19 juillet 2019

Quelques lieux culturels dans le centre de la France

Noirlac est une abbaye romane de type cistercien, caractérisée par une église en croix latine. Les bâtiments conventuels sont distribués autour du cloître.
A l’ouest, le quartier des convers (laïcs convertis), à l’extérieur de la clôture, est composé d’un cellier, d’un réfectoire aujourd’hui détruit et d’un dortoir au premier étage.
A l’Est, l’aile dédiée aux moines, à l’intérieur de l’enceinte, est composée d’une salle capitulaire et d’un dortoir au premier étage.
Au Nord se tient l’église abbatiale, centre de la vie spirituelle.
Au Sud, ce sont les lieux réservés aux activités corporelles avec la salle des moines, le réfectoire, les cuisines et les latrines aujourd’hui disparues.

L’histoire de Noirlac débute au XII° siècle avec l’installation d’une communauté cistercienne venue de Clairvaux au lieu-dit « Maison Dieu ». Au milieu du XII° siècle, l’abbaye est construite et prospère dès le XIII° siècle, en prenant le nom de Noirlac. Dès la fin du XV° siècle, Noirlac subit une crise morale profonde qui atteint son paroxysme avec la tombée en commende en 1530. Au XVII° siècle, les bâtiments sont endommagés dans des combats opposant les troupes royales aux partisans du Prince de Condé. L’abbaye est vendue comme bien national en 1791. Elle deviendra ensuite une manufacture de porcelaine jusqu’à ce que Prosper Mérimée la visite et décide un classement au titre des Monuments Historiques en 1860. Elle est acquise par le département du Cher en 1909. Une campagne de restauration débute en 1950 pour une réouverture en 1980.

Quelques photos prises dans le monument.

Le cellier

Le cloître

Léglise abbatiale

Le dortoir


Le réfectoire

Panorama du cloître

Quelques découvertes faites au fil de l’eau ensuite …

L’église de style clunisien de Menat du XII° siècle, sur les restes d’une abbaye du V° siècle.

Le château médiéval Blot-le-Rocher depuis le belvédère de Bougedal

Le château de Vollore, près de Thiers, appartenant aux descendants du Général de Lafayette.

Bruno

18 juillet 2019

Un cinquième Thiers : un couteau "Davos"

Un nouveau couteau Thiers, et quelle classe. Issu d’un concours de circonstance, ce couteau élaboré par la famille Chambriard est destiné aux participants du « Davos du Vin », en d’autres termes au Villa D’Este Wine Symposium. Grace à l’ami Oliv, et à la bienveillance de François Mauss que je remercie très chaleureusement, me voilà le propriétaire d’un cinquième Thiers :

Présentation de l’oeuvre.
Lame en acier inoxydable « Acier rasoir »,
Mitres inox massives en acier inox,
Manche en buis,
Façon sommelier (tire-bouchon)
Ressort forgé et guilloché à la main, avec l'emblème de Thiers comme "mouche"

Le couteau ouvert

Le couteau fermé

Le ressort et son guillochage « main »

Bruno

13 juillet 2019

Le Polit Buro des Gunthards prépare les vacances

Il est des habitudes qui sont tenaces, et c’est tant mieux. Malgré le temps, malgré une sorte d’éloignement plus professionnel que géographique, malgré des emplois du temps parfois trop chargés, nous réunissons traditionnellement notre petit groupe autour du 14 juillet (ce qui en a fait rire quelque uns !) pour célébrer les vacances prochaines.
Ce samedi soir ne dérogera pas à la règle puisque le Polit Buro des Gunthards (les historiques en petit comité : petit, mais efficace) s’est retrouvé autour d’une table sur les flancs du Mont Valérien.
Rapidement, les automatismes reviennent, les jeux de mots fusent, les tacles assassins à la carotide se multiplient … Petits plats et grands crus viennent compléter les ingrédients nécessaires à une soirée réussie, placée sous le signe de l’amitié.

Quelques impressions sur le repas et les vins, sans prise de note pour ma part.

En apéritif
Champagne, Blanc de blancs extra brut, les Roises, Ulysse Colin : un champagne (base millésime 2008, dégorgé en 2012) élevé sur un équilibre semi-oxydatif, une belle présence en bouche, plutôt vineux, une rondeur avenante, une trame acide qui arrive en second plan, et une finale légèrement enveloppante. C’est beau, énergique et charmeur. Très Bien ++

Avec une entrée composée d’un carpaccio de bœuf et sa salade de tomates
Riesling, Scharzhoferger Pergensknopp 2012, Van Volxem : superbe aromatique, sur une base pétrolée complétée de notes exotiques. Bouche tendre, construite sur la tension, pointe saline / perlante vivifiante, très subtile. Finale claquante. Les papilles sont à la fête. De la belle ouvrage. Excellent (+)

Avec une côte de bœuf Simmental maturée, son tian de courgettes
IGP Syrah de Seyssuel, l’Ame Sœur 2013, Stéphane Ogier : de la confiture de lait au nez, … et c’est tout. Platitude, lourdeur, manque de volume et d’aromatique. Bof. Remarque : j’avais bien gouté le 2014, les cavistes (est-ce le terme exact ?) m’ont vendu un 2013. Quelle déception.
Charmes-Chambertin grand cru 1999, domaine Arlaud : un pinot construit sur la puissance, une forte charge tannique (le Président y voit aussi une forte extraction), un côté terrien / fumé qui complète agréablement le fruité du pinot. Beau vin. Très Bien +

Avec les plateaux de fromages
Meursault (les Vireuils) 2009, domaine Coche-Dury : Servi à l'aveugle, j’ai reconnu immédiatement la patte du producteur. C’est grillé mais élégant, de beaux amers salivants, déjà ! Grande bouche plutôt puissante, mais pas lourde. Acidité qui allonge et équilibre / affine le vin. Grands amers sur une finale qui tutoie les sommets. Excellent +

Avec le dessert, un clafouti aux cerises (le vrai quoi)
Burgenland, Muskat Ottonel Trockenberenauslese, Zwischen den Seen 2008 (nummer 5), Weinlaubenhof Kracher : quelle puissance. Un premier nez très muscaté, vite complété par des notes aromatiques évoquant le gewürztraminer (vieille rose, litchi, fruits exotiques). J’y perçois également une pointe rôtie et déjà une grande et noble amertume. Grande liqueur en bouche, mais toujours sur la fraîcheur, l’élégance et la digestibilité. Amers qui claquent sur la langue, forte charge de sucres parfaitement équilibrés par une acidité qui, analytiquement, doit être redoutable. Intégration parfaite jusqu’à une finale enveloppée, typée sucre candy. Un Delesvaux autrichien en quelque sorte. Excellent ++

Et pour ne pas risquer l’hypoglycémie dans la (fin de) nuit, une lichette de Marc du Clos de Tart fût bien appréciée.
Une très belle soirée sous le signe de l’amitié, de l’humour et de la gastronomie. Vivement la prochaine !

Bruno

6 juillet 2019

Retour à Frichemesnil (76) : un déjeuner au restaurant "Le Souper Fin"

Après une année  sans une visite à Frichemesnil, pour cause d’un anniversaire fêté en grandes pompes, nous voilà de retour en ce samedi ensoleillé au restaurant étoilé « Au Souper Fin ».

Une nouvelle fois, nous avons opté pour le menu « Suggestion du chef » composé d’une entrée, d’un plat, d’un plateau de fromages et d’un dessert.

Foie gras opéra, jambon cru « Noir de Bigorre », et asperges vertes
Très belle entrée, construite sur des oppositions de style / de goût qui s'associent parfaitement

Rémoulade de Tourteau, crevettes, aromates, Langoustines snackées

St Pierre pêche côtière de Dieppe, Bisque aux épices douces (remplacée par un beurre blanc), Beurre de fenouil
Superbe cuisson du poisson, une sauce au top, avec un équilibre entre le crémeux, l'acidité et l'aromatique

Cœur de ris de veau rôti au poêlon, fricassé de girolles à l’Ail des ours

Chariot de fromages
Pavé d'Auge, Livarot et Gruyère suisse pour ne pas paraître sectaire

Fraisier, glace vanille en verrine

Mille-feuille, crème pâtissière à la vanille

Tarte acidulée aux framboises, glace à la fleur de sureau

Tarte au chocolat, pâte sablée au sarrasin, sorbet poire

Pour accompagner ce repas.

En apéritif, un Champagne Brut BSA, maison Deutz : un classique de chez classique. Nez tendre, brioché et fin, sur une note d’amertume de bel effet. Belle acidité de structure qui transparaît déjà, et que l’on retrouve en bouche. Longue rémanence sur la langue, laissant une impression complexe de rondeur et de fraîcheur. Très Bien ++
Avec le repas, un Meursault Limozin 2015, domaine Buisson-Battault : un nez « typique », grillé à la Coche-Dury, mais qui s’estompe doucement à l’aération. Pointe d’amers nobles salivant (et qui me font encore saliver en écrivant ce compte-rendu). Bouche construite sur une belle puissance maîtrisée, de beaux amers vibrant, une finesse qui balance entre un gras élégant et une puissance presque tannique. Finale qui dégage une grande énergie tellurique, une pointe saline en sus. Un très grand vin encore jeune, mais déjà apportant beaucoup de plaisirs. On en redemande. Excellent +

Confirmation une nouvelle fois de l’excellence de l’adresse tant pour l’accueil, le service et la cuisine d’Eric Buisset. Une valeur sûre en Normandie. Révélation avec une carte des vins qui recèle des « petites » appellations ou des découvertes dans les « grandes » régions viticoles, à des tarifs très doux.

Il est des endroits qui constituent un passage obligé, une tradition, une sorte de retour aux sources. Point d’ostentation, point d’orgueil démesuré, point de marketing … mais une assiette et une carte des vins toujours d’un grand niveau, servi par une équipe restreinte autour de Madame Buisset dont le mari officie en cuisine, pour notre plus grand plaisir. Nous y reviendrons.

Et pour finir, le soir, nous avons eu le droit à un magnifique coucher de soleil sur Elbeuf-city. Preuve quil fait toujours beau en Normandie.

Bruno