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22 avril 2018

« La guerre des Paul(s) n’aura pas lieu »

Week-end de transition avant un séjour en baie de Somme à venir, avec quelques restaurants programmés.
Menus divers avec en main-course un risotto aux asperges le midi, un dos de cabillaud au four le soir. Comme accompagnement, nous choisissons donc respectivement :

Muscat 2015, domaine Paul Blanck : un vin aromatique, sur des notes terpéniques douces propres au cépage. Puissance mesurée, de l’énergie et du volume, sur une base florale et aérienne. Finale sèche (au sens « pas sucrée ») mais tendre. Simple et jeune, mais déjà tellement séduisant. Un vin croquant sous la langue ! Très Bien +
Pinot blanc 2015, domaine Paul Ginglinger : vin minéral sur une acidité fine, équilibrée et très mesurée. Notes florales et de fruits blancs (poires), avec une touche tendre. Très joli gras sur la finale étirée qui révèle une pointe d’amers sur laréglisse. Un vin tout en dentelle et en élégance, sans sacrifier à une belle persistante. Très Bien +
Des vins de cépage oui, mais de beaux et grands vins réalisés par des artistes. Match nul entre les deux Paul, sur des équilibres différents évidemment (un grand merci respectivement à Philippe et à Michel pour ce cadeau).
Décidemment, « La guerre des Paul(s) n’aura pas lieu » !

Bruno

2 mai 2017

Domaine Paul Blanck à (68) Kientzheim

Crédit photographique : (C) domaine Paul Blanck

Première visite de domaine en ce mardi matin, chez Paul Blanck, à Kientzheim. Nous sommes reçu par un ouvrier du domaine avec qui nous débutons la dégustation. Puis rapidement, Philippe, l’un des deux cousins, nous convie à la table de son distributeur au Brésil. Dégustation animée, pleine de pédagogie et de sympathie, qui nous a emmené jusqu’au repas du midi que nous avons pris ensemble dans un charmant restaurant dans le village (Côté Vigne).
Nous remercions très chaleureusement Philippe pour cette dégustation de très haut niveau, menée dans une ambiance conviviale. Une très grande gamme, depuis les « cépages oubliés » jusqu’aux Grands Crus, en passant par les Classiques et les Lieux-Dits. C’est pourquoi nous n’indiquerons pas d’appréciations, tant il serait illusoire de vouloir classifier les vins.
Place à la dégustation.
Pinot blanc 2014 : fraîcheur, vivacité, tonicité et immédiateté pour ce vin de copains.
Auxerrois 2016 : immédiateté au nez, sur des notes florales. Belle bouche, un peu ronde, avec quelques sucres résiduels. Joli gras vibrant en finale.
Riesling 2016 : nez classique sur la finesse, bouche traçante et fine minéralité en finale.
Riesling, Rosenbourg 2015 : plus sérieux et plus vineux. Structure tellurique en bouche, sur une belle aromatique presque terpénique.
Riesling, Patergarten 2015 : finesse et floralité au nez, complété par une touche confite de belle expression. Gras en bouche, mais avec toujours une composante aérienne. Finale sur une aromatique élégante, mêlant acidité, amertume et salinité.
Riesling, Patergarten 2009 : magnifique nez pétrolé et fumé, encore plus fin et plus développé avec aération. Equilibré sur le citron et la vivacité. Bouche sur une maturité idéale, encore jeune. Gras élégant, équilibré sur l’acidité, l’ensemble claque sur la finale, avec une composante végétal / minéral / acidité noble.
Riesling, Grand Cru Schlossberg 2014 : finesse et tension au nez, une touche de « sucre Candy » et une belle acidité citronnée. Bouche sur grande et belle acidité, minérale sur un substrat gras, se terminant par une finale vibrante, élancée.
Le même vin carafé révèle un nez un peu poudré, anisé, avec une aromatique décuplée. La bouche a magnifiquement pris du volume, de l’expansion. Grande aromaticité et joli gras complètent l’ensemble. Finale sur plus de salinité, qui marque les papilles.
Riesling, Grand Cru Furstentum 2014 : nez sur une minéralité plus calcaire, floral et toujours anisé. Bouche très jeune, sur une structure acide et saline qui demandera du temps pour se révéler totalement. Un vin avec un très gros potentiel.
Riesling, Grand Cru Sommerberg 2012 : un nez presque semi-oxydatif, avec des notes de sucre chaud et de noix vertes. Bouche douce et tendue, sucrosité légère et élégante. Salinité qui dessine une finale fraîche et très longue.
Riesling, Grand Cru Sommerberg 1991 : un vin ouvert, sur le pétrole un peu madérisé, second nez sur la térébenthine. Superbe bouche énergique, saline sur le bonbon « Menthos ». Empreinte grasse, glycérinée, sur des notes exceptionnelles de bois de cèdre.
Le même vin carafé acquiert plus de volume encore, reprend un coup de jeunesse, développe des notes de pâte de noix vertes, sur une grande astringence noble et vibrante.
Muscat 2015 : typique du cépage, une belle énergie, des notes de chèvrefeuille, m’évoque la fête foraine. Un sec muscaté festif.
Muscat 1990 : floral, aérien, subtil, sur le menthol. Bouche semi-perlante, sur des notes ultra-fraîches, une équilibre sec en bouche. Finale sur le fil du rasoir, un peu à la « Coche-Dury ».
Riesling, Patergarten 1990 : on dépasse les classiques du riesling, avec un pétrolé fin et mentholé, des notes aromatiques intenses mais fraîches et élégantes. Encore un beau potentiel de vieillissement pour ce vin de méditation.
Pinot Noir 2015 : du fruit (intense), des notes de tabac, une touche d’épices douces. Bouche structurée, sur les fruits, des tannins veloutés et une belle mâche.
Pinot Noir « F » 2015 : vin issu du grand cru Furstentum, légère évolution au nez, sur une base fruitée solide et profonde. Grain tannique de belle expression, amers nobles sur le végétal (la ronce).
Après carafage, le vin est plus rond, plus polissé, sans renier son assise terrienne, tellurique et énergique. Une aromatique presque italienne, un allonge superlative et de la matière dessinent un grand vin de gastronomie (qui en mettrait à pas mal de Bourgogne).
Pinot Gris, Grand Cru Wineck-Shlossberg 2015 : aromatique superlativement aérienne, sur la poire et l’abricot, sans lourdeur. Bouche sur une fine acidité saline, salivante, d’une granulosité élégante. De la soie et du taffetas en finale, une sorte de douceur douce !
Le même vin carafé présente à la fois un nez plus fin et plus élégant (si si, c’est possible) et une bouche dont la structure est décuplée.
Pinot Gris, Grand Cru Wineck-Shlossberg 2005 : aromatique plus terrienne, une touche de caramel au beurre salé en sus. Bouche riche, sur la cire et l’encaustique, le miel. Belle marque en finale, profonde et intense.
Pinot Gris, Grand Cru Furstentum 2012 : un vin plein en bouche, sur un équilibre subtil, une aromatique fine et élégante. Acidité légèrement perlante, amertume superlative et notes de sucres chauds en finale.
Gewurztraminer, Altenbourg 2012 : floralité intense sur la rose de Damas, laissant une impression de soie. Bouche classique du cépage, une belle rondeur sur de beaux amers, les sucres étant intégrés à l’ensemble.
Gewurztraminer, Grand Cru Furstentum 2009 : plus sérieux et moins immédiat, élégance superlative en bouche, du gras, des senteurs, des saveurs, une touche miellée, un extrait sec élevé pour ce grand cru.
Gewurztraminer, Grand Cru Mambourg 2011 : du sérieux, du sérieux et du sérieux. Un véritable vin de gastronomie, plein, élégant, large et long. La charge de sucres est parfaitement intégrée, ce qui donne une sorte d’élégance musclée. Bouche alliant acidité et aromaticité. L’excellence au service d’un dessert pas trop sucré.
Voilà, fin de cette dégustation marathon menée de main de maître par Philippe, qui nous convie à terminer cette parenthèse au restaurant (où nous avons bu un Riesling, Grand Cru Wineck-Shlossberg 1999 puis un Riesling, Grand Cru Furstentum 2000).
Très grand domaine, très belle gamme et très grand accueil. Un grand merci à Philippe d’avoir été un guide passionnant et passionné lors de cette matinée.

Bruno

22 juin 2013

Anniversaire (suite sans fin ...)

Hasard de la vie ou heureux présage, l'invitation que nous avions lancée pour cette soirée coïncidait avec l'anniversaire de notre invitée ! Sans prise de notes, voici mes quelques impressions après une nuit assez courte ... 
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En apéritif, un excellent Champagne RD 1985, Bollinger : une robe ocre jaune intense et profonde, sur un pétillant encore bien intact à l'ouverture. Le vin se caractérise par un équilibre au nez sur le semi-oxydatif très élégant. La bouche est totalement en accord, complexe, profonde et vineuse. Très beau volume équilibré entre l'oxydatif ménagé et une sorte de gras qui vient enrober l'ensemble. Trame minérale traçante. Au fur et à mesure de l'aération, le pétillant s'estompe, sans dommage pour un vin qui prend (encore plus) de présence. Excellent
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Avec un magnifique risotto aux asperges crues, filet d'huile de truffes (digne du TGJP), un Weisburgunder trocken 2012, Qualitätswein mit Prädikat, Nahe, Hermann Dönnhoff : accord d'anthologie avec le risotto. Une robe jaune pâle, presque incolore. Un vin qui pourrait sembler "simple" dans sa première expression, mais qui finalement s'avère très sérieux. Floralité au nez, avec une pointe de peps (perlant ?), très vivifiant sur le citron / la citronnelle, avec un supplément de profondeur. Une sensation (déjà) de corpulence. En bouche, c'est tendu sur une belle acidité. Amers agréables, avec une touche de gras de bon aloi. Minéralité complexe et vibrante, presque saline. Un vin de type sec-tendre qui sait se découvrir. Excellent
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Avec des cailles farcies au foie gras, morilles et pommes de terre sautées, un Volnay, Premier Cru Clos des Ducs 2004, domaine du Marquis d'Angerville : un vin finalement assez marqué par son millésime. Plutôt sur un registre assez rustique, très fumé (étonnamment). Le fruit est présent mais il y a malgré tout un léger manque de maturité et de profondeur. Un demi-corps qui se marie bien avec le côté doux du farci au foie gras. Bien ++
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Avec un plateau de fromages des Alpes, un Vin de Savoie, Jacquère 2011, domaine Dupasquier : une légère déception avec ce vin qui est apparu plutôt plat et manquant d'allant, mais je l'ai particulièrement mal placé. Manque clairement d'aromatique à ce stade et à ce niveau de service. A revoir
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Avec une mousse au chocolat, fraises au chocolat et cerises, un Maury, Mas Amiel 1990 : une robe rouge tuilée et cuivrée du plus bel effet, avec des reflets presque nacrés. Nez très sudiste, sur la figue, des notes de chocolat et de pruneau. Le fruit rouge est également présent. En bouche, mêmes impressions, complétées par les pruneaux, un rancio léger et une sensation d'alcool mesurée. La charge en sucres apparaît réduite. Aucune impression de lourdeur ou d'alcool, tant le vin est équilibré par son acidité. Belles notes Très bel accord avec le dessert. Très Bien ++
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Pour finir (et oui !), un maintenant classique Marc de Bourgogne du Clos de Tart : que dire ? La soirée s'est bien finie (mais tard) !!!
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Une soirée placée sous le signe de l'amitié, avec des vins qui se sont particulièrement bien goutés. Un très bel anniversaire à l'amie Marie.
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La suite au prochain numéro.
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Bruno