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18 août 2022

Quelques vins pêle-mêle

Quelques bouteilles bues pêle-mêle, pour fêter notre installation en Normandie (et sans prise de notes)


Pet’Nat’, Orgasmic, domaine Frédéric Mabileau : un nez sec « tendre » presque muscaté, complété par une fine aromatique florale. Fine bulle en bouche, tendre, perlante, avec une belle acidité abricotée. Un sucre à peine perceptible, qui vient accompagner l’ensemble. Finale claquante et vibrante, laissant une belle empreinte. Très Bien +

Moulin à Vent, Vieilles Vignes des Greneriers 2010, domaine Paul Janin : un gamay fruité mais pas que. Belle construction sérieuse, des tannins civilisés, une acidité qui allonge le vin. Tous les constituants sont présents et déjà bien intégrés. Très Bien ++

Jurançon, Prestige d’Automne 2011, cave des producteurs : confirmation de mes précédentes notes de début juillet. Un Jurançon qui truffe au nez, sur des notes grillées et une amertume vibrante. Bouche sur la finesse mais sérieuse et tenant la longueur. Finale équilibrée et complexe, entre acidité, rondeur et aromatique. Joli grain. Excellent

Crémant de Loire, Triple Zéro, domaine de la Taille aux Loups : une bulle minérale cristalline, avec une belle aromatique au nez, sur un équilibre clairement sec (pas de sucre, pas de sucre, pas de sucre). Bouche typique du chenin, avec une belle tension, une assise minérale et une construction gourmande. Belle finale dans le même esprit, avec des notes d’amers fins qui vibrent sur les papilles. Toujours aussi bon ! Excellent

Saumur-Champigny, Montée des Roches 2014, domaine de St Just : premier nez sur un fruit éclatant et bien mur. Puis apparaissent des notes plus construites, sur la cerise noire, le côté droit (et sans poivron) du cabernet franc bien mûr. En bouche, trame allongée, belle acidité … qui traduit toutefois encore la jeunesse de la bouteille. C’est croquant et gourmand, bien construit. Finale enveloppante, sur un velouté salivant. Très Bien ++

Coteaux de Saumur, Valboisière 2005, domaine de St Just : un très grand liquoreux digne des SGN (de Philippe Delesvaux par exemple). Robe dorée intense, colorée, profonde et brillante, qui procure déjà l’envie d’aller plus loin. Nez de grand botrytis, sur la pomme grillée, la poire. Bouche en rondeur, de beaux amers salivant, une acidité drainante … pour dessiner une grande liqueur ! Superbe finale, fraîche, tendue, allongée et sapide … malgré une charge de sucre certainement très importante (les lèvres qui pèguent !). Superbe

DOC Moscato d’Asti, 2021, Pelissero : une bulle très classique chez nous. Une gourmandise légère, une aromatique aérienne (pêches, fleurs blanches), une sorte de muscat sucré. Bouche douce, ronde et vive, portée par une acidité totalement intégrée, un sucre élégant et une teneur en alcool de 5,5°. Vin de soif, de plaisir et/ou de copains. Le compte y est (pour un prix plus que modique) ! Très Bien +

DOC Rioja, Gran Reserva 904 2009, La Rioja Alta S.A. : première bouteille d’une série de 6. Joli nez profond, corpulent et gorgé de soleil. Notes de fruits noirs, d’amers réglissés et d’une pointe résinée. Bouche très jeune encore, avec un couple acidité / amertume pas encore équilibré. Une garde de 5 ans minimum lui fera du bien. Charge tannique présente mais élégante, belle allonge … qui se marie très bien avec une côte de bœuf parfaitement cuité (45 minutes par face bien sur !!!). A attendre avec urgence. Potentiellement Excellent et plus


Reprise en douceur, pour cause de canicule omniprésente, mais de courtes fenêtres de tir nous permettent de survivre.


Bruno


30 décembre 2018

Noël et ses environs

Un florilège des vins dégustés et bus lors du réveillon de Noël, et des environs.

Avec un saumon gravlax maison, un St Romain 2013, domaine Alain Gras : un joli chardonnay fin, tendrement grillé, une belle aromatique au service d’une puissance mesurée. Acidité qui assure une belle longueur, et une finale légèrement saline. Très Bien +(+)

Avec des noix de St Jacques et purée de potimarron, un Montlouis, Rémus 2013, domaine de la Taille aux Loups : puissance minérale, floralité et enrobage « en douceur » pour ce vin traçant. Très Bien (+)

Avec un gigot de 7 heures, un Chinon, cuvée Stanislas 2014, domaine Pierre Sourdais (magnum) : fruité au nez, rectitude du cabernet franc en bouche, légère pointe fumée, belle fraîcheur générale et corpulence en accord avec le plat. De la mâche tannique jusque dans une finale vibrante. Très Bien +

… puis un Morgon, Côte du Py 2008, Jean-Marc Burgaud (magnum) : relative déception avec un vin qui apparaît monolithique (fermé ?), une aromatique absente et un fruité un peu trop aigrelet. Problème de bouteille ? Moyen

Avec un dessert à base de fruits rouges et de chocolat, un Porto, LBV 2011, Quinta do Noval : une gourmandise de fruits rouges, une infusion tannique aromatisée, une puissance maîtrisée sur un fond d’amers nobles. Grande acidité qui étire le vin, finale claquante. Un « petit » vintage. Excellent +

Puis, pêle mêle à l’occasion de quelques repas :

Gevrey-Chambertin, VV 2009, domaine Rossignol-Trapet : finesse du fruit, empreinte tannique très gibracoise, notes fumées, un grain en bouche. Demi-corps très élégant. Très Bien +

Corton-Charlemagne Grand Cru 2008, domaine Rapet : chardonnay superlatif, alliant puissance et finesse. Joli grillé noble, amers salivants, une pointe résiduelle d’élevage ( ?) sur le vanillé élégant. Sphérique et traçant. Un très très grand vin. Excellent ++

Chablis premier cru, Grande cuvée 2013, Cave de la Chablisienne : minéralité sur la coquille d’huitres, tension acide équilibrée quoique bien marquée, enrobage aromatique de belle facture, traçant et allongé. Excellent (+)

Moulin à Vent, les Vignes du Tremblay 2013, domaine Paul Janin : le petit frère du « clos », mais quel petit frère. Un beaujolais haut de gamme, toujours sur le fruit, qui explose en bouche, avec un supplément de constitution et de rondeur. Tannins civilisés et déjà bien polissés, trame acide présente, allonge finale. Très Bien ++

Un peu de repos avant d’entamer le dernier round de ces fêtes.

Bruno

11 février 2017

Parce que 2015 !

Parce que la commande des 2015 vient d'arriver et qu'Eric Janin m'a offert 3 bouteilles, j'avais envie de tester un Moulin à Vent, Vignes du Tremblay 2015 : P. c'est très très jeune mais ça envoie. Puissant, riche, super tannins, très grande acidité déjà équilibrée par la structure et fruité intense sur les fruits noirs (cassis, . RDV a la retraite pour l'apprécier a sa juste valeur (enfin, si le marquis des rillettes de la Sarthe se prend une tôle). Excellent aujourd'hui. Exceptionnel dans l'avenir.

30 décembre 2016

Intermezzo

Ne pas perdre le rythme entre deux fêtes, voilà le mot d’ordre qui nous a poussé à rechercher quelques bouteilles entre Noël et 1er janvier.

Avec une saucisse de morteau et ses lentilles, un Moulin à Vent, domaine des vignes du Tremblay 2012, Paul Janin : un très beau gamay, avec une belle sève, un fruité profond, presque bourguignon. Définition en bouche à la fois ronde et tendue, tannins fondus et acidité mesurée. Jeune certes, mais déjà bien en place pour cette « entrée de gamme ». Un domaine « valeur sure ». Très Bien + (+)
Avec un cabillaud au four, pommes de terre sur une sauce crémeuse, un Chablis, premier cru Beauroy 2008, cave de la Chablissienne : premier cru méconnu, mais d’un intérêt certain. Classique nez chablisien, sur les coquilles d’huitres, des notes de poussière de calcaire, de citron mur et une touche d’exubérance aromatique juste. Bouche sphérique, ronde intégrant un élevage bien réussi, une tension régionale classique et surtout une impression de volume et de soyeux. Nettement au dessus (à mon goût) du Forest 2005 de Dauvissat dégusté récemment. Finale sur une fraîcheur presque mentholée, des notes de grillé très légères et une forme d’appétence noble. Excellent

Bruno