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11 octobre 2012

Un sacré retard de compte-rendu !

En ce début d'automne, une sorte de paresse intellectuelle m'a envahie depuis quelque temps. J'en veux pour preuve ce sacré retard de compte-rendu. Et non, je ne me suis pas (encore) mis au Vittel !
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Donc, pour remédier à ce manque, quelques impressions livrées pêle-mêle et de mémoire.
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Saint Joseph blanc, 2010, domaine Faury : un magnifique nez à la fois aromatique, aérien et floral, avec de très belles senteurs de menthol, d'eucalyptus et d'agrumes bien mûrs. La bouche est complexe, assez ronde, grasse et très aromatique, mais surtout équilibrée et tendue par une acidité claquante et vibrante. Magnifique amers nobles qui étirent le vin. Excellent.
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Saint Peray, les Pins 2011, domaine Bernard Grippa : un vin décevant, manquant cruellement de tension et d'acidité. Malgré une entame plutôt saline, le gras du vin est (trop) prenant. C'est fatigant. Moyen.
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Saint Joseph rouge, 2009, domaine Faury : un nez très expressif, sur les fruits rouges bien mûrs, une sensation de salinité en supplément. La bouche est étonnamment tendre, ronde, fine, presque de demi-corps. C'est à la limite assez gouleyant. Charge tannique modérée et très civilisée. Un vin plus simple que lors de la dégustation d’août chez le producteur, mais très agréable à boire. Bien++.
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Chiroubles, 2010, domaine Jean Louis Chapuy : plaisir classique avec ce cru du Beaujolais qui joue sur un registre d'élégance et de finesse. Quelques jolis tannins enrobés viennent équilibrer l'acidité variétale. Notes fruitées de bon aloi. Toujours très bon. Très Bien.
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Pic St Loup, Ermitage du Pic St Loup, Tour de Pierres 2010 : Le nez est très complexe, très sudiste mais dégage également une sensation de fraîcheur : fruits noirs, garrigue, orange sanguine, épices douces et menthol / eucalyptus. Une pointe supplémentaire de perlant ne m'empêche pas d'y reconnaitre également la violette. Bouche qui présente une matière séveuse et des tannins qui commence à ressortir (début de fermeture du vin ?). C'est tendu par une acidité bien équilibrée. Vin de demi-corps qui termine par une sensation d'épices douces en finale. Très Bien++.
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Et à l'occasion d'un apéritif (pas mal arrosé) qui s'est (un peu) prolongé dans la soirée ...
Un Champagne Laurent Perrier assez ancien : équilibre semi-oxydatif, léger perlant encore perceptible, notes miellées. C'est doux et d'une grande buvabilité. Très Bien.
Un Anjou rouge, 2004, domaine aux Moines : le grand frère du 2010. C'est très fruité, avec une touche de minéralité / rusticité salivante au nez. Notes de poivrons murs. La bouche est à la fois sur le fruit et tannique. Les épices douces, une sensation crémée et un joli fruit en font un vin complexe et très agréable. Très Bien.
Un Barsac, château Coutet, 1984 : belle révélation que ce vin dans un millésime peu recommandable. Notes grillées et rôties au nez, un peu miellées. Malgré une structure en retrait, le vin est élégant. Il a partiellement mangé ses sucres. C'est simple mais bien fait et encore largement buvable. Bien+.
Un Vouvray Moelleux Réserve, 1989, Foreau : un nez très complexe et évolué, sur une trame de craie. J'y crois reconnaître le miel, le sucre chaud et les abricots confits. En bouche, c'est tendu, ciselé, sur un équilibre de grande liqueur. Complexe à souhait. Excellent+.
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Bruno

18 février 2012

Le jeune qui a fêté son anniversaire

Un titre en forme de boutade pour paraphraser et - surtout - contredire le roman  qu'un couple d'amis m'a offert à l'occasion de cette (première) soirée anniversaire ...
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Au menu de ce soir :
     - amuse-bouches variés
     - chaud-froid de la mer (joues de cabillaud snackées et noix de St Jacques en carpaccio d'huile de truffe blanche)
     - lapin à la moutarde, et ses tagliatelles fraîches
     - plateau de fromages
     - fruits exotiques frais, tarte aux pommes et au gingembre, cannelés
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Les vins servis :
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En apéritif,
Crémant du Jura, domaine Baud : un nez sur la framboise, la mirabelle et les petits fruits rouge. Bouche assez vive, fraîche, de demi-corps, sur la framboise et la groseille, avec une complexité intéressante alliant velouté et amertume. Finale légèrement douce. Bien++
La surprise de François / le joker d'apéritif, un Touraine ? 2006, domaine Vincent Ricard : un nez riche, très typé sauvignon, sur le buis, la groseille, les zestes d'agrumes (albedo). La bouche offre un joli velouté associé à une belle acidité de structure, sur des notes citronnées. Finale très salivante, laissant transparaitre quelques sucres résiduels. Bien+++
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Avec l'entrée,
Saint Peray, Fleur de Crussol 2008 : magnifique nez typé chardonnay, sur une réduction et une amertume nobles. En bouche, c'est grillé et réglissé. Beau volume global pour ce vin qui présente une finale interminable, vibrante, tellurique. Excellent.
Corton Charlemagne Grand Cru 2003, domaine Rapet : un nez d'abord très réduit, presque muet. Avec l'aération, des notes de chardonnay (amandes amères) apparaissent, en même temps qu'une impression lactée peu avenante. La bouche est malheureusement au niveau du nez, à savoir assez dissociée, lactée, présentant une forte amertume mais également une finale un peu chaude. Effet millésime ou problème de bouteille. Assez Bien.
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Avec le plat,
Volnay-Santenots 2002, domaine Nicolas Rossignol : nez sur les fruits rouges, une impression fumée assez intense et une sensation de concentration. En bouche, malgré cette extraction semble-t-il un peu forcée, la structure est en retrait, bien faite, mais manquant un peu de profondeur et de puissance. Finale agréable et tendue. Bien+
Saint Joseph, Clos des Cuminailles 2007, domaine Pierre Gaillard : une première sensation de richesse et de maturité. Beau fruité (cassis) intense au nez, complété par des notes de violettes, sur une épice douce. La bouche est gourmande, élégante, fraîche et tendue. Léger gras. Seuls les tannins encore un peu saillants trahissent la jeunesse du vin. Excellent.
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Avec les fromages,
Retour sur les blancs avec un Lirac 2010, domaine du Joncier : très grosse aromaticité au nez, quoique sachant rester fraic. Fragrances de végétal noble. La bouche est équilibrée, entre rondeur et vivacité (présence de Bourboulenc). Finale très persistante. Très Bien.
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Avec les pâtes persillées (Stilton et Roquefort Baragnaudes), un magnifique Coteaux du Layon, SGN 1996, Philippe Delesvaux : le paragon du SGN, bâti sur un substil équilibre entre acidité et sucres, entre corpulence et élégance. Bref, c'est rôti, miellé, tendrement tourbé, des notes exotiques et une pointe truffée au nez. En bouche, c'est complexe, à la fois sphérique et tendu, avec une minéralité schisteuse terrienne vibrante. Finale complexe et interminable sur des notes de malt, de tourbe et des amers nobles. Magnifique.
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Avec les fruits exotiques,
Sur les conseils de David R, j'ai servi un Muscat Ottonel, TBA n° 5, Zwischen den Seen, Weinlaubenhof Kracher : un nez qui explose sur les agrumes amères et le pamplemousse, le sucre candy, le tout étant complété harmonieusement par une impression de salinité. La bouche est en accord parfait avec le nez (et avec les fruits exotiques), très complexe, sur les zestes d'agrumes, des notes florales et un léger fumé. Magnifiquement droit. Longueur superlative. Excellent+++.
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Avec les tartelettes aux pommes et les cannelés,
Pacherenc du Vic Bihl, château Bouscassé, cuvée Brumaire 2007 : Sans doute un peu desservi par l'ordre de service mais ce dernier vin s'est révélé avec l'aération. C'est rôti, élégamment gras, construit sur une ossature très minérale / tourbeuse. On y décèle des notes d'abricots, de fruits exotiques et même de truffe. Malgré sa charge en sucres, cela reste buvable et digeste. Très Bien.
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Voilà, un grand merci à l'ensemble de nos convives pour cette soirée placée sous le signe de l'amitié et à très bientôt.
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Bruno

2 septembre 2010

Bons souvenirs de vacances

Jetés ici pêle mêle quelques souvenirs de belles bouteilles dégustées pendant les vacances, sans prise de notes, vacances obligent !
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St Peray, Fleur de Crussol 2006, Alain Voge : nez aromatique un peu sur la retenue, attaque en bouche grasse et ronde, mais sans lourdeur, qui se développe ensuite sur des notes salines et sapides. Belle fraîcheur en finale. Un beau vin de soif et d’été !
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Moulin à Vent, Clos du Tremblay 2002, Paul et Eric Janin : un nez un peu fermé, déjà demi-évolué, une bouche sérieuse, fruits rouges et fleurs fanées, une pointe d’agrumes (orange ?) et une minéralité « granitique » assez marquée. Belle structure et belle allonge. Un gamay qui pinote !
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Beaune, Premier Cru Theurons 2004, domaine Rossignol-Trapet : nez fruits rouges et noirs, bouche légèrement fumée, kirsch et cassis. Demi-corps bien construit et persistant. Très beau sur un barbecue !
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Saumur-Champigny, les Terres Rouges 2009, domaine de Saint Just : nez frais sur les fruits rouges acidulés, bouche gouleyante, acidulée, sur un fruit léger, à peine tannique. C’est très bon et très buvable. Un vin qui pête le fruit !
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Saussignac, cuvée Prestige 2001, domaine du Cantonnet : nez typique du botrytis, un peu tourbé, bouche puissante mais maîtrisée, coing, pruneaux et truffes. Très persistant en bouche. Un vrai vin de gastronomie, qui se marie avec bonheur avec un foie gras demi-cuit (et qui n’encombre pas les papilles pour la suite du repas).
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Mais tout cela est déjà tellement loin ...
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Bruno