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1 janvier 2015

Vins de réveillons !

Premier réveillon le 24 décembre au soir alors que nous attendons fébrilement le père Noël. Repas classique, avec des vins classiques.
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Comme mise en bouche, un Champagne, premier cru Fleur de Champagne, Duval-Leroy : c'est fin, frais, minéral crayeux, une acidité tendue élégante, qui donne à l'ensemble une impression de vivacité. La finale se présente sur un équilibre plus rond et brioché. Très Bien +
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Avec un foie gras mi-cuit au sel, un Corton-Charlemagne grand cru, 1999, domaine Rapet : la quintessence du chardonnay. Vivavité citronnée, tension minérale entre poudre calcaire et coquille d’huîtres, légère rondeur grillée sur les amandes, amers nobles superlatifs. Longueur exceptionnelle. Une bouteille d'anthologie qui fera date dans mon panthéon de la Bourgogne. Superbe
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Avec des tournedos de cerf, un Côte Rôtie, Côte Brune 1999, domaine Jamet : deuxième claque de la soirée avec cette syrah noble, construction à la fois élégante et corpulente, notes de fruits noirs intenses, murs et profonds, légères épices douces, charge tannique impressionnante mais déjà crémeuse et salivante. Saveurs réglissées avec quelques notes de jeunesse toutefois encore. Finale d'une longueur superlative. Seuls des tannins restant à polir complètement nous empêchent d'atteindre le nirvana. 15 ans et si jeune. Excellent +
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Apéritif du midi de Noël avec ce Sancerre, Chêne Marchand 2011, domaine du Carrou (Dominique Roger) : très joli sauvignon noble, un côté variétal présent bien sur mais complété et complexifié par une rondeur élégante, des notes rappelant le chardonnay (amandes / grillé). Finale tendue et fraîche.Un vin sur sa prime jeunesse mais déjà très beau. Excellent
Ce vin sera également un très beau compagnon d'un carpaccio de saint jacques à l'huile de truffe.
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Avec une poule faisanne, un Gevrey-Chambertin, premier cru aux Combottes 2006 du domaine Rossignol-Trapet : une robe profonde et dense, un nez qui pinote plus vers les fruits noirs, cassissés, fumés et réglissés. La bouche est élégamment corpulente, une belle acidité de structure et une finale sur la fraîcheur. Excellent
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Repas de Noël familial en Normandie ensuite, 20 personnes accompagné(es) de 3 vins issus de ma réserve personnelle : un Saint-Aubin, premier cru la Chatenière 2008 de Marc Colin toujours salin, quoique devenant avec les millésime plus minéral fin, une tension bien présente et une belle association avec un Saumon gravlax. Un très beau et très croquant Saumur, Clos Mazurique 2012 du château de Brézé (Arnaud Lambert) dont le fruité immédiat, explosif et les notes de Cabernet se sont parfaitement comportés face à une tourte au foie gras maison et enfin un Côteaux du Languedoc Pic St Loup, Ermitage du Pic St Loup, cuvée Guilhem Gaulcem 2008 plus sérieux, plus tannique, plus méridional et plus aromatique qui a également fait bon ménage avec un magret de canard en tourtière.
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Dernier repas de l'année enfin en ce 31 décembre au soir. Ayant zappé les voeux des deux derniers incapables présidents, c'est l'esprit tranquille que nous débutons les festivités.
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Juste pour le plaisir des yeux, une côte de boeuf Charollaise, maturée 50 jours à la cendre et des herbes dès le départ de la maturation (merci à Matthias de la précision). En haut, la bête attend son heure - au milieu, elle sort de son sauna - en bas,les gourmands vont pouvoir juger ... (rien que la cuisson déjà ...).
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Mais avant, avec un foie gras, déception quand même avec ce Chablis, premier cru Forest 2008 de Vincent Dauvissat : pas de défaut, mais un vin plat, sur l'acidité et la minéralité mais sans les éléments strictement nécessaires à son habillage. Bien
Notez qu'après 24 heures d'ouverture et la bouteille entamée à moitié, aucune évolution n'a été décelée.
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Et bien tant pis, nous nous vengerons sur le boeuf et cet exceptionnel Volnay, premier cru Fremiets 2005, domaine d'Angerville : première claque au nez avec une complexité superlative, à la fois sur les fruits noirs et rouges, le réglisse amer, le cassis, une pointe de ronce. La bouche est corpulente, sans doute plus Pommard que Volnay (comme certains Montrachet peuvent être plus Batard que Montrachet !). Tannins nobles, certes encore anguleux mais d'une finesse extrême. Fraîcheur et végétal noble. Accord magique avec le côté aromatique de la viande. Finale ouch .... Superbe
Aucun soupçon de fermeture dans ce vin. Je crois que 2005 est finalement un millésime exceptionnel ... par son côté adaptable à toute circonstance. Je crois devoir tester un autre cru d'ici peu.
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Si 2014 s'est parfaitement terminée sur le Volnay, il ne fallait pas non plus rater l'entrée en matière de 2015. Donc, retour une nouvelle fois vers des valeurs sures, pour accompagner quelques petits fours pâtissiers (sans chocolat pour ma part). Un Côteaux du Layon, SGN 2009, Philippe Delesvaux : et boum, une seconde claque. Bien sur, c'est jeune, mais on apprécie le côté immédiat, ananas, confit et rôti, l'acidité du cru qui adoucit les sucres, une pointe légèrement perlante, un côté presque tannique (si si). La finale est immensément longue, salivante, gourmande. Superbe
Ouf, 2015 s'annonce bien !
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Je passe sur un Latricières-Chambertin 2007 du domaine Rossignol-Trapet indigne de son statut de grand cru : une robe légère presque passée, un nez quasi-muet, quelques effluves de cassis et une bouche acide, raide, dissociée, sans consistance. Un pinot noir de noble origine ? Non, plutôt un « vil et déloyal gamez » !
Réflexion après coup : cela fait déjà 3 fois que j'ai des mésaventures avec 2007 en Bourgogne. Si certains se sont fait des gorges chaudes des 2004, je dois avouer avoir eu du plaisir (sur leur jeunesse) avec ce millésime alors qu'aujourd'hui, le 2007 me paraît très largement au-dessous ! 
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Maintenant, place à la bonne résolution : pas d'achats de vins en 2015 (ma cave est pleine et je dois la déménager sans avoir encore trouver de lieu d'accueil - avant le 1er mars).
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Une très belle et très joyeuse nouvelle année à toutes et à tous.
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Bruno

28 décembre 2013

Une semaine d'agapes en Normandie

A l'occasion d'une semaine passée en Normandie en famille, quelques repas de fêtes ont été bien accompagnés. N'ayez crainte, je ne vais pas vous affubler d'une « liste à la LaurentG » (© Bobosse 2013), car le vin ne se limite pas à une note laconique lancée de façon péremptoire (et cela devient très rapidement lassant), mais au partage des nombreux plaisirs que la table nous procure.
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Voici donc quelques indications sur mes ressentis pris sur le vif et sans notes.
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Pouilly-Fuissé, Clos Reyssier 2008, domaine Delorme : un joli Pouilly-Fuissé construit sur une belle acidité, une trame minérale élégante, peut-être un léger manque d'aromatique, mais une belle finale longue, fraîche, finement minérale, tendrement saline et sur de légers amers grillés. Très Bien
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Chablis, premier Cru Vaillons 2002, domaine Laroche : Le syndrôme de Pierre Morey a encore frappé. OXYDE. Il serait vraiment temps qu'une prise de conscience générale de la bourgogne viticole ait lieu, car le coefficient d'oxydation prématuré est incroyablement élevé. Je passe !!!
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Lors du réveillon du 24 décembre, servi sur un foie gras au porto maison, un Chablis, grand cru Grenouilles 2000, la Chablisienne : un nez sur la minéralité fine / calcaire de Chablis, avec un supplément de profondeur et (déjà) une grosse une impression de puissance. La bouche est tendrement miellée, équilibrée entre gras, puissance et minéralité calcaire fine. Quelques notes de coquilles d’huîtres, un soupçon de vanillé et une magnifique finale, complexe à souhait (droite, saline, salivante, encore de beaux amers nobles ...). Bref, c'est Superbe
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Alsace Riesling, Grand cru Pfersigberg 2007 : c'est riche, onctueux, corpulent / opulent, mais traçant grâce à une trame citronnée (léger confit), minérale, saline, tendre et doucement pétrolée. Excellent
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Saumur blanc, les Perrières 2011, domaine de Saint Just : Un chenin pur, floral, de demi-corps, avec une sapidité fine. Bouche tendre et tendue, sur une belle définition. Finale finement minérale. Bien ++
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Chassagne-Montrachet, premier cru Clos du château de la Maltroye 2007 : un Chardonnay de noble origine, structuré, une impression glycérinée, des notes d'amandes amères salivantes. Très belle finale légèrement grillée. Très Bien ++
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Vin de Pays des Collines Rhôdaniennes, l'Art Zélé 2011, domaine Faury : une syrah pure, tendre, croquante, sur un équilibre floral, épicé et fruité. Tannins crémeux sans aucune mollesse. Structure bien présente et élégante, profonde en finale, évoquant presque une Côte Rôtie. Comme d'habitude, Excellent
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Chiroubles vieilles vignes, 2011, domaine Chapuy : Un gamay suave, un fruité sérieux, un grain en bouche élégant, un vin qui n'est pas lisse, à l'image de son concepteur. Tannins agréables, mi-polissés mi-rocailleux (dans le sens positif du terme). Finale terrienne qui a du caractère et de la personnalité. Un rapport qualité/prix imbattable. Très Bien +++
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Saumur Champigny, les Terres Rouges 2009, domaine de St Just : un bouquet de cerises au nez comme en bouche, un grain tannique assez imposant, légèrement granuleux mais soyeux. Une finale peut-être un peu dissociée ? Bien +++
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Lors du réveillon du 24 décembre, pour accompagner des filets de boeuf au poivre, sauce au foie gras, un Nuits Saint Georges, premier cru les Saint Georges 2000, domaine Chicotot : nez complexe, à la fois sur un fruité type cerises et pruneaux à l'alcool, une pointe réglissée, une touche grillée / résinée et des notes tertiaires (feuilles mortes), l'ensemble dégageant encore / toujours une impression de fraîcheur et de jeunesse. La bouche est en accord total avec le nez. Un pinot profond et corpulent, soyeux, suave et sensuel, sur une base fruitée. Un grain tellurique du plus bel effet, l'archétype du vin de caractère que j'affectionne particulièrement. Signe qui ne trompe pas : la bouteille n'a pas survécu au repas. On touche au Sublime, l'un de "mes" meilleurs bourgognes de 2013.
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Côte Rôtie, Blonde du Seigneur 2001, domaine Georges Vernay : un nez très séveux, tannique, concentré et vineux. Notes de fruits noirs intenses et presque confites. La bouche est bâtie sur un équilibre de grosse puissance tannique, mais droite et très fraîche. Epices intenses, sans notes florales. Tannins polis en finale. Très Bien (sans doute un peu trop corpulent à mon goût).
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Nuits Saint Georges, premier cru En la Rue de Chaux 2006, domaine Chicotot : un pinot patiné, sur des notes secondaires et tertiaires qui respectent encore le fruit. Grillé léger, notes de cassis, une touche glycérinée (rondeur), et une évolution modérée. Tannins domestiqués mais présents, équilibrés par une acidité encore remarquable, le tout dessinant une suavité extrême en bouche, et en finale, qui laisse une marque sensuelle très persistante. Excellent ++
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Lirac, les Muses 2010, domaine du Joncier : c'est rond, très aromatique, gorgé de soleil, sur les fruits noirs bien matures, une belle pointe d'amertume en sus (mourvèdre majoritaire). Un vin très buvable. Très Bien +
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Lors du réveillon du 24 décembre, pour accompagner un macaron au chocolat et aux amandes, un Riesling Auslese (Mosel-Saar-Ruwer), Kaseler Nies'chen (Alte Reben) 2004, Erben von Beulwitz sur un équilibre aromatique très riche, presque "SGN". Notes d'ananas confits / rôtis, de liqueur équilibrée entre la puissance des sucres et l'acidité redoutable et la grande minéralité schisteuse du vin. Pétrole doucement. Grande élégance en finale. Excellent ++ (étonnamment, l'accord avec le chocolat fonctionne très bien !).
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Maintenant, au régime en attendant le 31 !
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Bruno