16 octobre 2010

L'Hostellerie de Levernois

Point d'orgue de notre week-end bourguignon, j'avais retenu une table au restaurant "gastronomique" de Levernois pour ce samedi soir, afin de nous remettre de deux jours d'intenses dégustations chez les vignerons.
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Arrivée depuis l'Hôtel du Parc, le porche d'entrée apparaît dans sa majestueuse simplicité. Nous pénétrons ensuite dans le restaurant où nous sommes accueilli avec style, précision et classe. Après un apéritif pétillant au salon, nous sommes conduits vers notre table, d'où nous pouvons parfaitement nous imprégner de l'ambiance plutôt zen et dépouillée des lieux, ce qui n'est pas pour me déplaire.
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Puis, on nous apporte quelques amuse-bouche ...
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... dans l'attente de notre repas pris à la carte, sur les conseils et suggestions du Maître d'Hôtel, à savoir : 
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Saint Jacques juste poêlées, mousseline de potimarrons aux épices, cèpes de Provence, émulsion de céleri truffé et lamelles de truffes
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Perdreau rôti en cocotte, désossé, légumes forestiers et sauce poivrade
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Plateaux de fromages frais et affinés, pain aux noix et au raisins
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Dôme en Marmelade d’Orange, Suprême d’Agrumes et Mousse de Lait
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Pour accompagner - en toute simplicité - ce repas, nous avons choisi, un Batard Montrachet Grand Cru 2005, domaine Blain Gagnard : un joli nez sur les amandes grillées, très profond, avec des touches de céleri "presque confit" et de fenouil amer. La bouche est grandiose, entre puissance "terrienne" du cru et finesse du grand cru. Le millésime conjuge avec bonheur structure intense et belle acidité de structure, ce qui empêche au vin d'être mou et sans ressort. Très bel accord avec la chair délicate des saint Jacques et le côté velouté / sucré du potimarron. J'en redemande !!!
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Ensuite, passons à un Volnay Premier Cru En Fremiets 1992 du domaine Joseph Voillot : une robe assez claire, montrant quelques touches tuilées. Un nez assez évolué, typiquement sur la rose et les feuilles mortes. Une pointe de minéralité "terrienne" est perceptible. En bouche, le vin apparaît d'un soyeux intense. Il possède un grain en bouche très agréable, le fruité est encore bien présent, plus fruits à l'alcool que fruits rouges. Très longue persistance, toujours sur un registre fin, velouté et frais. Très belle buvabilité pour ce tout juste majeur !
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Avec le dessert aux agrumes, nous avons décidé de nous expatrier avec ce Moscato di Noto 2009, du domaine Rudini. Sans repère par rapport à ma courte expérience, j'ai beaucoup apprécié ce vin, un nez explosif de muscat et de fruits exotiques frais (un peu type "soupe de fruits"). Un petit côté perlant / pétillant renforce cette impression aérienne. En bouche, l'équilibre est magistral et le sucre vient en contre-point parfait de l'acidité. La sensation muscatée est plus tenue en bouche, mais avantageusement complétée par des notes d'agrumes. Un accord sublime avec le dessert. Une très grande découverte pour moi. Excellent malgré sa jeunesse. Un grand merci au somelier qui m'a guidé dans ce labyrinthe que constituent les blancs doux.
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Retour tranquile à pied, pour franchir le rubicon en sens inverse et retrouver le calme de notre chambre, sans négliger toutefois de jeter un oeil admiratif sur la magnifique table qui trône dans l'entrée du restaurant.
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Une table, un service, une décoration et un accueil qui méritent figurer au Panthéon de mes bonnes adresses.
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Bruno

2 commentaires:

Antoine MANTZER a dit…

Bel article, le perdreau me donne sévèrement envie...

Bobosse92 a dit…

La cuisson du perdreau était tip top ... au diapason de l'ensemble du dîner.
Une très belle adresse Antoine

Bruno