16 avril 2023

Prélude en Beaujolais

En prélude à une quinzaine italienne, petite halte beaujolaise, à la fois pour revoir certaines de nos « madeleines » mais également pour une soirée étape chez un couple de vignerons sympathiques, et qui font bon, au hameau du Fêtre à Chiroubles.

Passons sur un pique-nique glacial sur les bords de Saône à Tournus, 5°C, un vent du nord, et un léger crachin …


Coup d’œil sur l’église romane clunisienne d’Ameugny, au nord de Cluny, dans un style « lombard » caractéristique


Le fût d’Avenas, toujours aussi magnifique, avec son autel en calcaire marmoréen


Le prieuré de Salles d’Arbuissonnas, dont la visite n’est plus libre mais qui propose désormais un petit musée dont l’iconographie est simple mais justement dosée. L’architecture quant à elle reste toujours aussi impressionnante, avec ses pierres dorées.


Pour terminer la journée, nous avons bu trois bouteilles de Chiroubles de Jean-Louis et Maria Chapuy : un 2017 à point, sur un registre beaujolais classique mais sérieux et vineux, un 2019 plus concentré et plus serré, qui demandera encore un peu de temps pour se fondre et enfin et surtout un 2019 « fût de chêne » digne des plus grands crus de la région, oscillant entre un côté gouleyant classique, une structure vineuse bien établie et dont l’élevage a, étonnamment, assagi le côté solaire et chaud du 2019 élevé en cuve.


Bruno


9 avril 2023

Pâques

Repas familial pour Pâques, avec deux vins au programme, et une très belle surprise.

En apéritif pour commencer, un Pet’Nath’, Orgasmic, domaine Frédéric Mabileau : un nez très aromatique, muscaté, frais et fin. Une bouche sur un équilibre « sec tendre », florale, fine bulle et acidité abricotée. Une pointe amère vivifiante. Nous avons choisi de poursuivre avec ce vin, sur une entrée « truite fumée et avocat », et quelle ne fût pas notre surprise. Le vin a pris de la « douceur » et une sorte de velouté sensuel. Mariage parfait entre le gras de l’avocat et le fumé de la truite. L’amertume vient se fondre, sur un équilibre de grand chenin. Pointe « sucrée » juste comme il faut. Finale élégante, laissant une belle empreinte. Accord improbable, mais super accord. Excellent

Coteaux du Languedoc, Pic St Loup, cuvée Guilhem Gaulcem 2009, Ermitage du Pic St Loup : grand vin. Nez sur une aromatique méridionale, thym et garrigue, complétée par des notes de fruits noirs intenses, une pointe d’amers fins et une sorte de rondeur maîtrisée. En bouche, vin énergique, tannique, mais d’une grande élégance. Equilibre entre la structure et une acidité intégrée qui vient allonger le vin. Epices fines, fond cacaoté, grande et belle fraîcheur malgré le millésime. Finale vive, sur des amers réglissés du plus bel effet. Excellent +


Bruno


12 mars 2023

Week-end de transition

Après une disette très passagère, nous nous sommes rattrapés ce week-end, avec quelques bouteilles, et des fortunes diverses :

Mosel-Saar-Ruwer, Riesling Kabinett, Rotschiefer 2012, van Volxem : un superbe nez sur la poire williams, avec une pointe saline légèrement perlante, fraîche, énergique et qui apporte du peps. Fine sensation « douce », veloutée. A l’aération, des notes pétrolées apparaissent, complétées par des composantes plus capiteuses. Attaque en bouche vive, douce et saline, sur une grande complexité et un équilibre magistral. Un joli gras fruité se mêle avec des notes florales plus consistantes. L’ensemble est tenu par une grosse acidité intégrée. De l’énergie qui vient tapisser les papilles. Finale à l’avenant, sur des touches salines, des amers fins et une impression de mâche. Sensuel et charmeur sur un registre frais. Excellent ++

Saumur, Chenin du Puy 2015, domaine Frédéric Mabileau : on retrouve la construction classique de ce cru, avec un nez minéral fin, tendu, ciselé et allongé. Des notes florales fines et douces apparaissent, complétées par une sensation grasse très légère. Bouche équilibrée, sur une structure acide et une assise très chenin, avec une fine salinité, un soupçon fumé et des notes grasses qui apportent une corpulence supplémentaire. Sans doute un peu fermé en l’état toutefois. Finale fumée fraîche, avec un joli potentiel de vieillissement.

Le soir, après une aération, on retrouve cet équilibre général, en plus épanoui et plus exacerbé. Ouverture du vin, gras et rondeur, sans conséquence sur l’aspect traçant et frais. Aromatique nettement développée. Finale avec plus de caractère, sur des amers bien présents, de bel effet, et qui claquent. Excellent

IGP Collines Rhodaniennes, Syrah de Seyssuel, L’Ame Sœur 2013, domaine Stéphane Ogier : un vin acheté après un salon « pro » au cours duquel on nous fait gouter le millésime 2014 et on vous livre un 2013 en vous expliquant que c’est pareil (ce n’est pas un coup d’essai puisque les Côte du Py de Jean-Marc Burgaud avaient subi le même sort, mais j’étais resté ferme sur le millésime) … Marketing commercial parisien par des commerçantes, à l’attention … certainement pas des vrais amateurs ! Bref, un joli nez profond, sur la violette, les fruits noirs et dégageant une impression de maturité. En bouche, c’est bien construit, avec des tannins de caractère, un fruité assez profond (fruits noirs), mais avec un manque évident de complexité. Rien à voir avec le 2014 dégusté (de mémoire). Bref, une expérience à vite oublier (de toute façon, elles se sont ré-orientées vers des salons avec « plus d’espaces et plus d’intimité « dans lesquels seuls les vrais professionnels sont désormais invités. Bien +

 

Bruno