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2 mars 2021

Soirée blanche

Soirée « blanche » en ce mardi de confinement. Blanche non pas en hommage à l’ancien maire de Paris ou le producteur de disques, mais parce qu’un repas amical s’est transformé en dégustation de 3 blancs.

Comme toujours, assiettes de belle qualité, bonne humeur au programme et quelques petits pièges dans lesquels … nous sommes tombés !


A l’apéritif, un Mosel-Saar-Ruwer, Kanzemer Altenberg GG, Riesling Auslese 2010, Van Volxem : très grand blanc de la Saar, un nez sur une aromatique fougueuse, profonde et fruitée, entre ananas et pamplemousse rosé, un zeste citronné en plus. Première impression de pureté et de puissance sur un registre salivant. Grande bouche encore jeune mais déjà prometteuse, une acidité saline qui émoustille les papilles, une aromatique douce, et un équilibre parfait entre l’acidité (que l’on devine redoutable) et la charge en sucres (que l’on devine très concentrée). Douceur sensuelle, enveloppante et sur une allonge maximale. Excellent (+)

Saumur, Coulée de St Cyr 2013, Arnaud Lambert (domaine de St Just) : un nez de chenin un peu évolué, qui commence à montrer un côté « Brézé », avec des notes semi-oxydatives ménagées. Association d’une minéralité du terroir et d’une floralité légère. Bouche un peu marquée par le millésime, mais un léger gras, une floralité légèrement arrondie et une élégance viennent tempérer l’effet « 2013 » sur l’acidité. Belle finale qui se livre finalement sur un registre plus rond, et propose un joli contre-point avec le consommé de champignons de Paris et son samossa croustillant aux champignons. Très Bien +

Dernier vin servi à l’aveugle sur une choucroute de la mer (Haddock, Noix de St Jacques et ses tranches de poitrine fumée, sauce au cumin. Robe dorée assez intense, profonde, concentrée et marquée. Premier nez très aromatique, fruits exotiques, impression de gras, de rondeur, d’amplitude. Notes florales capiteuses, d’épices douces. Bouche à l’avenant, très construite, très corpulente mais bâtie sur une belle acidité. Aucune lourdeur donc. Finale sapide, et accord majeur avec le plat. Je pars sur un Gewurztraminer de noble origine bien sur … c’est un Alsace Grand Cru, Riesling, Somemrberg 2012, domaine Paul Blanck. Atypique mais vraiment Excellent (+)


Encore une superbe soirée en très bonne compagnie. L’amitié permet d’oublier, l’espace d’un instant - certes trop court – vicissitudes du confinement.

Et comme nous sommes des gens raisonnables, on ne brave pas les interdits, on dort sur place et on en profite pour une battle entre un Rhum de la Barbade, Foursquare 2008, impétueux, fougueux, mais sur une élégance folle (notes de banane, de caramel, de zan) et un Rhum, XO Soleira de chez Zacapa, plus consensuel, rond, peut-être un peu trop lisse pour moi.


A bientôt les amis en terres beaujolaises …


Bruno

13 juillet 2019

Le Polit Buro des Gunthards prépare les vacances

Il est des habitudes qui sont tenaces, et c’est tant mieux. Malgré le temps, malgré une sorte d’éloignement plus professionnel que géographique, malgré des emplois du temps parfois trop chargés, nous réunissons traditionnellement notre petit groupe autour du 14 juillet (ce qui en a fait rire quelque uns !) pour célébrer les vacances prochaines.
Ce samedi soir ne dérogera pas à la règle puisque le Polit Buro des Gunthards (les historiques en petit comité : petit, mais efficace) s’est retrouvé autour d’une table sur les flancs du Mont Valérien.
Rapidement, les automatismes reviennent, les jeux de mots fusent, les tacles assassins à la carotide se multiplient … Petits plats et grands crus viennent compléter les ingrédients nécessaires à une soirée réussie, placée sous le signe de l’amitié.

Quelques impressions sur le repas et les vins, sans prise de note pour ma part.

En apéritif
Champagne, Blanc de blancs extra brut, les Roises, Ulysse Colin : un champagne (base millésime 2008, dégorgé en 2012) élevé sur un équilibre semi-oxydatif, une belle présence en bouche, plutôt vineux, une rondeur avenante, une trame acide qui arrive en second plan, et une finale légèrement enveloppante. C’est beau, énergique et charmeur. Très Bien ++

Avec une entrée composée d’un carpaccio de bœuf et sa salade de tomates
Riesling, Scharzhoferger Pergensknopp 2012, Van Volxem : superbe aromatique, sur une base pétrolée complétée de notes exotiques. Bouche tendre, construite sur la tension, pointe saline / perlante vivifiante, très subtile. Finale claquante. Les papilles sont à la fête. De la belle ouvrage. Excellent (+)

Avec une côte de bœuf Simmental maturée, son tian de courgettes
IGP Syrah de Seyssuel, l’Ame Sœur 2013, Stéphane Ogier : de la confiture de lait au nez, … et c’est tout. Platitude, lourdeur, manque de volume et d’aromatique. Bof. Remarque : j’avais bien gouté le 2014, les cavistes (est-ce le terme exact ?) m’ont vendu un 2013. Quelle déception.
Charmes-Chambertin grand cru 1999, domaine Arlaud : un pinot construit sur la puissance, une forte charge tannique (le Président y voit aussi une forte extraction), un côté terrien / fumé qui complète agréablement le fruité du pinot. Beau vin. Très Bien +

Avec les plateaux de fromages
Meursault (les Vireuils) 2009, domaine Coche-Dury : Servi à l'aveugle, j’ai reconnu immédiatement la patte du producteur. C’est grillé mais élégant, de beaux amers salivants, déjà ! Grande bouche plutôt puissante, mais pas lourde. Acidité qui allonge et équilibre / affine le vin. Grands amers sur une finale qui tutoie les sommets. Excellent +

Avec le dessert, un clafouti aux cerises (le vrai quoi)
Burgenland, Muskat Ottonel Trockenberenauslese, Zwischen den Seen 2008 (nummer 5), Weinlaubenhof Kracher : quelle puissance. Un premier nez très muscaté, vite complété par des notes aromatiques évoquant le gewürztraminer (vieille rose, litchi, fruits exotiques). J’y perçois également une pointe rôtie et déjà une grande et noble amertume. Grande liqueur en bouche, mais toujours sur la fraîcheur, l’élégance et la digestibilité. Amers qui claquent sur la langue, forte charge de sucres parfaitement équilibrés par une acidité qui, analytiquement, doit être redoutable. Intégration parfaite jusqu’à une finale enveloppée, typée sucre candy. Un Delesvaux autrichien en quelque sorte. Excellent ++

Et pour ne pas risquer l’hypoglycémie dans la (fin de) nuit, une lichette de Marc du Clos de Tart fût bien appréciée.
Une très belle soirée sous le signe de l’amitié, de l’humour et de la gastronomie. Vivement la prochaine !

Bruno

28 avril 2013

Quelques souvenirs d'Allemagne

En conclusions de cette semaine de vacances (toujours trop courtes) allemandes, un "publi-reportage photographique" pour nous rappeler les plus beaux endroits visités.
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Commençons par la Mittle Mosel.
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Ürzig, dont le Grand Cru Ürziger Würzgarten
(à gauche sur la photo du bas)
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Erden (mitoyen avec Urzig) qui possède le cru "Treppchen" (petits escaliers)
Notez la taille en coeur de certains pieds de vigne
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Un peu plus bas dans la vallée, Zell et son cru Schwarze Katz
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Quelques vignes à Bernkastel, près de la Moselle
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Maisons de Bernkastel-Kues
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Les vignes du "Doktor" de Bernkastel
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Le château de Landshut (au-dessus de Bernkastel)
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Petit saut dans la Nahe ensuite.
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Les ruines du château de Montfort
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Place à la ville de Trèves.
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Maisons et fontaine
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L'église Notre Dame, son cloître et quelques impressions ...
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Dans la vallée de la Saar.
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Encore plus vertigineux qu'en Mosel,
et toujours un cadran solaire
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Fin du voyage avec la région plus montagneuse de l'Eifel.
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Les lacs de Maar, issu d'un phénomène géologique volcanique que l'on rencontre également dans "notre" massif central (un paradis de la randonnée)
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Les deux châteaux de Manderscheid
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Voilà, ainsi s'achève une semaine magnifique, tant sur le plan oenologique, touristique qu'amical.
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De bien belles régions que nous aurons plaisir à revisiter dans un avenir que nous espérons proche.
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Bruno