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26 avril 2026

Une semaine sur les rives du lac de Garde (Italie)

A l’occasion d’une semaine de villégiature sur les rives du lac de Garde, nous avons mis à l’honneur quelques vins italiens, mais pas que !


Dans l’ordre de dégustation :


DOC Dolcetto d’Alba, Munfrina 2021, Pelissero : nez structuré, sur les fruits noirs, une impression crémeuse et une pointe acidulée. Bouche à l’unisson, avec une attaque tonique et acidulée. Tannins crémeux fins, et impression gourmande. Allonge sur l’acidité, avec une salivation extrême en finale. Excellent (+)

Croatie (Istria), Kabola, Unica 2021, Malvazija Unica : un nez très sec mais pas répulsif. Fine aromatique et belle réduction sur la pierre à fusil. Notes fruitées. Bouche nerveuse, allongée, une touche grasse et ronde pour équilibrer l’acidité. Finale sapide, un peu à la « Coche Dury », enveloppante. Excellent

DOC Langhe Nebbiolo, Long Now 2016, Pelissero : nez profond, structuré, sur un équilibre fruits noirs bien murs. Pointe d’évolution sur le cuir. Bouche apaisée, sur la douceur, une pointe saline, des tannins corpulents mais civilisés. Puissance, élégance et salivation sur la finale. Excellent ++

Afrique du Sud (Hemel-en-Aarde Valley), Hamilton Russell Vineyeards, Chardonnay 2020 : robe jaune un peu fluorescente. Nez frais et très élégant. Bouche avec de la mâche et de la construction. Un Chardonnay avec une approche aligoté. Belle acidité saline. Finale sur la finesse. Excellent (+)

DOCG Barbaresco, Pajore 2006, Sottimano : nez ultra-complexe, sur les fruits noirs, le cuir, la réglisse, une impression herbacée noble. Acidité saline déjà perceptible. Bouche tranquille, avec des tannins ronds, de caractère, et une acidité de structure. Impression crémeuse. Finale montrant une grande suavité. Excellent +(+)

Rully, Maizières 2019, Vincent Dureuil-Janthial : nez assez opulent, sur une réduction grillée et fumée qui pourrait être mieux définie. Notes variétales du Chardonnay. Bouche sur un même registre, avec une salinité salivante marquée. Finale grillée, avec une fine amertume. A l’aération, semble se dompter. Très Bien +

DOCG Barolo, Pajana 2004, Domenico Clerico : robe rouge carmin évoluée. Nez discret, montrant une évolution douce. Notes de végétal noble. Tannins fondus, avec une acidité encore bien persistante. Grande empreinte en bouche. Finale un peu asséchante et manquant d’allonge et de caractère. Petite déception. Très Bien +(+)

Vin de Paille, Côte du Jura, domaine Baud : un nez fin, « jaune », sur la noix, une pointe élégante d’alcool à brûler. Impression ronde, douce et sur le sucre candy. S’arrondit avec un Gorgonzola de noble origine. Bouche suave, ronde et douce. Aromatique sur les raisons de Corinthe, presque du botrytis ! Finale tapissante et allongée, sur la peau de pistache. Un vin de méditation. Excellent ++

DOC Barbera d’Alba, Gisep 2016, Massolino : un nez tonique, sur les fruits rouges et le soleil. C’est vif, herbacé dans le bon sens du terme, une aromatique sur la menthe/ Bouche également tonique, tannins fins et salivants, acidité allongeant le vin, salivant. Finale sur la fraîcheur, avec du fruit, du charme et une touche poivrée. Excellent (+)

Afrique du Sud, Constancia, Buitenverwachting 1769, Noble Late Harvest, 201 : robe or ambrée, avec du charme. Nez sur le coing et les oranges confites. Du caractère et de belles aspérités. Pointe d’encaustique en complément. Bouche sur une rondeur acidulée, une impression de sucres très mesurée. Finale salivante, qui absorbe les papilles. Excellent ++


Découverte d’une région située à la limite de la Lombardie, de la Vénétie et du Trentino. Un magnifique lac alpin situé à moins de 100 mètres d’altitude, entouré de montagnes fleurtant avec les 2000 mètres, et des vues à couper le souffle. Marche dans la journée et réhydratation le soir. Une belle semaine qu’on rêve de reproduire !


Bruno


23 juillet 2016

Une autre soirée de retrouvailles



Comment rester éloignés plus de 3 mois alors qu’à peine 5 km nous séparent ? En effet, depuis l’anniversaire de la toujours jeune, fraîche et aérienne Comtesse, nous ne nous étions pas revus. Faute réparée en ce samedi soir sur les hauteurs du Mont Valérien, pour un dîner type « Auberge espagnole » où chacun apporte un plat.
Entrée en matière agréable avec des mezzés libanais froids, accompagnés de trois vins :
Chassagne Montrachet village 2004, Etienne Sauzet : un nez fin, à la fois floral et fruité, laissant transparaître une tension presque chablisienne. En bouche, c’est puissant, tendu, frais, vivifiant, m’évoquant finalement plus un Puligny qu’un Chassagne. Très belle et très longue finale sur la peau de pistache, alliant de beaux amers nobles et une semi-rondeur très avenante. Excellent
Alsace Grand Cru, Gewüztraminer grand cru Pfersigberg 2008, domaine Paul Ginglinger : changement de registre avec ce vin assez gras mais sec, et construit sur un profil très aromatique. Outre les classiques roses et litchis, belle amertume générale et une finale salivante, sur la réglisse amère (l’ami Borat y voyant plutôt le caoutchouc). Excellent
Cornas, les coteaux 2005, Robert Michel : Le primate apprenant toujours de ses erreurs passées, ce vin a été carafé le midi pour le soir, et servi légèrement rafraîchi (vers 14 / 15°C maxi). Heureusement, car ce jeune bébé est une bombe de puissance et de potentiel de vieillissement. Une épice douce, un fruité profond et intense (fruits noirs essentiellement), une charge tannique imposante mais civilisée, presque crémée et une mâche énorme. Magnifique toucher de bouche. Persistance superlative. Excellent + aujourd’hui

Passons ensuite au plat avec un magnifique tartare de saumon à la mangue (entre autres ingrédients) et sa salade de lentilles, d’une fraîcheur cadrant parfaitement avec la chaleur estivale qui enveloppe Paris. Un seul vin spécifique pour ce plat :
Painted Wolf (Afrique du Sud), Roussanne 2012 : un nez qui m’évoque le muscadet, conjuguant une tension acidulée, un fruité léger (agrumes et pêches blanches) et évanescent et une floralité fraîche. En bouche, la partition n’est plus la même. C’est assez rond et gras, une puissance maîtrisée sur un registre aromatique, mêlant caramel et fumé. J’avoue avoir été un peu déconcerté par ce vin, par manque d’expérience sans doute car je n’ai pas retrouvé les notes classiques des Rhône blancs. Très Bien +

Nous avons fini les bouteilles avec un plateau de fromages top-salivant avant de passer à quelques friandises.

Avec une soupe de fruits et quelques macarons de noble origine :
Saar-Mosel-Ruwer, Riesling Spätlese, Piersporter Goldtröpfchen 2003, Reinhold Haart : l’accord parfait pour l’élégance entre le plat et le vin. Une charge de sucres optimisée, une puissance juste équilibrée (le Spätlese apparaît beaucoup mieux adapté qu’un Auslese sans doute trop prégnant), une aromatique bien développée apportant un écho parfait aux fruits macérés et une longueur phénoménale. Wie schön ist dieser Wein. Magniiifiiiqueee.

Bon, bah, pour faire passer l’ensemble, deux alcools quand même.
Un Marc de Bourgogne de Sophie Guillemot-Michel, millésime 2012 : à la fois vif et puissant, fin et élégant, finalement peu marqué par l’élevage et qui sait rester frais, presque désaltérant. Excellent
Une Grande Champagne Cognac, Edition Rare, vintage 1965 de la maison Rémy Martin : un grand alcool élevé sous bois, puissant mais fruité, et laissant une très forte empreinte en bouche (et encore après). Exceptionnel
Un grand merci les amis pour cette très belle soirée qui s’est prolongée tard dans la nuit (en attendant les prochaines et surtout la grande fiesta pour les futures noces d’étain. Courage François, le plus dur reste à faire pour arriver aux noces d’or !!!

Bruno