29 janvier 2022

Le bistrot des Belles Caves à Tours (37)

Si le Salon des Vins de Loire est de nouveau reporté cette année pour cause de CoVid, notre week-end ligérien n’a pas pour autant été annulé. Seulement un peu raccourci et redéployé vers une dégustation chez un production tourangeau et deux repas sur Tours puis Montlivault.

Première étape donc, traditionnelle s’il en faut, au Bistrot des Belles Caves à Tours. Confirmation de nos impressions précédentes. Si la cuisine y est bistrotière, nous avons de nouveau remarqué un supplément « gastro » non négligeable … tant dans l’assiette et sa présentation que dans la carte des vins et le service.

Cette année, nous avons choisi la formule à la carte, et non pas le menu en trois services proposé pour la modique somme de 26 €.


Le saumon en 2 façons (fumé et confit)


Beuchelle à la Tourangelle, ris de veau, rognon et champignons


L’onglet de bœuf rôti, mille-feuille pomme de terre et céleri, mayonnaise à l'huile de truffe, sauce Albufera


La Tarte aux citrons « Signature »


Le Café gourmand


Confirmation de la qualité de l’assiette, avec un saumon et son assaisonnement d’une gourmandise folle, un onglet de qualité, à la cuisson millimétrée, et accompagnée d’une garniture aromatique excellente.


Pour accompagner le repas, nous avons choisi un verre de :

Montlouis, Clos Michet 2019, domaine de la Taille aux Loups : nez gras et opulent, avec une composante florale bien développée. Aromatique sur les fruits jeunes, d’une belle maturité. En bouche, la trame acide est traçante, avec un zeste de perlant, une assise ciselée. Finale salivante, sur une fine amertume fumée, d’une longueur et d’une rémanence extrême. Excellent


Bourgueil, Perrières 2013, domaine de la Butte : à l’ouverture, sans aération, le vin semble plutôt « pale », « dilué » et avec une légère évolution. Après 15 minutes, le temps d’avaler notre entrée, changement complet de registre pour ce vin, qui désormais tutoie les sommets. Robe rouge sombre, interne, profonde, dense. Nez intense et profond également, sur les fruits noirs, la cerise et une pointe réglissée. J’y décèle une composante « poudrée » élégante, sur une aromatique fenouil, sans le côté anisé. En bouche, c’est magnifique. Construit sur l’onctuosité, une acidité aromatique, des tannins crémeux et fins. Pointe d’amers salivant sur la finale. Long, long, long ! Excellent +


Confirmation de la qualité de l’adresse, pour un repas plus que bistrotier ! Gout, présentation, service et vins ! RDV est pris pour 2023.


Bruno


8 janvier 2022

Saumur (terroir de Brézé), clos David 2010 du château de Brézé (Arnaud Lambert)


Pour préparer le prochain Salon des Vins de Loire d’Angers, on espère toujours, on espère toujours, mais également pour accompagner des noix de St Jacques snackées, le chenin me semblait le mieux approprié à un mariage heureux. Rapide descente à la cave et me voilà avec une bouteille de Saumur, Clos David 2010, château de Brézé : une robe jaune pâle, à peine évoluée. Premier nez de chenin puissant, construit sur son acidité. Mais rapidement la complexité du vin va ressortir. D’abord des notes réglissées très fines et salivantes, une touche minérale calcaire à peine poudrée, des fragrances aromatiques complexes, notamment sur les agrumes. Première impression de force et d’élégance. Attaque en bouche puissante, sur une acidité cristalline digne d’un grand cru. Notes minérales complétée par un joli gras. On retrouve en bouche la constitution du nez, réglissé, pointe poudrée, minéralité et aromatique. Un côté « Brézé » en complément, sorte de fausse « oxydation ménagée » qui apporte un surplus de définition et de volume au vin. Puissance ultime sur la finale, avec de beaux amers fins, sapides et claquants. Magnifique. Et ce qui ne gâche rien, un accord majeur avec la noix. Exceptionnel


Il m’en reste deux …


Bruno


1 janvier 2022

Vins de fêtes (2021)

Florilège de quelques vins bus pendant les « fêtes », en famille et sans prise de note.


Cahors, La Roque 2015, Mas del Périé : puissance maîtrisée, charge tannique de belle qualité, une acidité et une structure qui s’équilibrent. Belle buvabilité. Très Bien +

Alsace Grand Cru, Eichberg Pinot Gris 2017, Paul Ginglinger : un gris élevé sur une belle aromatique exotique, une impression de « demi-sucre », de la longueur. Excellent

Aloxe Corton 2017, domaine Rapet père et fils : un vin terrien mais élégant, des tannins avec du relief, une aromatique sur des notes fumées, une belle corpulence. Un pinot musclé, mais pas au détriment du fruit. Excellent


Saumur, Clos de la Rue 2011, château de Brézé : un chenin floral, plutôt gras et sur une puissance affirmée. Bouche sapide, tendue et minérale. Longue empreinte, allongée, profonde. Excellent +

Chiroubles, 2017, Jean-Louis Chapuy : un gamay sérieux et bien né. Gouleyant certes, mais une construction équilibrée, de fins tannins, une fraîcheur finale et une empreinte glycérinée. Très Bien ++

Chablis, Premier Cru les Lys 2015, Cave de la Chablisienne : derrière les marqueurs chablisiens, un vin sur la puissance et l’opulence, une tension salivante, un enrobé de belle définition. Très Bien (+)


Pernand-Vergelesses, Premier Cru Ile des Vergelesses 2012, domaine Rapet père et fils : un pinot noir diablement séduisant quoiqu’encore jeune. Un fruit sérieux, une pointe fumée, des tannins veloutés qui dessinent un grain en bouche salivant. Allonge sapide et claquante, sur une aromatique terrienne plutôt élégante. Déjà beau … et pour quelques années encore. Excellent ++

Madiran, cuvée Prestige 2013, château Viella : un tannat assez quelconque. Peu d’intérêt. Bof

Porto, LBV 2011, Quinta do Noval : puissance ultime pour ce bébé. Notes profondes de fruits noirs et d’épices. Tannins épicés en bouche, allonge et intensité. Excellent (+)


Chassagne-Montrachet, Premier Cru la Romanée 2008, château de la Maltroye : un vin sans profondeur, sans structure. Plat, manquant terriblement de chair. Bof

Chassagne-Montrachet, Premier Cru la Romanée 2008, Paul Pillot : charmeur, une pointe grillée / d’amers fins, une bouche bien construite, du volume, de la puissance, un côté minéral très marqué, sapide. Longue empreinte sur les classiques du Chardonnay. Excellent

Quelle différence entre deux vins de la même année, provenant du même climat, mais de deux vignerons différents !


Une très belle année 2022 s’annonce …


Bruno