14 janvier 2015

Pour Charlie

Ermitage du Pic st Loup, cuvée Ste Agnès 2010 : Magnifique vin encore sur sa jeunesse : aromatique, épices douces, fruits noirs, tabac, notes sudistes, amertume salivante du Mourvèdre qui complexifie le cote grenache. Tannins crémeux malgré leur jeunesse et un côté encore un peu anguleux. Très belle acidité. Excellent compagnon de Charlie

Tellement d'actualité !

Crédit© : Art by Pablo Stanley (ICI)

10 janvier 2015

Hommage

La photo est en noir et blanc, elle a un peu vieillie et date d'un temps où l'espoir était encore possible, mais l'exploit restera à jamais dans notre Histoire.
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Hommage à Jean Afanassieff (debout, au milieu).
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Bruno

1 janvier 2015

Vins de réveillons !

Premier réveillon le 24 décembre au soir alors que nous attendons fébrilement le père Noël. Repas classique, avec des vins classiques.
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Comme mise en bouche, un Champagne, premier cru Fleur de Champagne, Duval-Leroy : c'est fin, frais, minéral crayeux, une acidité tendue élégante, qui donne à l'ensemble une impression de vivacité. La finale se présente sur un équilibre plus rond et brioché. Très Bien +
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Avec un foie gras mi-cuit au sel, un Corton-Charlemagne grand cru, 1999, domaine Rapet : la quintessence du chardonnay. Vivavité citronnée, tension minérale entre poudre calcaire et coquille d’huîtres, légère rondeur grillée sur les amandes, amers nobles superlatifs. Longueur exceptionnelle. Une bouteille d'anthologie qui fera date dans mon panthéon de la Bourgogne. Superbe
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Avec des tournedos de cerf, un Côte Rôtie, Côte Brune 1999, domaine Jamet : deuxième claque de la soirée avec cette syrah noble, construction à la fois élégante et corpulente, notes de fruits noirs intenses, murs et profonds, légères épices douces, charge tannique impressionnante mais déjà crémeuse et salivante. Saveurs réglissées avec quelques notes de jeunesse toutefois encore. Finale d'une longueur superlative. Seuls des tannins restant à polir complètement nous empêchent d'atteindre le nirvana. 15 ans et si jeune. Excellent +
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Apéritif du midi de Noël avec ce Sancerre, Chêne Marchand 2011, domaine du Carrou (Dominique Roger) : très joli sauvignon noble, un côté variétal présent bien sur mais complété et complexifié par une rondeur élégante, des notes rappelant le chardonnay (amandes / grillé). Finale tendue et fraîche.Un vin sur sa prime jeunesse mais déjà très beau. Excellent
Ce vin sera également un très beau compagnon d'un carpaccio de saint jacques à l'huile de truffe.
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Avec une poule faisanne, un Gevrey-Chambertin, premier cru aux Combottes 2006 du domaine Rossignol-Trapet : une robe profonde et dense, un nez qui pinote plus vers les fruits noirs, cassissés, fumés et réglissés. La bouche est élégamment corpulente, une belle acidité de structure et une finale sur la fraîcheur. Excellent
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Repas de Noël familial en Normandie ensuite, 20 personnes accompagné(es) de 3 vins issus de ma réserve personnelle : un Saint-Aubin, premier cru la Chatenière 2008 de Marc Colin toujours salin, quoique devenant avec les millésime plus minéral fin, une tension bien présente et une belle association avec un Saumon gravlax. Un très beau et très croquant Saumur, Clos Mazurique 2012 du château de Brézé (Arnaud Lambert) dont le fruité immédiat, explosif et les notes de Cabernet se sont parfaitement comportés face à une tourte au foie gras maison et enfin un Côteaux du Languedoc Pic St Loup, Ermitage du Pic St Loup, cuvée Guilhem Gaulcem 2008 plus sérieux, plus tannique, plus méridional et plus aromatique qui a également fait bon ménage avec un magret de canard en tourtière.
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Dernier repas de l'année enfin en ce 31 décembre au soir. Ayant zappé les voeux des deux derniers incapables présidents, c'est l'esprit tranquille que nous débutons les festivités.
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Juste pour le plaisir des yeux, une côte de boeuf Charollaise, maturée 50 jours à la cendre et des herbes dès le départ de la maturation (merci à Matthias de la précision). En haut, la bête attend son heure - au milieu, elle sort de son sauna - en bas,les gourmands vont pouvoir juger ... (rien que la cuisson déjà ...).
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Mais avant, avec un foie gras, déception quand même avec ce Chablis, premier cru Forest 2008 de Vincent Dauvissat : pas de défaut, mais un vin plat, sur l'acidité et la minéralité mais sans les éléments strictement nécessaires à son habillage. Bien
Notez qu'après 24 heures d'ouverture et la bouteille entamée à moitié, aucune évolution n'a été décelée.
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Et bien tant pis, nous nous vengerons sur le boeuf et cet exceptionnel Volnay, premier cru Fremiets 2005, domaine d'Angerville : première claque au nez avec une complexité superlative, à la fois sur les fruits noirs et rouges, le réglisse amer, le cassis, une pointe de ronce. La bouche est corpulente, sans doute plus Pommard que Volnay (comme certains Montrachet peuvent être plus Batard que Montrachet !). Tannins nobles, certes encore anguleux mais d'une finesse extrême. Fraîcheur et végétal noble. Accord magique avec le côté aromatique de la viande. Finale ouch .... Superbe
Aucun soupçon de fermeture dans ce vin. Je crois que 2005 est finalement un millésime exceptionnel ... par son côté adaptable à toute circonstance. Je crois devoir tester un autre cru d'ici peu.
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Si 2014 s'est parfaitement terminée sur le Volnay, il ne fallait pas non plus rater l'entrée en matière de 2015. Donc, retour une nouvelle fois vers des valeurs sures, pour accompagner quelques petits fours pâtissiers (sans chocolat pour ma part). Un Côteaux du Layon, SGN 2009, Philippe Delesvaux : et boum, une seconde claque. Bien sur, c'est jeune, mais on apprécie le côté immédiat, ananas, confit et rôti, l'acidité du cru qui adoucit les sucres, une pointe légèrement perlante, un côté presque tannique (si si). La finale est immensément longue, salivante, gourmande. Superbe
Ouf, 2015 s'annonce bien !
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Je passe sur un Latricières-Chambertin 2007 du domaine Rossignol-Trapet indigne de son statut de grand cru : une robe légère presque passée, un nez quasi-muet, quelques effluves de cassis et une bouche acide, raide, dissociée, sans consistance. Un pinot noir de noble origine ? Non, plutôt un « vil et déloyal gamez » !
Réflexion après coup : cela fait déjà 3 fois que j'ai des mésaventures avec 2007 en Bourgogne. Si certains se sont fait des gorges chaudes des 2004, je dois avouer avoir eu du plaisir (sur leur jeunesse) avec ce millésime alors qu'aujourd'hui, le 2007 me paraît très largement au-dessous ! 
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Maintenant, place à la bonne résolution : pas d'achats de vins en 2015 (ma cave est pleine et je dois la déménager sans avoir encore trouver de lieu d'accueil - avant le 1er mars).
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Une très belle et très joyeuse nouvelle année à toutes et à tous.
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Bruno

23 décembre 2014

Un bilan de l'année 2014

A la lecture de ce blog, vous comprendrez que l'année 2014 n'a pas été de tout repos et nous a réservé son lot de "problèmes" et de contrariétés. Mon bilan de l'année vineuse sera donc relativement court, avec quelques moments forts et sans grandes tirades finalement tellement anodines :
  • un repas une nouvelle fois mémorable à l'Hostellerie de Levernois,
  • la découverte de la table d'Eric Guérin à la Mare aux Oiseaux en pleine Brière,
  • quelques beaux repas en capitale (ICI, ICI et ICI) ou en province (ICI et ICI),
  • des moments forts de partage d'amitié, tant sur Paris que dans le pays où il pleut deux fois par mois (du 1er au 15, et du 16 au 31), j'ai nommé la Bretagne,
  • de belles visites dans les domaines, en particulier avec un accueil top pour le domaine de St Just, le domaine aux Moines et Philippe Delesvaux en Anjou, les domaines Chicotot et Rapet en Bourgogne, et ceux que j'ai croisé sur des salons (Jacky Blot). J'en oublie sans doute. Qu'ils me pardonnent ma mémoire défaillante !
  • un regret (un de plus), avoir séché notre présence au Sa.Qua.Na pour 2014 (mais nous nous rattraperons certainement en 2015).

Au niveau des vins dégustés et bus, un panthéon tout à fait personnel limité à 3 vins pour les blancs et 5 vins pour les rouges :
  • Parmi les blancs : je retiendrai un Pessac-Léognan, château Carbonnnieux 1969 sublime, un Condrieu, Chaillées de l'Enfer 2009 de Georges Vernay magnifique et un excellent Saumur blanc, coulée de St Cyr 2008 du domaine de St Just.
  • Parmi les rouges : je retiendrai un Nuits Saint Georges premier cru les Saint Georges 1990 de Pascale et Georges Chicotot (auquel j'associerai un Vaucrains 1964 dégusté en cave), un Vosne Romanée premier cru Suchots 2010 de Sylvain Cathiard, un Saumur-Champigny, le Bourg 2009 du Clos Rougeard, un Ermitage le Pavillon 1993 de Chapoutier et pour finir, ne soyons pas chauvins, un vin de Toscane, Cepparello 2003 de Isole e Olena.
  • Parmi les sucres : je retiendrai pour l'ensemble de son oeuvre les Ürziger Würzgarten Auslese de Karl Erbes et un coteaux du Layon SGN Anthologie 2010 de Philippe Delesvaux.
  • Parmi les bulles : je retiendrai trois crus de Champagne, le premier cru Vertus, Fleur de Champagne de Duval-Leroy, le Grand Cru Mailly de Francis Boulard et la cuvée Prestige blanc de blancs de Diebolt-Vallois.
  • sans oublier les Porto tawny de Graham's.
Tiens, pas de rosé dans cette short-list !
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En guise de conclusion, RDV l'année prochaine pour de nouvelles aventures, on l'espère plus joyeuses et plus festives.
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Joyeux Noël et belles fêtes de fin d'année à toutes et à tous. Que 2015 vous apporte joie, santé, prospérité et réussite.
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Enfin, je garderai une pensée émue pour nos disparus, avec qui nous n'aurons plus l'occasion de partager nos vins. Le regret de la course du temps qui s'accélère et déroule trop vite ...
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Bruno

28 novembre 2014

Le Grand Tasting 2014

Deuxième salon cette semaine avec un Grand Tasting qui se télescope un peu avec le Salon des Vignerons Indépendants, mais la disponibilité des salles n'est sans doute pas toujours optimale.
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Avant un compte-rendu plus circonstancié, j'ai une nouvelle fois regretté (et le mot est faible) l'accueil réservé aux producteurs italiens, littéralement parqués dans un coin, un  manque d'espace et une chaleur étouffante. Bref, une cohue qui nous a vite découragés. Messieurs Bettane et Desseauve, essayez quand même de faire un effort, car cette situation ne perdure que trop longtemps.
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Passons maintenant aux dégustations proprement dites.
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Jacky Blot, domaine de la Taille aux Loups
Montlouis sur Loire, Triple Zéro NM: une bulle florale et aromatique, sur la tendresse. Belle bouche minérale, tendue et tendre, se terminant par de beaux amers nobles. Très Bien
Montlouis sur Loire, Rémus 2013 : un vin immédiat de franchise, une construction florale typée "Chassagne", sur un supplément d'acidité salivante. Belle vibration en finale. Excellent
Montlouis sur Loire, Clos Michet 2013 : un cousin du précédent, plus corpulent, plus rond et une touche poudrée en sus. Finale sans doute plus fine. Bien +
Montlouis sur Loire, Clos de Mosny 2013 : très joli nez de chenin minéral, toujours cette sensation florale et aérienne. Une bouche plus saline, toujours tendue et présentant une réserve d'acidité. Très Bien +
Vouvray, Clos de la Bretonnière 2013 : poudre de calcaire, complexité minérale sur le gras élégant, enrobée en finale. Persistance noble. Excellent
Vouvray, Clos de Venise 2012 : un vin profond et floral, sur un équilibre assez gras. Belle finesse aromatique en bouche. Peut-être à ce stade un léger manque d'allonge. Très Bien +
Montlouis sur Loire, Rémus Plus 2012 : spontanéité, gras, corpulent, traçant, et se terminant par des amers nobles. Excellent
Montlouis sur Loire, Rémus 2004 : une grande tension acide, un équilibre en bouche, une finale enrobante. Sans doute un déficit d'énergie. Très Bien +
Vouvray, Clos de la Bretonnière 2008 : léger volatil au nez. Rond. Manque clairement de structure et de fond à mon goût. Bien
Montlouis sur Loire, Rémus Plus 2010 : un vin à point. Acidité / corpulence / élégance et suavité glycérinée. Finale très traçante. Excellent
Montlouis sur Loire, Clos Michet 2009 : poudre de calcaire au nez. Opulence du millésime équilibrée par le substrat minéral fin. Belle tension finale pour un vin énergique. Excellent
Vouvray, Clos de Venise 2007 : une fraîcheur au nez, un léger grillé en bouche, une belle acidité ... malgré un déficit sur l'allonge. Très Bien
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Domaine de St Just / Château de Brézé (Arnaud Lambert)
Saumur blanc, Clos David 2011 (Brézé) : finesse et opulence au nez. Bouche en parfait accord avec cette sensation de corpulence maîtrisée. Belle aromaticité, soutenue par une allonge salivante. Excellent
Saumur blanc, Coulée de St Cyr 2011 (St Just) : un vin profond qui s'ouvre doucement. Allonge minérale, vibrante, salivante. Finale qui s'ouvre sur les épices et des amers nobles. Excellent +
Saumur blanc, Coulée de St Cyr 2012 (St Just) : un nez de chenin type Brézé (sur argiles). Construction acide et minérale plus fine que 2011. Salivant en finale. Très Bien +
Saumur Champigny, Montée des Roches 2011 (St Just) : un nez très fruits rouges. Cerises mures. Une bouche plutôt "facile", fumée et épicée. Vin presque immédiat. Très Bien
Saumur Champigny, Clos Moleton 2011 : un nez très vineux profond. Grosse maturité et de la mâche. Charge tannique bien présente. Un vin jeune qui a du potentiel de vieillissement. Excellent (+)
Saumur rouge, Clos du Tue-Loup 2011 (Brézé) : plus de floralité et d'épices dans ce vin, sur la violette et le menthol. Bouche mure, qui possède un beau grain tannique épicé. Excellent +
1948 (St Just) : une bulle fraîche, tendre, gouleyante sur une belle vinosité pour se refaire les papilles. Très Bien
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Cave la Chablisienne
Chablis, les Vénérables VV 2012 : une minéralité assez grasse, léger vanillé, belle maturité du raisin, tension acide traçante, sur une finale qui laisse une grande empreinte. Excellent
Chablis, premier Cru Côte de Léchet 2012 : voilà la coquille d'huitres, l'iode et a pierre à fusil. Y'a du vin ... de garde! Belle présence d'amers nobles sur une finale de peau d'amandes. Excellent +
Chablis, premier cru Montée de Tonnerre 2012 : plus de floralité, plus de corpulence et plus de complexité. C'est gras et équilibré en plus. Excellent +(+)
Chablis, Grand Cru Preuses 2012 : un nez un peu poudre de riz sur un substrat de minérale corpulente. C'est profond et bien défini en bouche. Long, puissant, large et sans lourdeur. Exceptionnel
Chablis, Grand Cru Grenouilles 2010 : un vin fermé ! A revoir
Chablis, Grand Cru Grenouilles 2008 (magnum carafé) : légère évolution au nez mais quelle énergie dans ce vin. Minéral, salin, salivant et traçant. Aujourd'hui Excellent. Demain ++
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Alphonse Mellot
(je passe sur les conditions de dégustation, tassés dans un coin, sans pouvoir décemment prendre des notes. Quelle organisation !).
Sancerre, la Demoiselle 2012 : un vin frais et de belle maturité. Très Bien
Sancerre, Génération XIX 2012 : Y'en a ! Un vin sur la poire, tant au nez qu'en bouche. Corpulence fraîche, léger sauvignonage (!). De l'énergie en finale. Excellent

Sancerre, le Paradis 2012 : manque de puissance. Finale variétale, un peu trop. Bien +
Sancerre, Edmond 2012 : élevage un peu appuyé. Belle construction globale du vin. Très Bien +
Sancerre, la Moussière  2012 : un joli fruité mûr, plutôt immédiat. Très Bien
Sancerre, En Grand Champ 2012 : structuré et tannique, fruité intense sur les fruits noirs. Excellent
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Passons sur les italiens où les stands ressemblent plus au marché de Barbès qu'à un véritable salon du vin (densité de fréquentation je parle) ...
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Ramos Pinto
Duos Quintas 2011 (rouge sec) :un très joli nez fruité et fumé. Enorme bouche tannique sur un équilibre proche des vintages. Fraîcheur et amertume typée Mourvèdre en finale. Très Bien
Ruby Reserva : un fruité gourmand, une belle tannicité présente et une charge en sucres tout en mesure. Très Bien (+)
Ruby LBV 2009 : douceur fruitée, corpulence ronde et structure droite. Très Bien + (+)
Vintage 2000 : élégance noble superlative, amers salivant, tannins fougueux qui laissent une empreinte fraîche et vibrante en finale. Excellent
Tawny 10 ans : un nez sur les pruneaux à l'alcool, la peau de noix. Construction douce, acidité maîtrisée, retour sur le tabac blond en finale. Excellent + (+)
Tawny 20 ans : plus doux et plus rond, mais avec un manque d'énergie. Finale plus marquée "oxydatif" (noix vertes). Un peu d'amertume à intégrer. Très Bien
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Graham's
Comme l'an dernier, c'est toujours plaisant d'être reconnu, surtout que nous ne sommes pas client au sens propre. Mais l'accueil est là. Un grand merci pour cette ultime dégustation.
Tawny 10 ans : un semi-oxydatif élégant, avec une bouche tout en équilibre, entre corpulence, élégance et fraîcheur. Juste ce qu'il faut de notes de noix, salin en finale. Excellent
Tawny 20 ans : un vin plus visqueux et plus évolué, sur les raisins secs, une sensation d'alcool mesurée. Belle bouche à la fois ronde et étirée, tannins doux. Complexe finale. Excellent +
Tawny 30 ans : le vieil alcool que l'on sirote tranquillement au coin du feu, en vacances, après une dure journée de ski ! Bouche superlative, notes de tabac blond, d'épices douces, l'ensemble étant totalement intégré à des sucres servant de support au vin. Exceptionnel
Tawny 40 ans : Un degré supplémentaire d'évolution par rapport au 30 ans, sur une base cousine. Toujours cette amertume noble, ce tabac, ces épices, cette touche de noix. Très très très léger bémol : une sensation d'alcool un peu plus marquée. Excellent + (+)
Vintage 1999 : changement complet de registre avec un nez explosif de fruits rouges et noirs. Bouche totalement vintage, avec des sucres totalement intégrés. Energie et tellurisme caractérisent ce vin. Exceptionnel
Enfin, le Tawny 1969 est superlatif ! L'accord avec des chocolats aux oranges amères est magique. What else ? Exceptionnel +
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Voilà, notre périple s'achève sur ce sentiment du devoir accompli. Nous allons maintenant nous restaurer dans une petite 'cantine' déjà expérimentée.
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Ce week-end, c'est repos.
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Bruno

26 novembre 2014

Avant-première du Salon des Vignerons Indépendants

Comme un bon gnou qui se respecte, me voilà donc en ce mercredi pour profiter d'une relative tranquillité et accessoirement pour refaire le plein de quelques crus manquants. En route pour une rapide dégustation.
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Jo Landron
Muscadet, Amphibolite 2013 sur une belle douceur vive, floral, gras, laissant une empreinte en finale. Bien +
Muscadet, Louveterie 2012 qui présente un supplément de profondeur au nez, mais une sorte de "molesse" en bouche. Belle finale saline. Bien
Muscadet, les Houx 2013 : un vin à la fois vif et rond, une floralité plus minérale (sèche), sur la coquille d'huitres. Bien +
Muscadet, les Fiefs 2012 : vinosité saline avec un léger grillé d'élevage. Corpulence en bouche, et légère épice. Très Bien
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Domaine Dupasquier
Jacquère 2012 sur le vanillé poudré. Construction typée aligoté, un peu mou toutefois en bouche. Belle persistance. Assez Bien
Chardonnay 2011 avec une droiture acide élégante. Amertume un peu dissociée. Bien
Altesse 2011 : compexité au nez, acidité et rondeur en bouche, belle tension amère en finale. Bien +
Altesse, Marestel 2010 : le même vin en plus profond. Sur un équilibre traçant, une belle acidité et une amertume noble. Très Bien
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Domaine Sigaut
Chambolle Musigny village 2012 : un gros fruité au nez, sur la finesse, croquant, tendre et de demi-corps. Déjà prêt à boire. Très Bien
Chambolle Musigny, premier Cru les Sentiers 2012 : fruits noirs et rouges, cassis, léger boisé, avec une bouche tellurique mais soyeuse et un grain tannique superlatif. Du caractère et de la douceur. Excellent
Chambolle Musigny, premier cru les Noirots 2011 : un Chambolle terrien et profond, mais dont le fruit persiste en deuxième nez et en rétro. De la mâche. Très Bien +
Chambolle Musigny, premier cru les Noirots 2010 : un très joli fruit, acidulé, poudré, une bouche magnifique quoique jeune, empreinte tannique imposante mais équilibrée, une grande réserve d'acidité pour un vieillissement assuré. Excellent
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Domaine du Joncier (Marine Roussel)
Vin de France blanc (2013) : nez aromatique, bouche assez tendre et de demi-corps. Léger manque d'allonge. Bien
Lirac, L'O 2013 : un vin de soif et de copains, mur, aromatique, gourmand et croquant. Bien +
Lirac, le Gourmand 2011 : un nez un peu évolué et animal. Bouche corpulente, légère épice, fraîcheur et gourmandise en finale. Très Bien
Lirac, le Classique 2011 : nez vineux très sérieux, un peu sur la réserve. Bouche tannique, grain épicé, allonge terrienne. Très Bien
Lirac, les Muses 2011 : minéralité enrobée, bouche sur amers nobles (Mourvèdre), minérale. Tannins cacaotés. Très Bien +
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Mas del Périé
Cahors, Fruité 2013 : vin de demi-corps, simple et gourmand. Sans prétention. Bien
Cahors, la Roque 2013 : belle amertume, de la mâche, sensation de légèreté (voir de dilution). Substrat minéral. Bien +
Cahors, les Acacias 2012 : tannique, terrien avec une acidité traçante restant à intégrer. Très Bien
Cahors, Bloc B 763 2012 : boisé au nez. Enorme charge tannique. Sans doute un beau potentiel. Bien +
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Château de Bois Brinçon
Coteaux du Layon, les Varennes 2012 : belle complexité sur l'ananas sec, une sucrosité tendre et une aromaticité légère. Très Bien
Coteaux de l'Aubance, la Morinière 2013 : un vin demi-sec, belle acidité salivante en finale. Frais. Très Bien +
Coteaux du Layon Faye d'Anjou, Clos du Saule 2011 : un nez chenin légèrement brotrytisé (rôti, caramel). Amers nobles en bouche. Traçant et vibrant en finale. Très longue rétro-olfaction. Excellent
Coteaux du Layon SGN 2003 : un botrytis noble et superlatif. Enorme potentiel et déjà très beau, sur des amers salivants. Excellent +
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Voilà, quelques bouteilles achetées et retour sans encombre dans nos pénates. RDV vendredi au Grand Tasting.
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Bruno