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30 décembre 2012

2012 à l'heure des bilans : blogs, fora et monde du vin

Second opus de mon bilan de l'année 2012 plus particulièrement axé sur le monde du vin, avec quelques réflexions toutes personnelles.
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Peu de commentaires en vérité concernant les fora. Je n'ai en effet pas envie de choisir entre un champ de mines à Beyrouth, là où les soi-disant modérateurs ont plutôt tendance - un don ? - à mettre de l'huile sur le feu (déjà qu'on leur envoie Depardieu, ils ne sont vraiment pas aidés les Belges), et un océan de néant, tenu par LGCDM, qui voit surnager ça et là quelque iceberg de haine et de fiel.
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Concernant les blogs, je lis toujours avec la même attention quelques blogs favoris : le blog du GJE pour sa culture, sa variété et son éclectisme. Dommage que de nombreux trolls et/ou autres encyclopédistes à la Wikipedia (que, par pudeur, je ne nommerai pas) viennent par trop souvent perturber une lecture toujours enrichissante. Putain, sont vraiment chiants !!! ; le blog de Jacques Perrin bien qu'un peu en sommeil ces derniers temps, tout comme celui de mes amis de l'UMP (Union pour un Meilleur Pinard bien sur !) ; mention spéciale au 'petit' nouveau Jehan dont le blog "Le Verre et l'assiette" fait une grande place aux recettes, avec peut-être cette critique de ne pas assez développer l'aspect vins (je lui ai dit par mail privé). Et pardon à tous les autres que je ne peux pas citer, mais choisir, c'est renoncer !
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Pour la première fois cette année, je concours pour le Wine Blog Trophy, organisé à l'occasion du Salon des Vins de Loire qui se tiendra à Angers début février, histoire de cultiver mon égocentrisme ! Alors, n'hésitez pas, votez pour moi ICI. Mais c'est sans espoir aucun !
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Concernant le monde du vin, de bien belles rencontres cette année, dans de nombreuses régions viticoles. Vous en avez d'ailleurs suivi les pérégrinations tout au long de l'année. Si la Bourgogne reste ma région de coeur depuis maintenant plus de 10 ans, mention spéciale en Loire et en Beaujolais où ces visites-dégustations ont été riches d'enseignements et pleines d'humanités (même si je regretterai toujours - faute à pas de chance (! / ?) - d'en avoir manqué une !).
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Concernant les soirées, je me retire progressivement, mais surement, de la mouvance Gunthardienne. Je n'ai certes pas le monopole de cet esprit, je n'ai certes pas déposé la marque, loin de moi cette idée, mais force est de constater que je m'en éloigne peu à peu. Première raison : l'absence de thème ou de logique a tendance à rendre ces soirées moins didactiques (du point de vue strictement analytique). Comment en effet s'étalonner quand on passe d'un Pinot noir à un Châteauneuf, puis d'un Madiran à un Riora ? Deuxième raison : Qui n'a pas fait de soirées privées ? Moi le premier, il m'est arrivé d'en organiser. De toute façon, il est impossible d'inviter systématiquement tout le monde, j'en conviens aisément. Mais que l'on retrouve des CR de ces dégustations frappés de la bannière 'Gunthard', j'ai tendance à penser que cela va à l'encontre de l'esprit initial. Troisième raison : la lassitude de certains faux semblants, dont le point d'orgue a été atteint cette année. Que penser de l'absence (systématique) de réponse à des mails proposant de bénéficier d'une commande groupée ? Dont acte. Je vais me recentrer sur des occupations plus "cadrées".
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Dans cette optique, j'ai participé à quelques dégustations "professionnelles". J'y ai beaucoup appris, tant leurs thèmes étaient homogènes et logiques : Rhône en Seine et Les Beaux Macs par exemple. J'ai l'impression d'avoir progressé dans la connaissance de mes goûts personnels. Je ne revendique rien, surtout pas de me prendre pour autre chose qu'un amateur de vins, mais je pense qu'il est parfois nécessaire de se recentrer. Prochain rendez-vous vers la mi-janvier pour une étude de l'appellation "Grignan-les-Adhémar" (anciennement Coteaux du Tricastin).
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Concernant ce blog, petit satisfécit personnel puisque sa fréquentation a connu une croissance forte et continue en 2012, avec près de 60 % d'augmentation de trafic par rapport à 2011 (comptes arrêtés ce 30 décembre). Avec une moyenne de près de 100 visites par jour, je vous adresse ici un grand merci pour votre fidélité.
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 Graphique représentant les consultations des pages Blogger
Autre statistique, même tendance de la part de l’hébergeur de ce blog. Si les chiffres bruts sont étonnement différents (comment expliquer une telle différence entre deux compteurs ?), la tendance à l'augmentation de la fréquence des visites est confirmée.
. J'espère de tout cœur que vous avez pris plaisir à me lire et à vous délecter des photos des jolis repas que j'ai essayé de partager.
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En 2013, je me concentrerai sur l'essentiel, c'est à dire retrouver dans les meilleurs délais un job. Sans doute que les grandes adresses seront beaucoup moins fréquentes que l'an passé, mais comme le dit le dicton populaire : "plaie d'argent n'est pas mortelle". Et surtout je vais enfin respecter mes bonnes résolutions : ne pas acheter de vins. Comme disait Pierre Corneille (un compatriote haut-normand) : "A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire". Certes, mais la réduction drastique de mes revenus vont m'imposer une cure d'austérité.
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Je profite de l'occasion pour assurer de ma plus grande amitié quelques amis ou connaissances plongés dans un deuil injuste en cette fin d'année. Mes pensées vous accompagnent là où vous êtes.
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Alors, et en guise de conclusion, que 2013 vous soit douce et qu'elle vous évite le plus longtemps possible les écueils de la vie.
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Bruno

22 septembre 2011

Bilan et ruptures d'un (premier ?) quinquennat


Il y a cinq ans, je découvrais l'internet du vin, tout d'abord par une simple lecture de quelques fora, puis rapidement en donnant mon point de vue - parfois hésitant ou approximatif - sous le pseudo que tout le monde me connaît aujourd'hui.
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J’ai ensuite franchi le Rubicon début 2007. Bénéficiant certainement d’une défection de dernière minute, me voilà inscrit en janvier à une (première) soirée ayant pour thème l'Alsace. Coïncidence, le « GO » du soir connaît le producteur de « mon » vin, ce qui a sans doute facilité mon intégration dans ce monde d'amateurs éclairés. Une sorte d'intuition masculine me pousse également dès mon arrivée vers deux participants aussi barbus que joviaux, et qui restent aujourd'hui des amis ...
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Rapidement, je deviens un « régulier » de ces soirées thématiques, dont le but est de se divertir tout en apprenant le vin. Au fil du temps, de nouvelles têtes arrivent, d'autres s'éloignent. Après une mémorable série de beaujolais, des liens que je croyais un peu plus privilégiés - sentiment renforcé par quelques avant-premières de foires aux vins ou sur la base de connaissances communes, d'affinités ressenties ou de convergences professionnelles - se distendent et prennent fin sans raison, de façon incompréhensive, j'allais presque dire brutale ! Méandres insondables de l'âme humaine. Quelques soubresauts perdurent quelques temps, mais la dynamique est grippée, si j'en juge de la rareté des compte-rendus de nos deux dernières soirées, sortes de « gamelles ». Une première rupture s'opère alors.
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2008 est donc par force une année charnière où beaucoup d'évènements se produisent tels que des soirées « off », la création de LPV2 Paris et l'avènement de soirées « caves ouvertes » initiées par quelques fous furieux, préfigurant un esprit Gunthard déjà en gestation.
Soirées « off » tout d'abord avec une première pleine de « fines bulles », aussitôt contrée par un anthologique « repas fromage ». La liste sera très longue, et reste encore à compléter ... car nous avons toujours une bonne mauvaise raison pour ouvrir quelques flacons en petit comité (comme ICI). A suivre et poursuivre impérativement ...
LPV2 Paris, initié par deux petits jeunes prometteurs, Flo et Thomas, a, pour ma part, duré l'espace d'une année. Je ne ferais pas son historique, d'autres l'ont fait beaucoup mieux (ICI). Un seul regret, quelques têtes aperçues lors de la première, et qui se font beaucoup trop rares aujourd'hui. La page est tournée.
Précédé par deux soirées « caves ouvertes » (ICI et LA), le Gunthard Club est né un samedi après-midi de décembre 2008, lors d'un voyage mouvementé vers Amiens. Après un aller dantesque qui vît naître la crampe du félin et du créneau du philosophe, puis une dégustation interlope sous les yeux ébahis de nos amis picards, le retour fût l'occasion de laisser place à nos délires, entre deux ronflements de celui qui allait devenir le Président. Point d'orgue, le fameux sketch fondateur ré-inventé et ré-écrit « on the fly » par le désormais fraîchement papa (tient, ça s'arrose ça !!!) émigré au pays à l'accent traîîîînant. Le Gunthard Club était né ... et perdure encore aujourd'hui, toujours sous le signe de la bonne humeur, de l'amitié, de la convivialité et de l'ouverture vers les autres.
A ce propos, je garderais toujours une pensée particulière pour les hommes des plaines du Nord qui ont su nous accueillir avec convivialité et bienveillance (ils ont le soleil dans le coeur comme dirait Enrico). Repas-dégustation orchestrés de main de maître par le prince du Chenin et du Cabernet Franc, une sorte d'ayatollah des liquoreux non chaptalisés (si si). Là encore, de belles pages écrites et qui vont jusqu'à se prolonger hors de nos régions de résidence.
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Il faut bien avouer que le bilan de ma participation aux fora du vin est quelque peu contrasté. J'en garde en effet de beaux souvenirs, mais également deux ruptures majeures dans ce parcours.
Historiquement, c'est sur un forum bourguignon que j'ai réalisé mes premiers pas. Quel contraste entre l'interface si attrayante et animée des années 2007-2008 et l'impression de « no man's land » qui s'en dégage aujourd'hui, conséquence et/ou (?) cause d'une sorte de raidissement éditorial ayant entraîné le départ de quelques piliers. Certains ont cessé d'y intervenir, d'autres ont émigré, j'en fais partie. Je pense qu'il y avait matière (et compétence) à réaliser de belles choses. Dommage de ne pas pouvoir / vouloir allier expertise quasi-encyclopédique des terroirs et convivialité dans le discours ! Humour, 'private joke' et sérieux dans l'analyse des vins ne sont pas forcément antinomiques ... Dont acte. Bye.
D’où mon transfert vers un second forum. Changement de registre avec une présentation moins immédiate, plus austère sans doute, mais surtout un climat de plus en plus délétère. Un regret : de (trop) nombreuses discussions aussi futiles que stériles - parfois même entretenues et attisées par ceux même dont le rôle devrait être la tempérance - noient inutilement quelques compte-rendus remarquables. A moins qu'il s'agisse d'un médiocre artifice digne de nos politiciens, cultivant de fausses oppositions de façade qui cachent la complicité d'une caste auto-proclamée de vrai-faux spécialistes. (et oui, la « lutte des classes » existe bien dans les deux sens). J'ai la faiblesse de penser que l'argent n'achète pas tout, la quantité ne rimant pas toujours avec qualité ... J'en ai fait l'amère expérience. Recentrons nous sur des choses moins futiles que des « ego » mal proportionnés (il doit bien exister juste milieu entre dirigisme forcené et ultra-laxisme ?). Nouvelle rupture. Clap de fin.
Pour être honnête, je dois quand même leur concéder deux apports majeurs : la formidable "base de données" que ces fora constituent, pour peu que l'on sache trier le bon grain de l'ivraie, et surtout la concrétisation d'amitiés réelles à partir de prémices purement télématiques.
Le premier point n'étant qu'une affaire d'étalonnage de gouts au grès de lectures de guide, de visites ou de dégustations chez le vigneron, je ne développerai pas plus ici. De nombreux exemples illustrent ce blog.
Le second point mérite quant à lui une explication. Très tôt dans mon parcours, j'ai tissé des liens particuliers, mais toujours virtuels, avec quelques membres. Avec le « grand », où, au hasard de mails privés, de ressentis similaires, une sorte de complicité virtuelle s’est tissée (parfois au dépend de quelques internautes). Naturellement, nous nous sommes rencontrés, puis nous avons mutuellement appris à mieux nous comprendre, et même à nous apprécier. Aujourd’hui, il existe - je crois - entre nous une véritable amitié qui aplanit largement quelques rares divergences. J’en veux pour preuve nos déjeuners réguliers dans la grisaille parisienne, en prémices à quelques virées bourguignonnes toujours attendues avec impatience. A quand la prochaine ?
Avec mon « camarade » sudiste : là encore, nous nous connaissions pratiquement sur le bout des doigts avant de nous rencontrer, sans doute grâce à une vision semblable de la société. Une seule rencontre, en « terrain ennemi », au pays du Grenache roi, mais quel souvenir. L’amitié pure et dure … accompagnée de quelques très belles bouteilles, ce qui ne gâche rien (même si nos gouts diffèrent assez souvent). Je garde un souvenir indélébile de cette parenthèse gardoise que personne, hormis les aléas de la vie, ne pourra m’enlever. Ne changez pas, vous êtes formidables.
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Dans ces deux cas, dans le cadre des soirées dégustations, lors de visite chez quelques-uns des vignerons que je fréquente depuis maintenant quelques années, et avec qui j'ai tissé des liens un peu plus serrés je crois, le vin est un prodigieux vecteur de bonheur, une ode à l’amitié, au partage et à la convivialité dans un monde de plus en plus individualiste, sans conditions d'origine ou de milieu. C'est sur cette note optimiste que je terminerais mon billet, sorte de modeste conclusion à un premier quinquennat. C'est décidé, je repars pour 5 ans.
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Bruno