26 novembre 2013

Visite et dégustation chez Pascale, Georges et Clément Chicotot

Dans ce domaine nuiton qui nous ravit d'année en année, la jeune génération prend peu à peu ses marques sous l'impulsion des ainés, pour nous offrir des vins de plus en plus aboutis.
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Crédit photographique : domaine Chicotot
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Nous débutons la visite par quelques 2012 tirés du fût.
Le Nuits village les Charmottes 2102 présente un joli nez grillé, un fruité très intense, sur le cassis et les fruits rouges. La bouche est tendre, avec des tannins soyeux presque gouleyants et un profil aromatique bien marqué. Fine acidité salivante et vibrante en finale. +/++
Le Nuits village Plantes au Baron 2012 laisse une impression au nez plus corpulente. La bouche est très séveuse, avec une charge tannique plus accrocheuse ... mais sans doute de plus grand potentiel. Une sorte de faux-gras salivant donne une très belle finale. ++/+++
Le Nuits, premier cru Rue de Chaux 2012 possède un nez sur le moka, réglissé et fumé. L'équilibre en bouche est similaire au précédent vin, mais avec un sentiment de plus grande profondeur, de plus grande intensité. Finale excellemment suave. +++/++++
Le Nuits, premier cru Les Saint Georges 2012 franchit une marche supplémentaire dans le degré de finesse et de puissance. Très noble grillé, tannins abondants, présents et légèrement crémeux. La bouche possède une puissance maîtrisée, caractérisée par une acidité mesurée, une droiture vivifiante et un côté mentholé frais. Finale à l'identique, sur des amers nobles. ++++
Le Nuits, premier cru les Vaucrains 2012 a un nez assez végétal. En bouche, l'impression est similaire, avec me semble-t-il un déficit de corpulence (apparent ou réel ?). La finale est par contre marquée par un bel équilibre puissant. Le vin n'est sans doute pas en place à ce stade de l'élevage. A revoir
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Nous passons ensuite sur les 2011 en bouteille.
Le Bourgogne 2011 se caractérise par un fruit immédiat. Un vin frais et soyeux, l'archétype du vin de copains. +
Le Nuits, premier cru les Pruliers 2011 présente un nez caractéristique de vendanges entières (raffles, amers nobles), qui s'ouvre ensuite sur des épices douces et un réglissé très avenant. En bouche, même épice, avec un supplément de rondeur et de tannins. Très belle construction. ++/+++
Le Nuits, premier cru Les Saint Georges 2011 est un vin qui possède une approche très cistercienne, un peu typé 2001, avec toutefois une suavité supplémentaire. Une bouche qui a du caractère et de la mâche, et qui se termine sur des amers nobles, une sensation complexe de rondeur et de tension. +++
Le Nuits, premier cru les Vaucrains 2011 est massif, ouvert et très beau. Des épices douces, des tannins civilisés quoique abondants, et une finale sur la réglisse et le café torréfié. +++/++++
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Enfin, cerise sur le gâteau, un Nuits, premier cru Rue de Chaux 1996 qui se caractérise par un côté très atypique mais ô combien intéressant. Peu évolué au nez, on y décèle un fruité léger et évanescent mais bien en place, un côté réglissé très élégant et surtout des notes improbables de fruits exotiques (ananas), ce qui n'est pas banal pour un pinot (le domaine n'utilise que des levures endogènes, donc pas de risque de maquillage du vin !). La bouche est fine, de demi-corps, enfin presque, toujours sur ces notes aromatiques et exotiques. Fausse impression de feuilles mortes tant le fruité ressort inexorablement. Aucune impression de forte acidité comme sur de (trop ?) nombreux 1996. Avec l'aération et la remontée en température, le vin acquiert un supplément de volume et d'aromatique. De la belle ouvrage comme on dit en Normandie. +++++
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Une nouvelle fois un immense merci à Pascale Chicotot pour sa disponibilité et ses explications.
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Bruno

Tasting au domaine Rapet à Pernand-Vergelesses (21)

D'année en année, la visite du domaine Rapet s'inscrit dans une logique incontournable, celle de l'assurance de taster de grands chardonnays et de grands pinots noirs de Bourgogne. C'est sous la neige qui entoure la vierge de Pernand que nous pénétrons dans le chai de dégustation ce vendredi 22 novembre, où il fait ma foi finalement très bon.
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Crédit photographique © : domaine Rapet
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Les blancs.
Le Pernand-Vergelesses village 2012 est un vin simple, joliment minéral, complété par une sensation grasse gourmande. La finale est salivante. Un vin de copain immédiat et très bien fait. ++
Le Pernand-Vergelesses, premier cru Clos du Village 2012 est déjà plus profond au nez, avec une trame minérale plus marquée et une impression de corpulence. La bouche est magnifiquement construite, grillée, contenant des amers nobles sapides, et laissant apparaître une finale vibrante, légèrement grasse, le tout enrobé d'une fine minéralité. +++ 
Le Pernand-Vergelesses, premier cru Sous Fretille 2012 m'a laissé une sensation plus boisée au nez, plus fermé sans doute aussi. En bouche, une trame acide pas totalement en place étire le vin, qui apparaît frais en finale. Peut-être un déficit de corpulence ? ++
Le Corton-Charlemagne Grand Cru 2012 est ultra-complexe au nez, à la fois floral, fruité, frais, citronné et gras. En bouche, la puissance minérale saline complète efficacement une belle aromatique  citronnée. C'est vraiment du grand art. +++/++++
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Les rouges.
Le Pernand-Vergelesses village 2011 présente un nez très fruits rouges, cerise essentiellement. Immédiat. La bouche présente un beau jus de cerises, à peine tannique, toujours fumée, avec un léger gras. Là encore, une entrée en matière gourmande. ++
Le Pernand-Vergelesses, premier cru Les Vergelesses 2011 m'a laissé un peu plus dubitatif. Au nez, c'est à la fois fruité (cerise / cassis) et terrien. Une pointe d'épices complémentairement. En bouche, les tannins semblent plus raides, un peu dur (?), cachant le fruit. Une phase de fermeture ou une garde plus longue à prévoir ? +
Le Pernand-Vergelesses, premier cru Ile des Vergelesses 2011 constitue le top de la dégustation. Joli nez très séveux, aromatique à souhait, un peu "poudré". La bouche est tendrement fruitée, sur les cerises fumées, une pointe glycérinée en sus. Tannins abondants mais élégants. Beaux amers vivifiants en finale. +++
Le Beaune, premier cru Clos du Roi 2011 est un vin radicalement différent. Un nez de pierres chauffées (silex) allié à des notes de fruits rouges (framboises). Une bouche tendre, soyeuse, presque de demi-corps. Légère pointe tannique. +/++
Enfin, le Corton grand cru 2010 s'est clairement refermé par rapport à l'an dernier (ICI). A perdu son fruité éclatant. En phase de fermeture avec un potentiel tannique et de corpulence à révéler. A attendre d'urgence bien sur.
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Si je peux tirer un bilan de ces nouveaux millésimes dégustés, je dirais, avec toute la modestie que ma faible expérience implique (je laisse aux "pro(f)s sachant" leurs certitudes péremptoires), que les blancs de 2012 sont assez aromatiques avec un joli gras et que les rouges de 2011 sont plutôt tanniques, un peu dans le style 2001 avec toutefois une dureté moindre). A suivre avec l'évolution.
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Voilà, nous chargeons le véhicule de quelques cartons et en route pour de nouvelles aventures. RDV est pris pour avril prochain pour une verticale des Iles des Vergelesses qui s'annonce déjà d'anthologie !
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Un grand merci à Vincent Rapet et à son équipe pour son accueil.
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Bruno

25 novembre 2013

Quelques bourgognes !

Quelques bourgognes bus au restaurant au cours de ce dernier week-end.
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Un Saint Aubin, Premier Cru En Remilly 2011, Hubert Lamy : superbe nez très typé, grillé, sur des amers nobles, une pointe suave en supplément. Une bouche très bien construite, profonde, finement minérale, avec une élégance toastée. Par comparaison, le vin m'a semblé plus profond et plus aromatique que son compère de chez Marc Colin. Très belle et très longue finale sur des amers nobles (salivant). Excellent
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Un Chambolle-Musigny 2010, domaine Patrice Rion : un pinot simple mais bien fait. Fruits rouges, notes légèrement poivrées, un soupçon de fraicheur (menthe / eucalyptus). Tannins polissés, frais et légers. Belle finale fraîche, sur une aromatique très intéressante. Très Bien
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Bruno

24 novembre 2013

Back to / from Burgundy

En avant-première à quelques agapes vinesques et gastronomiques, un reportage photographique de notre week-end annuel en Bourgogne ... sous la neige et le froid !
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La suite très prochainement ...
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Bruno

23 novembre 2013

Le restaurant de Levernois

Comme à notre habitude, nous terminons ce week-end par un repas au restaurant gastronomique de l'Hostellerie de Levernois.
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Cette année, nous avons choisi le Menu « gourmand » :
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Pour patienter, un « pho » de foie gras et champignons de saison ...
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La Raviole de Foie Gras et Champignons des Bois,
Consommé en infusion de Cèpes, Bellota 5J
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Les Coquilles Saint Jacques en bonbonnière de Potiron,
Cerfeuil Tubéreux et Marinière au Beurre d’Algues
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Le Risotto Acquerello au Vert,
Cuisses de Grenouilles et Escargots de Bourgogne, Crème d'Ail doux
(pour l'allergique aux fruits de mer que je suis)
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Le Tournedos de Lièvre et Chevreuil façon Royale,
Choumettes, Topinambours et sauce Poivrade
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Les Plateaux de Fromages frais et affinés
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... et leurs interprétations !
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Les Plaisirs Sucrés, suggestion du jour, une « tarte tatin revisitée »,
sa glace au caramel et beurre salé
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Pour finir le repas agréablement, un supplément sur une base mousse de chocolat
(special thank à Monsieur Jean-Louis Bottigliero pour ce geste d'une grande classe)
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Mention spéciale lors de ce repas (hormis pour le classique mais ô combien savoureux risotto !) pour le tournedos de lièvre et chevreuil façon royale : un véritable must, même si les autres plats sont également d'un niveau proche d'un **.
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Pour accompagner ce repas, nous avons bu :
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En apéritif, un Champagne Laurent Perrier : un champagne assez vif, une assez forte acidité qui se fond à l'aération, un citronné marqué (moins que le BSA de la maison Taittinger que je n'avais pas particulièrement apprécié l'an dernier). La finale apporte une touche de gras (légère) qui tempère cette fougue. Bien ++
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Avec les entrées et les fromages, un Puligny-Montrachet, Premier Cru Clos de la Garenne 2011, Paul Pernot : un très joli nez, complexe, à la fois très minéral sur le silex, un grillé imposant mais élégant, des notes d'amandes et un côte presque 'gras'. La bouche est complètement en accord avec le nez. Magnifique grillé, sans notes lourdes d'élevage. Grosse tension équilibrée par une puissance suave et racée. Notes de fruits jaunes, qui finissent sur des amers nobles sapides, salivant et traçant. L'aromatique est très belle également, et apporte un supplément de profondeur et de volume à l'ensemble. Excellent  
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Avec la viande, un Charmes-Chambertin Grand Cru, 2007, domaine Sérafin : un premier nez très fruits rouges, cerises essentiellement. A l'aération, une sensation de plus grande puissance minérale apparaît (cassis avec un côté terrien). La bouche est sur un équilibre assez léger, bien que les tannins soient bien présents et sans doute encore à polir. L'ensemble est rond et assez charnu, presque sur un demi-corps ... mais s'adapte parfaitement au plat, au côté suave de la sauce. Très Bien
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Avec le dessert, un verre de Pacherenc du Vic-Bilh, cuvée Brumaire 2008, château Bouscassé : une puissance minérale superlative, un côté miellé / rôti très suave, une belle acidité de structure (très fine), une fraîcheur sur la menthe et un toast mesuré. Et surtout une très belle association avec le dessert. Excellent
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Que dire ? Aucune fausse note, une cuisine de haut niveau, un service à la fois très classe et en même temps décontracté, un personnel présent mais pas prégnant, un sommelier dont nous avons apprécié les conseils avisés et un maître d'hôtel au top.
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Un grand merci à toute l'équipe de Levernois pour sa disponibilité et son professionnalisme, et à très bientôt.
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Bruno


2 novembre 2013

A l'assaut d'un Everest gastronomique. Etape 4 - Le sommet chez Régis et Jacques Marcon

Fin du suspens puisque nous sommes installés à Saint Bonnet le Froid (Haute-Loire), qui porte vraiment bien son nom puisque le mercure n'affichait ce soir que 2 petits degrés. Une halte salvatrice au Clos des Cimes, l'ancien hôtel, avant de profiter du chauffeur pour nous mener sur les hauteurs, au lieu-dit Larsiallas. Maintenant, place aux maestros.
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Pour débuter, quelques amuse-bouche avec l'apéritif (mention spéciale au maquereau au citron vert confit, d'une fraîcheur et d'une vivacité superlative, et au paleron au gingembre, fondant et agréablement relevé par l'épice.
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Après de très long conciliabules pour le choix des vins, nous pénétrons dans l'antre de la gastronomie. Une vue de notre table et du ciel étoilé de la salle de restaurant.
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Pour patienter, un starter" (je ne me rappelle plus de la composition, mais l'association est une véritable tuerie, j'en salive encore).
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Menu « Entre Velay et Vivarais »
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Tous champignons ...
Sur un tapis de champignons des bois,
la Saint Jacques fumée en crème de cistre.
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Cèpe edulis
Rôti en cocotte, le cèpe lardé en feuille de châtaignier,
sabayon au goût grillé.
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Sparassis crépu
Le petit chou farci au sparassis crépu,
et homard au bouillon d'herbes.
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Pour l'allergique aux fruits de mer que je suis, un traitement de faveur avec cet Oeuf poché sur un lit de champignons, lames de truffes noires.
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Cantharellus cibarius, tubaeformis, lutescens
Bar de Ligne poêlé aux trois chanterelles,
jus aigre doux.
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Intermède :
Trompettes de la mort
Le thé aux champignons parfumé à la feuille de tanaisie.
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Lactaires, cèpes, lépiotes ...
Lièvre cuisiné façon « Royale »
Purée Cardinale.
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Les fromages d'Ardèche et d'Auvergne affinés : le plateau et deux lectures complémentaires (avec mon assiette de pâtes persillées).
ou
Déclinaison de tome du Velay aux artisous.
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Les douceurs avec les chauds, les glacés et les pâtisseries
à choisir suivant votre gourmandise.
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Mignardises, chocolat aux cèpes et caviar de lentilles
pour que la fête ne soit jamais finie.
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Et avec tous ces plats, nous n'avons pas bu que de l'eau. J'en veux pour preuve cette collection (à lire de droite à gauche dans le sens de la dégustation) ...
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Champagne, cuvée Fidèle, Vouette et Sorbée : un champagne très vineux, léger équilibre sur l'oxydatif ménagé, une fine minéralité calcaire, une belle épice douce. Persistance toutefois assez moyenne. Bien +
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Palette blanc, château Simone 2009 : d'aucun me souffle que ce vin est très élégant, floral, avec cependant une belle profondeur et une longue persistance (je ne suis pas allergique aux bulles, donc j'ai laissé ce vin aux "vieux" ulcéreux).
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Rully premier cru "Les Pucelles", 2010, domaine Jacqueson : un vin très sérieux et très vineux. Nez frais sur l'amande, mentholé et fruité, avec quelques notes d'élevage. La bouche est étonnamment puissante, tellurique et tendue. Belle gourmandise en bouche, qui finit sur des amers nobles. Très Bien ++
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Montlouis sur Loire, cuvée "Remus Plus", 2006, domaine de la Taille aux Loups (Jacky Blot) : un chenin très aromatique, floral et fruité. La bouche est magnifiquement construite, à la fois large, profonde et persistante. Belle fraîcheur minérale, salivante en finale. Excellent +
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Condrieu, cuvée "Vertige", 2007, domaine Cuilleron : grosse aromaticité et exubérance au nez comme en bouche. Equilibre entre le gras abricoté du viognier, le côté miellé et une acidité (sous forme d'agrumes murs) qui tend l'ensemble. C'est charnu et tendu, puissant et élégant. Je confesse que je serais parti personnellement sur un Vernon de Georges Vernay mais mes camarades ne se sont pas trompés sur le coup. Excellent
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Chablis premier cru "Les Vaillons", 1998, domaine Raveneau : un nez très fin sur "l'homme mort", coquilles d'huitre et poudre de calcaire. Encore de l'élevage sur ce vin qui m'a semblé vanillé et miellé. Une (relative) déception. Bien +++
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Châteauneuf du Pape, cuvée "La Crau", 2006, domaine du Vieux Télégraphe : un nez sudiste profond mais élégant, sur les fruits bien murs et très aromatique. Un touche de bouche magnifique, avec ce grain que j'affectionne dans les rouges. Belle épice douce. Finale à l'avenant. Très Bien +++
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Côte du Jura, 2002, domaine Macle : pas bu et vous devinez pourquoi (c'est pas bonnnn). Tout commentaire sera le bienvenu.
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Côteaux du Layon, "Clos du Pavillon", 1998, domaine Delesvaux : que c'est bon de retrouver ce pavillon, qui m'évoque toujours la tourbe, le malt (Islay) et des notes charbonnées (minérales) très intenses. Les sucres sont totalement intégrés. Petit bémol, une finale certes un peu courte, mais dans ce millésime plus que moyen, Philippe Delesvaux a réussi des prodiges. Très Bien ++
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Plus quelques alcools en fin de soirée (plutôt milieu de la nuit). En vrac et sans photo : Hudson Whiskey Bourbon, Highlands Single malt Oban 1996, Rhum JM, Highland Macallan Speymalt 1972, Cognac Darroze domaine de Martin.
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Que dire de plus, la description des plats et des saveurs est superflue, tant les mots sont bien incapables de transcrire nos impressions. C'est magnifique de bout en bout, une véritable explosion de saveurs : les produits sont nobles, les cuissons parfaites, les associations millimétrées, les portions bien équilibrées et le sommelier pointu et efficace (il nous a suggéré l'inversion du Rully et du Montlouis : chapeau pour le conseil). Mes papilles en sont encore tourneboulées. Les quelques 6 heures passées à table puis dans le salon ont défilé à une vitesse prodigieuse.
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Un grand merci à l'ensemble des participants pour cette belle soirée.
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Pour finir, je ne peux résister à la tentation ...
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Bruno