28 octobre 2022

Retour à l'Agastache à Volnay (21)

Retour à l’Agastache en ce vendredi midi, histoire de se remettre en forme pour une prochaine dégustation qui s’annonce toujours chargée en émotion et en partage. Menu en 3 services toujours juste, précis et pour un prix modique :


Velouté d’Automne / Epices douces / Brousse de brebis / Huile fumée : toujours frais avec une aromatique charmeuse et un jeu de texture en bouche du plus bel effet. Excellent


Boeuf braisé de race Salers / Pâtes fraiches : un « bourguignon » revisité et une viande cuite à basse température, fondante et gouteuse. Excellent


Daurade grise / Jus de coques


Pommes rôties / Crumble / Muscovado / Glace vanille : gourmand, fin et belle association de saveurs et (encore) de texture. Excellent


Pour accompagner ce repas, un verre de Volnay VV 2019, Christophe Vaudoisey : je resterais soft. Ce vin n’a que peu d’intérêt. Dissocié, manque de charme et de construction, tannins un peu rêches, ...


Confirmation de la qualité de l’adresse pour notre xième venue. A l’année prochaine.


Bruno


 

Quelques vins du domaine Rapet à Pernand-Vergelesses (21)

Crédit photographique : (C) domaine Rapet

Visite traditionnelle du vendredi matin au domaine Rapet, à Pernand-Vergelesses. Malheureusement cette année, les vins à la dégustation et les disponibilités sont plus que limitées. Attendons avec impatience le millésime 2022 qui, on l’espère, ne sera pas contingenté.

Quelques notes prises lors de cette heure d’échanges.


Aligoté 2021 : c’est frais, citronné, tonique, sur une belle floralité. Bouche ciselée, qui n’égale pas les chardonnay villages du domaine. Rondeur (légère) en finale. Bien +

Pernand-Vergelesses, les Combottes 2021 : fine minéralité plus vineuse, belle amertume, rondeur et grain en bouche. Un vin réservé à la restauration, simple mais bien construit et salivant. Très Bien

Corton-Charlemagne Grand cru 2021 : nez sur la poudre de calcaire, une fine douceur vanillée, sur un substrat profond et corpulent. Bouche assez fine au demeurant, un grain grillé salin, une construction sur la largeur et la longueur. Persistance très agréable sur de fins amers salivants. A attendre d’urgence. Excellent


Savigny les Beaune, premier cru Aux Fournaux 2019 : nez croquant sur la cerise rouge, juteuse et ensoleillée. Notes acidulées de bel effet. Bouche charmeuse, avec une fine épice. Bien construit et (presque) déjà prêt à boire. Très Bien +(+)

Beaune, premier cru Bressandes 2019 : nez sur une minéralité caillouteuse, rustique. Notes de réglisse. Bouche serrée, sur des amers marqués par le végétal. A attendre ? (Décidemment, j’ai toujours du mal avec les Beaune). A revoir

Beaune, premier cru Bressandes 2015 : nez plus riche et plus opulent. Fine amertume salivante à l’aération. De la mâche en bouche, avec une rusticité bien équilibrée. C’est allongé et frais. Du potentiel de vieillissement encore. Très Bien (+)

Beaune, premier cru Grèves 2009 : Malgré l’age, le vin reste bien tannique. Une sorte de grand frère du précédent. La bouche reste cependant très Beaune, ne me procurant que peu de plaisir. Grain poivré et fraîcheur en finale. Bien ++


Voilà une courte dégustation, imposée par les conditions et les rendements de ces dernières années. Nous n’avons pas pu gouter notre chouchou, l’Ile des Vergelesses. Ce n’est que partie remise à l’année prochaine.


Bruno


27 octobre 2022

Sacré Charlemagne (à Pernand-Vergelesses, 21) !

 
Crédit photographique : (C) Le Charlemagne

Sacré Charlemagne ! Une première expérience très lointaine de ce restaurant, sis à Pernand Vergelesses en face de la fameuse colline de Corton, nous avait laissé un très bon souvenir, à l’époque où Laurent Peugeot était dans une période japonisante bien marquée. L’occasion s’est présentée d’une deuxième visite au restaurant « Le Charlemagne » en ce jeudi soir. Et nous n’allons pas le regretter.

Accueil éminemment sympathique de l’ensemble de l’équipe de salle, exclusivement féminine. Après la pose de notre vestiaire, passage par un salon stratégique, là où les whiskys japonais trônent … Nous voilà installé dans une salle aérée, où les tables sont espacées afin de garantir une sorte d’intimité. Tout au long du repas, nous avons apprécié le service précis et décontracté, l’esprit de partage et de discussion avec la sommelière, … et surtout la qualité des assiettes.


Nous avons opté pour le menu « 6 sensations » :


Amuse-bouche


Homard Bleu, tofu dengaku, dashi basilic thaï, jambon Mangalitza


Pour l’allergique que je suis, ce plat sera remplacé par un Thon ikejimé mackintosh, cèpes, poudre de cèpes, bouillon de bœuf


Foie gras de Canard poêlé, pêches de vignes les Prés de Changey, shiso, sucre noir


Bœuf blonde d’Aquitaine Ferme de Clavisy, ail blanc, ail noir, tomago miso : pas de photo


Pigeon de Corton Patrice Sanchez, Snack Endo des Prés de Changey, miso soja fumé


Tarte de Chèvre, La Chèvrerie des Hautes Côtes, miel, sarrasin, pointe de tamarin : pas de photo


Pré-dessert puis Orange, miel d’acacia, pollen toutes fleurs, fraîcheur safran, anis croquant 


Pour accompagner ce repas, nous avons choisi.


En apéritif : Pernand-Vergelesses, premier cru En Caradeux 2019, Laurent Peugeot : un nez minéral sur des amers fins, laissant une impression tonique. Bouche en rondeur mais sans molesse, avec de l’énergie, tonique. Finale saline. Un vin riche qui sait jouer sur le registre de la fraîcheur et de l’élégance. Très Bien +


Avec le homard et le foie gras : Nuits Saint Georges, premier cru Clos de l’Arlot 2018 : une extrême finesse (du chardonnay) au nez, très aérien, floral et sérieux. Bouche élégante, complexe, entre tension saline et rondeur aromatique. Fraîcheur glycérinée. Longue empreinte digne des plus grands terroirs de Bourgogne. Avec le foie gras, le vin se patine, en prenant un supplément d’amplitude et en conservant sa tension acido-saline. Finale laissant apparaître des touches poivrées vivifiantes. Excellent


Avec le bœuf puis le pigeon : Pernand-Vergelesses, premier cru Ile des Vergelesses 2010, domaine Rapet et fils : un nez de pinot classique, fin, élégant, sur un registre de fruits rouges, à peine évolués. Superbe bouche veloutée, sur l’élégance suave. Allonge superlative, sorte de faux modeste qui se révèle sur la longueur. Pointe terrienne et « rustique » en complément, juste pour donner un supplément de volume et de caractère au vin. Excellent +(+)


En conclusion, il faut toujours persévérer ! La table de Laurent Peugeot constitue une valeur sûre en Bourgogne, sans doute encore plus aboutie qu’il y a 15 ans (déjà !). Cuisine classico-moderne, mariant avec perfection les traditions françaises et japonaises. Une mention spéciale au foie gras, qui mérite mieux qu’une simple étoile, et à l’ensemble du repas, pour ses accompagnements minimalistes certes mais parfaitement dosés, pour la cuisson des viandes (45 minutes …), et même pour le fromage travaillé qui, généralement, ne m’impressionne pas. Ici, c’est réalisé avec justesse.


RDV l’année prochaine si tout va bien.


Bruno