15 décembre 2019

Roots !

Week-end de transition avant les fêtes avec une envie de retourner aux origines, avec ces vins « de la première heure », puisque fréquentant les domaines depuis plus de 10 ans, voire 15 ans pour certains. Au gré des plats (poisson, st jacques et pintade), une sélection de 2 blancs et d’un rouge.

Riesling Grand Cru Pfersigberg 2007, domaine Paul Ginglinger : robe dorée légèrement évoluée. Premier nez très expressif, sur le pétrole, les agrumes jaunes (citron), avec un côté opulent / exotique / mûr. Bouche de demi-corps, bâtie sur une belle acidité, fraîche. Notes d’agrumes (citrons / pamplemousses), un côté « enrobé » mais sans sucre, une sorte de tendresse gourmande. Un vin classique de la région. Finale fraîche, manquant peut-être un peu de longueur (effet millésime ?). Très Bien
Pernand-Vergelesses, premier cru Ile des Vergelesses 2008, domaine Rapet père et fils : une robe rubis claire, peut intense et présentant quelques traces évolutives. Nez de pinot beaunois, avec des fragrances de petits fruits rouges presque acidulés, une composante « kirsch » et un fond fumé caractéristique du cru. Bouche un peu marquée par le millésime, acidulée mais ne manquant pas de charme. Tannins de belle facture, bien polissés par la garde, laissant une impression veloutée sur la langue. Un grain de caractère croquant, et une acidité de structure. Aromatique sur les fruits rouges, une pointe glycérinée et une fraîcheur en complément. Finale sur l’élégance. Très Bien +
Saumur, Coulée de St Cyr 2010, domaine de St Just (Arnaud Lambert) : appréciant particulièrement les vins d’Arnaud, j’avoue qu’en regardant la bouteille, j’ai eu un doute. Le vin n’était-il pas un peu (trop) vieux, eu égard au cru et à la jeunesse de l’expérience d’Arnaud en 2010 ? Flagrant démenti avec une bouteille qui flirte avec l’exceptionnel. Robe jaune pâle d’un bel éclat, sans aucune trace d’évolution. Robe jaune dorée, une légère pointe d’évolution. Nez de chenin plutôt aromatique, fleurs blanches, pâte de coing, fragrances fumées, l’ensemble sur une base solidement minérale. Bouche avec un jus d’anthologie, presque tannique. Tension et gras se conjuguent parfaitement, minéralité et aromatique se complètent. C’est énergique et tellurique, sans opulence mais avec assurance. Un grain salivant … et un côté charmeur presque bourguignon, avec ces notes grillées fines, cette amertume vibrante et cette douce rondeur presque tannique, l’ensemble se prolongeant jusqu’à une (très) grande finale. Mes papilles en sont encore tout en émoi. Tutoye l’exceptionnel (et quel accord avec les noix de st jacques juste snackées !

C’est bien de revenir de temps en temps aux classiques.

Bruno

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