Affichage des articles dont le libellé est laguiole. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est laguiole. Afficher tous les articles

11 août 2016

Restaurant Sébastien Bras à Laguiole (12)

On a connu le Suquet du temps de Michel, on a connu l'établissement dans sa phase de transition entre les deux générations (Madame Véronique Bras officiait déjà en salle) et voilà que pour un troisième essai, c'est Sébastien qui est le capitaine de ce vaisseau pas fantôme du tout.
Rendez-vous en ce jeudi 11 août au déjeuner afin de permettre à notre Papy de pouvoir assouvir l'un de ses fantasmes : « Manger chez Bras après plusieurs tentatives infructueuses ».

Le lieu est toujours magique, posé comme une proue sur un mamelon dominant Laguiole, emprunt de sérénité et de calme.

Passage au salon pour un apéritif accompagné de quelques amure-bouche.
D'un commun accord, nous partons sur le menu « Balade ».

La classe, c'est un pain à son nom dans un trois étoiles : ça c'est palace !

Aujourd'hui « classique »
Le gargouillou de jeunes légumes, herbes & graines germées,
filet d'huile de gaillet d'ici.

Selon la méthode lkéjimé
Le filet de bar de Saint Guénolé assaisonné de tagettes,
toutes les betteraves du moment & les oseilles du jardin.

Rôti / poché,
Le foie gras de canard & quinoa au lait caillé,
pêche saturne rôtie au vinaigre de cerise & pain grillé cardamome,
feuilles de rau-ram ciselée

Pleine saison,
La rapée de chou cabus au sancho et cèbe de Lézignan,
une vinaigrette aux truffes noires et truffes d'été.

Bœuf Race Aubrac,
La pièce poêlée au beurre d'orge fermenté,
aubergine de pays relevée d'estragon du Mexique
jus de viande et poivron sweet banana.

D'ici et d'à côté,
Les fromages de l'Aveyron,

et la salade qui les accompagne

Sur une interprétation de l'originel de 81,
Le coulant glacé à l'abricot de chez Yannick,
un jus infusé au gaillet vrai du Suquet.

 De nos hêtraies,
Myrtilles en gelée et crème au fromage blanc,
Pêche relevée de tanaisie et groseilles cristallisées.

Canailleries,
Des cornets garnis au gré de nos envies.

Pour accompagner le repas, nous avons choisi trois bouteilles :

Saumur, Brézé 2007, Clos Rougeard : un nez élégant et complexe, sur une légère réduction laissant ensuite place à une structure pseudo-oxydative classique des terroirs de Brézé (floralité et notes miellées). Impression de richesse et de rondeur sur une base minérale. En bouche, très bel équilibre, à la fois opulent et tendu. Trame minérale totalement intégrée, mais qui ressort en finale avec une salinité presqu'envoutante. Notes de cendres et de fumé en rétro-olfaction. L'impression générale qui subsiste est la fraîcheur, la buvabilité (coefficient de torchabilité proche de 100 %), la floralité et l'aérien, pour un vin sérieusement construit. Exceptionnel

Saumur-Champigny, le Bourg 2003, Clos Rougeard : oui, les gens sérieux et raisonnables ne font jamais de mélange ! Bref, une robe intense, d'un rouge rubis soutenu, sans trace aucune d'évolution. Un nez riche, frais, sur une base de fruits noirs, une pointe variétale typée « cabernet mûr » en sus. Déjà, le grain tannique transparait sur un équilibre élégant. De la soie en bouche, que dire de plus ? Juste ce qu'il faut d'aspérité tannique, de toucher de bouche (à la Mac Enroe), pour envelopper une corbeille de fruits bien mûrs. Belle acidité qui allonge l'ensemble. Finale d'une persistance superlative, avec une rétro-olfaction sur la fraîcheur. Comme quoi, la compote n'est pas obligatoire en 2003 Exceptionnel

Chassagne-Montrachet, premier cru les Champgains 2008, Michel Niellon : un chardonnay sur l'élégance et la finesse mais qui a eu du mal à s'imposer après les deux monstres. Très légère réduction temporaire au nez, qui ne cache pas la floralité et les notes d'amandes. Bouche en accord, alliant tous les standards d'un chardonnay de noble origine. Très Bien +
Confirmation de la qualité hors du commun de la table de la famille Bras. Une nouvelle fois, toutes nos félicitations à Sébastien et son équipe en cuisine, à Véronique et toute l'équipe de salle pour le service irréprochable réalisé dans une ambiance décontractée.
Mention spéciale pour le carpaccio de bar, pour la cuisson et l'accompagnement du bœuf : deux plats mythiques.
Si je devais faire deux petites critiques :
  • J'ai regretté d'avoir été obligé de demander 3 fois les bouteilles pour en faire les photos.
  • Une petite visite de Sergio Calderon, chef-sommelier, en fin de repas eût été appréciée pour s'assurer de la tenue des vins avec les plats. Dommage car la boucle aurait été bouclée magistralement.
Mais nous y reviendrons quand même !

Bruno

26 novembre 2012

Mon premier Laguiole

Certes, Laguiole n'est pas une marque déposée. Elle peut aujourd'hui être utilisée par n'importe quel marchand mercantile (quel pléonasme), originaire du sud-est asiatique ou de France. Il n'empêche, ma petite collection de couteaux comportait une grosse lacune : je n'avais toujours pas de "Laguiole", qui représente à mes yeux et au même titre que "Thiers", la substantifique moelle des couteaux made in France.
.
C'est aujourd'hui une lacune comblée, avec cette pièce provenant de le société nouvelle Fontenille-Pataud, sise à Thiers. Les caractéristiques de ce couteau, tirées librement du site du fabricant, sont :
.
Dimension : 12 cm fermé, 21.5 cm ouvert, pour un poids d'environ 100 grammes.
Manche : Manche en Nacre (Abalone) de Nouvelle Zélande, montée sur insert en laiton "guilloché".
Lame : Acier inoxydable 12C27, de 3 mm d'épaisseur au talon. Dureté : 56 Hrc.
Ressort : Ressort en acier inoxydable, d'une épaisseur de 3 mm, trempé et poli, il est pourvu d'une butée de lame et d'une abeille massive, forgée et ciselée dans la masse (guilloché à la main).
Platines et Mitres : Platines et mitres en acier inoxydable massif, montées sur platines de 1,2 mm d'épaisseur.
Tire Bouchon : Tire-bouche en acier inoxydable trempé et poli, d'un diamètre de 8 mm. Fabriqué à Thiers, il s'agit d'une mèche à 5 spires, à ouverture et utilisation facile.
Montage : Montage traditionnel, en rivets maillechort.
Guillochage et Finition : Le dos de la lame, les platines et même l'interieur du ressort sont guillochés. Finition exclusive qui donne un aspect très spectaculaire et soigné au couteau.
Présentation : Livré avec certificat de garantie numéroté.
.
Place maintenant à quelques photos de la bête.
.
vue d'ensemble
.
le couteau fermé et le manche en nacre
.
l'abeille ciselée et le guillochage de la lame
.
le guillochage du dos et le tire-bouchon
.
enfin, le logement de la lame, guilloché et monté sur platines en laiton
.
.
Bruno

20 février 2011

Un Laguiole de table

En marge de notre superbe repas au restaurant "Sa.Qua.Na" à Honfleur, un simple coup de projecteur sur les couteaux de table 'Laguiole' de la forge de Laguiole, signé par le créateur Jean-Marc Wilmotte, et reposant sur leur socle en ébène.
.
 
.
.
Bruno