4 mai 2020

Résistance 13

Avec un saumon cuit au four :

Montlouis, Negrette 2013, Le Rocher des Violettes (Xavier Weisskopf) : nez floral assez intense, notes mentholées et de fraîcheur, pointe poudrée salivante (au sens propre, renifler le vin provoque une véritable et intense salivation). Impression de richesse. Attaque en bouche droite, à la limite stricte, sur une longue tension minérale. Aromatique intéressante, sur le caillou chaud, une fine salinité et une minéralité avec un grain. Finale enrobante, fraîche, vibrante. Allonge sur un côté minéral poudré, presque salin. Si un léger déficit en aromatique empêche despérer approcher meilleurs les vins de cette appellation, c’est quand même bien construit. Très Bien +

Bruno

3 mai 2020

Résistance 12

Toujours en Alsace avec les « restes » de ce même poulet au four. J’ai tenté pour la science ce :

Alsace, les Rocailles 2015, domaine Paul Ginglinger : robe rouge brillante, profonde et sans traces d’évolution. Si le premier nez est un peu fermé, l’aération permet de percevoir des notes de fruits noirs, sur la puissance et la gourmandise. Quelques fragrances fumées et réglissées complètent cette palette. Bouche d’une folle gourmandise, complexe, équilibrée, tendrement acidulée entre tension acide et corbeille de fruits rouges et noirs gorgés de soleil. Gourmandise, suavité et sève de noble origine. Tannins encore jeunes bien sûr, mais de belle facture. Finale étirée, enveloppée sur une pointe de glycérine, laissant apparaître en rétro-olfaction une acidité vibrante qui vient titiller (de belle façon) les papilles. Fraîcheur ultime avec cette impression de fins tannins anguleux en finale. Quelle jeunesse, quelle élégance et quelle empreinte. A garder encore quelques années pour qu’il atteigne son optimum de plaisir. Excellent

Un « vrai » pinot noir comme je les aime !

Bruno

2 mai 2020

Résistance 11

On reste en Alsace pour accompagner un poulet au four, pommes de terre et carottes :

Alsace, Rouge de St Hyppolite 2005, Marcel Deiss : robe rouge évoluée, tirant sur des tons marron-orangé, encore profonde. Nez sur les fruits noirs, la cerise noire plus précisément, des notes fumées et épicées. Complémentairement se dégage une impression de rondeur et de velouté. Bouche avec une attaque franche et droite, sur les fruits noirs, vite remplacés par une structure très épicée. Finale ronde, peut-être un peu trop « capiteuse » pour approcher les sommets. Effet millésime ? Un pinot (?) un peu atypique à mon goût. Bien ++

Le stock baisse dangereusement, le seuil des 400 bouteilles va bientôt être franchi …

Bruno