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14 février 2019

Une Saint Valentin bien particulière

Saint Valentin extrêmement originale cette année puisque, loin d’un dîner en tête-à-tête très carte-postale, nous avons été conviés à un concert du groupe mondialement connu, les « Pink Frogs ».

On connaissait l’ami François en tant que Borat (du temps des grandes heures), et d’autres déguisements encore … le voilà maintenant batteur de rock’n roll dans une formation dont le gimmick est de reprendre les airs de Pink Floyd.
RDV pris entre amis au Bistrot Blériot, à quelques encablures de la maison de la Radio dans le XVI° arrondissement. Carte bistrotière de belle facture, des cuissons de viandes justes et quelques pépites (le patron connaît très bien Arnaud Lambert ...) pour nous réhydrater, tout était présent pour une belle et douce soirée, et c’en fût une (même si nous avons regretté l’absence de reprise de chansons de Julien Clerc ou autres chanteurs de droite 😉).

Au cours de cette soirée, nous avons bu :
Saumur, coulée de St Cyr 2014, domaine de St Just : un chenin de gastronomie, taillé sur une structure florale et minérale, puissant, avec de la mâche presque tannique. Une forme accomplie d’opulence équilibrée par une grande acidité et une aromatique fin. Salivant en finale presque « perlante ». Pas de notes de « Brézé » dans ce vin. Droiture, minéralité et complexité. Excellent
Saumur, Clos du Midi 2017, château de Brézé : William, le parton du bistrot étant un fan des vins d’Arnaud Lambert (et un ami), nous avons pu tasté rapidement ce vin, d’une finesse extrême au nez, avec des notes aromatiques très marquées de pamplemousse rose, complétées par une finesse / trame minérale effilée. En bouche, c’est au contraire extrêmement gras, sur la rondeur mais sans mollesse. La trame minérale venant étirer l’ensemble. Malgré son très jeune âge, un vin déjà presque prêt, pour un plaisir plus sur l’immédiat. Très Bien ++
Beaujolais-villages, Cerise sur le gâteau 2017, domaine de Thulon : un panier de fruits rouges et noirs d’une maturité optimale, gouleyant mais gras, puissance qui « pinote », acidité redoutablement acérée mais équilibrée par la corpulence et des tannins crémeux et sphériques, droiture, un super vin de copains à boire pour lui-même, légèrement rafraîchi, en été, sous la pergola. Excellent +
Voilà, après le démontage de la batterie, retour dans nos pénates pour une courte nuit, mais pleine de beaux souvenirs. Superbes reprises, un son sérieux créé par des musiciens qui ne se prennent pas au sérieux. La recette du succès (bon, il manquait quand même Christian Vander à la batterie !).
On attend le disque !
A quand le prochain concert avec la reprise de « Saucerful of Secrets » ?

Bruno

17 août 2016

Dégustation chez Paul Janin et fils à Romanèche-Thorins (69)

Eric étant occupé à l'entretien des vignes, c'est le papa Paul qui nous reçoit pour cette dégustation du millésime 2014 du domaine.
Un grand merci à Paul pour son accueil, ses explications et surtout pour le cadeau de cette bouteille de « Clos du Tremblay 1984 ». Le sens de l'hospitalité beaujolaise !
Beaujolais-Villages, les vignes des Jumeaux 2014 : un village très bien construit, sur une trame de fruits rouges acidulés, mais pas que. Une belle framboise confite (pas compotée), une belle maturité dans des tannins très fins et un soyeux en bouche qui domine. L'entrée de gamme typique, diablement née. Très Bien +
Moulin à Vent, les vignes du Tremblay 2014 (vignes de 50 à 55 ans de moyenne d'âge sur un substrat majoritairement granitique) : plus de sève et de construction au nez, c'est normal puisqu'il s'agit d'un (grand) cru. Belle structure générale bâtie sur la fraîcheur, charge tannique fine quoique plus concentrée que sur le précédent vin, un joli soyeux allié à une corbeille de fruits bien mûrs. Finale ultra-fraîche et d'une belle persistance. Excellent
Moulin à Vent, Héritage (ex Clos) du Tremblay 2014 (très vieilles vignes de plus de 100 ans sur un substrat d'argiles rouges et de granit): un premier nez révèle une légère réduction boisée … vite remplacée par une structure de velours. Tannins soyeux sur une charpente bien présente mais équilibrée par l'acidité. Beau fruité intense, que l'on retrouve en bouche, avec une rondeur douce en finale. Potentiel de garde superlatif pour ce vin qui fêtera allègrement ses 20 ans sans soucis. Un beaujolais qui pinotera dans quelque temps. Excellent +
Beaujolais-Villages blanc 2014 : un joli grain au nez, avec une pointe de gras et de beaux amers nobles, à la manière de certains vins de la Côte d'Or. Impression forte d'élégance. Bouche sur les agrumes, grasse et ronde, avec une belle salinité en finale. Très Bien +

Avant de charger la voiture avec quelques cartons, Paul Janin nous présente sa cave personnelle, rangée récemment. Quelques bouteilles issues d'un fond de cave présentent un niveau relativement bas (tout est vraiment relatif). Il nous offre alors un :
Moulin à Vent, Clos du Tremblay 1984 (vite bu dans la semaine, avec des amis et en compagnie d'une belle pièce de bœuf) : premier nez sur des notes de cerises à l'alcool (typé kirsch) mais sans sensation d'alcool, de menthe fraîche et de fragrances secondaires (fraises des bois écrasées, framboise, agrumes), une touche de réglisse en sus, le tout dans une aromatique soyeuse.La bouche est totalement en accord. Du volume, des tannins polissés mais avec du caractère, une sorte de gras qui s'associe avec bonheur à une acidité toujours présente. Il se dégage de ce vin un sentiment de douceur et de sérénité, avec une énergie encore bien vivante. Finale (où l'on retrouve les fruits rouges et les notes de kirsch) qui possède une empreinte superlative, vibrante et claquant sur la langue. Sublime pinot / beaujolais.
En conclusion, un grand domaine avec de grands et beaux vins de garde. Tous mes remerciements vont à Paul Janin pour ce présent.
Si 2014 se révèle une nouvelle fois un très grand millésime, nous sommes impatients de goûter les futurs 2015 où la cuvée « vieilles vignes des Greneriers » sera de nouveau produite.

Bruno

29 juin 2012

Visite chez Jean-Marc Burgaud à Morgon (69)

Crédit photographique : Vin-Terre-Net
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Début de notre périple en Beaujolais chez Jean-Marc Burgaud. Malgré un emploi du temps contrarié par une saison plus que capricieuse, et qui fait la part belle au Mildiou, je dois une nouvelle fois louer la disponibilité de Jean Marc avec qui (et son épouse Christine) nous avons passé trois belles heures de dégustation, de discussion et de rires. Un grand merci Jean-Marc !
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Nous débutons par le Beaujolais-Villages 2011 : un nez acidulé, suave, avec une belle impression de mâche. La bouche est gourmande, un peu ronde en attaque, sur de beaux fruits murs. Belle acidité qui équilibre l'ensemble. Finale salivante, sur une petite amertume qui ne demande qu'à se fondre. Très Bien
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Nous passons ensuite à une longue série de Morgon.
Morgon Vieilles Vignes, Grands Cras 2011 : très joli nez floral, sur la violette, avec une pointe de framboise. La bouche est droite, un peu perlante, sur une minéralité salivante. La légère astringence des tannins est bien équilibrée par un réglissé discret. Un vin qui possède une très belle structure, se terminant par des amers salivants. Très Bien
Morgon, Charmes 2011 : un nez plus immédiat, plus évident, très fruité, frais, presque mentholé. La bouche est très suave, avec déjà une impression que le vin morgonne, toujours avec en arrière-plan une pointe de menthe. Belle finale soyeuse, très agréable, presque prêt. Bien++
Morgon Côte du Py 2011 : sa mise récente (deux semaines) a un peu perturbé mes sensations. Un nez qui impose une impression de profondeur, de vinosité et de réglissé. La bouche est en léger décalage, sur un équilibre de demi-corps. C'est frais et fin. La finale apparaît très terrienne, un très beau grain en bouche. Malgré la perturbation liée à une mise récente, le vin est potentiellement Très Bien++
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Nous passons ensuite à une dégustation de vins sur fût.
Morgon Réserve 2011 : impression de densité et de vinosité au nez. La bouche révèle une très belle structure suave. Magnifique profondeur. Tannins fins. Finale fraîche, réglissée, ultra persistante. Un beau toucher de bouche en résumé, presque sur un équilibre beaunois. Excellent
Morgon Javernières 2011 : un peu de rafle au nez. Un vin qui présente un équilibre sensiblement identique au précédent, mais avec sans doute encore plus de profondeur, de vinosité et ... un supplément d'élégance et de corpulence ! Excellent++
Morgon James 2011 : première impression grillée qui s'estompe légèrement à l'aération. En bouche, encore plus de structure, mais avec toujours cette impression globale de fraîcheur et d'élégance. Une astringence noble (végétal mur lié au rafles) magnifique en finale. Potentiellement Excellent+++
Morgon James 2011 (autre fût) : changement de registre avec un nez plus frais mais également plus boisé. La structure globale est sur un équilibre plus fin. Un peu court en finale. Très Bien++
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Retour enfin en bouteilles avec d'abord un Morgon Javernières 2010 : nez très élégant, sur un registre de fruits rouges bien murs, mais pas trop, et une impression de fraîcheur. La bouche est complexe, à la fois acidulée et veloutée. Si les tannins restent encore un peu astringents, le vin possède un très beau toucher de bouche, de la mâche et une sensation traçante. Finale gourmande et salivante. A l'aération, encore plus beau, mieux défini et plus profond. Excellent++
Enfin, un Morgon Côte du Py 2003 : passé un nez sur les pruneaux à l'alcool et le kirsch, la bouche est encore très droite, à peine marquée par le millésime. Fraîche, fruitée (cerises), une belle acidité de réserve, des tannins présents et encore un peu anguleux. Frais en finale. La seule "critique" que l'on pourrait lui adresser : une finale un peu courte. Très Bien
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Un grand merci à l'ami Jean Marc (et aux deux Nico pour leur "prêt") et à très bientôt.
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Bruno