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1 août 2024

Dîner au Restaurant de l'Auberge de la Poutre à Bonlieu (39)

Deuxième visite au restaurant de « L’Auberge de la Poutre » situé à Bonlieu, en plein cœur du Jura des Lacs.


Pour des raisons de contingences alimentaires (allergies, régime végétarien, …), nous avons choisi le menu « Saut de la Forge », en référence aux cascades du Hérisson située à moins de 2 kilomètres.


Amuse-bouche


Omble Aloi du Moulin de Pierre, cuit à la flamme, salade de courgettes et radis, jus de pêche acidulé


Magret de canard rôti, jus légèrement beurré au cassis, caviar d’aubergines


Plateau de fromages


Mousse au chocolat, meringue et coulis d’abricot


En accompagnement, après un apéritif maison sur base crémant du Jura et liqueur de sureau, très aromatique, complexe entre sucre et amers fins et très bien équilibré pour débuter, nous avons bu :


Côtes du Jura, cuvée l’Autre 2022, domaine Baud : ce savagnin ouillé (pas complètement) présente un nez très finement aromatique, velouté, une pointe jaune à peine perceptible (et qui se développera légèrement à l’aération). En bouche, c’est floral, construit sur une acidité équilibrée et mesurée. Salinité minérale en complément. Finale charmeuse, avec une pointe de rondeur. Très frais. Très Bien +

Arbois, cuvée Tradition 2017, domaine Rolet : un nez profond et dense, sur les fruits noirs, le soleil et l’aromatique. Pointe fumée en complément. Grande bouche structurée, ronde et fraîche, allongée, avec de beaux tannins doux. Finale avec une empreinte superlative, tant sur la longueur que la largeur. Une découverte pour moi que ce rouge du Jura dont les accents bourguignons ne sont pas absents. Excellent (+)


Confirmation de la qualité de la table, avec des cuissons parfaitement maîtrisée (notamment pour l’omble), des associations originales mais bien choisies. Service professionnel malgré la pénurie de main d’œuvre et conseils pour le choix des vins pertinents.


Nous reviendrons


Bruno


4 août 2017

Dégustation chez Lucien Aviet (Caveau de Bacchus) à Montigny les Arsures (39)


Au hasard d’un repas au Relais d’Arc et Senans (très belle table), nous avons bu un Arbois, Melon à Queue Rouge 2015 du domaine Lucien Aviet (Domaine de Bacchus) qui nous a fort séduit.
Ni une ni deux, nous voilà à Montigny les Arsures pour une dégustation de quelques crus régionaux.
Arbois Trousseau 2014 : beau nez sur le fruit, conjuguant épices et fruits rouges, une pointe tannique juste comme il faut en sus. Bouche gouleyante, immédiate, sur les fruits épicés, avec un grain tannique salivant. Belle fraîcheur (acidité) en finale. Vin de copain diablement séduisant. Très Bien +
Arbois Melon à Queue Rouge 2014 : nez sur une réduction noble, alliée à la fois à une fraîcheur et une structure florale. Très belle bouche. Derrière la réduction toujours présente, allonge du cépage, minéralité fine et équilibre entre l’acidité et un gras élégant. Très belle finale claquante pour un vin en devenir. Excellent
Arbois Savagnin 2008 (100 mois de fûts) est un vrai faux vin jaune. Nez sublime et sublimé, entre noix et curry. Empreinte et fraîcheur dominent. Bouche de jaune, il faut le dire. Epices douces, curry, acidité redoutable (dans le bon sens du terme), noix et pointe dalcool se complètent pour une magnifique finale … sur les champignons. 15 km plus loin, j’en ai encore le goût en bouche ! Exceptionnel
Troisième et dernière superbe dégustation.
Bruno

5 mars 2009

Jurassique Park

Un Mont d'Or fondu fût l'occasion hier au soir, voire même le pretexte, d'une petite réunion entre amis, autour de quelques bouteilles. Pas de prise de notes lors de cette soirée. Je demande donc l'indulgence des lecteurs pour les quelques imprécisions de mes descriptions.
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Une fois n'est pas coutume, un vin rouge à l'apéritif : une robe rouge-orangée assez évoluée, un nez assez animal, avec de belles notes empyreumatiques, dans lequel on perçoit tout de même un fruité élégant. En bouche, une attaque peu tannique, sans dilution. Le côté animal s'estompe pour laisser place à un réglissé soyeux. Finale longue, fraîche, presque vive, légèrement sucreuse avec, en retro-olfaction un fruité acidulé. Mon analyse (le vin a été servi à l'aveugle) trop acide pour un pinot noir, manque de charpente pour une syrah (le côté réglissé et légèrement sucreux en final). Je donne ma langue au chat. Il s'agit d'un Julienas 1996, domaine Pelletier. TRES BEAU.
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Passons maintenant à table, avec deux vins blancs, issus de deux régions différentes.
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Le premier montre une robe jaune claire à reflets verdâtres, sans doute un vin très jeune. Le nez est magnifique, typique du sauvignon, avec la framboise blanche et la groseille à maquereaux. En bouche, un vin asez rond, sans lourdeur, et qui possède une belle charpente. Outre d'offrir un très bel accord avec le Mont d'Or fondu, il laisse une impression glycérinée sur la langue, et se termine par une sensation presque demi-sèche. J'ADORE !!! Je penche sans aucun doute vers un Sauvignon de Loire (j'ai même émis l'hypothèse qu'il pouvait s'agit de la cuvée ? de Vincent Ricard). Réponse : Côte du Jura, cuvée Naturé (Savagnin non oxydatif), 2007, domaine Berthet Bondet.
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Second vin plus évolué. Robe jaune orangée assez soutenue. Nez au premier abord fermé, qui s'ouvre timidement sur des fragrances légèrement aromatiques et grillées. En bouche, cela ressemble à un Chardonnay, mais pas d'essence bourguignonne. J'apprécie moins que le précédent. Réponse : Roussanne 2004 (j'ai perdu le nom de domaine - François Help me).
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Réflexion de la maîtresse de maison : demain, il faudrait que j'ouvre un nouveau site internet : jesuisextralucide.com
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La soirée se termine par un Marc de Bourgogne du Clos de Tart, un alcool d'homme, avec un beau fruité type pruneau / confit ... puis retour tranquille à la maison.
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Belle soirée simple, sans prétention, mais qui nous a permis de nous échapper quelques temps de la morosité.
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Bruno