22 juin 2009

Le Piémont pyrénéen

ou petite balade entre la grotte de Gargas, St Just en Vancabrère, St Bertrand de Comminges, l'abbaye cistercienne de l'Escaladieu et le col d'Aspin.
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La grotte de Gargas, qui possède la double particularité de renfermer de nombreuses mains peintes (les figurations humaines étant généralement rares dans l’art préhistorique du domaine franco-cantabrique) attribuables à la période dite du Gravettien, entre 28 000 à 22 000 ans (alors que la plupart des grottes ornées datent de la période magdalénienne).
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Très nombreuses mains négatives (rouges ou noires) réalisées par la technique du pochoir. Sur nombre d’entre elles, une ou plusieurs phalanges sont absentes, ce qui a donné lieu à de nombreuses interprétation : maladies, gelures, amputations rituelles... Une signification symbolique est aujourd'hui privilégiée par la plupart des chercheurs, les différentes images étant obtenues en repliant un ou plusieurs doigts. De nombreuses gravures figuratives sont également présentes dans d'autres parties de la cavité : cheval, bison, aurochs, bouquetin et mammouth. Une datation au carbone 14 réalisée sur un ossement fiché dans une fissure d'une paroi ornée de mains négatives confirme une attribution au Gravettien, avec une date proche de 27 000 ans BP (« before present »).
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St Just en Valcabrère, située en contrebas de St Bertrand de Comminges est une église romane qui se caractérise par le remploi quasi-systématique des matériaux locaux déjà utilisés.
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St Bertrand de Comminges ne se présente plus, en particulier son cloître.
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Passage ensuite par le Port de Bales, premier col pyrénéen visité.
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Nuit à Barbazan.
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Très belle abbaye cistercienne de l'Escaladieu en cours de restauration, avec un magnifique cloître nappé de lierre. Les anciennes cellules de moines ont été réhabilitées et la partie XVIII° sert de salle de réception.
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Au col d’Aspin, hormis une rencontre avec un troupeau de vaches en liberté, première découverte des sommets des Hautes Pyrénées.
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Nuit à St Lary
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Bruno

Toulouse

Le midi, après un repas léger pris place Salengro, et sur les conseils de l’ami Philippe R., visite rapide de la ville sous une canicule à faire plier même un méridional. Hormis les incontournables telle la place du Capitole, nos pas nous ont mené.
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à la basilique St Sernin, joyau d’architecture romane occitane en briques roses,
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puis l’église des cordeliers, avec ses beaux plafonds en rosace (visible grâce à un ingénieux jeu de miroirs placé au sol),
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et enfin le musée et le cloître des Augustins qui retrace l’histoire de la ville, tout en offrant un semblant de fraîcheur bien venue.
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Après une halte méritée à l’hôtel, dîner « Chez Emile », restaurant très prisé situé sur la place St Georges, renommé pour sa carte des vins très fournie (un exemple : château Latour 1991 à 290 €) et sa cuisine très goutue.
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Au menu :
* Marinade de saumon au citron vert et au gingembre
* Saumon fumé par nos soins
* Saint Pierre aux asperges, sa vinaigrette de champignons
* Moelleux au chocolat, sorbet à l’orange
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Comme accompagnement, nous avons choisi : Chassagne-Montrachet blanc, Premier Cru Morgeot, 2006, domaine Lamy-Pillot. Robe jaune claire. Beau nez frais, légèrement sur l’amande et une pointe de vanillé. En bouche, un vin floral, légèrement fruité avec ces notes d’amandes grillées caractéristiques du Chardonnay. Belle persistance. Bel accord avec le plat. BIEN PLUS.
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et avec le dessert : Maury, domaine des Schistes 2006. Vin typique du Maury, avec son côté « rancio » léger, son moelleux bien équilibré, sa fraîcheur en bouche et sa finale sur une acidité et une amertume agréable. BIEN.
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Les vacances commencent bien.
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Bruno

2 juin 2009

Noces d'argent

Autour d'un buffet froid et de quelques amis et membres de la famille, venus fêter dignement nos 25 ans de mariage, nous avons, comme il se doit, dégusté quelques vins. Quelques notes de dégustation retranscrites de mémoire (pas facile de prendre des notes lorsqu'il y a plus de 40 personnes dans une salle).
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Chablis, Premier Cru Les Fourchaumes, l’Homme Mort 2002, La Chablisienne : Nez très élégant, frais et minéral. Bouche fine, sur la poudre de craie avec une belle charpente. Assez long en bouche. Un vin à son apogée. BIEN
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Saint Aubin, Premier Cru En Remilly 2007, Françoise et Denis Clair : Nez floral et légèrement salin. Bouche fraîche, assez vive, tenue par une acidité qui demande (encore) à sa fondre. Touches mentholées agréables. ASSEZ BIEN
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Pernand-Vergelesses, Premier Cru Le Clos du Village 2004, domaine Rapet Père et fils : Au nez, association entre charpente et minéralité. Bouche à l’avenant, qui développe sa complexité, entre minéralité, charpente, légère salinité et fraicheur. Très long en bouche. TRES BIEN
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Givry, Premier Cru Clos Salomon (monopole) 2004, domaine du Clos Salomon (Ludovic du Gardin Perrotto) : Nez sur les pruneaux à l’alcool. En bouche, belle puissante aromatique alliée à un côté confit, presque compoté mais sans lourdeur. Remarquable persistance en bouche. Une très belle surprise que ce vin. TRES BIEN
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Beaune, Premier Cru Cent Vignes 2004, domaine René Monnier : nez assez végétal. Bouche un peu décharnée, sans trop de caractère ni de personnalité. Manque évident de maturité. Assez court. MOYEN
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Graves, château Chantegrive 2002 : Nez grillé et sur les fruits noirs. En bouche, un vin assez rond, qui merlote. Beau fruité croquant, légèrement sucré. Finale très agréable, légèrement poivronnée. BIEN
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Haut-Médoc cru Bourgeois, château Citran 2002 : Un supplément de structure, de finesse et de complexité par rapport au précédent. Bouche bien structurée, tenue par une acidité sans aspérité. belle rémanence, fraîche et puissante. BIEN PLUS
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Coteaux du Layon Faye d’Anjou 2006, château de Bois Brinçon : Floral au nez, avec une touche de chevrefeuille et de thé. Bouche alliant la fraicheur et la sucrosité du chenin. Malgré sa jeunesse, aucune astringence ni raideur. Belle finale qui reste fraîche. Bel accord avec les fruits rouges (fraises à la meringue, coulis de framboise) du dessert. BIEN PLUS
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Saussignac, Cuvée Cécile 2000, domaine du Cantonnet : Nez sur le zan et quelques notes de botrytis (roti, abricot). Bouche douce-amère, pour un vin qui a commencé à manger ses sucres. Un peu court en finale. BIEN
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Reveil un peu difficile ce matin pour un retour tranquille dans la capitale en début d'après-midi. Diette pour toute la semaine (en attendant de nouvelles festivités ce prochain week-end).
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Bruno

1 juin 2009

Mise en bouche en douceur

Avant le clou de ce week-end de Pentecôte, à savoir une grande fête pour nos 25 ans de mariage (et oui, déjà !), un repas familial simple et sans prétention ce vendredi soir.
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Au menu :
• Cassolette de ris de veau et micro-noix de Saint Jacques
• Filet Mignon de veau, galette de pomme de terre / céleri et haricots verts
• Plateau de fromages
• Desserts
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Anjou blanc, « Feuille d’Or » 2007, Philippe Delesvaux : A l’œil, le vin décline une belle robe jaune légèrement ocrée. Au nez, impression de fraîcheur, de complexité et de floralité : fleurs blanches, chèvrefeuille, thé au jasmin (léger), une pointe de menthe et un côté miellé onctueux. La bouche est conforme au nez avec une attaque plutôt charpentée, mais sans agressivité. La fraîcheur et la complexité dominent, avec ces notes typiques du chenin qui se termine par une belle onctuosité provenant du côté miellé du vin, presque sur un équilibre demi-sec mais sans lourdeur. Un vin d’une admirable digestibilité. Association presque parfaite avec la chair tendre, fine et délicate des ris des veau et des Saint Jacques. TRES BIEN
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Auxey-Duresses Vieilles Vignes 2002, domaine Alain Gras : Robe rouge carmin déjà évoluée, avec quelques reflets orangés et un disque aqueux déjà présent. Nez qui pinote « classiquement » (fruits rouges), associant cerise, pruneaux et notes plus évoluées (humus, champignons, …). En bouche, une belle présence acide tient le vin. On retrouve principalement ces notes évoluées, mais pas dépassées. Belle longueur, sans faiblesse, et qui se termine par un côté « poivre blanc » assez marqué. Si le terroir n’est sans doute pas à la hauteur des plus grands climats de Bourgogne, il s’agit là, à l’instar des Saint Romain blanc de Alain Gras, toujours d’une belle vivacité et d’une belle onctuosité, d’un beau vin bien travaillé, et sans défaut. BIEN / TRES BIEN
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Bruno

22 mai 2009

Expédition sur le Mont Rachet

Ce soir, une petite soirée organisée de main de maître par nos amis François et Gweno pour remercier l'ami Eric de sa gentillesse et de sa générosité.
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A peine arrivés, le maître de maison nous accueille, l'ambiance est déjà donnée.
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Le principe de la soirée : l'ascension du Mont Rachet, en partant des appellations régionales, en passant par les villages et les premiers crus.
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Au menu :
* La plaine et ses clochers : Bouchées, Tapas et Mezzés d'ici et d'ailleurs
* Début de l'ascension : Poisson d'un jour et ses légumes printaniers, huiles aromatisées
* 260 m - admirons la vue : Volaille au "Retour des Indes"
* Plaisirs affinés : Fromages bourguignons
* Douceur de saison : Fraises, crème fermière et sucres mauriciens
* Blanc, lacté ou noir ? : Lapin dans son oeuf
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La plaine et ses clochers.
Bourgogne Blanc 2004, domaine Leflaive : une robe jaune claire brillante, un nez très noisettes grillées. Attaque en bouche marquée par une acidité présente, mais qui s'efface ensuite sur un beau boisé demandant à se fondre. Malgré une légère pointe de réduction, le vin reste vif et frais en finale. B
Bourgogne Blanc 2000 : domaine Leflaive : une robe plus soutenue, un nez plus évolué, sur le bois et les champignons. Bouche sur les amandes grillées, plus charpentée. Structure acide présente. Finale saline, quoique un peu acide. B-
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Début de l'ascension.
Puligny-Montrachet 2000, domaine Carillon : robe dorée assez évoluée. nez toasté, sur la noisette et (léger) le réglisse). Attaque en bouche rectiligne, presque minérale. S'ouvre ensuite sur une belle salinité et une impression minérale agréable. Long en bouche. Finale fraîche et légèrement mentholée. B+
Chassagne-Montrachet 2003, domaine Sauzet : nez plus frais et plus floral, presque évanescent, avec toujours cette touche mentholée. Bouche plus ronde que le précédent, avec un beau boisé. Finale un peu courte. B
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260 m : admirons la vue.
Puligny-Montrachet Premier Cru Combettes 2004, domaine Sauzet : belle robe jaune dorée un peu pâle. Un nez très élégant, frais, droit et minéral. Bouche minérale rectiligne quoique un peu végétale. Structure acide qui tient le vin. Finale fraîche, longue et presque grasse. B+
Chassagne-Montrachet Premier Cru Clos de la Maltroye 2005, domaine Niellon : nez très (trop ?) grillé. Bouche opulente mais acide. Rondeur qui se termine trop rapidement. AB
Chassagne-Montrachet Premier Cru Les Caillerets 1997, domaine Fontaine-Gagnard : Oxydé et, semble-t-il, légèrement bouchonné.
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Plaisirs affinés (ou le ressault Hillary : dernière souffrance avant de toucher le sublime).
Montrachet Grand Cru 1991, domaine Marc Colin : que dire d'un tel vin. C'est mon premier Montrachet, mais quel Grand Cru. Admirez cette robe déjà évoluée mais pas sur le déclin, le signe d'un vin en pleine forme de l'âge.
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Au nez, tout est complexité, et d'une évolution incroyable dans le temps. On y décèle tour à tour des notes de noisettes, d'agrumes, de menthol, de fumé légèrement épicé. Le maître mot : fraîcheur, finesse et puissance. Passant maintenant à la bouche. Puissance et finesse une nouvelle fois. Une touche de boisé, ni trop, ni trop peu, le juste milieu. Belle salinité élégante. Un équilibre magistral entre la fraîcheur, l'acidité, la charpente et l'alcool. Un côté réglissé / miellé. D'une longueur phénoménale : commence de façon presque discrête, puis se développe et emplit la bouche, avant de décroître progressivement, en développant sa complexité et son charme. Ultra long. Finale éclatante, sur les amandes mentholées, presque sucrée mais toujours droite. Et là, l'obscure clarté qui tombe des étoiles nous a ébloui. Nous étions sur le toit du monde. MAGNIFIQUE
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Sa majesté dans toute sa splendeur.
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Une larme de Marc du Clos de Tart pour faire plaisir à Eric, puis une dernière douceur pour la route.
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Douceur de saison.
Coteaux du Layon, SGN 2003, château de Bois Brinçon : retour sur terre un peu difficile. Nez floral élégant et frais, belle liqueur en bouche avec une acidité qui tient le vin. Un vin jeune et qui a sans doute eu la malchance de passer après le Montrachet.
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Une bien belle soirée, toujours pleine de décibels, de mots d'esprit et d'amitié.
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Bruno

11 mai 2009

L'esprit Gunthard souffle parfois (aussi) à l'Est

Mes amis fondateurs et membres du Polit Buro (j'aime ce terme) du "Guntard Club" me pardonneront sans nul doute cet emprunt un peu cavalier mais, ce week-end, nous nous retrouvions avec des amis dans la bonne ville de Metz pour deux jours placés sous le signe de l'amitié, de la convivialité et du partage (la vie quoi !) ... autour de quelques bonnes bouteilles et de nombreux mots d'esprit gunthardiens dont nous avons le secret.
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Une sélection toute personnelle.
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Beaune Blanc 2006, domaine Bouchard Père et fils : une robe jaune claire, un nez un peu muet, qui se livre à l'aération sur des notes d'amandes et de noisette. Attaque en bouche assez vive mais le léger gras du vin vient contrebalancer une acidité sans doute liée à sa jeunesse. BIEN.
Pernand Vergelesses, Premier Cru les Iles des Vergelesses 2003, domaine Rapet père et fils : robe rouge rubis assez claire, nez qui pinote, avec de belles notes de cassis fumé. En bouche, le vin se caractérise par son équilibre entre finesse et structure et entre élégance et côté terrien (minéral / rustique). Si l'attaque peut paraître fine, il se développe tranquilement en bouche, pour se terminer par une belle finale droite et très longue. TRES BIEN.
St Joseph rouge, Clos de Cuminaille 2003, Pierre Gaillard : robe un peu plus sombre que le précédent. Au nez, une impression de finesse et de fraicheur domine, avec des notes de tabac blond nettement développées. En bouche, la structure tannique est plus présente, mais toujours avec un côté "bourguignon", et sans le défaut de compotage de certains 2003. Finale douce sans être molle. TRES BIEN.
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La symphonie des flaveurs et des saveurs continue ...
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avec un Haut-Médoc, château Sociando-Mallet 2002 : robe rouge sombre, assez intense. Un beau nez de cabernet, avec des notes grillées, de tabac et de résineux. En bouche, si on perçoit un millésime de maturité sans doute limitée, la justesse de la vinification, entre dilution et trop forte extraction, laisse sur la langue une belle impression mélant fruité et sensation tannique. Belle finale très persistante, peut-être très légèrement raide (effet millésime). BIEN / TRES BIEN.
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Après une nuit de repos bien méritée, le marathon se poursuit avec :
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St Aubin, Premier Cru les Charmois 2004, domaine Marc Morey : robe jaune dorée. Un beau nez marqué par l'amande et la noisette (grillées). Bouche à l'avenant, alliant gras, salinité et fraîcheur. Un vin relativement charpenté mais qui sait rester élégant. BIEN / TRES BIEN.
Chassagne-Montrachet rouge, Premier Cru Clos du château de la Maltroye 2004, château de la Maltroye : Même constat qu'avec le Pernand Vergelesses. Un beau nez typique du pinot noir, plus sur les fruits rouges et noirs. Une bouche très veloutée, entre fruits et tannins, sans astringence et une belle finale fraîche. TRES BIEN.
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et se termine en apothéose digne d'une Chevauchée des Walkyries le samedi soir :
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Gewurztraminer Grand Cru Eichberg 2004, Paul Ginglinger : belle robe dorée légèrement évoluée. Nez très profond sur la rose et les fruits exotiques (litchis). Attaque en bouche très charpentée et très virile, mais qui laisse très rapidement place à des notes élégantes d'extraits de roses et de litchi. Belle épice élégante qui arrive en milieu et en fin de bouche. Un vin suave, avec du volume, de l'élégance et de la complexité. Finale très persistante, avec quelques sucres résiduels alliés à des amers agréables. EXCELLENT / EXCELLENT PLUS
St Emilion Grand Cru, château Carteau Côte Daugay 2003 : un registre plus viril. En bouche, aucune molesse, une charge tannique présente mais pas envahissante, une structure acide qui tient le vin et lui donne une certaine vivacité, un boisé présent mais déjà bien intégré, des notes grillées qui soutiennent le fruit et une finale presque ronde. TRES BIEN / EXCELLENT.
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Coteaux de Saumur, Valboisière 2005, domaine de St Just : robe très nettement orange doré. Au nez, on perçoit immédiatement le côté "floral" du chenin associé au Botrytis (fruits secs et abricots, rôti élégant). En bouche, quelle liqueur et quelle viscosité, mais qui n'est toutefois pas au détriment de l'élégance et de la digestibilité du vin. Notes rôties, de fruits secs et de fruits exotiques (ananas). Finale ultra-longue, qui tapisse la langue de beaux souvenirs. EXCELLENT PLUS / EXCEPTIONNEL.
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Un retour sur Paris un peu difficile, surtout dans l'optique d'une reprise du travail ce jour.
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Bruno

4 mai 2009

Restaurant le pavé d'Auge à Beuvron en Auge (Calvados)

Samedi, profitant d’un week-end un peu plus long que d’habitude, nous avons effectué un pèlerinage dans notre douce Normandie, plus précisément dans le Pays d’Auge.
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Pour le plaisir des yeux, quelques beaux manoirs et châteaux dans une architecture typique de la Basse-Normandie, à colombages et torchis, situés à proximité ou dans des prés agrémentés de pommiers actuellement en fleur.
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Après plus d’une heure de tourisme, rendez-vous était pris dans un restaurant étoilé, le Pavé d’Auge à Beuvron en Auge, situé dans les anciennes halles, sur la place du village classé "l'un des plus beaux villages de France".
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Cadre rustique mais chaleureux et actuel, accueil précis, distingué mais sympathique et non pesant, tout était réuni pour un bon repas en famille.
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Au menu :
Une entrée au choix
Lobe de foie gras de canard confit en terrine au naturel
Escalopes de foie gras de canard poêlées en aigre doux de citrus
Duo de foie gras, en terrine et escalope poêlée en aigre doux de citrus
Trois dégustations de St Jacques : marinée, en raviole à l’ail, grillée en chutney
Ris de veau, morilles fraîches et asperges vertes en chaud et en froid
Feuilles d’endives tièdes à la chair de tourteau, citron confit et crème mousseuse au curry
Un plat au choix
Saint jacques grillées, carottes de Créances cuites et crues, émulsion
Filets de sole, écrasée de pomme de terre à l’andouille, beurre moutardé
Pigeonneau rôti, désossé, jus clair, gratin de blettes
Le boeuf : la queue mijotée au vin rouge, le carré poêlé, Parmentier
Epaule d’agneau de lait confite au citron et coriandre (préparation pour 2 personnes)
Plateau de fromages (normands !)
Un dessert au choix
Chocolat noir : entremet mousseux, opaline et esquimau au poivre Penja
Soufflé chaud au Grand-Marnier, sorbet à l’orange
Macaron au citron, mousse, crème, sorbet et gelée
Sablé aux pommes confites, crème vanille, caramel et nougatine
Papillote d’ananas et baba dans un grog au rhum épicé
Nage de mangue au gingembre, lait de coco et sorbet passion
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Pour accompagner ce repas, j’ai choisi :
Champagne Grand Cru blanc de blanc Pierre Montcuit : Très fines bulles. Un nez très fruits jaunes, type "pêche de vigne". En bouche, attaque assez vive, fraîche, mais qui laisse rapidement place à une belle vinosité : noisettes grillées, brioche chaude sur un boisé présent mais pas envahissant. L'acidité perceptible en attaque s'efface volontiers tout en tenant le vin. Bel équilibre entre structure, vinosité et vivacité (acidité). Champagne d'une grande vinosité. Finale qui joue sur les notes précédentes, de fruité, de fraîcheur et de vinosité. TRES BIEN.
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Condrieu Deponcins 2005, François Villard (carafé) : une belle robe jaune dorée, très brillante. Au nez, les fragrances florales dominent nettement, avec une très légère touche abricotée et une impression saline (déjà !) présente. Notes plus fraîches et plus subtiles à l’aération. Attaque en bouche très charpentée, mais sans lourdeur. Quelle jeunesse dans ce vin, mais quelle constitution ! Presque tannique, la bouche est droite et complexe à la fois, une belle acidité qui tient le vin mais qui ne cache pas une forte minéralité (salinité) en bouche. Finale grasse (glycérinée) et enveloppante, déclinant dans un second temps ses amers agréables (typés céleri / fenouil). Très longue persistance sur la salinité qui nous fait saliver. SUBLIME.
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Saumur-Champigny, Clos Rougeard 1996 : une robe rubis assez intense, avec quelques reflets dénotant une légère évolution. Nez complexe, entre le fruité, le poivron très mûr (léger) et des notes déjà secondaires (champignon, mousse). En bouche, le vin se caractérise par un bel équilibre entre les tannins nombreux et soyeux et une belle acidité à peine mordante. Finale presque "rustique" avec une belle mâche. Là encore, le poivron est présent mais semble se fondre dans la structure du vin, à l’instant de l’acidité. TRES BEAU (mais à sans doute été desservi par son passage après le Condrieu).
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Sans oublier le traditionnel verre de Maury avec le Chocolat, mais dont je n'ai pas pris le nom. Beau fruité acidulé, accompagné d'une touche de rancio noble et d'une belle amertume en finale. BIEN
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Le macaron au citron
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La trilogie de chocolat
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Le foie gras
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Il faut noter le cadre ; le service impeccable, présent mais pas pesant ; la présentation des assiettes ; l'équilibre des plats ; la qualité des produits et une addition assez digeste. Une bien belle adresse de restaurant à conserver.
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Retour par Crevecoeur en Auge, pour visite la fondation Schlumberger et surtout profité de l’habitat augeron et des fleurs de pommier.
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Une bien belle journée en famille.
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Bruno