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2 août 2020

Deux "bombes" en attendant les vacances

Pour fêter l’arrivée des vacances, deux vins situés au « bas » de leur hiérarchie respective …


Bourgogne Blanc 2015, domaine Jean-Marc Roulot : une robe jaune pâle, quelques reflets verdâtres. Un nez sur la fraîcheur, la finesse et une amertume juste dosée. Fines notes grillées dessinant un grain salivant, touches mentholées fraîches et base poudre d’amandes. Bouche de demi-corps mais en aucun cas diluée. C’est traçant, grâce à une acidité bien définie, complétée par une aromatique reprenant l’équilibre du nez : amers fins et salivant, notes aromatiques sur le menthol, base amandes. Pointe de rondeur tonique apportant une vibration supplémentaire. Finale sur des amers fins, laissant une sensation de grain en bouche, une pointe d’élevage (est-ce réellement du bois) venant compléter l’ensemble. Excellent

DOC Barbera d’Alba, Tulin 2016, Az. Agr. Viti. Pelissero : une robe rouge noire, très profonde, très intense, très chatoyante. Un nez profond et puissant, sur les fruits noirs, gorgés de soleil, laissant une sensation aromatique et corpulente. Bouche à l’avenant (15,5°) mais qui sait rester digeste et buvable. Trame acide bien présente. Une charge tannique impressionnante, entre notes lactées / crémeuses et amertume bien prononcée. Construction aromatique sur les fruits noirs et les épices douces. Empreinte superlative, sur une base minérale qui dessine un joli grain velouté. Richesse et complexité. Grande finale à la fois fraîche et puissante, presque mentholée. Plus quune confirmation, un avenir radieux pour ce vin encore dans sa prime jeunesse. Excellent (et plus)


Petites appellations + Grands vignerons = Grand plaisir. L’équation est simple !


Bruno


5 janvier 2019

Reprise (ratée) !

Après le « black Friday », le « blue Monday », « Haloween » et autres trumperies inventées pour consommer et nous américaniser définitivement (manque plus que les vaga.co.nneries de Cayron.Moix.Angot !), voilà qu’on nous invente maintenant le « Dry January ».
Soi-disant qu’il faudrait jeûner en janvier pour éliminer les excès des fêtes ? Connaissant mon appétence pour toutes ces modes bobo, je profite de l’occasion pour vouloir accompagner un cabillaud de noble origine avec un vin de noble contrée (et en passant, j’emm… les bien pensant).
Donc, un Chassagne-Montrachet, premier cru les Caillerets 2007, domaine Fontaine Gagnard : un nez élégant de chardonnay, plutôt sur un équilibre minéral (trop) marqué. Fragrances évoquant plus un chenin qu’un chardonnay. La bouche confirme malheureusement mes premières impressions. Un manque évident et criant de volume, de gras et d’aromatique. Une sorte de squelette sur l’acidité, mais sans l’enrobage nécessaire au plaisir. Finale un peu stridente, décharnée et peu amène. Je me dis qu’une aération lui sera peut-être bénéfique. Donc, rebouchage et direction réfrigérateur pour la nuit. Le lendemain, c’est encore pire car le vin n’a pas résisté. Oxydé ! Lamentable
Vade retro les bobos. Vous ne m’aurez pas (Chablis nous attend pour une revanche : restaurant + dégustations).

Bruno