venise 2012, domaine de la Taille aux Loups (Jacky Blot) : minéralité cristalline au nez, sur des notes florales et une pointe menthol / verveine. Déjà très salivant. Bouche tendue, puissante et très impressionnante. Une aromatique vibratoire, un léger gras qui enrobe et entoure l’acidité du terroir et du cépage, une acidité ciselée, une minéralité en second plan, qui apporte un complément de poudre crayeuse. Finale jouant à la perfection l’exercice du contre-point avec le gras et le lacté des fromages. Un instant magique comme le vin le permet parfois. Exceptionnel
Macvin, domaine de la Pinte : pas de souvenir précis de ce vin plutôt bien fait, sur une douceur mesurée, mais qui m’a un peu déçu, sans doute par manque de référence (n’ayant gouté que le Macvin de chez Macle). La fatigue peut-être.

Un grand merci à nos hôtes d’un soir pour leur accueil, leur générosité et … le couvert et le gîte.

Meilleurs vœux à toutes et à tous : santé, bonheur, prospérité et large soif !

Bruno

29 juin 2019

Dîner de gala au restaurant gastronomique de Levernois (21)

Le facteur sonne toujours deux plusieurs fois, puisque cela fait maintenant près de 10 ans (anniversaire en octobre prochain …) que nous terminons nos week-end bourguignons au restaurant gastronomique de l’Hostellerie de Levernois.
Et comme nous en avons pris l’habitude depuis maintenant quelques années, nous avons laissé carte blanche à l’équipe, tant en cuisine dont on ne soulignera jamais assez l’excellence sous la houlette du chef Philippe Augé qu’en salle où la décontraction ne nuit jamais à la précision et au style, grâce à une partition admirablement orchestrée par Bernard Bruyer, maître de cérémonie toujours aussi précis. Cerise sur le gâteau, nous « disposons » d’un sommelier, Nicolas Geoffroy, qui nous prépare toujours de divines surprises au niveau des accords mets et vins, vins servis à l’aveugle.

Débutons la soirée par un apéritif en terrasse, afin de fêter dignement nos 35 ans de mariage.

Accompagné de ses amuse-bouche toujours aussi appétissantes, nous avons opté pour un Rully, premier cru Meix Cadot VV 2013, domaine Vincent Dureuil-Janthial :un chardonnay assez vif, charmeur, sur un nez finement grillé et dégageant une grande énergie. La bouche est tendue, sur un équilibre dévoilant une belle aromatique, un côté gras sapide, des amers fins et une acidité vivifiante mais pas stridente. Aromatique associant un grillé fin et des notes mentholées fraîches, laissant une sorte de salinité finale très avenante, sur la peau d’amandes amères. Une impression de mâche se dégage de ce vin, impression presque tannique, et ce n’est pas un défaut pour un blanc. Excellent (+)

Et maintenant, à table (sans avoir noté précisément les intitulés de plats) !

En guide d’amuse-bouche : saumon fumé et son gaspacho
Elégance du gaspacho, côté terre-mer du saumon et poivron bien mur

Le Foie gras de Canard au Cassis, condiments et pain de campagne toasté
Quelle association entre le gras et l’opulence du foie et la fraîcheur acide / acidulée du cassis et la vivacité des betteraves pickle. Superbe !

Les Ecrevisses Pattes rouges et leur accompagnement

Le Dos de Bar, Fenouil et Melitte
Très beau poisson, accompagnements millimétrés, jus aromatique

Le Homard et son risotto

Le Saint Pierre et son risotto, sauce au vinaigre de Xeres
Le plat de la soirée pour moi : cuisson nacrée du St Pierre, texture et goût, et une sauce à damner un saint. Panthéonique !

Pomme de ris de veau braisé et ses légumes confits
Mes dernières expériences en matière de ris de veau étaient plutôt mitigées. Et là, c’est la révélation, une chair onctueuse, un braisé croquant, un accompagnement … qui accompagne parfaitement. C’est très grand

Les Fromages frais et affinés
Carte blanche à Monsieur Bernard sur un registre de fromages plutôt corsés (photo du bas). Un choix éclectique et qui va dans le mille. Excellent

En pré-dessert : Framboises, sorbet Coco et Galet de chocolat
N’a pas à rougir de son qualificatif de « pré » dessert. Fraîcheur ultime en cette soirée plutôt chaude

Le Grain de Café Arabica au Caramel et craquelin aux Noisettes
Belle conclusion d’un repas encore une fois mémorable. Complexité des saveurs et des textures. C’est croquant tout en restant digeste

Premier vin
C’est un blanc possédant un grand nez de chardonnay, plutôt floral, des fragrances de pierre chaude, une pointe grillée très discrète mais qui accompagne le vin et l’élève. La bouche est plutôt corpulence, mais sans sacrifier à une impression de fraîcheur et de légèreté. Belle aromatique sur la rondeur. A l’aération, un grillé / fumé (élevage) se fait discrètement sentir et ressentir. Finale un peu sudiste (pierres chaudes), complexe, mêlant menthol et assise minérale. Nous partons sur un Chassagne-Montrachet de noble origine (plutôt premier cru). Verdict : Pouilly-Fuissé, Vignes blanches 2015, Jules Desjourneys Excellent +

Bonus 1
C’est un blanc dont le nez évoque des senteurs végétales (type herbe mouillée) et florales (rose fanée), dégageant une grande fraîcheur. La bouche représente une synthèse presque parfaite entre gras / opulence et tension / fraîcheur / allonge. Notes profondes, d’une grande assise terrienne. Allonge superbe qui laisse place à des notes finement salines, un léger réglissé et un sentiment de corpulence sur les pierres chaudes. Nous partons sur rien, car en fait, nous n’avons pas trouvé un vin qui permettrait cette synthèse. Verdict : Batard-Montrachet Grand cru 2014, domaine Paul Pernot Exceptionnel

Deuxième vin
Un premier nez superbe sur une demi-évolution, le tout sis sur les classiques du chardonnay (floralité, notes d’amandes, belle acidité, fine amertume, …). Bouche très puissante, plutôt ronde mais étirée. Trame minérale bien présente, avec du volume et une aromatique laissant apparaître des notes réglissées douces et discrète. Belle finale avec du volume. Un Meursault ? Verdict : Puligny-Montrachet, premier cru les Referts 2002, Jean-MarcBoillot Excellent

Troisième vin
On part sur un grand rouge plutôt détendu, sur le bel âge, un fruit toujours présent, une acidité de réserve encore importante. La bouche m’évoque la Côte de Nuits, avec son fruité intense et profond, sa structure charpentée mais soyeuse, son grain tannique. De la soie veloutée ou du velours soyeux, telle est la question. La finesse des tannins m’évoque le Chambolle mais la puissance en bouche et un je-ne-sais-quoi de suavité difficilement descriptible me pousse à évoquer (sans m’exposer) Vosne-Romanée. Verdict :Vosne-Romanée, premier cru les Suchots 2008, domaine Confuron-Cotetidot Excellent ++

Quatrième vin
Retour sur un blanc avec le(s) fromage(s) servi(s) généreusement par Mr Bernard Bruyer, dont la connaissance encyclopédique des producteurs m’étonne toujours. Un vin frais, jeune et plutôt vif au nez, sans notes grillées (voir ci-après) mais plutôt une trame minérale (certains y ont vu un Chablis, pas moi). La bouche est immensément généreuse, étirée sur une acidité superlative, dégageant une impression de fraîcheur. Puissance avec les fromages, pour un duo digne d’un concerto pour piano de Rachmaninov (et avec Khatia Buniatishvili comme soliste). Est-ce l’heure ? Est-ce la saturation des papilles (non !), aucune idée pour ce vin. Verdict :Bourgogne Chardonnay 2016, domaine Coche-Dury Excellent +

Bonus 2
Avecle dessert, un dernier vin (avant les digestifs) dont le nez est sur les raisons confits, avec une aromatique très développée mais finalement plus « sèche » que « liquoreuse ». Bouche sur un bel équilibre entre acidité (plutôt mesurée) et sucres. Aromatique fruitée, avec un côté sucre candy. Grande fraîcheur en finale. On écarte les sucres du sud-ouest, d’Alsace et bien entendu les Loire. Je pars sur un vin d’Eloïs Kracher type Muscat. Verdict : Coteaux du Layon, les Greffiers 2015, Derniers Tris, château de Passavant Très Bien +

Fin du repas, tard, très tard dans la nuit, autour d’un / de deux / de trois verres de calvados et de cognac : Un Calvados 1989 de la maison Lemorton sur un registre frais et fruité, quoique d’une puissance alcoolisée intense, un Calvados 1977 de la maison Dupont plus construit, plus tannique et plus abouti (une vraie gourmandise) et un Bas-Armagnac 1995 de la maison Darroze (mis en bouteilles en 2019) que je n’ai pas gouté (il faut savoir rester raisonnable).

Le bonheur, c’est simple comme un repas à Levernois.

Que dire en conclusion ? Victoire sans appel de Nicolas le sommelier (5-1 mais une balle de match a été sauvée) qui, non content de nous piéger, nous a fait une nouvelle fois preuve de l’excellence et de l’éclectisme de la cave, dans une optique toujours renouvelée de la recherche du plaisir. Un chercheur qui cherche, on en trouve, mais là, on a trouvé le chercheur qui trouve. Et c’est gagné !
La dégustation à l’aveugle est un véritable juge de paix, et permet à tout un chacun de relativiser sa connaissance sur le vin. Nous serons donc obligés de revenir pour parfaire notre formation J

A très vite et encore mille mercis à toutes les équipes de Levernois !

Bruno

16 octobre 2010

L'Hostellerie de Levernois

Point d'orgue de notre week-end bourguignon, j'avais retenu une table au restaurant "gastronomique" de Levernois pour ce samedi soir, afin de nous remettre de deux jours d'intenses dégustations chez les vignerons.
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Arrivée depuis l'Hôtel du Parc, le porche d'entrée apparaît dans sa majestueuse simplicité. Nous pénétrons ensuite dans le restaurant où nous sommes accueilli avec style, précision et classe. Après un apéritif pétillant au salon, nous sommes conduits vers notre table, d'où nous pouvons parfaitement nous imprégner de l'ambiance plutôt zen et dépouillée des lieux, ce qui n'est pas pour me déplaire.
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Puis, on nous apporte quelques amuse-bouche ...
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... dans l'attente de notre repas pris à la carte, sur les conseils et suggestions du Maître d'Hôtel, à savoir : 
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Saint Jacques juste poêlées, mousseline de potimarrons aux épices, cèpes de Provence, émulsion de céleri truffé et lamelles de truffes
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Perdreau rôti en cocotte, désossé, légumes forestiers et sauce poivrade
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Plateaux de fromages frais et affinés, pain aux noix et au raisins
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Dôme en Marmelade d’Orange, Suprême d’Agrumes et Mousse de Lait
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Pour accompagner - en toute simplicité - ce repas, nous avons choisi, un Batard Montrachet Grand Cru 2005, domaine Blain Gagnard : un joli nez sur les amandes grillées, très profond, avec des touches de céleri "presque confit" et de fenouil amer. La bouche est grandiose, entre puissance "terrienne" du cru et finesse du grand cru. Le millésime conjuge avec bonheur structure intense et belle acidité de structure, ce qui empêche au vin d'être mou et sans ressort. Très bel accord avec la chair délicate des saint Jacques et le côté velouté / sucré du potimarron. J'en redemande !!!
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Ensuite, passons à un Volnay Premier Cru En Fremiets 1992 du domaine Joseph Voillot : une robe assez claire, montrant quelques touches tuilées. Un nez assez évolué, typiquement sur la rose et les feuilles mortes. Une pointe de minéralité "terrienne" est perceptible. En bouche, le vin apparaît d'un soyeux intense. Il possède un grain en bouche très agréable, le fruité est encore bien présent, plus fruits à l'alcool que fruits rouges. Très longue persistance, toujours sur un registre fin, velouté et frais. Très belle buvabilité pour ce tout juste majeur !
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Avec le dessert aux agrumes, nous avons décidé de nous expatrier avec ce Moscato di Noto 2009, du domaine Rudini. Sans repère par rapport à ma courte expérience, j'ai beaucoup apprécié ce vin, un nez explosif de muscat et de fruits exotiques frais (un peu type "soupe de fruits"). Un petit côté perlant / pétillant renforce cette impression aérienne. En bouche, l'équilibre est magistral et le sucre vient en contre-point parfait de l'acidité. La sensation muscatée est plus tenue en bouche, mais avantageusement complétée par des notes d'agrumes. Un accord sublime avec le dessert. Une très grande découverte pour moi. Excellent malgré sa jeunesse. Un grand merci au somelier qui m'a guidé dans ce labyrinthe que constituent les blancs doux.
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Retour tranquile à pied, pour franchir le rubicon en sens inverse et retrouver le calme de notre chambre, sans négliger toutefois de jeter un oeil admiratif sur la magnifique table qui trône dans l'entrée du restaurant.
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Une table, un service, une décoration et un accueil qui méritent figurer au Panthéon de mes bonnes adresses.
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Bruno

22 décembre 2008

Soirée de Fin d'Année à LPV2 Paris

Réunion mensuelle un peu particulière en ce 19 Décembre puisqu'il s'agissait de fêter avec un peu d'avance la fin de l'année 2008. Pour l'occasion, le thème de la soirée, organisée conjointement par Stéphane et Eric en notre QG du "Gout des Hôtes" à Paris VIII°, était : "Soirée Feu d'Artifice".
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Les vins dégustés furent :
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POUR LES BLANCS
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Macon Pierreclos "Le Chavigne" - Domaine Guffens 2004 : nez très frais, un peu citronné. Bouche typée "sauvignon", peut-être un peu molle. Finale levurée sur une acidité assez présente, mais quand même un peu mou. ASSEZ BIEN
Château Larrivet Haut Brion - Pessac Léognan 2001 : Nez sur l'oxydation. Bouche ronde, molle et aigre-douce. Finale très courte. Une grande déception par rapport au Domaine de Larrivet du même millésime vendu par le Savour Club et qui m'avait paru beaucoup plus péchu. BOF
Hermitage - "Le Chevalier de Sterimberg" - Domaine Paul Jaboulet Aine 1998 : Robe très soutenue. Nez sur la pomme très légèrement miellé. En bouche, manque de matière. Court, amertume et pomme blette. BOF
Condrieu "De Poncins" - Domaine François Villard 2007 : Très beau nez frais, élégant, dans un premier temps sur le citron et qui se livre difficilement. A l'aération naturelle dans le verre, fragrances d'abricots surmuris. Bouche à l'avenant, très aromatique, charpentée, un peu saline en finale. Finale longue et enveloppante mais qui reste fraiche. Un vin qui en a sous la pédale. TRES BIEN
Batard Montrachet - Domaine Leflaive 2003 : Nez relativement fermé, sur la noisette et l'amande, clairement typé chardonnay. Un beau boisé en bouche, jeune, sur une belle acidité et un côté fruits murs qui traduit le millésime (c'est toujours plus facile à écrire après ...). En finale, belle acidité glycérinée alliant une amertume noble. TRES BIEN mais méritera de vieillir encore quelques années. 
Riesling "Furstentum" - Domaine Paul Blanck 2002 : Nez typique de White Spirit sur une belle aromaticité. Bouche un peu molle (est-ce la présente de SR ???). Belle finale minérale. A sans doute pâti de sa place derrière le Condrieu et le Batard. BIEN / BIEN PLUS.
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POUR LES ROUGES
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Côtes du Marmandais "Chante Coucou" - Elian Da Ros 2003 : nez pétillant sur les fruits noirs. Bouche poivronnée, fraîche avec des tannins un peu abrupts. Finale un peu sèche et courte. J'ai pensé à un jeune Chinon de chez Charles Joguet. Perdu !! ASSEZ BIEN
Beaune 1er Cru "Teurons" - Domaine Rossignol trapet 2004 : Nez sur les fruits frais. Bouche très coulante, fruitée, presque à la limite de la dilution. Un peu acidulée. Finale fine sans aspérité. Un vin simple, bien fait et sans défaut. BIEN
Beaune Grèves 1er Cru "Vignes de l'Enfant Jésus" - Domaine Bouchard Père et Fils 2000 : Nez plus concentré, cassissé et légèrement compoté. Belle bouche fraîche tenue par une acidité présente mais non mordante. Finale sur la finesse. BIEN PLUS.
Clos des Lambrays 2000 : au nez, du fruit (cerise au kisch), beaucoup plus sur la finesse. Belle acidité qui tient la bouche. Du volume sans aspérités. Finale légèrement doucereuse mais pas molle. BIEN PLUS.
Chambolle Musigny 1er Cru "Les Cras" - Domaine Georges Roumier 1996 : Forte extraction sensible au nez. En bouche, sensation de raideur et d'acidité, liées à des tannins raides. Une déception. ASSEZ BIEN.
Château Lagrange - 3ème Grand Cru Classé Saint Julien 1998 : Nez quasiment muet (alors qu'à l'ouverture de la bouteille, de belles effluves de cacao et de résine semblaient transparaître). Bouche tannique, amère et un peu sèche en finale. MOYEN.
Château Eglise Clinet 1995 - Pomerol : Nez marqué par un côté végétal pas très agréable. En bouche, attaque sucreuse mais qui finit assèchante. Finale longue mais un peu aigrelette. ASSEZ BIEN.
Château Mouton Baron - 5ème Grand Cru Classé Pauillac 1982 : nez un peu animal, sur les fruits confits et qui dégage une belle impression de fraîcheur. Bouche fondue, mais qui se termine assèchante. Belle rémanance mais sans plus. ASSEZ BIEN.
Château La Dominique - Saint Emilion Grand Cru Classé 1982 : nez très élégant avec toutefois un soupçon de poivron. Bouche molle manquant cruellement de structure. ASSEZ BIEN MOINS.
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POUR LES LIQUOREUX
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Vouvray - " le Mont - Première Trie" - Domaine Huet 1996 : Nez très minéral, sur la craie. Bouche assez acide et qui semble avoir déjà mangé ses sucres. Finale "demi-sèche" assez élégante mais avec une (trop ?) forte acidité. MOYEN.
Château Guiraud - 1er Grand Cru Classé Sauternes 1999 : nez sur la menthe poivrée. Bouche charnue un peu sur le caramel. Retour du sucre et finale sur la rose. BIEN.
Château Rieussec "Réserve du Château" - 1er Grand Cru Classé 1978 : Rancio / aigrelet et sucre peu élégants. BOF.
Coteaux du Layon - Chaume - Domaine Cady 1997 : nez mentholé. Bouche ample mais très digeste. Présence d'un rancio noble. Belle finesse sur les abricots et les fruits secs. Très persistant. TRES BIEN.
Mout de Raisins partiellement Fermenté - "Folie Pure" - Domaine de Causse Marines "1999" : un vin (?) complètement atypique : nez floral sur la rose. Un élégance sucrée. Une belle liqueur en bouche qui sait rester fraîche malgré les sucres. Aucune sensation alcooleuse. TRES BIEN PLUS.
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Encore une soirée où la bonne humeur et le sens du partage ont triomphé de la médiocrité et du catastrophisme ambiant (mention spéciale à l'ami Eric).
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Bonnes fêtes de fin d'année et vivement 2009.
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Bruno