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20 juillet 2019

Retour à Thiers

Un premier voyage dans la région de Thiers nous avait laissé un souvenir impérissable, tant la conjonction des planètes avait été au rendez-vous ce soir-là, avec semble-t-il quelques exagérations en fin de soirée / de nuit. Mais n’écoutons pas les mauvaises langues et concentrons nous sur l’essentiel.
A l’instar du triangle du feu (combustible, comburant et énergie d’activation), nous voulions nous assurer que le triangle du bonheur était toujours d’actualité. Après un vendredi plutôt « vieilles pierres » avec la visite de l’abbaye de Noirlac puis quelques découvertes comme l’église clunisienne de Menat ou le château Rocher, nous arrivons donc en un samedi matin nuageux dans cette ville de Thiers qui fait rêver de nombreux amateurs de couteaux !
Rapidement, presque naturellement tant la connexion est évidente, nous échangeons sur les matériaux et les techniques de la coutellerie, l’un des buts de ce week-end étant de passer commande pour la réalisation d’un couteau d’exception pour mes 60 ans à venir. Philippe et Dominique Chambriard, les deux frères, prennent le relai pour préciser la nature du manche, le type de lame (et surtout quel damas choisir …) et le guillochage du ressort. Entre gens de bonne volonté, la négociation est toujours simple. Vite fait bien fait pour une surprise à venir …

Ballade dans Thiers et les environs, réhydratation à la Chateldon et repos salvateur avant le repas. 1 kilomètre de marche à pied, armés de lampes de poche et frontales pour un retour plus sécurisé dans la nuit, nous voilà donc de nouveau dans la maison de Philippe et Nicole pour un nouveau repas, en compagnie de David, le cousin, et sa compagne Bénédicte. Un peu plus tard, c’est le papa qui nous fera le plaisir de sa présence, de son regard bienveillant et de son hédonisme (et c’est un grand amateur de Bourgogne).

Une nouvelle fois, un immense merci à toute la famille qui nous a reçu en toute amitié, comme si nous nous connaissions depuis toujours. Le triangle couteau / vin / amitié était bien là pour toujours du doigt d’indicible étoile du bonheur.

A table maintenant (tous les vins ont été servis à l’aveugle complète).

En apéritif

Champagne, De Sousa Grand Cru Réserve (Brut Blanc de blancs) : un champagne frais, sur une fine aromatique au nez, une tendresse en bouche, avec une finale vive et légèrement saline. Bien

Champagne, De Sousa Grand Cru Mycorhize (Extra brut) : bel équilibre général entre l’acidité et la vinosité. Notes fraîches mentholées sur une belle maîtrise de la corpulence. Bien ++

Meursault, Meix Chavaux 2009, domaine Roulot : un nez très fin, sur une belle minéralité élégante malgré une fermeture un peu prononcée. Une bouche opulente, riche, grasse et grillée, mais qui reste sur un équilibre plutôt frais et élégant. Finale sur une fine amertume saline, semi-perlante, et laissant une empreinte salivante. Excellent

Avec un magnifique flanc de courgettes, tomates et poivrons confits

Pouilly Fumé, Silex 2009, domaine Didier Dagueneau : nez plutôt fermé, un peu typé sauvignon. Bouche totalement dissociée et déséquilibrée, avec une attaque presque « sucrée » et une acidité qui traîne en fin de bouche, presque stridente. Bof

Chevallier Montrachet Grand Cru 2004, domaine Leflaive : un nez sur la puissance et l’élégance superlative. Le grillé du Meursault se retrouve, mais avec une dimension supplémentaire. Bouche complètement à l’avenant. Acidité redoutablement maîtrisée, tout en élégance. Complexité, avec une intégration et un équilibre entre la richesse / la puissance du Chevallier et la noblesse du Montrachet. Une grande claque : le vin de la soirée (Merci Oliv). Exceptionnel

Avec un « agneau de la belle sœur » et ses petits légumes croquants

Pessac-Léognan, Grand Cru Classé de Graves, château Pape Clément 1990 : un nez de (grand) bordeaux mûr, un fruité intense (fruits noirs) associé à des notes de poivron mur et des fragrance fumées complémentaires. Grande maturité également en bouche, avec des amers typés « vendange entière » et un retour presque smocké. Finale fraîche, jusque dans sa persistance rétro-olfactive. Très Bien ++

Saint Julien, Grand Cru Classé, château Léoville Las Cases 1990 : nez plus évolué, légèrement confituré, une sorte de rondeur transparaît. Ma première impression, un vin plus typé merlot que cabernet (quelle vision prophétique). Bouche structurée sur une grande acidité, mais surtout révélant une extrême jeunesse. Si l’aromatique est intéressante et prometteuse, les amers stridents empêchent un plaisir superlatif. C’est clairement très / trop jeune. Très Bien +

Côte Rôtie 2006, Pierre Gaillard : nez assez variétal, sur les épices douces et les fleurs capiteuses. Un beau fruit en complément. Bouche malheureusement un peu trop linéaire à mon goût, avec un équilibre acidité / épices manquant d’ampleur. Une sorte de Rayas du nord. Bien +

Crozes-Hermitage, le Clos des Grives 2010, domaine Combier : un nez fruité profond, un peu atypique (après découverte de l’étiquette), sur le résiné et le bois noble, presque terpénique. Bouche corpulente avec une constitution bien née, des amers nobles, un côté variétal complété par une aromatique générale sur la cerise noire. Finale tendrement réglissée, légèrement poudrée. Acidité qui claque. Excellent

Gevrey-Chambertin, premier cru Clos Saint Jacques 2010, Sylvie Esmonin : s’il fallait résumer mon impression, ce serait « un pinot perdu dans les bois ». Peu expressif au nez. Elevage encore (trop) présent, bouche presque sucrée / écœurante. Un jus maquillé. A attendre ?

Gevrey-Chambertin, premier cru les Champeaux 2010, Denis Mortet : un nez fruité et fumé que j’ai du mal à placer géographiquement. A l’aération, des notes mentholées sublimes apparaissent, qui accentuent mon désarroi. Bouche sérieuse, mais il manque une sorte de colonne vertébrale. C’est acidulé. Finale intéressante. Très Bien

Pessac-Léognan, Grand Cru Classé de Graves, château Haut-Bailly2001 : un nez très bordelais, sur les fruits noirs en complément. Bouche assez généreuse, avec une acidité intégrée, certes très jeune mais prometteuse. J’ai beaucoup aimé. Très Bien ++

Avec le dessert : tarte à la rhubarbe et aux fruits rouges du jardin

Sauternes Grand Cru Classé, château de Fargues 1988 : un très joli nez sur une sorte d’infusion de fruits exotiques, un rôti noble et un côté armagnac élégant et salivant. Bouche malheureusement un peu en décalage, marquée par une acidité un peu mordante, un côté décharné et un manque général de caractère et de vivacité. Je pense que le vin présentait une pointe d’oxydation. Bien +

Applaudissements nourris pour Nicole qui nous a concocté un repas régional de très haut niveau. Un immense plaisir gustatif pour une empreinte carbone minimale.
Nous avons eu la chance d’être entourés de compagnon(e)s d’un soir exceptionnel(le)s, dans le partage, l’écoute et l’amitié. Modestie, bonhomie et affabilité, sous l’œil bienveillant de Georges le papa, qui veille toujours sur sa famille. Un sage au milieu de cet océan de passionnés, parfois / souvent déraisonnables.

Rendez-vous l’année prochaine pour la commande …
Une nouvelle soirée exceptionnelle avec des gens exceptionnels (même s’il a fallu que je résiste plusieurs fois aux viles tentatives de me corrompre après le repas (Génépi ou Poire maison, Bas-Armagnac, …). J’ai tenu bon. Le Porto n’a pas subi d’outrages et j’étais frais comme un gardon le lendemain matin (même si 5 heures de sommeil, c’est peu !).
A très vite.

Bruno

PS : j’ai conscience d’être peut-être un peu sévère sur les vins et surtout d’accuser un décalage très important avec mes condisciples d’un soir, mais je goutais sans doute assez mal samedi soir (largement compensé par le plaisir de la table et des discussions).

11 mai 2014

Talbot, c'est pas beau !

Ce soir, pour accompagner des cuisses de canard, j'ai tenté une nouvelle fois un Bordeaux. Mal m'en a pris.
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Château Talbot 2002, 4° Grand Cru Classé St Julien : nez assez peu expressif, fruits noirs, notes herbacées et végétales, une pointe épicée. Bouche manquant de volume. Des tannins mais sans la puissance qui va (doit aller) avec. Manque évident de maturité. Un léger glycériné n'empêche pas la sensation de raideur et une finale herbacée et à l'acidité dissociée. Indigne d'un Grand Cru (mais on est à Bordeaux, le parengon du vin français !). Moyen
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Bruno

28 décembre 2009

Encore un Réveillon


Réveillon de Noël familial un peu décalé pour cause d'éloignement. Pour accompagner le menu suivant :

- Foie gras au sel
- Duo de poisson
- Filet de bœuf, sauce Rossini
- Tarte aux poires et pépites de chocolat.
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nous avons ouvert les vins suivants :
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Chablis Grand Cru Grenouille 2000, cave La Chablisienne : une belle robe jaunâtre à peine évoluée. Un nez très minéral, d'abord sur des notes calcaires puis, après aération, plus saline. Une légère amertume sapide qui titille les papilles. En bouche, attaque droite, franche, minérale à souhait, plutôt sur la craie. Puis le vin se développe en bouche, devient presque "tannique", emplit la bouche sans mollesse ni manque de finesse. Finale très saline, charpentée et droite. EXCELLENT.
Château Ducru Beaucaillou 1999, Saint Julien Grand Cru Classé : un vin qui possède une belle charpente, un côté torréfié élégant, des tannins nombreux mais gras, presque lactés, et une longueur phénoménale. Une belle finale fraîche et droite, avec un soupçon d'amertume (poivron mûr) qui tient le vin.  Accord presque magique avec la truffe de la sauce. EXCELLENT.
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Porto Vintage 1958, Ferreira : une robe orangée très évoluée. Au nez, pruneaux confits, oranges amères, fruits rouges et sous-bois. Plus typé "cherry" que Vintage compte tenu de l'âge. En bouche, explosion de fruits rouges, de noix et de pruneaux. Puissance alcoolisée ménagée. Excellent accord avec les poires et le chocolat. EXCELLENT ++
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Bruno

17 avril 2009

Soirée Réchaud et Frigo

C'est par ce sobriquet bien amical que nous avons appelé hier soirnos amis François et Gweno qui nous ont préparé une bien belle soirée afin de fêter leur nouveau job.
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Le thème : freestyle, tant pour les bouteilles que pour les bons (et mauvais ?) jeux de mots qui n'ont pas arrêté de fuser lors de la soirée.
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Pour se mettre en bouche
Champagne José Michel et fils, 2000 : nez vif. Attaque en bouche sur un équilibre plutôt demi-sec. Structure acide assez présente. Notes de pêche. Finale fine et très rémanente, enveloppante mais pas molle, élégante. BIEN
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Ensuite, les blancs
Muscadet de Sèvre et Maine sur Lie, Fiefs du Breil 1995, domaine de la Louvetterie : robe évoluée. Un beau nez sur le citron miellé, un peu vanillé, et qui évolue ensuite vers le caramel et des fragrances lactées. Belle bouche assez charpentée, alliant du gras, de la vivacité et une acidité sous-jacente présente, mais jamais prenante. Belle finale glycérinée et assez tendue. TRES BIEN
Kies Grüner Veltliner 2007, Kurt Angerer Kamptal : robe pâle à reflets verdâtres. Nez franchement sur le citron et la groseille à maquereau. Bouche assez ronde, un peu sucreuse et qui semble finir courte. BIEN
Vin de Savoie Seyssel, La Peclette 2007, Maison Mollex : nez plutôt désagréable, sur la sueur. Bouche un peu raide, saline et qui finit sur une note de sécheresse assez marquée. MOYEN
Macon Bussière, le Ronsard 2005, domaine des héritiers du Comté Lafon : nez fermé un peu grillé, ne ressemblant pas trop au Chardonnay. Bouche sur l’amande légère, montrant une légère salinité, mais acide. Un vin qui manque de corps et finit court. MOYEN
St Joseph, 2003, Pierre Gaillard : robe jaune ocrée, montrant quelques signes d’évolution. Un nez aromatique ultra puissant, alliant floralité lourde / épaisse (jasmin) et un côté miellé. Bouche très puissante, ronde, expressive et qui a une forte personnalité. Finale sur une amertume noble (encore une belle garde à prévoir), franchement poivrée, très longue. EXCELLENT
Condrieu, Deponcins 2001, François Villard : notes prises après aération car le vin semblait dans un premier temps présenter un défaut au nez (pétillant, « fausse odeur ») et à l’attaque en bouche (raideur et acidité). Une robe plutôt claire. Nez très salin, sur des touches abricotées, qui dégage une belle puissance. Attaque en bouche charpentée et puissante, développant un côté salin et lacté très agréable. Reste frais en bouche. Finale très persistante. EXCELLENT
Pouilly-Fuissé VV 2005, Jean Pierre Sève : un nez vanillé sucreux et relativement mou. Bouche à l’avenant, molle, sucreuse, sans personnalité. Finale presque levurée. BOF
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Passons aux rouges maintenant
Chinon, Clos de l’Olive 2002, Couly-Dutheil : nez sur le poivron assez mûr. Bouche malgré tout un peu raide, mêlant poivron, cassis et cerise. Forte extraction. Finale plutôt astringente. MOYEN
Charmes Chambertin Grand Cru 1996, domaine Taupenot-Merme : beau nez de pinot, sur les fruits presque confits. Bouche dominée par un côté « minéral / terreux ». Forte acidité qui gâche une complexité sous-jacente. ASSEZ BIEN / BIEN
St Julien Grand Cru Classé, château Branaire 1983 : nez sur les fruits évolués et le pruneau. Notes poivrées évanescentes et élégantes. En bouche, l’élégance domine, sur les fruits et les fleurs fanées (séchées ?). Finale qui reste fraîche. EXCELLENT
Premier Côte de Blaye, château Bel Air la Royère 1998 : nez relativement concentré et dense. En bouche, vin de demi-corps relativement extrait, mais sans raideur. Belle construction. Finale sur la rondeur et l’aromaticité. Seule une petite pointe de sécheresse en finale. BIEN PLUS
St Emilion Grand Cru Classé, Clos Badon 1998 : nez plus fin et plus élégant, quoique concentré également. Bouche ronde mais sur le poivron. Finale un peu boisée et sèche. Légère sucrosité. ASSEZ BIEN
Cornas, la Geynale 2004, domaine Robert Michel : Magnifique nez sur la violette acidulée et les épices. Bouche qui semble dans un premier temps rustique mais qui est tenue par une acidité structurante. Puissant sans astringence. Finale tannique qui sait rester sur la fraîcheur et qui ne colle pas aux dents. TRES BIEN PLUS
Côte Rotie 2000, Tardieu-Laurent : sans doute un problème de bouteille car le nez est peu expressif, flou et sucreux. Bouche molle et sucreuse qui finit sur des notes mentholées plutôt acides. A REVOIR
Vin de Table, Léon Barral, Valinière « 2001 » : ça commence par un nez puissant, aromatique et très élégant malgré sa structure que l’on commence à deviner. Ca continue par une bouche puissante et élégante, qui forme un ensemble que j’ai eu du mal à caractériser mais que j’ai beaucoup aimé. Ca termine par des notes fraîches, mentholées et poivrées en finale. EXCELLENT (il va falloir que je m’éduque à ces vins « sudistes » auxquels je ne suis pas habitué mais qui sont diablement bien construits).
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Retour sur les blancs avec les fromages
Alsace Auxerrois, 2001, Marc Tempé : Autant le dire tout de suite, je n’ai pas apprécié ce vin, pour son côté citronné très vif, limite acide et sa bouche molle, presque demi-sèche. BOF
Hermitage, 1978, Marc Sorrel : nez sur le moka et le miel. Bouche légère, florale, presque évanescente. Des touches de pommes caramélisées. Vin de demi-corps manquant un peu de volume. Finale fraîche et vive, mais un peu courte. J’en attendais plus. BIEN
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Finissons sur quelques notes sucrées pour les desserts
Vouvray 1986, Marc Bredif : nez très floral, un peu rancio. Bouche aigre-douce légère et peu sucrée. Manque évident de structure et de volume. Finale sur la menthe poivrée, superbe et très rémanente. BIEN
Riesling Eiswein 1992, Weingut Peter J. Schmitt : nez abricoté avec de légères touches de pétrole. (Trop ?) forte acidité en bouche, qui voit ensuite le retour du sucre. Un vin que j’ai trouvé (contrairement à mes voisins de table) très dissocié. MOYEN
Riesling Mühlforst, SGN 1999, Mittnacht Klacht : nez magnifiquement pétrolé (en fait, plutôt une coupe pétrolière type White Spirit non désaromatisé). Bouche sur un équilibre demi-sec, sur les hydrocarbures, avec un côté un peu « rôti », sans mollesse. Belle finale longue, élégante, douce-amère mais tenue par l’acidité du vin. BIEN / BIEN PLUS
Vin Jaune, 1989, château d’Arlay : décidemment, le nez typiquement alcool à brûler et noix me déplait. La bouche aigre-douce est à l’avenant. Par contre (est-ce un signe d’espoir ?), j’ai trouvé à ce vin une superbe rémanence, quelques minutes après, avec un retour de notes de curry et de muscade qui laissent une belle impression en bouche. Je suis dans l’impossibilité de noter ce vin.
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Belle soirée, bonne humeur ... et bonne chance pour la suite.
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Bruno

13 avril 2009

Un Bourgogne et un Bordeaux : deux Grands Crus

A l'occasion du week-end pascal, quelques bouteilles ont été ouvertes. Deux d'entre elles sortent très nettement du lot, un Bourgogne et un Bordeaux.
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Nuits Saint Georges, Premier Cru les Saint Georges 2000, domaine Chicotot : une robe rubis assez soutenue, pratiquement sans traces d'évolution. Au nez, une sensation de fruité compoté domine nettement (cerise, cassis et pruneau), avec de très légère note empyreumatiques. En bouche, un vin très solide qui débute par une attaque assez massive, franche et sans molesse. Milieu de bouche dominé par une structure tannique importante mais qui ne cache pas le fruit (fruits noirs et rouges). Finale sur une mâche (minéralité ?) un peu rustique, mais très agréable. Le vin laisse une légère impression astringente, jamais agressive, qui souligne son potentiel de garde encore important. Bel équilibre velouté en bouche, entre fruit, tannins et complexité. EXCELLENT.
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Saint Julien Grand Cru Classé, château Saint Pierre 1999 : une robe sombre, rubis à reflets violacés-noirs. Nez un peu fermé, mais qui s'ouvre timidement sur des notes de fruits noirs et un toasté discrêt. En bouche, un vin de demi-corps, mais qui ne montre aucune faiblesse ou manque de maturité. Un beau boisé très bien intégré vient compléter avantageusement les fruits noirs et quelques notes grillées. Tannins fins et veloutés, déjà polissés. Belle persistance en bouche. EXCELLENT.
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Bruno

17 février 2009

Avec le temps ...

Ce soir, à l'occasion de mon 49° anniversaire, j'avais réuni quelques amis proches pour un repas-dégustation "sur le pouce" en notre QG parisien du Gout des Hôtes (9°).
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Pour l'occasion, mes meilleur(e)s amis étaient (presque tous) réunis, hormis quelques éclopés / opérés, adeptes du "travailler plus" (pas forcément pour gagner plus !) et exilés temporaires ou définitifs en Helvétie ou dans des contrées encore plus lointaines.
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Le but de cette soirée était simple : partager un vrai moment d'amitié autour de quelques bonnes bouteilles, en faisant fi de la tourmente qui nous entoure.
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Au programme des réjouissances :
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Champagne Laurent Perrier, cuvée Grand Siècle (dégorgée 1° trimestre 1987) : nez légèrement sur des notes oxydatives et sur la pomme, tout en gardant une belle expression fruitée. Attaque en bouche vive et mordante qui tient le vin sur toute sa longueur. Beau fruité et beau pétillant en bouche. Finale typiquement sur la pêche jaune avec une légère amertume agréable. A l’aération, le vin prend du volume et une belle complexité. Finale qui devient glycérinée et acide, longue et veloutée. TRES BIEN
Saumur blanc 2007, domaine de St Just : robe jaune pale. Nez très floral, sur la pêche, la poire. Un soupçon de pétillant ( ?) pour revenir sur des notes de framboise blanche (dixit Gweno) et d’agrumes. Attaque en bouche fine et florale. Un beau vin de soif. Finale, peut-être un peu courte, mais fraîche et agréable. BIEN
Anjou blanc, Noëls de Montbenault 2004, Richard Leroy : robe légèrement plus évoluée, un peu sur l’ocre. Nez plus complexe et qui possède plus de volume. Une pointe d’évolution est perceptible. Bouche évoluée présentant une belle salinité, mais peut-être un peu de gras. Finale alliant un aspect glycériné tout en restant sec. Sans doute encore un peu trop jeune. BIEN PLUS
Palette, château Simone blanc, 2006 : robe jaunâtre soutenue. Nez aromatique donnant une impression de peps, un peu animal. En bouche, extrême complexité : fraîcheur, droiture et vivacité. Finale réglissée qui laisse une belle impression de douceur, mais sans mollesse. Mon premier « Simone » que j’ai du mal à décrire précisément, mais que c’est beau. TRES BIEN PLUS
Palette, château Simone blanc, 1989 : robe pratiquement identique à la précédente, peut-être un soupçon plus soutenue encore. Nez plus évolué, mêlant des notes aromatiques et tertiaires. En bouche, fraîcheur et droiture dominent. Une légère pointe oxydative est perceptible, mais non envahissante. Finale réglissée, veloutée et légèrement astringente. Juste une pointe de sécheresse le distingue du précédent. TRES BIEN
Gevrey-Chambertin, Premier Cru Petite Chapelle 2002, domaine Rossignol-Trapet : belle robe rubis claire assez brillante. Au nez, ça pinote fort, sur les fruits rouges, presque compotés mais sans lourdeur, avec une pointe de cassis. Bouche alliant la charpente et l’élégance. Beau fruité qui englobe les tannins encore nombreux. Un vin qui a de la mâche et un gros potentiel. Belle longueur tannique en finale. Jeune. TRES BIEN
Nuits Saint Georges, Premier Cru en la Rue de Chaux 1996, domaine Ambroise : robe très soutenue, presque noire. On change de registre. Nez au départ un peu fermé, mais qui semble s’ouvrir lentement sur les fruits rouges et noirs (cassis). En bouche, vin tannique et relativement rustique, sans défaut ni faiblesse. Une légère pointe de sécheresse, mais vraiment sur la finale. BIEN PLUS
Echezeaux Grand Cru 1998, domaine Bizot : Quelle élégance au nez, d’abord sur les fruits noirs et l’olive puis, en fin de repas, sur la rose fanée et les épices. Bouche complexe, florale et fruitée à la fois. Très élégant, tout en étant d’une belle structure. Finale fine, légèrement glycérinée et reglissée. Supplément d’élégance et de velouté en finale. EXCELLENT : L’UN DES VINS DE LA SOIREE
Saumur Champigny, Les Poyeux 2003, Clos Rougeard : Changement complet de registre, avec un nez typiquement cabernet, presque sur le poivron. Un côté lacté qui donne de la douceur également. Bouche élégante, sans doute un peu marquée par le millésime. Vin tenu par le poivron à l’instar d’une acidité que je n’ai pas perçue. BIEN PLUS
Haut-Médoc, château Sociando-Mallet 1983 : robe assez claire. Nez concentré avec une pointe de cire, presque limite bouchon / liège. En bouche, belle aromaticité sur une charpente présente mais un peu trop monolithique. Un manque de complexité sans doute. Finale un peu sèche. Un relative déception (problème de bouteille ?). BIEN MOINS
Saint Julien, Grand vin du château de Léoville, du Marquis de Las Cases 1970 : robe encore très soutenue. Nez typiquement sur le cacao, puis des notes empyreumatiques (cèdre, résine), et enfin le cassis. Très belle complexité. En bouche, une attaque relativement discrète, mais qui s’ouvre en bouche et se développe. Complexité alliant fraîcheur, tannins polis mais présents et une acidité en arrière-plan qui tend le vin. Belle finale longue, fine, presque cassissé. Je dirais un vin « intellectuel ». EXCELLENT : L’UN DES VINS DE LA SOIREE.
Sauternes, château Rayne Vigneau 1998 : autant le dire tout de suite, les Sauternes ne sont, en général pas, ma tasse de thé. Je n’apprécie pas cette impression de doux amer, de sucrosité sèche que me laissent ce type de vin. Force est de constater qu’avec ce Rayne Vigneau, je dois réviser mon opinion. Un nez sur la pomme, la fraîcheur malgré l’impression sucrée, et les notes de botrytis. En bouche, très belle sucrosité, avec une acidité faible mais sans mollesse. Finale enveloppante, persistante, légèrement réglissée. TRES BIEN PLUS
Coteaux du Layon Saint Aubin, Clos du Pavillon 1998, domaine Philippe Delesvaux : nez typiquement de chenin, un peu marqué par le charbon. Fraîcheur et minéralité, presque mentholée. Bouche un peu en retrait, aigre-douce et très vive. Cette impression de forte acidité laisse place à une finale un peu décharnée. Est-ce l’ordre de service qui a desservi ce vin ? Où est-ce un problème de bouteille ? Une relative déception. BIEN / BIEN PLUS
Vin de Paille du Jura 2004, domaine Baud : robe évoluée, ocre jaune foncée. Nez de jaune, sur la noix et l’alcool à brûler. Bouche graphitée, présentant une sucrosité légère. Un vin alliant une certaine finesse / élégance tout en présentant une belle charpente. Belle finale sur le charbon, puis sur la noix. TRES BIEN
Le Bonus d’Eric (un de plus !) : Porto Vintage Taylor’s 2000 : Nez sur la cerise noire, très puissant. Bouche énorme, fruitée. Beau développement épicé, sans traces d’oxydation. Rétro-olfaction sur le tabac blond (type Amsterdamer), les cerises à l’alcool / le kirsch. Quelle longueur en bouche. Encore un bébé. EXCELLENT.
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Merci à tous de votre présence, de votre bonne humeur, de vos bouteilles. La soirée fût vraiment d'un très haut niveau, tant pour les bouteilles que pour les mots d'esprit (même Marie s'y est mis).
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Merci pour les généreux donateurs, vos présents me sont allés droit au coeur, qu'ils soient sérieux (de belles bouteilles ...) ou moins (un kit "Alsace" en cas de crise alimentaire ou un kit "WC" en cas de gastro).
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C'est peut-être cela une véritable amitié.
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Bruno