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26 novembre 2014

Avant-première du Salon des Vignerons Indépendants

Comme un bon gnou qui se respecte, me voilà donc en ce mercredi pour profiter d'une relative tranquillité et accessoirement pour refaire le plein de quelques crus manquants. En route pour une rapide dégustation.
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Jo Landron
Muscadet, Amphibolite 2013 sur une belle douceur vive, floral, gras, laissant une empreinte en finale. Bien +
Muscadet, Louveterie 2012 qui présente un supplément de profondeur au nez, mais une sorte de "molesse" en bouche. Belle finale saline. Bien
Muscadet, les Houx 2013 : un vin à la fois vif et rond, une floralité plus minérale (sèche), sur la coquille d'huitres. Bien +
Muscadet, les Fiefs 2012 : vinosité saline avec un léger grillé d'élevage. Corpulence en bouche, et légère épice. Très Bien
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Domaine Dupasquier
Jacquère 2012 sur le vanillé poudré. Construction typée aligoté, un peu mou toutefois en bouche. Belle persistance. Assez Bien
Chardonnay 2011 avec une droiture acide élégante. Amertume un peu dissociée. Bien
Altesse 2011 : compexité au nez, acidité et rondeur en bouche, belle tension amère en finale. Bien +
Altesse, Marestel 2010 : le même vin en plus profond. Sur un équilibre traçant, une belle acidité et une amertume noble. Très Bien
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Domaine Sigaut
Chambolle Musigny village 2012 : un gros fruité au nez, sur la finesse, croquant, tendre et de demi-corps. Déjà prêt à boire. Très Bien
Chambolle Musigny, premier Cru les Sentiers 2012 : fruits noirs et rouges, cassis, léger boisé, avec une bouche tellurique mais soyeuse et un grain tannique superlatif. Du caractère et de la douceur. Excellent
Chambolle Musigny, premier cru les Noirots 2011 : un Chambolle terrien et profond, mais dont le fruit persiste en deuxième nez et en rétro. De la mâche. Très Bien +
Chambolle Musigny, premier cru les Noirots 2010 : un très joli fruit, acidulé, poudré, une bouche magnifique quoique jeune, empreinte tannique imposante mais équilibrée, une grande réserve d'acidité pour un vieillissement assuré. Excellent
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Domaine du Joncier (Marine Roussel)
Vin de France blanc (2013) : nez aromatique, bouche assez tendre et de demi-corps. Léger manque d'allonge. Bien
Lirac, L'O 2013 : un vin de soif et de copains, mur, aromatique, gourmand et croquant. Bien +
Lirac, le Gourmand 2011 : un nez un peu évolué et animal. Bouche corpulente, légère épice, fraîcheur et gourmandise en finale. Très Bien
Lirac, le Classique 2011 : nez vineux très sérieux, un peu sur la réserve. Bouche tannique, grain épicé, allonge terrienne. Très Bien
Lirac, les Muses 2011 : minéralité enrobée, bouche sur amers nobles (Mourvèdre), minérale. Tannins cacaotés. Très Bien +
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Mas del Périé
Cahors, Fruité 2013 : vin de demi-corps, simple et gourmand. Sans prétention. Bien
Cahors, la Roque 2013 : belle amertume, de la mâche, sensation de légèreté (voir de dilution). Substrat minéral. Bien +
Cahors, les Acacias 2012 : tannique, terrien avec une acidité traçante restant à intégrer. Très Bien
Cahors, Bloc B 763 2012 : boisé au nez. Enorme charge tannique. Sans doute un beau potentiel. Bien +
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Château de Bois Brinçon
Coteaux du Layon, les Varennes 2012 : belle complexité sur l'ananas sec, une sucrosité tendre et une aromaticité légère. Très Bien
Coteaux de l'Aubance, la Morinière 2013 : un vin demi-sec, belle acidité salivante en finale. Frais. Très Bien +
Coteaux du Layon Faye d'Anjou, Clos du Saule 2011 : un nez chenin légèrement brotrytisé (rôti, caramel). Amers nobles en bouche. Traçant et vibrant en finale. Très longue rétro-olfaction. Excellent
Coteaux du Layon SGN 2003 : un botrytis noble et superlatif. Enorme potentiel et déjà très beau, sur des amers salivants. Excellent +
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Voilà, quelques bouteilles achetées et retour sans encombre dans nos pénates. RDV vendredi au Grand Tasting.
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Bruno

27 novembre 2013

Soirée avant-première au Salon des Vignerons Indépendants

Une fois n'est pas coutume, mais en compagnie masculine que j'ai hanté les allées du hall 7 du parc des expositions de la Porte de Versailles. Après un accès compliqué (il serait temps de procéder à quelques ajustements concernant la circulation qui, rappelons-le à nos dirigeants de la capitale, a bien augmenté depuis les années 1970), nous voilà donc devant un choix prolixe de vignerons à découvrir ou à redécouvrir, choix toutefois facilité par l'établissement d'une première short-liste.
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Première déconvenue, le stand des champagnes Montcuit est désespérément vide ... Nous nous passerons donc de bulles pour entrer dans le vif du sujet.
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Domaine Dupasquier à Jongieux (73).
  • une Jacquère 2011 fraîche, minérale sur un registre fin, finalement avec une belle aromatique douce et légèrement poudré. En bouche, un vin de demi-corps, avec une très belle finale. +/++
  • un Chardonnay 2010 assez atypique au nez, sans doute un peu strict, assez corpulent et minéral et une finale très exotique. ++
  • Une Roussette Altesse 2010 avec un nez très "layon" (rôti, fleurs blanches, ...) et une impression de sucres résiduels (ce n'est qu'une impression). La bouche a un toucher et un grain magnifique, corpulent et tendu, presque rond également. Finale très aromatique. +++
  • Un Marestel 2010 sur le même registre, mais avec tout en plus : compléxité, aromaticité, tension, droiture et une finale fraîche et saline très persistante. ++++
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Domaine aux Moines à Savennières (49).

  • Un Savennières Roche aux Moines 2011 avec un nez très exotique, fruité à souhait, une pointe de tabac blond et un fond épicé. La bouche est très structurée, minérale à souhait, épicée, avec toujours ce côté Amsterdamer. Finale sur la réglisse bitter (zan), très salivante. Rétro sur le tabac fumé. ++++/+++++
  • Un Savennières Roche aux Moines 2003 bizarre, typé croûte de fromage, un peu acre.
  • Un Savennières Roche aux Moines 1999 entre deux ages, frais, floral et mentholé au nez, presque bonbon menthos. Grosse tension en bouche, fraîche et typée peau d'amandes amères. Magnifique de complexité et de minéralité. Très belle salinité en finale. +++
  • Un Savennières Roche aux Moines 1992 complètement fruits exotiques (ananas), avec un soupçon charbonné. L'amertume du chenin est totalement intégrée à un glycériné élégant. Une pointe aldéhydique apporte un supplément de complexité, d'acidité ménagée et de fraîcheur. Fond de verre sur le caillou et le tabac. +++/++++
  • Et là, c'est le drame ! A la question de Tessa : "Les Nonnes maintenant ?", réponse de mon ami FRGO : "Non, Mc Cartney !" (François G., 20h37)
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Domaine Sigaut à Chambolle-Musigny (21).

  • Chambolle Musigny village 2011 : un nez qui pète la cerise et le kirsch. Joli crémeux des tannins en bouche, avec une fine acidité finale.Un vin de demi-corps très élégant. ++
  • Chambolle-Musigny, premier cru les Sentiers 2011 : un nez très intense, toujours fruité, mais avec un supplément de profondeur et un soupçon d'élevage. Un peu moka. Belle maturité en bouche, avec une structure tannique en dentelle, en parfait équilibre avec l'acidité du pinot. +++/++++
  • Morey Saint Denis, premier cru les Charrières 2010 : nez fruité toujours mais plus retenu et plus terrien. Légère épice forte et cassis bien mur. La bouche est en accord avec le nez, mais ça manque un peu d'élégance à mon gout. +/++
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Château des Fenals à Fitou (11).

  • Vin de France, Muscat pétillant "Si Bulles" : très exotique au nez, sur le muscat et la pêche de vigne. Bouche tendre et sèche, sur un équilibre assez aromatique. Un peu court. +/++
  • Vin de France, Muscat "C'est si bon !" : nez muscaté un peu sur la réserve. Sensation d'amertume. La bouche est identique, un peu courte, manquant de volume et de profondeur. +
  • Fitou 2011 : un gros bouquet de fruits rouges et noirs. La bouche est solide, fruitée, mais avec un déficit de complexité. Un peu raide et granuleuse en finale. +
  • Fitou 2012 : Plus de maturité, d'aromaticité et de profondeur sur un vin d'équilibre similaire. La bouche, encore serrée, montre de beaux tannins suaves. ++/+++
  • Fitou, cuvée Agathe 2012 : superbe nez sur le café, les fruits noirs et une grosse maturité, mais respectant le fruit. Un vin évidemment très jeune, avec une belle acidité finale. +++
  • Vin de France, "D'où ?" (récolte 2012) : Je passe, trop pêche abricot sucré à mon goût. Manque cruel d'acidité.
  • Muscat de Noël 2013 : structure liquoreuse assez marquée, avec un très léger perlant et une salinité fraîche. Un côté un peu rôti en sus. ++/+++
  • Muscat de Rivesaltes 2012 : belle structure liquoreuse avec toutefois un manque d'acidité. +/++
  • Vin de France "Promenade" : un nez fermé mais un peu typé Rasteau. Fumé et boisé. Bouche douce-amère, de demi-corps, avec des tannins fondus. ++
  • Nouvelle citation de mon compère : "C'est presque de la violette, mais pas de la violette" (François G., 21h38)
  • Muscat 2011 : trop liquoreux pour moi, avec une grosse viscosité en bouche. +
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Mas del Périé à Trespoux-Rassiels (46).
Des cuvées parcellaires à base de Malbec exclusivement. Une très belle surprise que ce domaine dont le vigneron est éminemment sympathique et disponible.

  • Cahors, les Escures 2012 : y'a du vin, bien fait, avec un gros fruité mur, un peu animal au nez. Bouche carrée, construite sur un fruité profond. Peut-être un peu court ? +
  • Cahors, La Roque 2012 : une impression de fraîcheur intense derrière une grosse structure au nez. Belle granulosité en bouche, de la mâche mais également de la fraîcheur en finale. Tannins crémeux. +++
  • Cahors, les Acacias 2011 : Grande finesse sur un fruité dense. Le vin apparaît plus fin et plus frais, mais avec toujours une charge tannique abondante. Très belle aromatique, presque sur le fruit gouleyant, en finale. ++++/+++++
  • Cahors, la Pièce 2011 : une cuvée haut de gamme marquée par un nez quasi immédiat et aromatique. Sur les fruits noirs. Par contre, la bouche est énorme, carrée, impressionnante, avec une grosse mâche. Finale sur une acidité fine. Grand garde obligatoire. +++/++++ aujourd'hui, sans doute +++++ demain.
  • Somnam'Bulles : un nez de blanc, une bouche de rosé, pas mon style !
  • Tannat, Vin doux naturel Passerillé : un nez qui m'évoque le Maydie et le Banyuls, sur les fruits rouges, sensation demi-sec. La bouche est un peu raide à mon goût, avec des tannins énormes et un peu dissociés. Un peu too much pour mon palais de pinoteur. ++
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Fin de la visite vers 22h30, avec quelques confirmations et une révélation.
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La suite samedi prochain sans doute.
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Bruno

29 novembre 2009

L'empire contre-attaque

ou le second épisode du Salon des Vignerons Indépendants ...
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Vendredi soir, en pleine dégustation, coup de fil impromptu d'un ami. Et je m'entends une réponse un peu sèche. La nuit (et la douche du matin) portant conseil, appel très matinal pour m'excuser de ma conduite un peu cavalière. Cinq minutes de discussion et me voilà prêt pour une seconde séance (de rattrapage) au SVI en bonne compagnie.
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Fidèle à mon inorganisation du WE, pas de bloc, donc pas de notes. Je vais essayer de retranscrire de mémoire quelques impressions prises sur le vif.
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Les bulles.
Chez Agrapart, les champagnes sont caractérisés par un dosage minimaliste et une très très forte minéralité (qui tutoye parfois une acidité de structure très présente). Pas mon style mais je comprends que certains puissent aimer cette force obscure.
Chez Pierre Montcuit, je suis à la recherche de Maître Yoda. Un champagne dégusté au Restaurant (ICI). Seul souvenir, une étiquette argentée, maigre indice dans la galaxie des champagnes. Nous commençons par un "Hugues de Coulmet Brut" passe-partout. Puis un "Pierre Montcuit Delos" assez vif, frais et sur des notes briochées très légères. Je retrouve là mon graal perdu. Pour finir, un "Grand Cru millésimé 2002" très murs, élégant, complexe et minéral en final, sans aspérité. Une très belle gamme.
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Les vins tranquiles.
Retour au Domaine aux Moines où nous poursuivons la verticale commencée la veille. Un 1992 très miellé, sur la cire, avec une belle acidité / minéralité. Un 1999 plus sur des notes de fraîcheur mentholée, toujours cette minéralité  sous-jacente. Un 2004 déjà bien constitué, encore sur des notes florales et fruitées. Une gamme cohérente, avec des vins qui, malgré les spécificités de chaque millésime, montre une belle série évolutive.
Chez Jo Landron, un Gros Plant 2008 très croquant, peut-être un peu court. Une belle série de Muscadets (domaine de la Louvetrie) qui va crescendo, jusqu'à un Haute-Tradition 2007 associant très avantageusement la vivacité du cépage et une belle structure qui en fait un vin de gastronomie et de semi-garde (Le Fief du Breil 2008 m'a paru, malgré sa densité, assez peu causant).
Chez Marc Deschamps, autant j'ai trouvé son Pouilly Sur Loire 2008 (cépage Chasselas) un peu décharné, autant le 2007 gouté le soir même m'a procuré un plaisir croquant, frais et gourmand. Une série de Pouilly-Fumé couronnée par un "Vieilles Vignes" d'une belle facture citronnée.
Chez Dupasquier, un Jacquère 2008 sur la fraîcheur, la gourmandise et une pointe de salinité très agréable, un Altesse 2007 plus sur les agrumes et avec une structure plus dense, un Marestel 2006 de toute beauté malgré sa jeunesse, alliant fraicheur d'agrumes, notes de boisée légères et salinité agréable (très légère perceptionn de sucres résiduels). Par contre, je suis passé complètement à côté du Chardonnay !
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Les douceurs.
A la Tour Blanche, le Sauternes 2007 est parti pour quelques années, avec de belles notes de Botrytis, une pointe d'amertume et une ampleur exceptionnelle. Le Sauternes 2002 est déjà un peu plus évolué, avec une puissance maîtrisée et une élégance superlative. Excellent (les secs du domaine ne m'ont par contre par impressionné, par leur acidité trop marquée et leur caractère trop linéaire).
Au domaine Cady, si le Layon "de base" 2008 m'a paru un peu simple et monolithique, j'ai beaucoup apprécié le côté liquoreux sans lourdeur et avec une belle fraîcheur en bouche du Coteaux du Layon St Aubin  "Les Varennes 2008". Le Chaume 2008 est plus marqué par une acidité qui vient au détriment de la sucrosité. Les SGN sont de belle facture, même si on peut percevoir ça et là une très légère lourdeur (par rapport aux SGN de Philippe Delesvaux par exemple).
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J'ai pleinement conscience du caractère partiel de mes impressions, compte tenu du fait que je n'ai pas pris de notes pendant toute cette journée. Indulgence est demandée au lecteur. Merci.
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Bruno