14 juillet 2012

Fête nationale au restaurant "Le Souper Fin"

En ce 14 juillet ensoillé en Normandie, nos pas nous ont mené au restaurant "Le Souper Fin" à Frichemesnil (76), pour la quatrième fois en près de 2 ans.
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Comme d'habitude, un accueil chaleureux, une cuisine très précise et très goutûe et quelques belles bouteilles à la carte.
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Nous avons opté pour le menu "Suggestion du chef" composé de deux plats, plateau de fromages et dessert.
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Homard bleu de nos côtes : chair et pinces en remoulade, la queue marinée, émulsion à la grecque
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Foie gras chaud poélé et boudin de poularde de Bresse, jus réduit à l'ail des ours
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Si la tablé a été partagée sur l'entrée, le Saint Pierre pêche cotière de Dieppe, fricassé de girolles au thym-citron a fait l'unanimité.
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Deux visions du plateau de fromages. La première, régionale et raisonnable (la mienne), la seconde, plus éclectique et beaucoup moins raisonnable (on dirait le "Sage Oliv" (C) F. Mauss)
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Pour le dessert, profusion d'avis avec, de haut en bas : un vacherin fraise-framboise, un soufflé au Grand Marnier sublime, et une pêche rôtie au miel et compoté d'abricots
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Un homme heureux le ventre bien rempli par quelques mignardises en guise de souvenir(s).
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Et avec tout ça, nous avons bu ...
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... un Chablis Grand Cru Valmur 2006, W. Fèvre : bon, un peu fermé, manque de disctinction, d'élégance et de puissance. C'est frais, citronné, relativement léger, sans défaut ... mais sans génie non plus. En phase de fermeture ? Sans doute à revoir.
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Puis, un Corton-Charlemagne 2008, domaine Laleure-Piot : changement complet de registre pour ce second chardonnay. Nez grillé, sur les amandes et la noisette, une pointe d'amertume salivante (déjà). Très léger beurré. En bouche, le vin est puissant, relativement sphérique, sans aspérité. Une corpulence équilibrée, entre minéralité saline, acidité de structure et élevage discret. Parfaitement en phase avec le Saint Pierre. Finale ultra-longue, vibrante, presque tellurique. Excellent (sans doute prêt à boire aujourd'hui).
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Nous avons été sages, pas de douceur avec le dessert, pas d'alcool fort après le café, respectant à la lettre les recommandations de notre praticien.
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Bref, une quatrième visite, toujours cette même cuisine, orientée mer, précise, à la cuisson nacrée, des accompagnements goutûs. Vraiment une très belle adresse que je recommande.
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Bruno

7 juillet 2012

Un tour de France / Bourgogne oenologique

Parce que le mois de juillet risque d'être long et éprouvant, il fallait bien trouver un échappatoire. Chose faite en ce samedi soir, pour un "petit" dîner entre amis. Le hasard a voulu que le tour de France se transforme finalement en tour de Bourgogne, à quelques exceptions près.
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En apéritif, un Morey Saint Denis, Premier Cru Monts Luisants 1992, domaine Ponsot : ce vin est produit à partir d'une vigne centenaire, antérieure au décret d'application, ce qui explique une forte proportion d'aligoté (85 %). Le nez est très floral et fin, finalement bien typé ... chenin ! On y retrouve toutefois quelques notes grillées et un côté caramel amer / zan très avenant. La bouche est très complexe, basée sur une forte minéralité équilibrée par un joli gras. Des notes de zan et, à l'aération, de noisettes grillées. La finale est extrêmement longue, fraîche, traçante, sur une salinité gourmande. Excellent
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Avec une assiette de saumon fumé et sa quenelle de pomme / mangue au mascarpone, un Meursault-Santenots 2009, domaine d'Angerville : Si le premier nez est relativement fermé, l'aération et la remontée en température laisse apparaître un côté frais, acidulé et fin. L'attaque en bouche est légère et discrète, mais laisse rapidement place à une sensation de corpulence grasse, de maturité et de fraîcheur. Grillé salivant qui se termine par de magnifiques amers nobles, à la fois sur le végétal mais sans sous-maturité. Excellent
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Avec des grenadins de veau poêlés, sauce crémée, morilles et petits légumes croquant, deux vins rouges ont été servis, sur deux registres quasi-opposés.
Un Saumur Champigny, Terres Rouges 2010, domaine de Saint Just : magnifique nez fruité, sur la cerise noire, très franc et très droit. La bouche est simple, facile à comprendre, très franche. Bel équilibre entre grosse maturité, abondance et finesse des tannins et acidité. Un vin qui possède un toucher de bouche (granulosité) sensuel. Très Bien++
Un Pernand Vergelesses, Ile des Vergelesses 1998, domaine Rapet père et fils : nez qui pinote sérieusement, sur le cassis, les fruits rouges, un joli fumé, une pointe de grillé et quelques notes tertiaires à peine développées (feuilles mortes, rose fanée). La bouche est merveilleusement construite, droite, fruitée, réglissée. Impression suave. La finale est persistante, bâtie sur une acidité maîtrisée et (encore) de beaux amers nobles. Excellent++
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Retour sur le blanc pour le plateau de fromages du Beaujolais, avec ce Chassagne-Montrachet, Premier Cru les Caillerets 2007, domaine Fontaine-Gagnard : nez frais, très floral, bien marqué Chassagne, avec des notes de chèvrefeuille, de menthe, une pointe de fruits rouges, un côté minéral / silex tout en douceur. En bouche, c'est gourmand, légèrement grillé. Peut-être un léger déficit d'acidité, mais le vin se termine par une finale laissant apparaître des amers vibrant. Un peu jeune aujourd'hui mais déjà très prometteur. Très Bien (je vais attendre patiemment les deux autres).
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Enfin, avec de "simples" fraises, un Muscat de Beaumes de Venise 2008, domaine des Bernardins : un classique que ce vin avec un nez très exotique, sur le litchi, l'extrait de rose, les raisins confits. La bouche est ronde, sans lourdeur, très muscatée. Belle opulence mais équilibrée. Jolie liqueur. Peut-être un léger manque d'acidité en finale. Bien++
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Ma foi, une belle soirée où les vins se sont montrés à leur avantage.
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Bruno

2 juillet 2012

Mes madeleines ... en Beaujolais

J'éprouve toujours un réel plaisir à venir dans le Beaujolais. Tout y est réuni pour y passer un moment d'exception. Bien sur, il y a les crus et quelques adresses dont je vous ai déjà parlées, mais pas que ! Accueil, douceur de vivre, paysages vallonnés et pierres dorées y sont sans doute pour quelque chose.
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Je vous propose ici de dévoiler mes quelques madeleines, ces lieux privilégiés que je ne manque jamais de re-re-visiter lors de mes flaneries en Beaujolais.
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L'église romane de style clunisien Notre Dame d'Avenas (XII° siècle)
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vue générale
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le coeur de l'église, et son autel en calcaire blanc marmoréen
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détail d'un vitrail
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Continuons par l'église romane de Vauxrenard (et ses vitraux du XXI° siècle)
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Passage dans les "Pierres Dorées", à Oingt
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Le prieuré roman de Salles d'Arbuissonas (XI-XII° siècles) et les vestiges de son cloitre
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Cap au nord pour la fin, avec le "fameux Moulin à Vent"
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Fin de ce magnifique week-end : du beau temps, de bons vins et de belles rencontres. Vivement la prochaine fois.
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Bruno

1 juillet 2012

Voyage en Mâconnais

A tout seigneur tout honneur, commençons ce voyage par la (les) roche(s) de Solutré (et de Vergisson), « deux navires pétrifiés surplombant une mer de vignes » (Alphonse de Lamartine).
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Histoire géologique succinte
Sur le socle cristallin érodé des monts du Mâconnais, issu du plissement hercynien (Carbonifère entre - 360 et - 290 millions d'années), les mers chaudes et peu profondes de l'ère secondaire sont à l'origine d'une sédimentation marine intense.
Au cours du Jurassique inférieur et moyen, il se forme un calcaire corallien composé de débris d'organismes vivants (mollusques, coquillages, crinoïdes, ...) dont les fossiles sont encore visibles aujourd’hui. Les récifs de Solutré et de Vergisson, composés de calcaires à polypieds très résistants à l'érosion, se forment au Dogger (Jurassique moyen), entre - 180 et - 150 millions d’années. Ils sont recouverts de couches calcaires tendres au Jurassique supérieur et de dépôts crayeux fins au Crétacé (entre - 130 et – 65 millions d’années) lessivés par l'érosion.
Au cours de l'ère tertiaire (entre - 20 et - 5 millions d’années), l'érection alpine provoque une fracturation orientée NNE/SSW de la zone et un effondrement du bassin de la Saône, à l'origine d'une part de la plaine de la Bresse et d'autre part de la formation d'un relief de cuestas (issu du soulèvement des plateaux vers l'ouest puis de leur basculement vers l'est à Solutré, Vergisson et Montsard).
La succession de terrains de natures et de résistances différentes et les glaciations quaternaires achèveront de façonner la topographie de la région par érosion des dépôts les plus meubles et constitution de dépôts en pied de corniche.
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Crédits photographiques : Louis Courel et
Grand Site de Solutré-Pouilly-Vergisson que je remercie
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Préhistoire.
Solutré est surtout connu pour être le site éponyme du Solutréen, phase du Paléolithique supérieur créée par G. de Mortillet. Situé dans une période extrêmement rigoureuse, froide et sèche, entre environ 22 000 et 17 000 BP, il se caractérise essentiellement par le façonnage d'outils en silex portant une retouche plate et couvrante obtenue par pression : pointe à face plane dans un premier temps, feuille de laurier (voir photo ci-dessous) dans un deuxième temps et pointe à cran dans un dernier temps.
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Crédit photographique : ICI 
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Après la théorie, passons à la pratique avec ces quelques photos personnelles :
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La roche de Solutré
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La roche de Vergisson
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Variations autour du minéral et du végétal
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Feuilles de vigne
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Bruno

30 juin 2012

Visite chez Daniel Pollier à Fuissé (71)

Dernière visite de notre week-end, avec cap au nord, pour le pays des roches et du chardonnay. Rendez-vous à Fuissé, près de la fameuse roche de Solutré, pour une découverte, le domaine Daniel Pollier qui nous a été recommandé par Michel Chignard. Une gamme très cohérente allant du Macon-Chaintré au Pouilly Fuissé.
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Saint Véran 2011 : un nez très vif, sur le citron et le pamplemousse.. La bouche apparaît grasse, ronde mais en même temps saline. Belle finale sapide. Bien++
Macon-Chaintré 2010 : c'est dès le nez nettement plus fin, plus léger et plus floral. La bouche est immédiate, fine, florale et fine. Un peu court à mon gout. Bien
Pouilly Fuissé, Vieilles Vignes 2010 : un premier nez un peu discret, sans doute fermé. A l'aération, sensation minérale mesurée, pointe d'amande et de citron. La bouche est légèrement boisée, mais elle révèle également une belle longueur saline, salivante, et se terminant par une finale sur des amers agréables. Très Bien
Pouilly Fuissé, les Perrièrres 2010 : cette sélection parcellaire est clairement le sommet de la gamme. Grosse impression minérale au nez, alliée à une fraîcheur de bon aloi (menthol, fougère). La bouche est structurée et relativement opulente, entre floralité, acidité et minéralité saline. Des notes fruitées (zestes d'agrumes, citron, pamplemousse rose) s'associent à une amertume noble en finale. Très Bien++
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Une bien jolie découverte que j'ai encavé avec plaisir (pour les Perrières). Rendez-vous dans quelques années ...
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Bruno

Visite chez Michel et Cédric Chignard à Fleurie (69)

Deuxième épisode de notre trilogie beaujolaise à Fleurie chez Michel et Cédric Fleurie en ce samedi matin caniculaire. Nous sommes reçus par Madame Chignard mère dans un premier temps puis rapidement par Michel (le papa). Direction le caveau ...
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Fleurie, les Moriers 2010 : un beau fruité élégant au nez, tout en douceur et en élégance. Attaque en bouche fraîche et un peu vive. Belle granulosité sur les papilles. Les tannins enrobés s'intègrent et s'équilibrent parfaitement avec cette sensation fruitée tendre, cette acidité mesurée et ce soyeux salivant. Finale traçante, sur le végétal noble. Sapide. Très Bien++
Fleurie, les Moriers 2011 : un "gros" fruité suave au nez, avec un supplément de profondeur et de corpulence. Impression en bouche similaire au vin précédent. C'est mûr, c'est très élégamment équilibré, avec cette astringence noble prometteuse. La finale est ultra longue, gourmande, salivante, rafraîchissante. Très Bien+++
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Fleurie, Vieilles Vignes 2010 : un nez super-vineux qui "pinote", sur le cassis, les fruits rouges, la réglisse et les épices. On ressent déjà la finesse et l'abondance des tannins. En bouche, jolis fruits mûrs, mariés à une acidité saline très avenante et à cette astringence noble provenant des rafles. Si on détecte un léger boisé en finale, le côté traçant et réglissé vient immédiatement nous promettre un avenir de folie à ce vin. Excellent
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Enfin, un Fleurie, les Moriers 2007, cuvée non filtrée : après le perlant qui disparaît à l'aération, le nez révèle un fruité légèrement évolué. Première impression de droiture et de tension. En bouche, du fruit pur, de la mâche et du corps. Les tannins sont parfaitement intégrés et légèrement réglissés. Finale traçante ... qui appelle une très belle viande persillée. Excellent
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Un grand merci à Michel Chignard pour son accueil et sa disponibilité.
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RDV pris pour l'année prochaine si tout va bien.
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Bruno