Affichage des articles dont le libellé est cahors. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cahors. Afficher tous les articles

4 février 2024

Confirmation à Autour d'un Cep (Angers, 49)

Après le temps de la découverte, avec un Menu spécial Salon à « Autour d’un Cep » l’an dernier, voici le temps de la confirmation. La cuisine de Tony s’est affirmée et complexifiée, avec des accords de plus en plus aboutis et des cuissons sur le fil du rasoir. Le service en salle de Thomas s’est détendu et a pris une dimension supplémentaire, j’en veux pour preuve le blanc de la seconde soirée, servi à l’aveugle, et qui a correspondu à nos critères de qualité et de plaisir pour les blancs de Loire.


Le Menu de cette année :


Tarte au chou-fleur torréfié, sésame et citron


Endive braisée, crumble aux épices d’hiver et clémentine


Saint Jacques rouge de Brest, émulsion Vermouth et épinards


Poitrine de cochon du Cantal confite, carottes, Bruxelles et topinambours, jus corsé


Plateau de fromages (en option)


Ma frangipane à la pistache, poire infusée au vin chaud


Pour accompagner ces deux repas, nous avons bu :



Saumur, cuvée Jurassique 2020, domaine du Pas Saint Martin : un nez complexe dominé par une minéralité saline accompagnée d’une touche ronde et grasse. Bouche à l’avenant, sur la finesse, des notes aromatiques fraîches type menthol, de beaux amers salivants serrés et une complexité entre tension acide et gras, qui allonge le vin jusqu’à une finale claquante. Un vin qui commence, année après année, à devenir l’un de nos fétiches ligériens. Excellent

Cahors, le Sud 2006, domaine Cosse-Maisonneuve : robe sombre profonde, sans aucune évolution. Un nez dans lequel l’impression tannique domine. C’est malgré tout frais, sur un fruit noir intense et encore bien nerveux. Bouche à la fois jeune et veloutée, avec une jolie mâche. Notes d’épices douces. Avec le (gras du) cochon, le vin s’assagit quelque peu, devenant plus rond, presque plus consensuel. Un vin qui ne fait manifestement pas son âge. RDV dans 10 ans au minimum. Très Bien +

Savennières, château de Plaisance, 2020 : servi à l’aveugle, ce vin est frais, tendu et charmeur. Etonnamment (après avoir découvert l’étiquette), il présente une minéralité profonde, à peine granuleuse. Notes fumées en complément. La pointe semi-perlante se retrouve en bouche, qui est vive et énergique. Belle acidité, belle tension et belle rondeur. Allonge sur la finale. A l’aération, le perlant se patine, un fin poudrage apparait et une mâche presque tannique s’affirme. Excellent +


Confirmation de la qualité de l’établissement, dans une ambiance bonne enfant mais toujours respectueuse. Nous souhaitons bon vent à Thomas dans sa future nouvelle aventure dans le monde du vin.

Nous reviendrons gouter la cuisine l’année prochaine.


Bruno


6 février 2023

Retour largement gagnant à "Autour d'un Cep" à Angers (49)

On avait laissé « Autour d’un Cep » à l’époque pré-Covid. Deux années de disette liée au report du Salon des Vins de Loire (en 2021 et 2022), notre retour en terres angevines était emprunt d’une sorte d’appréhension, l’Homo Sapiens étant parfois revêche à l’incertitude et au changement.

Nous voilà donc revenu, pour deux soirées, dans ce bistrot-gastro angevin, désormais tenu par Tony en cuisine et Thomas en salle. Nous n’y sommes pas dépaysés. L’ambiance reste bonne enfant, décontracté et stylée, avec toujours cette recherche de la qualité dans l’assiette et l’éclectisme dans la carte des vins. Un bistrot à tendance nettement gastronomique, comme on va le voir juste après.



Pour le Salon des Vins, un Menu spécial est proposé, décliné en 5 plats (avec possible adaptation pour les allergiques) :


Huitres voilées de rillauds et sabayon au beurre noisette


(remplacé pour moi par une galette et son accompagnement sur une base de chou)


Saint-Jacques de la Baie de Saint-Brieuc, ravioles de bardes et coulis de cresson


Céleri rave comme une ile flottante


Pigeonneau de Dominique Fouchard, betterave rouge et jus infusé à la baie de genièvre


 Plateau de fromages (en option, mais la tentation était grande pour finir un blanc)


Comice pochée au vin rouge, praliné et sarrasin


Pour accompagner ces deux repas, nous avons bu :


Saumur, cuvée Jurassique 2015, domaine du Pas Saint Martin : un nez très complexe, sur la finesse extrême quoique laissant paraître quelques notes plus opulentes. Aromatique sur un menthol minéral, pointe caillouteuse, touche légèrement poudrée. Attaque en bouche vive et charnue, bien accompagnée par l’acidité qui allonge l’ensemble, et pas un gras profond restant frais. Aromatique sur les fleurs capiteuses, se mariant très bien avec la tension acide. Superbe finale. Le lendemain, le fond de bouteille a perdu une partie de son opulence, laissant place à une acidité aromatique du plus bel effet, complétée par des notes truffées du plus bel effet. Excellent

Cahors, les Laquets 2015, domaine Cosse-Maisonneuve : un nez sur la fraîcheur, les fruits noirs profonds et matures, dégageant une impression de corpulence non feinte. Pointe d’amers salivant en complément. Bouche structurée, équilibrée, avec une charge tannique déjà adoucie et crémeuse, même si quelques angulosités sont encore décelables. Finale sur la fraîcheur, nous donnant un superbe contre-point acide/amer avec le pigeon. Excellent +

Saumur, cuvée Jurassique 2017, domaine du Pas Saint Martin : la petite sœur de la précédente, avec un nez étonnamment plus rond, toujours très fin, avec quelques fragrances liées à l’élevage (vanillé). Avec l’aération, il se complexifie avec des notes aériennes, mentholées, fraîches. Bouche ronde, structurée, sur une minéralité saline. De la mâche presque « tannique », des amers très salivants. Malgré sa relative jeunesse, le vin semble assis, apaisé. Une très belle personnalité que j’ai préférée personnellement au 2015. Excellent +


Vous l’aurez compris, si ce n’est l’équipe, rien n’a changé dans ce bistrot-gastro toujours aussi attachant : l’ambiance, l’esprit, le service, l’assiette et la carte des vins.

Un grand merci à Thomas pour son accompagnement lors des deux repas et à Tony pour la qualité de ses plats.

Vivement l’année prochaine.


Bruno


1 janvier 2022

Vins de fêtes (2021)

Florilège de quelques vins bus pendant les « fêtes », en famille et sans prise de note.


Cahors, La Roque 2015, Mas del Périé : puissance maîtrisée, charge tannique de belle qualité, une acidité et une structure qui s’équilibrent. Belle buvabilité. Très Bien +

Alsace Grand Cru, Eichberg Pinot Gris 2017, Paul Ginglinger : un gris élevé sur une belle aromatique exotique, une impression de « demi-sucre », de la longueur. Excellent

Aloxe Corton 2017, domaine Rapet père et fils : un vin terrien mais élégant, des tannins avec du relief, une aromatique sur des notes fumées, une belle corpulence. Un pinot musclé, mais pas au détriment du fruit. Excellent


Saumur, Clos de la Rue 2011, château de Brézé : un chenin floral, plutôt gras et sur une puissance affirmée. Bouche sapide, tendue et minérale. Longue empreinte, allongée, profonde. Excellent +

Chiroubles, 2017, Jean-Louis Chapuy : un gamay sérieux et bien né. Gouleyant certes, mais une construction équilibrée, de fins tannins, une fraîcheur finale et une empreinte glycérinée. Très Bien ++

Chablis, Premier Cru les Lys 2015, Cave de la Chablisienne : derrière les marqueurs chablisiens, un vin sur la puissance et l’opulence, une tension salivante, un enrobé de belle définition. Très Bien (+)


Pernand-Vergelesses, Premier Cru Ile des Vergelesses 2012, domaine Rapet père et fils : un pinot noir diablement séduisant quoiqu’encore jeune. Un fruit sérieux, une pointe fumée, des tannins veloutés qui dessinent un grain en bouche salivant. Allonge sapide et claquante, sur une aromatique terrienne plutôt élégante. Déjà beau … et pour quelques années encore. Excellent ++

Madiran, cuvée Prestige 2013, château Viella : un tannat assez quelconque. Peu d’intérêt. Bof

Porto, LBV 2011, Quinta do Noval : puissance ultime pour ce bébé. Notes profondes de fruits noirs et d’épices. Tannins épicés en bouche, allonge et intensité. Excellent (+)


Chassagne-Montrachet, Premier Cru la Romanée 2008, château de la Maltroye : un vin sans profondeur, sans structure. Plat, manquant terriblement de chair. Bof

Chassagne-Montrachet, Premier Cru la Romanée 2008, Paul Pillot : charmeur, une pointe grillée / d’amers fins, une bouche bien construite, du volume, de la puissance, un côté minéral très marqué, sapide. Longue empreinte sur les classiques du Chardonnay. Excellent

Quelle différence entre deux vins de la même année, provenant du même climat, mais de deux vignerons différents !


Une très belle année 2022 s’annonce …


Bruno