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17 mai 2025

Dégustation au domaine Baud au Vernois (39)


A l’occasion d’un week-end allongé dans le Jura, nous avons rendu visite au domaine Baud, situé au Vernois, pour une dégustation de quelques crus de la région.

Crémant du Jura : une bulle obtenue à partir du cépage Chardonnay. C’est très floral et sur une fine aromatique au nez. Bouche tendre et en douceur, dégageant une finale saline. *

Côtes du Jura, Rouge Ancestral 2022 : joli nez fruité, sur la cerise noire, élégant. Tannins acidulés fins, structure de demi-corps bien définie. Finale vive, encore un peu jeune. *(*)

Côtes du Jura, Chardonnay les Prémices 2022 : un chardonnay ouillé dont le nez m’a semblé bizarre et difficilement descriptible. Bouche en revanche sur une belle acidité, une touche florale et corpulente. *

L’Etoile 2023 : supplément d’élégance et de définition au nez. Bouche vineuse fraîche, saline et allongée. **

Côtes du Jura, Deux Grains 2021 : un assemblage 50/50 entre Chardonnay ouillé et Savagnin élevé sous voile (3 ans) qui présente un superbe nez sur la cire d’abeille et l’encaustique. Notes de noix fraîche. Bouche sur un côté oxydatif équilibré, avec une belle aromatique et un côté frais salivant. **(*)

Côtes du Jura, L’Autre 2022 : un Savagnin « naturé » sur le citron et l’acidité vive du cépage. Ronde au contraire ronde, sans molesse, toujours tendue. Allonge glycérinée de bel effet. *(*)

Côtes du Jura, L’Un 2021 : un « demi-jaune » avec une franche acidité. Notes oxydatives sur la peau de noix, une pointe alcool. Finale très « couvrante ». **

Côtes du Jura, Vin Jaune 2017 : le même … avec un supplément de tout ! Nez sur l’alcool à brûler noble, des notes fumées élégantes. Une bouche structurée sur son acidité, et complétée par une aromatique superbe. ***(*)

Château Chalon 2017 : l’un des plus beau Chalon bu. Structure, allonge et finesse pour une bouche équilibrée entre aromatique, acidité et gras. Grande finale fraîche et couvrante. *****

Macvin du Jura : nez explosif, sur la noix, le curry, des notes de pruneau. Bouche paraissant demi-sucrée, ronde, tendue par une acidité granuleuse salivante. Un vin de méditation. ***

Côtes du Jura, vin de Paille 2020 : un nectar en bouche, avec un côté presque « Layon ». Sucrosité immense parfaitement équilibrée par l’acidité. Impression saline et presque tannique. ***

Frais-Nésie : un ovni ! Assemblage Pinot / Poulsard aromatisé par une liqueur de sureau et rendu vive par ses fines bulles. Frais et léger pour finir la dégustation. A boire cet été sans état d’âme. **


Très belle dégustation et confirmation de la qualité de la gamme du domaine, notamment pour les oxydatifs qui progressent d’année en année pour désormais tutoyer les sommets.


Bruno

 

13 mai 2017

Repas de printemps

Comme s’il fallait une (mauvaise) excuse pour faire un bon repas arrosé de bons vins, nos amis François et Gweno lancent une invitation sur le thème d’un repas de printemps ! Toujours avides de sensations nouvelles et de découvertes parfois à la limite de la légalité, nous voilà donc en ce samedi soir doux et ensoleillé sur les pentes du mont Valérien pour une soirée des plus amicales et qui se prolongera tard (ou tôt !) dans la nuit.

Nous sommes accueillis par un apéritif accompagné d’un Champagne brut, Diebolt-Vallois : un champagne d’apéritif, finement bullé, des notes briochées équilibrées et intégrées, une pointe miellée sur une finale sapide. Très Bien

Avec une entrée composée de maquereau mariné et ses accompagnements méditerranéens (lentilles jaunes, boule de melon, ananas et oignons confits), deux vins servis en battle.
Le premier vin est un Palette 2008, château Cremade : nez très élégant, sur une aromatique florale, un soupçon de notes capiteuses, une bouche fraîche, fruitée, sur les fruits jaunes, une belle acidité de structure et une fine amertume salivante. Belle comparaison avec la référence que constitue château Simone. Très belle découverte. Excellent.
Le second vin est servi à l’aveugle. Un premier nez qui sauvignonne, avec un complément sur une impression sucrée. La bouche confirme la présence de résiduels, étirée par une acidité assez imposante, surtout sur la finale. Je pars sur un Sancerre avec SR. La réponse est : Vouvray demi-sec 2005, domaine Foreau. Pas tout à fait mon style.

Vient ensuite un quasi de veau à la cuisson parfaite et sa sauce au savagnin d'une redoutable finesse (désolé, j’ai zappé la photo !). Là encore, deux vins servis.

Le premier vin (à l'aveugle) présente un classique nez de chardonnay, d’abord sur une réduction noble, puis s’ouvrant sur une fraîcheur mentholée, des notes d’amandes et une amertume élégante. Première impression de puissance maîtrisée, qui se retrouve en bouche. Opulence (un peu de botrytis ?) et élégance, finesse et corpulence, complexité ultime pour une finale allongée au possible. Excellent +. Après de nouveaux conciliabules, je pars sur un Puligny-Montrachet de belle origine. La réponse de nos hôtes : « Non, ce n’est pas l'appellation Puligny ! ». Un peu de confusion dans les explications pour enfin découvrir que c’est un Bienvenues-Bâtard Montrachet 2006, domaine Etienne Sauzet. Le François est taquin de soir.
Le second vin servi étiquette découverte est un Château Chalon 2000, Jean-Luc Mouillard : un jaune construit sur la finesse et l’élégance. Bien sur, on retrouve les basiques du jaune, avec des notes de noix vertes, de curry et un oxydatif claquant, mais la bouche est d’une finesse superlative, un velouté sur la langue et une empreinte d’une longueur exceptionnelle. Une autre lecture de l’excellence. Excellent +
Et que dire de l’association avec un vieux comté à faire pâlir un Oliv en pleine forme. C’est magique.

Donc, passons aux fromages : tomme de brebis, vieux comté, brillat savarin aux truffes et stilton.
Les deux premiers s’accommodent parfaitement avec le Chalon, particulièrement le Comté qui fait ressortir sa salinité et ses notes de noisettes presques torréfiées.
Les deux derniers sont servis avec un Rivesaltes vintage 1990, domaine Cazes : étonnant de jeunesse, un bouquet de fruits au nez, une touche minérale et un grain tannique reflétant toute la minéralité et le terroir du Roussillon, une acidité encore bien présente, constituant une formidable colonne vertébrale. Soyeusité (!) ultime en finale. On en redemande ! Excellent +

Et pour finir (le repas comme le Rivesaltes), un sublime dessert ... de printemps.

Merci les amis de cette très belle soirée, malgré la présence de deux clowns en fin de nuit (l’alcool nuit gravement à la santé ... mentale) !

Bruno

31 mai 2015

Souvenirs, souvenirs

Pour terminer en beauté le rite de la célébration de nos 30 ans de mariage, nous avions organisé un buffet campagnard dans notre Normandie natale. Par chance, ou comme toujours si l'on est optimiste, le temps était de la partie.
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L'objectif n'étant pas une dégustation dans les règles de l'art (j'allais dire comme des professionnels), ma description des vins bus ce jour-là restera sommaire. L'essentiel étant de réunir famille et amis autour d'une table conviviale.
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En apéritif, un Champagne Grand Cru Georges Vesselle : un champagne très vineux, assez puissant, des notes de fruits rouges et un dosage léger. Belle association de gras et de droiture. Très Bien
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En blanc, j'avais choisi un Anjou blanc, Feuille d'Or 2012, Philippe Delesvaux : magnifique tension florale, un substrat minéral intense et cristallin sur une base de maturité juste. Très belle finale salivante. Grand classique mais quelle classe. Excellent
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En rouge, un Anjou rouge, le Roc 2013 de Philippe Delesvaux : je reprendrai les notes du Salon des vins de Loire tellement le vin s'est présenté sous un jour gouleyant. Une gourmandise, un papier de fruits rouges, acidulés et épicés. Belle rondeur qui vient adoucir la jeunesse du vin. Un cadeau pour moins de 7 €. Excellent
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Avec le fromage (dont un Comté 24 mois de la fruitière de Chaux des Crotenay), ce Château Chalon 2002, domaine Baud : un Jura abordable pour mon palais plus habitué au Chardonnay bourguignon. Un oxydatif civilisé, belle rondeur, fin et délicat. Très Bien (si les spécialistes du "jaune" peuvent venir à mon secours et compléter ma description - pas toi Gweno !).
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Une petite sucrette pour ces dames (que j'ai également goutée), un Coteaux du Layon, les Clos 2010 : encore un cadeau que ce "simple" passerillé. Il a tout d'un grand, charbonné, rôti, tannique et fumé sans oublier une acidité vivifiante et un côté frais / mentholé qui prolonge le plaisir. Excellent
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Enfin, avec les gâteaux aux fruits rouges et blancs (c'est au choix mais j'ai pris des deux), un magnum de Porto vintage 2000, Quinta do Castelinho (désolé, mais Philippe Delesvaux ne fait pas encore de Porto) : une grande puissance fruitée maîtrisée, une charge tannique douce et un côté alcool très légèrement marqué. Belle finale. Très Bien
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Voilà, la fête s'est bien passé, l'impétrante (qui me supporte depuis plus de 30 ans) a eu le droit à un joli bouquet de fleurs ...
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... et au sourire toujours naturel de quelques amis.
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C'est quand la prochaine ?
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Bruno 

18 septembre 2012

Le Jura roman

Historiquement, le Jura apparaît comme l'un des piliers historiques de la 'civilisation' romane qui se développera en France entre le X° et la première partie du XII° siècle en France. C'est en effet l'abbé Bernon (successivement moine à Saint Martin d'Autun et fondateur du monastère de Gigny à la fin du IX° siècle) qui, avec l'aide de six moines de Baume et six moines de Gigny, fonda l'abbaye de Cluny en 909, abbaye placée sous la règle de Saint Benoit réformée par Benoit d'Aniane.
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Saint Hymetière
On sait peu de choses sur les origines de Saint Hymetière, si ce n'est qu'un moine du nom de Hymeretius, en provenance de Condat (Saint Claude) aurait établi un ermitage aux V-VI° siècles, à l'emplacement de l'actuelle église. Mort, il fût rapidement élevé au rang de Saint, ce qui expliquerait l'érection d'une chapelle puis d'une église dès les VII-VIII° siècles.
L'église originelle Sainte Marie a été construite dans le dernier tiers du XI° siècle. Elle se caractérise par un clocher octogonal et un style architectural méridional, avec ses arcatures et lésènes lombardes (comme à Tournus). Aujourd'hui, ne subsistent que le chevet, le croisillon sud, le mur gouttereau sud et quelques éléments de l'élévation nord de la nef. Au XVII° siècle, des modifications ont été entreprises sur le croisillon et le collatéral sud (voûte), la nef, le bas-côté nord et la tour de la croisée. On y adjoignit un porche à la façade.
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Quelques vues extérieures
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Quelques vues intérieures
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Château Chalon
L'ancien établissement monastique pour femmes de Château Chalon est attesté de façon certaine en 869, sous la mention de abbatiola carnonis castrum. Aujourd'hui pratiquement totalement détruit, il ne subsiste que quelques vestiges comme le porche d'entrée et le Froid Pignon (hôtellerie).
L'église paroissiale Saint-Pierre couverte de lauzes montre l'association d'un art roman tardif et du premier art gothique.
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L'abbaye bénédictine de Baume-les-Messieurs est signalée dès 869, sous la forme d'une cellula dépendant de l'abbaye féminine de Château-Chalon. La restauration de cet ancien monastère est confiée à l'abbé Bernon (abbé de Gigny) vers 880, qui partira ensuite fonder Cluny en 909-910. Historiquement "Mère de Cluny", elle en deviendra sa fille au XII° siècle. Son essor commence au XI° siècle, avant de prendre provisoirement le titre d'« abbaye impériale ». Sécularisée au XVIII° siècle, les moines y devinrent alors des chanoines. A la Révolution, ils quittèrent l'abbaye qui fût partiellement vendue à des particuliers. Aujourd'hui, certains éléments de l'église abbatiale Saint Pierre constituent encore les rares vestiges du premier art roman jurassien.
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Vues plongeantes depuis Granges et les échelles de Sernu
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L'église abbatiale et quelques bâtiments annexes
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Gigny sur Suran
L’église abbatiale Saint Pierre de Gigny-sur-Suran, vestige de l'abbaye fondée vers 880 par l'abbé Bernon, constitue l'un des monuments les plus importants de l'art roman jurassien. Elle servit d'ailleurs de modèle à la première église de Cluny.
Plusieurs bâtiments subsistent autour de l'église aujourd'hui : les maisons du Chapitre, la maison du Chambrier et la maison du Prieur.
Quelques vues extérieures
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Quelques vues intérieures
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Bruno