25 avril 2020

Résistance (7) et petite devinette


Accord traditionnel que je trouve toujours réussi, un filet mignon avec une sauce crémée et ses champignons poêlés avec un pinot noir de noble origine, plutôt sur l’élégance et le soyeux.
Nouvelle confirmation de cet accord ce soir avec un vin à demi-mystère, puisque l’étiquette du millésime a disparu. Seul indice suivant mon carnet de cave informatisé, ce sera un 2003 ou un 2005 …

Pernand-Vergelesses, premier cru Ile des Vergelesses 200X, domaine Rapet père et fils : une robe sombre, profonde, intense et concentrée, sans aucune trace d’évolution. Nez plutôt riche et sur la maturité, avec un triptyque organisé autour de la cerise noire, du cassis et de notes fumées. Impression très riche sans être opulente. En bouche, on retrouve cette richesse et cette maturité. Notes de fruits noirs, pointe fumée, réglissée et cassissée. Structure droite sur une acidité bien marquée, mais complètement intégrée. Tannins de velours, bien présents et bien concentrés, mais sans excès. Finale laissant une impression glycérinée et fruitée, et avec de beaux amers fins. Excellent +
Jamais le côté confit du millésime 2003 n’apparaît. A l’inverse, la puissance « opulente » n’évoque pas le 2005. Peut-être une très légère option sur le 2003 ?

Voilà, un peu de patience avant que je (re)descende à la cave pour voir quel millésime est encore présent (puisque j'avais une bouteille de 2003 et une bouteille de 2005 …).

Bruno

22 avril 2020

Résistance 6

Episode VI : Le retour du Jedi (ou comment les forces du bien finissent toujours par triompher).

Après une période un peu difficile, liée à des bouteilles défectueuses ou pas à la hauteur attendue, à une perte partielle du goût (enfin, surtout une altération voyant les sensations d’amertume et d’acidité exacerbées) … il fallait reprendre le bon chemin. Pour accompagner une pintade, mon choix s’est porté, plutôt que vers un « traditionnel » pinot noir de bourgogne, sur un cabernet franc tourangeau !

Bourgueil, le Haut de la Butte 2014, domaine de la Butte (Jacky Blot) : j’avais écrit précédemment « maturité / fraîcheur / fruit ». Un an plus tard, on retrouve ce triplet à quelques nuances près. Robe rubis soutenue, plutôt profonde et concentrée, sans notes d’évolution. Nez de fruits noirs sur la maturité, complétés par des fragrances végétales nobles, une certaine « mâche » et une impression tannique de bel effet. Bouche construite sur l’allonge. Corbeille de cerises noires bien mures, pointe d’amertume végétale encore présente, droiture et délicatesse. Tannins fins et de caractère. Ultra-jeune encore. Finale salivante, pointe de glycérine, grain minéral fin et impression de douceur en retour. Allonge superbe. Excellent

Voilà, retour (en cours) vers la normalité

Bruno

20 avril 2020

Résistance 5

Episode V : L’empire (du mal) contre-attaque

Chablis, premier cru Forest 2008, Vincent Dauvissat : derrière une robe diaphane, se cache … peu de choses ! Un vin passé. Nez mutique, quelques notes d’encaustique … et c’est tout. Bouche sans âme, sans aromatique et surtout une finale astringente, sur une amertume type « caoutchouc brulé ». Lamentable
Lirac, Le Blanc 2016, domaine du Joncier : robe jaune dorée intense, presque orangée. Symptôme ... vite confirmé d’un vin oxydé !
Nuits Saint Georges, premier cru les Chaignots 2011, domaine Robert Chevillon : robe rubis carmin sombre mais plutôt peu intense (dans le sens peu concentrée). Nez complexe, à la fois rustique et suave. Notes de fruits noirs, de réglisse et d’épices. Bouche plutôt ronde, tannins doux et aimables, fruit confit sans être confituré, acidité liée au millésime bien équilibrée par la structure. Grande épice morésienne, force terrienne nuitonne et suavité vosnienne. Une belle complexité. Finale à l’avenant, sur des notes tendrement glycérinées. Très Bien +

On attend avec impatience l’épisode VI …

Bruno