24 août 2009

Contre mauvaise fortune bon coeur ...

... ou puisqu'il faut bien y retourner !!!
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Cette dernière soirée de vacances était donc placée sous le signe du vin, entre découverte et confirmation :
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En apéritif
Jurançon sec, cuvée Marie 2005, domaine Charles Hours : un nez légèrement miellé, mais encore sur la réserve. La bouche est vive et tendue, bien tenue par une belle acidité. Fraîcheur et peps. Finale veloutée, presque grasse et "demi-sec". BIEN.
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Ensuite
Chambolle-Musigny, V.V. 2004, Dominique Laurent : Robe rouge orangée peu intense. Au nez, impression fruitée (fraises écrasées) et florale (pivoine). Ca pinote doucement. Petite note boisée. En bouche, l'élevage n'est pas encore totalement digéré. Cependant, le vin est bien construit, très velouté, élégant et en dentelle. Le fruit domine malgré le boisé. Belle finale assez persistante. Une pointe d'astringence permet d'avancer une garde d'encore 2 à 3 années sans problème. C'est bien fait. Il n'y a pas de défaut. L'impression générale est bonne mais il manque ce petit quelque'chose qui en ferait un grand vin (trop de technologie ?). BIEN +.
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et enfin
Coteaux du Layon Saint Aubin, Clos du Pavillon 1998, domaine Philippe Delesvaux : nez typiquement de chenin, un peu marqué par le charbon et un côté "single malt". La minéralité, presque mentholée, est toujours présente. La bouche a quelque peu évolué depuis la dernière dégustation puisqu'on perçoit maintenant très nettement que le vin a "mangé" ses sucres. Le côté carbonifère est toujours présent, mais est complété par des notes plus tourbeuses et maltées (Islay / Knockando). Finale aigre-douce sur de beaux amers agréables. BIEN ++ (sans doute à boire assez rapidement maintenant).
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Au travail !
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Bruno

23 août 2009

Un pique-nique réussi

Courte infidélité à l'Aveyron pour retrouver quelques amis du côté de Figeac. Avant de passer aux choses sérieuses, escale sur la Place des Ecritures pour voir, au sol, une copie (agrandie) de la pierre de Rosette.
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Puis visite du Musée Champollion, maintenant consacré, depuis sa réhabilitation en 1997, aux "Ecritures du Monde" (l'écriture cunéïforme restera, pour moi, la plus belle et la plus émouvante).
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Pique-nique au bord du Lot, où le soleil joue magnifiquement et magiquement avec les arbres et l'eau.
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Au menu, crudités, oeufs durs, charcuteries diverses et fromages de Laguiole et de Salers. Afin d'accompagner dignement ce repas, et surtout de nous réhydrater pendant ces fortes chaleurs, nous avons bu :
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Kaseler Riesling Trocken 2006, Reichsgraf von Kesselstatt : un nez sur le citron, une légère touche pétrolée et surtout une très belle vivacité / fraîcheur. En bouche, l'équilibre est marqué par une association entre tension, acidité et gras velouté. Belle finale enveloppante, presque sur un équilibre demi-sec (en tout cas, velouté). Un vin simple mais très agréable et rafraîchissant. BIEN.
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Côtes de Provence, domaine de la Bastide Blanche 2006, Vieilles vignes du Cap Lardier : changement complet de registre. Une robe relativement sombre. Au nez, légère réduction, à moins que ce ne soit un boisé pas encore intégré. Après aération, fruits noirs avec une légère sucrosité. En bouche, le vin est relativement massif, sur une charge tannique imposante. Le fruit est toujours présent et permet de contrebalancer les tannins. Finale longue, tannique et légèrement boisée. BIEN EN L'ETAT. Très beau potentiel de vieillissement (merci Eric).
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Une dernière vue sur Capdenac le Haut avant le retour.
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Bruno

22 août 2009

L'Aveyron, terres d'infinis

Infinis de l’Aubrac d’abord. Socle ancien composé de micaschistes, de gneiss et de granite (« de la Margeride »), soulevé et fracturé lors de la formation des Alpes, on ne se lasse jamais de ce plateau volcanique aux contours adoucis et variés : grands pâturages séparés par des murets de pierres sèches, à l’instar du bocage de ma Normandie natale, boraldes qui entaillent le versant sud du plateau, comme un appel vers le pays d'Olt (St Côme d'Olt et son clocher tort), lacs glaciaires, d'improbables cascades dans un paysage minéral fort, forêts et tourbières. C’est un pays de silence, emprunt de mystères et de croyances.
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Infinis spirituels à Conques ensuite. Fondé à la fin du VIII° siècle par l’ermite Didon afin de se retirer dans la solitude.
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Ce petit monastère bénédictin est devenu, grâce aux reliques de Sainte Foy, un centre de pèlerinage majeur sur le chemin de St Jacques de Compostelle. L’abbatiale de Conques (XI-XII° siècles) révèle aux visiteurs un tympan du Jugement Dernier véritable chef-d’œuvre de la sculpture romane.
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La visite des tribunes, vaste couloir de circulation établi à l’époque romane au-dessus des collatéraux et du déambulatoire, une triple émotion : émotion liée à la vision globale de l’édifice, mettant en valeur ses perspectives - émotion soulevée par approche directe avec les vitraux de Pierre Soulages, dont l’effet d’opalescence rend la lumière presque irréelle, j’allais dire « divine » ; en enfin émotion par la contemplation de la magnificience des chapiteaux romans de l’église.
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Infinis de variété des paysages où, au détour d’une petite route, apparaît le site de Bes-Bédène. Fondé au XI° siècle par St Gausbert, l’église Notre Dame, de style ogival, se situe sur un promontoir granitique dessiné dans un méandre de la Selves. Ce cirque remarquable, façonné au cours des siècles par la rivière, permet une randonnée pédestre courte (6 km) et difficile, mais réservant de magnifiques points de vue sur le prieuré.
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Les infinis des Causses, du Causse Comtal plus précisément. Cette vaste lande calcaire, installée entre les massifs primaires du Rouergue au Sud et de la Viadène au Nord, fait partie d’un ensemble de plateaux calcaires recouvrant le Quercy à l’Ouest (Causse de Martel et Causse de Gramat) et les grands Causses à l’Est (Causse de Séverac, Causse de Sauveterre et Causse Méjean). Située à une altitude moyenne de 550 mètres, elle est couverte de genévriers et de petits chênes verts tortueux. Au milieu, trône le « Trou de Bozouls », canyon en forme de fer à cheval, de près de 400 mètres de diamètre et de plus de 100 mètres de profondeur, creusé dans les calcaires secondaires par le Dourdou.
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Infinis des saveurs enfin, avec un déjeuner toujours aussi enchanteur chez Michel Bras, bercé par une vue sublime du plateau de l'Aubrac, sorte de camaïeu de verts et de bleus, seulement entrecoupé par la ronde des plats, la valse des saveurs et des odeurs. Le temps s'est surpendu un (trop court) instant. Mais j'anticipe. La suite au prochain épisode.

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Bruno

14 août 2009

Déjeuner chez Michel Bras

Après le traditionnel "apéritif" pris au salon, d'où la vue sur le plateau de l'Aubrac est magnifique, passons avec une certaine excitation à table.
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Mise en bouche afin de nous faire patienter quelques instants.
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Au menu
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aujourd'hui "classique" : le gargouillou de jeunes légumes ; graines & herbes, lait de poule au serpolet d'ici.
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de Saint Jean de Luz, le maigre de ligne poché-poêlé au beurre & au jambon : purée de céleri-rave & amaranthe ; la cuisson, ail & touche de citron au sel.
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de Lézignan, la cèbe farcie au gras et vinaigrette au jus de viande ; huile d'oeillette en crème, fleurs de sauge.
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un assaisonnement estival pour le filet de Boeuf - pure race Aubrac - poêlé : aubergine, noisettes, quinoa, sésame ...
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Les fromages de l'Aveyron & d'à côté.
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dans l'esprit d'une tarte ; des pêches, miel & yaourt : un jus de vinaigre de citron.
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canailleries : billes chocolatées, billes glacées, canard ... crunch.
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Vue sur l'Aubrac depuis notre table.
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Impression sur les vins.
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Condrieu, Coteau de Vernon 2005, domaine Georges Vernay : robe jaune dorée assez intense, très brillante. Un beau nez encore un peu sur la retenue mais exhalant déjà une forte personnalité. Une pointe de vanillé nous rappelle le côté boisé de ce vin (très léger et en tout cas déjà bien digéré - quand la matière est noble, le boisé n'est qu'un soutient du vin). En bouche, le vin brille par sa complexité et son équilibre. Une stature relativement imposante, mais sans lourdeur, avec une belle minéralité, moins saline que chez le Condrieu Deponcins de François Villard, mais je dirai presque plus tannique. Le fruit est présent (pêche blanche), enrobé dans un gras (miellé) élégant et une rondeur proche de la suavité. Seule une pointe d'amertume en finale peut évoquer la jeunesse du vin. EXCELLENT.
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Châteauneuf du Pape, château de Beaucastel 2001 (en demi-bouteille) : une robe rouge sombre épaisse et dense, avec quelques reflets marron-orangés. Un nez très sudiste, qui me fait immédiatement songer à l'olive noire et la garrigue. Une légère évolution est perceptible (sous-bois, humus) mais sans plus. En bouche, le vin est là encore sur un équilibre tannique et puissant, qui n'estompe pas la finesse et l'élégance du cru : fruits confits (cassis, fruits cuits), épices douces (poivre blanc), olive et tapenade. Les tannins sont très nombreux mais déjà bien polissés par le temps (et le format de la bouteille - Sergio nous a confié que le même vin en bouteille n'était pas encore prêt à être bu). Belle finale très persistante. TRES BIEN PLUS.
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Avec le dessert, un Coteau du Languedoc, Mas Jullien, Cartagène 2008 : robe rouge rosée très claire. Un nez explosif de roses et de litchi (avec une pointe de violette et de patchouli). Bouche de demi-corps, avec une sucrosité très mesurée, et qui se marie à merveille avec le plat. Rondeur / richesse, douceur et belle fraicheur. Un vin très digeste qui termine le repas en apothéose. TRES BIEN PLUS.
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La magie de notre première visite s'est renouvelée. Le temps a suspendu sa course folle pendant ces 4 heures.
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Un rendez-vous secret est pris pour une prochaine fois ...
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Bruno

31 juillet 2009

Quelques bouteilles pour la route ...

Ce soir, entre amis, quelques bouteilles pour la route.
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A l'apéritif,
 
Champagne Laherte frères, cuvée "Les Vignes d'Autrefois", Pinot Meunier, 2004 : Nez brioché léger. Beau velouté en attaque de bouche, légèrement enveloppant et qui se termine par une fraîcheur tendue en finale, astringente mais pas désagréable. BIEN +.
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Sur une entrée à base de saumon fumé et truite de mer,
 
Savennières-Roche-Aux-Moines, domaine aux Moines 2007 : Nez clairement sur les agrumes (oranges / mandarines), puis sur la poire Williams. Belle salinité en bouche. Une certaine rondeur. Finale tendu, légèrement astringente et sur les oranges amères. BIEN.
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Sur un rôti de boeuf, pommes grenailles et courgettes farcies, Givry, Premier Cru Clos Salomon, domaine du Clos Salomon 2004 : nez assez animal, sur les pruneaux et la cerise confite. Beau fruité. En bouche, vin très velouté, avec une "rusticité noble" et une finale bien tenue par l'acidité du vin. BIEN ++ / TRES BIEN
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Sur un plateau de fromages de chèvre (doux au piment d'espelette, affiné),
   
Chablis, Premier Cru Fourchaumes l'Homme Mort, La Chablisienne 2002 : nez sur la craie, le foin et de petits fruits rouges (cassis rouge). Bouche très "chablis", minérale à souhait, mais charpentée. Un côté lacté, caramel et salin apporte une complexité au vin. Finale fine, fraîche, vanillée et toujours minérale, sans astringence ni défaut. TRES BIEN
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Sur un dessert composé de glaces aux framboise et à la mûre, framboises fraîches et "rosés" de Reims,
  
Cabernet d'Anjou, domaine Cady 2008 : le parfait vin de fin de repas : aucune lourdeur, une belle fraicheur qui aiguise nos papilles. Robe rosée. Nez de fruits rouges explosif, avec une touche de fraicheur et de chamallow. Vin de demi-corps, avec une sucrosité légère qui se marie avec charme au arômes du dessert. BIEN ++
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Pour terminer dignement la soirée, un Calvados du Pays d'Auge, Roger Groult, 15 ans âge : un beau fruité sur la pomme, sans rancio ! Une charge alcoolisé importante mais qui ne chauffe pas, équilibrée qu'elle est par des notes aldéhydiques et fruitée (Merci Eric et Oliv). TRES BIEN.
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Une bien belle soirée, pleine de rires et d'amitié, qui s'est prolongée tard dans la nuit parisienne.
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Un avant-goût des vacances.
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Bruno

7 juillet 2009

BAC + 30

Par cette allocution, il faut bien entendu comprendre que le temps passe inexorablement , et non pas que je me suis perdu dans un je-ne-sais-quel dédale d'une vieille faculté de province !
Pour célébrer l'évènement, et en même temps rendre l'hommage qu'il se doit au King de la Pop, j'ai ouvert ce soir :
Coteaux de l'Aubance, La Morinière 2007, château de Bois Brinçon. Une belle robe jaune déjà un peu dorée, assez peu soutenue. Au nez, dominent d'une part la fraicheur et d'autre part des notes florales (tilleul) et fruitées (pêche / coing) et un léger soupçon de citron. En bouche, très bel équilibre et magnifique complexité : d'abord l'ananas un peu confit, puis une touche abricotée et enfin des notes plus exotiques (ma fille dira la mangue). Belle finale alliant à la fois la charpente, la liqueur et la fraîcheur, avec une douce amertume qui trahit sans doute la jeunesse du vin. Très persistant avec cette espèce d'aller-retours incessants entre le gras et la liqueur d'une part, l'acidité qui tient le vin et la structure d'autre part. Laisse une belle sensation doucerette (dans le bon sens du terme) sur la langue. Excellent.

Bruno

2 juillet 2009

Bon anniversaire Camille

Il fallait un pretexte pour nous retrouver, en voilà un ! Célébrer comme il se doit l'anniversaire de la petite Camille.
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Rendez-vous était pris au Vieux Chêne où nous fûmes accueillis plus que fraîchement par le patron, qui redoutait que notre attroupement joyeux (et bruyant ?) n'attire d'autres clients à une heure où, visiblement, ils ne sont pas encore les bienvenus (et dire qu'on vient de leur faire cadeau de 15 % de TVA ...) et que le restaurant n'a pas fait le plein ce mercredi soir.
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On a connu meilleur accueil ...
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Après la remise traditionnelle du cadeau, passons aux choses sérieuses.
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Les vins blancs
Pouilly Vinzelles, "Les Quarts" 2004, domaine de la Soufrandière : Nez sur le citron un peu poussiéreux. Bouche difficile à cerner puisque à la fois grasse et sèche. Une touche grillée. Finale relativement courte, légèrement levurée. AB
Puligny-Montrachet Premier Cru les Folatières 2004, domaine René Monnier : nez typique du chardonnay, sur les amandes grillées. Bouche minérale et charpentée ... mais qui finit courte, sèche et acide. MOYEN
Arbois-Pupillin 1985, domaine de la Pinte (100 % chardonnay) : reconnu dès le nez sur l'oxydatif, mèlant alcool à brûler et noix. Attaque en bouche assez grasse mais vite reprise par le côté oxydatif un peu envahissant. Finale à l'identique. MOYEN
Riesling Grand Cru Ollwiller 2000, château d'Ollwiller : un climat alsacien inconnu de la plupart des convives. Heureusement, le guide Hachette nous a sauvé de notre ignorance ! Nez citronné léger et terpénique. Attaque en bouche charpentée mais un peu molle. S'affine (trop ?) en bouche. Malgré une finale un peu courte et légèrement sèche, belle retro-olfaction sur le white spirit. BIEN -
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Passons ensuite aux rouges
Saumur Champigny, Le Grand Clos 2003, château de Villeneuve : nez "pinotant", mais un peu animal et concentré. Bouche assez aromatique, très charpentée. Un peu aigrelet et poivronné en finale. ASSEZ BIEN
Fixin Premier Cru Clos Napoléon Monopole 2003, domaine Pierre Gelin : nez clairement sur les fruits rouges. Une belle bouche alliant élégance et un côté "terrien" (j'ai parfois tendance à dire "cul-terreux", mais ce n'est pas dans ma bouche un défaut). Légère touche épicée sur une structure en demi-corps. Finale un peu sèche et courte. BIEN -
Coteaux du Languedoc, domaine de Montcalmes rouge 2005 (60 % syrah, 20 % grenache, 20 % mourvèdre), : Nez sur les fruits rouges et la violette, marqué par une belle fraîcheur. Bouche très structurée et complexe, alliant une sucrosité agréable et une acidité qui tient le vin. Finale légèrement glycérinée, longue et fraîche. BIEN + / TRES BIEN
Coteaux du Languedoc, Mas Jullien 1999 (40 % syrah, 30 % mourvèdre, 20 % carignan, 20 % grenache) : Nez Brett (limite bouchon ???). Bouche très aromatique mais limite sucreuse. Je n'ai pas bien tasté ce vin.
Vin de Pays des Bouches du Rhône, domaine de Trevallon rouge 1999 : Nez complexe clairement sur la tapenade et une pointe anisée (merci François). Bouche fraîche et aromatique. Une belle acidité tient le vin. Finale longue, peut-être un peu boisée. BIEN +
Chambolle-Musigny Premier Cru les Fuées 1995, domaine J-F Mugnier : Nez sur les pruneaux et le cuir. Une touche de fumé. En bouche, velouté sur des notes évoluées. Un côté "vieux" pinot avec, en plus, une belle charpente. Finale sur la longueur, douce, sans astringence et élégante. EXCELLENT : LE VIN DE LA SOIREE pour moi.
Clos des Lambrays Grand Cru 1999, domaine Taupenot-Merme : sans commentaire tellement ce vin est une caricature de la Bourgogne (aromaticité pouvant faire penser à un vin sudiste, forte extraction, sècheresse en finale, court). Ne vaut certainement pas son grand et illustre voisin. MOYEN
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Après un intermède afin de prendre une fraîcheur relative au-dehors, et nous remettre d'un service interminablement long et peu avenant (Oliv, ne demande pas d'eau !!!), passons maintenant aux douceurs
Jurançon moelleux, Clos Uroulat 2000, Charles Hours (100 % petit manseng) : nez élégant sur l'ananas et les fruits exotiques. Bouche aigre-douce très agréable, assez charpentée. Fruits exotiques, agrumes et rôti donnent une belle complexité au vin. Long en final malgré une légère touche "levurée". BIEN +
Vouvray moelleux, Le Mont Première Trie 1996, domaine Huet : la deuxième fois que je taste ... et ma deuxième déception. Aigré-doux mais sans corps, raideur, acidité et sécheresse en bouche. Court. S'il a déjà mangé ses sucres, quel avenir reste-t-il à ce vin, hormis finir dans une sauce ? Et dire qu'il m'en reste 5 bouteilles ... MOYEN
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Bruno