25 janvier 2009

Paradoxes de la Bourgogne

La Bourgogne est une terre de paradoxes. En effet, je lui dois parmi mes plus grands souvenirs de dégustation ... mais également mes plus grandes déceptions.
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Hier ne dérogea pas à la règle puisque se tenait à Amiens la réunion mensuelle du cercle picard que nous fréquentons maintenant, quelques amis parisiens et moi-même, très régulièrement.
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Au menu du jour, Chablis et côtes de Beaune rouges.
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Là encore, de nombreuses déceptions, surtout en ce qui me concerne dans les "grandes" étiquettes de Chablis que je n'ai pas appréciées à leur juste valeur (Raveneau, Davenne, Dauvissat pour ne citer que quelques-uns). Problème de période, problème de palais (malheureusement, je ne peux pas changer mes papilles et je devrai m'en contenter jusqu'à la fin de ma vie) ou problème de bouteilles ?
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Contrairement à l'habitude, je ne citerai pas tous les vins dégustés, mais juste un top 3 dans chaque couleur.
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Parmi les blancs :
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Premier Cru Vaucoupin, Gilbert Picq 2006 : Assurément le coup de coeur en Chablis ce jour. Un nez ciselé par une belle minéralité et une aromaticité étonnante. La bouche est à l'avenant du nez : très charpentée, elle est soutenue par une belle acidité. Rondeur agréable, sans lourdeur. Minéral à souhait. La finale est longue, sur des amers agréables avec une légère pointe de boisé. TRES BIEN.
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Premier Cru Fourchaumes, Daniel Dampt 2004 : Nez frais et élégant quoique légèrement retenu. Légèrement citronné et vanillé. Attaque en bouche équilibrée, encore sur la finesse. Impression de maturité, alliée à des notes citronnées et minérales "douces". Finale assez complexe qui voit, dans un premier temps, le retour d'une légère astringence, mais qui fait rapidement place à une rondeur glycérinée tout en dentelle, sans lourdeur. BIEN PLUS.
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Premier Cru l'Homme Mort, domaine de Chantemerle (A. et F. Boudin) 2006 : Nez un peu fermé, difficile à décrire en l'état. Belle bouche minérale et saline, très agréable. Légère acidité qui tient le vin et le rend "vif", mais sans astingence. Finale très persistante, tenue par une acidité "noble". BIEN / BIEN PLUS.
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Parmi les rouges :
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Pommard Premier Cru Fremiets, Lucien Boillot 2003 : un beau nez alliant le fruité du pinot noir et le côté 'terrien' de l'appellation. Bouche gourmande et aromatique, sur les fruits rouges légèrement réglissés. Pas de compotage au vu du millésime (bien sur, c'est toujours plus facile à la découverte de l'étiquette !). Charpenté avec de la mâche. Finale sur de beaux amers. Coup de coeur parmi les rouges (et Dieu sait si mon palais a tendance à préférer les vins 'de dentelle').
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Vollenay Premier Cru les Champans, domaine du Marquis d'Angerville 2004 : beau nez fruité, sur les fruits rouges mais sans acidité excessive. Bouche à l'avenant, fruitée, élégante. Une pointe d'astringence semble traduire (et trahir) la jeunesse du vin et le millésime. Légèrement réglissé. Belle structure acide qui se retrouve en finale, toujours accompagnant le fruité. BIEN PLUS.
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Auxey-Duresses Premier Cru Val, domaine Vaudoisey-Creusefond 2005 : nez typiquement pinot (corbeille de fruits rouges : fraises, cerises, ...). Bouche élégante tenue par une acidité présente mais pas trop envahissante. Assez gourmand avec une pointe de minéralité. La finale est peut-être un peu courte mais toujours sur l'élégance. Un vin simple et jeune, mais bien fait et qui procure (déjà) du plaisir. BIEN.
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Retour dans la soirée sur Paris pour de nouvelles aventures.
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Bruno

10 janvier 2009

Reichsgraf von Kesselstatt

Quesako ?
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Derrière ce nom qui peut paraître barbare, se cache un Kaseler Riesling Trocken, c'est à dire l'équivalent de l'un de nos Riesling sec. J'avoue très sincèrement mon inculture dans les vins étrangers : à peine plus de 10 bouteilles de vins allemands, espagnols ou italiens dans ma cave.
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Ce soir, menu de circonstance du fait du froid presque polaire : une choucroute. Pour accompagner ce plat, j'ai donc choisi un Kaseler Riesling Trocken 2006, du domaine Reichsgraff von Kesselstatt : une robe jaune presque fluo, brillante. Au nez, une première impression de fraîcheur. A l'aération et au réchauffement, développement des notes citronnées et pétrolées. Attaque en bouche peu acide, mais pas molle. Impression de rondeur, d'aromaticité et de légère sucrosité (présence de quelques sucres résiduels ?). Des notes citronnées et pétrolées tiennent le vin et viennent sans doute compenser une acidité relativement basse. Le vin paraît légèrement perlant, ce qui lui apporte une touche supplémentaire de "peps". Finale sur les agrumes (citron et pamplemousse) et le pétrole, assez ronde et glycérinée, très enveloppante. Un vin aromatique qui peut, sous certains aspects, évoquer le pinot gris alsacien. Belle persistance et belle rétro-olfaction, avec quelques amers agréables. UN TRES BEAU VIN pour un prix modique (8 €).
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Un grand merci à la petite Camille pour cette belle découverte.
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Bruno

9 janvier 2009

Un apéritif dinatoire qui se prolonge

Hier soir, le livreur de la Gardine (nos amis de l'Union pour un Meilleur Pinard) nous a apporté notre commande de Rasteau et de Châteauneuf du Pape. Pour l'occasion, nous avions organisé un petit apéritif dinatoire qui s'est prolongé tard dans la soirée.
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Au menu, charcuteries diverses, saumon fumé, verrines diverses, guaccamole et, pour terminer, tarte aux pommes. Pour accompagner ces amuse-bouche, j'ai servi :
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Anjou blanc, cuvée l'Authentique 2007, domaine Philippe Delesvaux (carafé deux heures avant le service) : un vin issu de raisins francs-de-pied étincelant. Au nez, se dégage une impression de fraicheur, de floralité et de pureté. Notes de pierre à fusil à l'aération. En bouche, attaque cristalline, sur une belle charpente élégante. Très belle complexité alliant des notes d'agrumes, de minéralité carbonifère et de morilles. Quelle rectitude : un vin tendu comme une lame de rasoir, tenu par une belle acidité noble, sans astringence. Finale ultra longue, légèrement glycérinée, un peu épicée. Un vin sec mais légèrement moelleux (ce que je traduis peut-être maladroitement pas "velouté"). Remanance et rétro-olfaction enveloppante et fraîche, presque mentholée. MAGNIFIQUE.
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Condrieu moelleux 2005, domaine Philippe Faury : robe jaune très claire. Nez un peu réduit, très minéral, sur la craie. En bouche, le vin est encore très minéral, mais légèrement fluet et manquant un peu de gras. Finale agréable sur une sucrosité légère. BIEN. Régouté ce midi, le vin s'est très largement ouvert : nez plus expressif, sur la pêche et la poire, tout en conservant un aspect floral léger. En bouche, le vin s'est structuré et s'est développé : belle salinité sur un gras onctueux, presque crémeux. Finale alliant sucrosité légère, salinité et rondeur, légèrement miellé. TRES BIEN (il aurait été sans doute préférable de le carafer avant dégustation).
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Une soirée pleine d'amitié qui s'est prolongée tard dans la nuit, pour le plaisir de tout le monde.
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Bruno

2 janvier 2009

Quelques bouteilles choisies

Les fêtes, c'est toujours l'occasion d'ouvrir quelques bonnes bouteilles en famille ou entre amis. Voici une sélection de celles qui m'ont le plus marqué lors de ces fêtes de fin d'année :
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Saint Joseph blanc, cuvée Mayanne 2006, domaine de Champal : un nez subtil, alliant notes florales et miellées, très aromatique. En bouche, le vin apparaît moelleux quoique sec. Le caractère gras et rond domine, mais sans lourdeur. Malgré un degré alcoolique de 14°, la bouche paraît fraiche et très aromatique. Belle finale sur la fraicheur et une belle longueur. TRES BEAU.
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Beaune Premier Cru les Epenottes 1998, domaine Parent (à Pommard) : une robe très peu dense, avec quelques signes d'évolution. Un nez superbe, encore sur le fruit et légèrement "confituré", mais sans lourdeur. En bouche, un vin suave, sur l'élégance et la complexité. Minéralité et mâche dominent ce vin, sans toutefois écraser le fruit. Une touche réglissée en finale avec un retour de la minéralité et de la mâche. Quoique très typé "Pommard", ce vin évoque, par son élégance et sa disctinction, les Beaune. TRES BEAU.
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Clos de la Roche Grand Cru 1997, domaine Louis Rémy : Un vin ayant une construction sensiblement similaire au précédent. Toutefois, le nez paraît plus retenu et plus tannique. En bouche, les tannins apparaissent civilisés et déjà bien polissés. Belle charpente. Une note fumée légère et réglissée apporte à ce vin un toucher de bouche superbe. Du velours et de la mâche en bouche. Superbe rémanance en bouche. EXCELLENT.
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Château Villa Bel Air 2003, Graves : Un vin classique, sans prétention, mais toujours bien fait et apportant bien du plaisir. Couleur assez soutenue. Nez très typé, fruits noirs, violette et fumé. En bouche, un vin puissant, charpenté mais avec de la rondeur et des tannins polis. Finale enveloppante et sans lourdeur. BIEN.
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Coteaux du Layon 2004, château de Bois Brinçon : la cuvée d'entrée de gamme du domaine. Une robe très claire, à reflets verdâtres. Un nez vraiment très floral et sur les agrumes. Une pointe de minéralité. En bouche, la fraîcheur domine l'ensemble. Bel équilibre entre le sucre et l'acidité. Finale toujours fraîche, légèrement mentholée, avec une pointe d'amertume agréable. BIEN.
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Mes meilleurs voeux de santé, de bonheur et de prospérité à toutes et à tous. Que l'année 2009 soit riche de découvertes, d'amitiés et de partages.
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Bruno

26 décembre 2008

Pour Noël, un 2004 d'anthologie et un beau 1996

Repas de Noël très traditionnel et familial cette année à la maison. Mes parents ayant décidé de monter à la capitale, nous avions choisi un menu relativement court mais, on l'espère, goutu :
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* Foie gras mi-cuit au sel (la Ferme d'Alban Laban), sa tranche de pain à peine grillée,
* Roti de chevreuil aux airelles et aux girolles,
* Plateau de fromages,
* Buche patissière aux fruits rouges et noirs (Ladurée).
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Pour accompagner ce repas :
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Champagne Grand Cru Georges Vesselle : un grand classique de la maison. Un nez assez vif, marqué par les agrumes et les fruits rouges acidulés. Léger boisé à peine perceptible. En bouche, assez charnu, sur la pêche de vigne et légèrement toasté. Belle rémanence sur la fraîcheur. BELLE MISE EN BOUCHE
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Gewurztraminer Grand Cru Eichberg, 2004, domaine Paul Ginglinger : robe dorée relativement intense. Au nez, explosion d'essence de rose et de fruits exotiques, type litchi. Attaque en bouche très charpentée, sur les extraits de roses et toujours le litchi. Belle épice élégante. Suavité, volume, élégance et complexité. Ce vin est une véritable merveille. Finale très très longue, avec de légers sucres résiduels qui se marient parfaitement avec des amers agréables. Accord parfait avec le moelleux du foie gras. MERCI MONSIEUR MICHEL GINGLINGER DE CE CADEAU.
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Côte Rotie 1996, domaine Jamet : robe rubis assez soutenue, sans traces d'évolution. Au nez, l'impression de fraîcheur et de fruité domine nettement, sur des fragrances légèrement fumées. A l'aération, apparition de notes un peu plus viandées. Attaque en bouche très racée avec de la mâche, tendue par une belle acidité. Epices nobles, fumé et viandé se marient parfaitement. Finale sur une minéralité un peu austère sans doute. Bel accord avec le gibier.
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Côteaux de l'Aubance 2005, château de Bois Brinçon : robe légèrement dorée. Au nez, l'impression de fraicheur et de légèrement domine, sur des notes florales et légèrement fruitées. Bouche fine, proposant un bel équilibre entre la minéralité, la fraicheur et les sucres. Finale qui voit le retour d'une minéralité "acidulée" se mariant parfaitement avec les fruits rouges du dessert. Un vin frais et digeste.
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Une belle soirée, un peu émouvante dans les circonstances actuelles, et que l'on aimerait pouvoir renouveler encore longtemps.
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Bruno

22 décembre 2008

Soirée de Fin d'Année à LPV2 Paris

Réunion mensuelle un peu particulière en ce 19 Décembre puisqu'il s'agissait de fêter avec un peu d'avance la fin de l'année 2008. Pour l'occasion, le thème de la soirée, organisée conjointement par Stéphane et Eric en notre QG du "Gout des Hôtes" à Paris VIII°, était : "Soirée Feu d'Artifice".
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Les vins dégustés furent :
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POUR LES BLANCS
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Macon Pierreclos "Le Chavigne" - Domaine Guffens 2004 : nez très frais, un peu citronné. Bouche typée "sauvignon", peut-être un peu molle. Finale levurée sur une acidité assez présente, mais quand même un peu mou. ASSEZ BIEN
Château Larrivet Haut Brion - Pessac Léognan 2001 : Nez sur l'oxydation. Bouche ronde, molle et aigre-douce. Finale très courte. Une grande déception par rapport au Domaine de Larrivet du même millésime vendu par le Savour Club et qui m'avait paru beaucoup plus péchu. BOF
Hermitage - "Le Chevalier de Sterimberg" - Domaine Paul Jaboulet Aine 1998 : Robe très soutenue. Nez sur la pomme très légèrement miellé. En bouche, manque de matière. Court, amertume et pomme blette. BOF
Condrieu "De Poncins" - Domaine François Villard 2007 : Très beau nez frais, élégant, dans un premier temps sur le citron et qui se livre difficilement. A l'aération naturelle dans le verre, fragrances d'abricots surmuris. Bouche à l'avenant, très aromatique, charpentée, un peu saline en finale. Finale longue et enveloppante mais qui reste fraiche. Un vin qui en a sous la pédale. TRES BIEN
Batard Montrachet - Domaine Leflaive 2003 : Nez relativement fermé, sur la noisette et l'amande, clairement typé chardonnay. Un beau boisé en bouche, jeune, sur une belle acidité et un côté fruits murs qui traduit le millésime (c'est toujours plus facile à écrire après ...). En finale, belle acidité glycérinée alliant une amertume noble. TRES BIEN mais méritera de vieillir encore quelques années. 
Riesling "Furstentum" - Domaine Paul Blanck 2002 : Nez typique de White Spirit sur une belle aromaticité. Bouche un peu molle (est-ce la présente de SR ???). Belle finale minérale. A sans doute pâti de sa place derrière le Condrieu et le Batard. BIEN / BIEN PLUS.
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POUR LES ROUGES
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Côtes du Marmandais "Chante Coucou" - Elian Da Ros 2003 : nez pétillant sur les fruits noirs. Bouche poivronnée, fraîche avec des tannins un peu abrupts. Finale un peu sèche et courte. J'ai pensé à un jeune Chinon de chez Charles Joguet. Perdu !! ASSEZ BIEN
Beaune 1er Cru "Teurons" - Domaine Rossignol trapet 2004 : Nez sur les fruits frais. Bouche très coulante, fruitée, presque à la limite de la dilution. Un peu acidulée. Finale fine sans aspérité. Un vin simple, bien fait et sans défaut. BIEN
Beaune Grèves 1er Cru "Vignes de l'Enfant Jésus" - Domaine Bouchard Père et Fils 2000 : Nez plus concentré, cassissé et légèrement compoté. Belle bouche fraîche tenue par une acidité présente mais non mordante. Finale sur la finesse. BIEN PLUS.
Clos des Lambrays 2000 : au nez, du fruit (cerise au kisch), beaucoup plus sur la finesse. Belle acidité qui tient la bouche. Du volume sans aspérités. Finale légèrement doucereuse mais pas molle. BIEN PLUS.
Chambolle Musigny 1er Cru "Les Cras" - Domaine Georges Roumier 1996 : Forte extraction sensible au nez. En bouche, sensation de raideur et d'acidité, liées à des tannins raides. Une déception. ASSEZ BIEN.
Château Lagrange - 3ème Grand Cru Classé Saint Julien 1998 : Nez quasiment muet (alors qu'à l'ouverture de la bouteille, de belles effluves de cacao et de résine semblaient transparaître). Bouche tannique, amère et un peu sèche en finale. MOYEN.
Château Eglise Clinet 1995 - Pomerol : Nez marqué par un côté végétal pas très agréable. En bouche, attaque sucreuse mais qui finit assèchante. Finale longue mais un peu aigrelette. ASSEZ BIEN.
Château Mouton Baron - 5ème Grand Cru Classé Pauillac 1982 : nez un peu animal, sur les fruits confits et qui dégage une belle impression de fraîcheur. Bouche fondue, mais qui se termine assèchante. Belle rémanance mais sans plus. ASSEZ BIEN.
Château La Dominique - Saint Emilion Grand Cru Classé 1982 : nez très élégant avec toutefois un soupçon de poivron. Bouche molle manquant cruellement de structure. ASSEZ BIEN MOINS.
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POUR LES LIQUOREUX
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Vouvray - " le Mont - Première Trie" - Domaine Huet 1996 : Nez très minéral, sur la craie. Bouche assez acide et qui semble avoir déjà mangé ses sucres. Finale "demi-sèche" assez élégante mais avec une (trop ?) forte acidité. MOYEN.
Château Guiraud - 1er Grand Cru Classé Sauternes 1999 : nez sur la menthe poivrée. Bouche charnue un peu sur le caramel. Retour du sucre et finale sur la rose. BIEN.
Château Rieussec "Réserve du Château" - 1er Grand Cru Classé 1978 : Rancio / aigrelet et sucre peu élégants. BOF.
Coteaux du Layon - Chaume - Domaine Cady 1997 : nez mentholé. Bouche ample mais très digeste. Présence d'un rancio noble. Belle finesse sur les abricots et les fruits secs. Très persistant. TRES BIEN.
Mout de Raisins partiellement Fermenté - "Folie Pure" - Domaine de Causse Marines "1999" : un vin (?) complètement atypique : nez floral sur la rose. Un élégance sucrée. Une belle liqueur en bouche qui sait rester fraîche malgré les sucres. Aucune sensation alcooleuse. TRES BIEN PLUS.
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Encore une soirée où la bonne humeur et le sens du partage ont triomphé de la médiocrité et du catastrophisme ambiant (mention spéciale à l'ami Eric).
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Bonnes fêtes de fin d'année et vivement 2009.
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Bruno

14 décembre 2008

Le Riesling dans tous ses états

Hier samedi, grande réunion mensuelle de la Ligue des Pochtrons Vineux à Amiens, sur le thème du Riesling.
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RDV de bon matin, dans la froidure de l'hiver parisien, à la Gare de Houilles puis, petite halte à Argenteuil. Nous voilà quatre amis dans la voiture : Eric, Nico, Oliv et votre serviteur. Une heure et demi de calembours et de blagues diverses, toujours de bon goût ... et nous voilà arrivés près Amiens, le visage marqué par le Syndrôme du Hamster.
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Pour l'occasion, le Restaurateur (Le Relais de Sains à Sains en Amiénois) nous avait concocté un menu "sur mesure" :
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Trilogie d'amuse bouche
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Marbré de foie gras aux abricots moelleux
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Sandre rôti sur lit de choucroute, au beurre blanc
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Tarte alsacienne
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Les vins dégustés.
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Rheingau, Peter Jakob Kühn, Riesling Trocken, cuvée Quarzit 2007 : nez frais, citronné et légèrement vanillé. Attaque en bouche assez vivi, citronnée également mais pas désagréable. Le côté "rond" est présent mais en second-plan. Finale sur une belle astringence un peu vanillée. Un vin jeune, sans doute un peu linéraire, mais BIEN EN L'ETAT (un vin de soif).
Louis Sipp, Steinacker 2005 : nez sur le pétrole mais également la paraffine et la cire. Bouche à l'avenant, encore plus sur ce gout cireux. Très faible acidité qui rend le vin un peu mou. Finale sucreuse, avec un léger retour citronné. MOYEN.
Josmeyer, Le Kottabé 2006 : nez relativement fermé. Bouche opulente, champignonnée. Finale nettement levurée et réduite. Un problème de bouteille ?
Trimbach, cuvée Frédéric Emile 2002 : nez typique du Riesling, mêlant citron et effluves de type terpénique, encore un peu sur la retenue. Très belle bouche, fraîche, élégante mais malgré tout charpentée. Belle finale sur une acidité présente mais pas envahissante. BIEN.
Trimbach, cuvée Frédéric Emile 2004 : nez clairement cétonique et végétal. Bouche astringente, peu complexe. Finale végétale, sur le géranium et la raflle. L'effet millésime selon mes compères d'un jour. MOYEN.
Gressser, Grand Cru Kastelberg 2004 : nez fermé, un peu pétrole. Bouche opulente et pétrolée. Belle finale citronnée et sur une acidité qui tient le vin sans excès. Une finale un peu courte toutefois. BIEN.
Paul Blanck, Grand Cru Schlossberg 2006 : nez preque miellé et sur le citron. Belle puissance en bouche. Un côté légèrement sucré est tenu et contrebalancé par la structure acide du vin. Fragrances de fruits exotiques. Belle finale sans aspérité et très rémanente. TRES BIEN.
Frédéric Mochel, Grand Cru Altenberg de Bergbieten, cuvée Henriette 2005 : nez pétrolé un peu fermé et peu expressif. A l'aération, belle fraicheur alliée à des fruits exotiques. Attaque en bouche vive ... mais qui s'arrondit ensuite doucement et sur la durée. Finale plus ronde, un peu glycérinée. Ce vin offre un très beau cressendo en bouche. BIEN PLUS.
Mittnacht Frères, Grand Cru Rosacker 2006 : nez difficile à appréhender. Bouche fruitée, un peu sur l'ananas, cependant un peu molle. Finale légèrement sucreuse, sur des amers pas désagréables. Sans doute dans une phase de fermeture à ce jour. ASSEZ BIEN.
Louis Sipp, Grand Cru Kirchberg de Ribeauvillé 1997 : une pomme oxydée, et une. A REVOIR.
Paul Ginglinger, Grand Cru Pfersigberg 2004 : nez nettement sur le citron vert et le minéral. Bouche alliant minéralité et élégance, un peu vive toutefois. Finale très gouteuse, pétrolée. Une belle astringence un rien végétale. Jeune aujourd'hui et sans doute l'effet millésime 2004. BIEN / BIEN PLUS.
Pierre Frick, cuvée Rot-Murlé 2002 (non sulfitée) : nez très (trop ?) évolué, champignonné. Bouche sur la pomme, le miel et le menthol, et un rancio amer. Finale un peu sèche quoique glycérinée. OXYDATION.
Pierre Frick, cuvée Rot-Murlé 2002 (sulfitée) : une construction similaire au précédent avec cependant une structure plus élégante et plus charpentée, sans déviance. Finale un peu trop vive et astringente à mon goût. ASSEZ BIEN.
Zusslin, Clos Liebenberg 2002 : réduction assez nette au nez. A l'aération, fraicheur citronnée sans acidité marquée. Attaque en bouche vive, mais qui se développe et s'amplifie ensuite sur une belle rondeur. Finale vive et ronde à la fois. BIEN PLUS.
Marcel Deiss, Grand Cru Altenberg de Bergheim 1992 : nez de vieux grenier et de grillé. Bouche carrément molle. Un défaut de bouteille ???
Léon Boesch, Grand Cru Zinnkoepflé 1995 : nez sur la menthe poivrée très frais, presque évanescent, et sur la rose (qui me fait penser au Muscat de Beaumes de Venise du domaine des Bernardins). Bouche de demi-corps, mais quelle élégance, toujours sur des notes fraîches (menthol / eucalyptus). Finale fine mais d'une longueurrrr. Un vin complètement atypique mais EXCELLENT.
Zind Humbrecht, cuvée Turckheim 2006 : nez grillé et réduit, un peu citronné. Bouche charpentée mais qui finit sèche et un peu amère. Acidité nettement dissociée. MOYEN.
Jean-Louis et Fabienne Mann, Grand Cru Pfersigberg 2002 : nez peu expressif. Forte acidité en bouche. Absence de compléxité et finale très courte (aucune comparaison avec le même GC issu du domaine Paul Ginglinger). MOYEN.
Barmes Buecher, Rosenberg 2005 : même type de construction que le vin précédent, toutefois un peu moins désagréable et plus rond. Reste toutefois très mou. ASSEZ BIEN MOINS.
Barmes Buecher, Clos Sand 2004 : nez miellé mais végétal. Forte acidité en bouche, sans compléxité. MOYEN.
Marcel Deiss, Engelgarten Bergheim 2000 : un seul qualificatif pour ce vin : molesse. VRAIMENT MOYEN.
Marcel Deiss, Grasberg Bergheim 2001 : nez évolué, un peu sur la pomme mais avec une belle fraîcheur toutefois. Bouche demi-sèche, sur les fruits exotiques. Un peu sec et un peu court en final. BIEN MOINS.
Domaine Weinbach, Clos des Capucins, VT 1988 : nez un peu exotique. Attaque en bouche acide et presque rapeuse. Aucune sensation de sucres, presque raide. Finale longue mais plutôt désagréable (rapeuse). MOYEN.
Meyer D. et A., Grand Cru Bollenberg, Clos Ste Apolline, SGN 2002 : nez frais, mêlant fruits exotiques, fruits secs et menthol. Structure acide très présente, légèrement adoucie par les sucres (peu présents). Un peu court en final. ASSEZ BIEN.
Paul Blanck, Grand Cru Furstentum, Pinot Gris, SGN 2001 : nez un peu en retrait. Par contre, en bouche, les sucres sont sans lourdeur et bien soutenus par une acidité totalement intégrée. Finale très longue, presque morillée, sans lourdeur. TRES BIEN PLUS.
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16 heures : retour tranquile vers Paris, pour cause de neige sur la route.
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Une bien belle journée ... en attendant la prochaine dont le thème sera : Chablis (blanc) vs autour de Beaune et des Cortons (rouge).
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Bruno