31 janvier 2026

Repas à l'Auberge Pom'Poire à Azay-le-Rideau (37)

Escale du samedi soir, classique, à l’auberge Pom’Poire près d’Azay-le-rideau. Encore une fois, accueil superlatif et professionnel, table d’exception avec des cuissons millimétrées (St Jacques et poisson nacré, chevreuil saignant, presque bleu) et des accompagnements goutûs, service décontracté et amical et sommelier à l’écoute pour des découvertes à l’aveugle.

Chambres spacieuses et décorées avec beaucoup de gout, belle salle de restaurant d’inspiration cocooning, couleurs sombres réconfortantes et apaisantes. Tout est prêt pour profiter du Menu « Sensation » en 7 plats :


Amuse-Bouche divers


Œuf parfait en cromesqui


St Jacques de Normandie, l'une marinée, la seconde grillée, Jus de Corail et Rutabaga


Sélection de la criée (Lotte), jus de Matelote, Courges et Kumquat


Tartelette croustillante de Choux, Cassis au vinaigre et Beurre de Chou Rouge


Filet de chevreuil de la forêt de Chambord, Jus condimenté aux Noix et Variation de Céleri


Fraicheur de Kiwi & Sorbet Roquette - Pomme caramélisée &  Sarrasin

Nouvelle confirmation de l’excellence des assiettes, sans me répéter par rapport à notre dernière visite. Belle carte des vins, dans laquelle nous n’avons choisi qu’un flacon, … les autres nous ayant été servis à l’aveugle sur les choix du sommelier.


Les vins :

Vin n° 1 : un nez sur la fraîcheur, une tension florale, un fond minéral. C’est très frais et ça éveille nos sens. Bouche avec une grande acidité maîtrisée. De la mâche, une amertume intégrée, une impression serrée. Pointe poivrée qui apparaît avec le silure fumé. Excellent

Sur la base d’une structure minérale avec du relief, une grande tension acide et une certaine corpulence, je pars sur un Savennières. C’est en fait un : Vin de Savoie Chignin, le Jaja 2019, Gilles Berlioz

Vin n° 2 : Saumur, Brézé 2020, domaine Guiberteau : un grand nez de grand chenin sur un grand terroir. Toujours cette impression d’évolution (le vin « brèze » et n’est nullement oxydé comme on peut lire sur le millésime 2018 en Loire !). Aromatique dégageant une pointe fumée, avec de la race et de l’élégance. Bouche avec une énergie tellurique, rondeur minérale, se terminant par une grande finale saline, finement réglissée, salivante. Avec la lotte, le vin prend un côté poudré encore plus élégant, toujours sur la puissance. Accord exceptionnel dans la droiture et la structure cristalline avec la St Jacques. Plus allongé et moins charmeur avec l’intermède végétal. ANTHOLOGIQUE

Vin n° 3 : nez acidulé, sur des notes viandées, fruitées et légèrement évoluées. Impression acide assez marquée. Me fait penser à la cuvée « Vieilles Canailles » du domaine des Eminades (vieilles vignes de Carignan). Bouche sur la rondeur, avec des tannins assez saillants, restant toutefois veloutés. Belle allonge, sans plus. Impression de vin si ce n’est nature au moins « bio » à la limite du côté obscur, avec une sorte de douceur / velouté en finale. Bien

Cherchant en Loire, on élimine le Cabernet Franc, le Cabernet Sauvignon et le Pinot Noir. Aucune idée donc, sauf à oublier les cépages exotiques qui ne gagnent pas à être connus : IGP Val de Loire, Grolleau 2017, Clau de Nell



Grand moment de gastronomie une nouvelle fois. Nous sommes prêts à affronter le salon des vins de Loire à venir !


Bruno


Prélude (n°1) au salon des Vins de Loire

Nouvelle étape en ce week-end des vins de Loire, pour cause de fermeture définitive de notre « cantine » tourangelle. Nous voilà donc à deux pas du centre d’Amboise, au restaurant « Bib gourmand » nommé les Arpents. Décoration cosy, sur une base de bois lasurés bruts, très intimiste. Menu (surprise) du midi en 3 ou 4 services (entrée, poisson et/ou viande, dessert) de belle qualité, service professionnel et décontracté et carte des vins intéressante. Au menu de ce midi :


Amuse-bouche sur le thème du champignon


Betterave et lapin mayonnaise à la façon d’un lapin à la moutarde


Veau en deux cuissons, et sa tartelette en accompagnement


Desserts : chocolat, tarte au citron, poire pochée


Pour accompagner ce repas :

Vouvray, Arpent 2024, Sébastien Brunet : nez floral, pointe légère vanillée, équilibre type aligoté. Bouche plaisante, avec une rondeur acidulée laissant apparaître de fins amers en final. Très Bien

Bourgueil, Mi-pente 2021, domaine de la Butte : nez profond et vineux, sur les fruits noirs, plutôt ouvert. Bouche jeune, très tonique, vineuse, avec une acidité de structure de bel effet. Finale suave, avec de la tendresse, et de fins amers très salivants. Gros potentiel de vieillissement. Excellent


Une très belle entrée en matière pour un séjour œnologique qui s’annonce.


Bruno


2 janvier 2026

Passage réussi vers la nouvelle année

Entre deux tours avant le réveillon du 31décembre, nous avons bu :


St Nicolas de Bourgueil, Eclipse 2015, domaine Frédéric Mabileau : un vin certes jeune, mais profond, vineux, avec une grande structure. Fruits noirs et réglisse. Acidité de constitution noble. Allonge et élégance. Gros potentiel de vieillissement. Excellent (+)

Bourgueil, Racines 2022, domaine Frédéric Mabileau : fraîcheur, gourmandise et suavité pour ce vin presque « immédiat ». Finesse des tannins, impression « gouleyante » et tendresse (l’élevage en amphore apporte un réel supplément de finesse). Excellent


Puis, pour le réveillon et les repas qui ont suivi :


Mosel-Saar-Ruwer, Riesling Spätlese, Graach Joseohshöfer 2005, Reichsgraf vin Kesselstatt : nez riche, rôti, sur le botrytis, une pointe de miel, un soupçon pétrolé. Bouche à l’avenant, une aromatique riche et opulente, sur la finesse en complément. Notes de fruits exotiques. Léger décalage de complexité entre le nez et la bouche. Excellent

Chablis, Grand Cru Grenouilles 2014, la Chablisienne : nez floral, gourmand, une grande empreinte minérale sur les coquilles d’huitres, une pointe ronde et grasse. Bouche corpulente, presque tannique, avec une jolie pointe saline très locale. Joli contre-point avec le gras du foie gras. Devient plus rond et plus charmeur avec un gravlax de saumon maison. Fins amers salivants sur la finale. Excellent +

Chambertin Grand Cru 2005, domaine Louis Rémy : grand pinot noir, sur les fruits noirs, intenses, murs et profonds. Notes grillées et de moka. Bouche puissante et épaisse sur une base acide bien équilibrée. Equilibre magistral en bouche et accord majeur avec un pigeon. Excellent ++

Saumur, Clos de la Rue 2016, Arnaud Lambert (Brézé) : un nez « brézé », tendu, cristallin, légèrement évolué en semi-oxydatif. Sensuel. Bouche à l’avenant, sur une grande aromatique et une acidité claquante. Pointe grasse qui « arrondit » le vin. Gros potentiel car encore d’une jeunesse folle. Grand Vin

Coteaux du Layon, Anthologie de Grains Nobles 2010, domaine Philippe Delesvaux : essence de caramel et de raisins de Corinthe au nez. Pointe coing, rôti ultra élégant et fin. Bouche de sucre candy, équilibrée par une acidité millimétrée. C’est frais, légèrement mentholé. Equilibre magistral.Grand Vin

Champagne Ayala, Brut Nature : une bulle florale pour fêter le passage à 2026, vif et tendu. Bouche manquant un peu d’enveloppe et d’aromatique. Très Bien

Corton Pougets Grand Cru 2014, domaine Rapet père et fils : finesse au nez, sur les fruits noirs discrets, des tannins souples et une élégance toute cambuléenne. Bouche infusée, sur l’alcool noble, la fraîcheur. A l’aération prend un peu de rondeur et de corpulence, tout en restant sur un registre fin. Légère mâche en finale. Pinot fin. Excellent (+)

Mosel-Saar-Ruwer, Riesling Spätlese, Niderberg Helden 2023, Thanisch : fraîcheur et floralité au nez, sur des notes d’abricots murs. Bouche acidulée, sur les fruits exotiques (ananas et pamplemousse). C’est tendre et frais. Le lendemain, un supplément de gourmandise, de charme et de construction. Excellent

Vouvray, Clos de Venise 2012, domaine de la Taille aux Loups : nez floral, cristallin, très tendu, avec un supplément de gras et d’aromatique. Notes mentholées. Bouche puissante et charpentée, sur une base minérale solide. Amers réglissés serrés, avec de la mâche. Grande finale impressionnante, salivante par ses amers superbes. Grande allonge. Grand Vin

Nuits Saint Georges, premier cru Forets Saint Georges 2015, domaine de l’Arlot : nez clairement nuiton, avec un supplément d’élégance, sur les fruits noirs, un léger grillé et une impression salivante qui pinote. Bouche de grand pinot, avec une pointe végétale noble et apportant de fins amers. Construction sur une sorte de rondeur. Finale allongée, sur les épices douces, très salivante. Excellent +(+)

Corton-Charlemagne grand cru, 2012, domaine Rapet père et fils : un chardonnay grillé au nez, profond et très vineux. Notes minérales de très bel effet. Bouche avec de fins amers salivants, tendue, une pointe grasse et une aromatique superlative. Presque tannique. Amers serrés et salivants sur la finale interminable. Grand Vin

Nuits Saint Georges, premier cru les Vaucrains 2010, domaine Georges Chicotot : premier nez « réduit », plutôt évolué, sur le pruneau et des notes viandées. Après aération, évolution vers une impression plus fruitée, veloutée et construite. Pointe végétale noble, fruits noirs et réglisse. Bouche avec une astringence assez marquée, qui s’atténue également à l’aération. Devient suave, allongée et salivante, malgré une acidité encore bien marquée. Manque sans doute, à ce stade, un peu de charme et de complexité, mais le vin est clairement trop jeune. Encore 10 ans à attendre me semble-t-il. Excellent


Fin d’année et début du « dry january » en fanfare pour une nouvelle année qui promet.


Bruno