21 mars 2015

Reprise

Enfin un week-end de détente à la maison, ce qui nous a permis d'ouvrir et d'apprécier quelques belles bouteilles.
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En apéritif, un très classique Riesling Auslese***, Kaserler Nies'chen 199, Erben von Beulwitz : un nez très variétal qui pétrole, des notes citronnées complexes et une première impression de douceur et de profondeur. La bouche est magnifique, sur les fruits blancs, des touches de fraîcheur mentholée. La finale est particulièrement salivante, sur la fraîcheur et l'aromaticité fine, malgré la charge de sucres. C'est divinement élégant. Excellent +
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Avec un gigot d'agneau, un premier Chinon, les Boulais 2005, Pierre Sourdais est apparu sur une construction très solide, charpentée et tannique ... mais ne sacrifiant en rien à l'élégance et la fraîcheur. Malheureusement, un bouchon persistant ne nous permet pas d'apprécier outre mesure ce vin. Quel potentiel et quel dommage !
Remplacement au pied levé, avec un carafage "à la hussarde" par un 2006 : c'est évidemment et éminemment plus fin et plus frais. La charge tannique est présente mais très fraîche, un peu crémeuse, l'ensemble se terminant par une finale montrant une très belle amertume. Très Bien +
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Enfin, une bouteille entamée au débotté, un Morgon Grand Cras (vieilles vignes) 2011 de Jean-Marc Burgaud : du classique mais du solide. Une belle complexité entre le côté variétal "gouleyant" du cépage et le style un peu rocailleux de Jean Marc. Tout cela fait une belle bouteille, facile à boire, qui se marie finalement avec beaucoup de plats et qui apporte du plaisir. Que demander de plus ? Excellent
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Tiens, un week-end sans bourgogne ...
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Bruno

14 février 2015

Une Saint Valentin collective

Un couple de bons amis nous invite en ce samedi soir pour fêter en commun la Saint Valentin. N'aimant pas arriver les mains vides, je propose à mon épouse deux bouteilles pour accompagner le repas. Ce sera finalement un Chambolle Musigny, vin de soie qui colle parfaitement avec le thème de la soirée.
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Nous arrivons vers 20 heures avec un autre couple d'amis que nous n'avions pas revu depuis quelques temps. Retrouvailles joyeuses et notre hôte d'un soir ouvre ma bouteille et me questionne sur un éventuel carafage. Après avoir humé et gouté le vin, nous décidons qu'un simple épaulement sera suffisant.
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Bon, j'arrête, je me rends compte que tout le monde peut imiter O12 !!!
(n'ayez peur, je me surveille et ne risque pas de plagier Perez ou autre avatar - Javax - de LPV).
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Passons aux choses sérieuses (et sans prise de notes).
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A l'apéritif, avec une excellente vérine de crème de gingembre, saumon fumé, citron-caviar et autres ingrédients de noble origine, notre sommelier nous sert un Champagne rosé grand cru, Pierre Montcuit : le nez est assez typé rosé, sur une belle fraîcheur. Bouche douce mais complexe et tendue par une acidité juste. C'est très beau. Très Bien +
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Vient ensuite un magnifique plat de poisson, à la cuisson juste, relevé par foultitude d'ingrédients venant apporter une aromatique, une complexité, une touche fumée et épicée. A la demande pressante d'un ami autant tatillon qu'amoureux de la précision, j'ai nommé le sommelier à la pince multi-prise, l'intitulé exact du plat est "Cabillaud en feuilles de cerisier marinées, panko et bonite séchée, sa rondelle de limequat" : Superbe.
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Deux (trois) vins sont proposés (si on compte un Sancerre Monts Damnés 19971998 de François Cotat oxydé). Le Nuits St Georges, premier cru Clos de l'Arlot 2007 est étonnamment jeune, d'une puissance superlative, malgré une légère fermeture à l'ouverture ! Beaux amers complexifiant une belle acidité. Excellent. Le Riesling Grand cru Furstentum 2002 de Paul Blanck n'est pas en reste et lui propose une saine opposition de style. Impression aromatique intense, rondeur et touche glycérinée, presque sur des notes tendres (demi-sec), la sensation pétrolée étant très légère. Une autre lecture de la puissance des blancs. Excellent +
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Ensuite, un pavé de biche Rossini, accompagné de ses légumes de saison (vous n'aurez pas le droit à la photo, un regrettable oubli). Grâce à Gwenola, vous aurez le privilège de lécher l'écran à la vue de ce superbe plat !

Deux vins rouges. Un Chambolle Musigny les Beaux Bruns 2009 de Anne et Hervé Sigaut : fruité intense sur la cerise, croquant, grosse maturité, tannicité élégante, avec une touche de granité tellurique. Simple, mais terriblement efficace. Excellent
Le St Emilion Grand Cru, Petit Cheval 2004 est le petit frère de Cheval Blanc. Et bien ce cheval me fait revenir sur mon opinion des bordeaux. Point de poivron, point de boisé caricatural mais une construction fruitée, sur les fruits noirs, une douceur merlotée et une acidité encore présente qui nous a fait penser que quelques années de garde sont encore possible. Excellent potentiellement
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Le Champagne Henriot brut Rose Noire présente tous les caractères d'un vieux chardonnay, un perlant encore assez développé en sus. Malgré des difficultés pour notre sommelier, nous avons apprécié son énergie et sa corpulence, qui a avantageusement soutenu la confrontation avec les fromages. Très Bien +
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Enfin, comme dessert, une véritable Tropézienne et son baby trop. Le vin choisi est un Touraine moelleux, l'Effrontée 2006 de Vincent Ricard : équilibre sur l'aromatique et les fruits exotiques. Grosse liqueur sans aucune mollesse (malgré 180 g/l de sucres résiduels). Finale sur les agrumes et légèrement poivrée. Très bien +
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Pour éviter toute hypoglycémie avant le retour, un doigt de Nikka Whisky, synthèse presque parfaite entre un vieux cognac et un malt miellé type Dalwhinnie. Juste pour le plaisir des sens ...
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Encore une très belle soirée entre amis. Un grand merci à nos hôtes d'un soir pour cette merveilleuse soirée. Promis, la prochaine à la maison pour fêter le déménagement de mars 2014 !
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Bruno

2 février 2015

Salon des vins de Loire - Levée de la Loire

Cette année, le Salon des Vins de Loire et la Levée de la Loire étaient organisés de façon synchrone et au même endroit, ce qui est quand même une grande avancée pour les passionnés de vins que nous sommes (même si on peut toujours regretter l'organisation d'autres manifestations concurrentes dans les environs ...). Querelles d'égo déplacés sans doute ...
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Bref, en ce lundi matin, nous avons bravé la neige et le froid pour une exportation depuis Paris vers Angers. Arrivée à 9h15 pour un semi-marathon de dégustations.
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A tout(s) seigneur(s) tout honneur, nous débutons chez Catherine et Philippe Delesvaux dont l'accueil n'a d'égal que la qualité de la gamme. Après une entrée en matière sur le millésime 2014, entrons dans le vif du sujet.
Un Anjou blanc Feuille d'Or 2012 tendre, une légère aromatique miellée, une bouche très équilibrée, sec-tendre (malgré l'absence de sucres), une belle acidité et un équilibre superlatif.
Un Anjou blanc Authentique 2012 cristallin, avec un supplément de minéralité. Bouche traçante, avec un excellent potentiel de vieillissement.
Un Anjou blanc Feuille d'Or 2013 qui montre un nez sur le zan et le miel, des touches crémeuses. La bouche est riche et ronde, sur une trame acide toujours traçante (la malo est faite pour la première fois chez les Delesvaux). Magnifique finale minérale qui voir un retour légèrement fumé.
Un Anjour blanc Authentique 2013 avec un profil aromatique similaire, mais plus complexe et plus tendu. Bel enrobage du vin. Potentiel énorme.
Un Anjou rouge le Roc 2013 (CF) qui est une vraie gourmandise, fruits rouges acidulés et poivrés, légère rondeur et gouleyant à souhait.
Un Anjou rouge le Roc 2014 (CF) : y'a du fruit, maturité, tannins ayant du caractère, notes de poivrons murs et poivrés. Magique. Le vin de copain par excellence.
Un Anjou rouge Montée de l'Epine 2013 (CS) plus variétal. Le fruit est un peu caché par la fermeture du vin. Bouche construite soyeuse. A attendre impérativement.
Un Anjou rouge Montée de l'Epine 2014 (CS) avec un nez explosif de fruits noirs murs, profond et vineux. Bouche tannique bien sur, corpulente, avec une belle acidité. De la mâche pour un potentiel imposant.
Un Coteaux du Layon passerillé 2013 qui a tout du moelleux élégant, avec un côté zan presque tannique. Le vin de copains.
Un Coteaux du Layon, les Clos 2011 qui est une véritable tuerie. Un côté charbonné qui m'évoque le Clos du Pavillon de "dans le temps" ! Un côté rôti tannique, fumé, qui se termine sur une menthe perlante. Un conseil, ne passez pas à côté de ce vin (et pour 12,50 € !!!!).
Un SGN 2011 qui se recrache vers l'intérieur ! Le grand frère du précédent avec une amertume noble superlative. Equilibre sur le fil, enrobage frais, beau mentholé. Le parfait vin de méditation.
Un SGN 2010 plus austère au premier abord mais doté d'un potentiel de vieillissement énorme. Massif, sur la pâte d'amandes, bouche sphérique corpulente qui finit sur une trace fine et allongée. Très longue garde à prévoir.
Finissons enfin sur un Anthologie 2010 sur lequel un côté aldéhydique s'estompe à l'aération. Bouche légère malgré la charge de sucres. Enorme sensation de liqueur, fraîche, typée vieux cognac sans l'alcool. Enormément magnifique ... dans 50 ans !
Une fois de plus, j'ai été bluffé par la qualité globale de la gamme. Des vins à l'égal de leurs géniteurs, généreux, spontanés et sans concession. Le génie du vin en quelque sorte.
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Deuxième découverte pour moi, le domaine aux Moines à Savennières :)
Commençons par un Vin de France le Berceau des Fées 2014 qui présente un nez exotique, sur le pamplemousse rose, légèrement sensation tendre. La bouche est fraîche, tendue, tendre et presque gouleyante. Belle structure pour de jeunes vignes.
Un Savennières Roche aux Moines 2013 très agrumes au nez. Une bouche de demi-corps, avec une amertume demandant à se fondre et à s'intégrer. Finale sur le citron oriental.
Un Savennières Roche aux Moines 2012 plus opulent et plus gras. Aromatique montrant une légère évolution. Superbe bouche assez ronde, mais tendue par une acidité élégante. Une pointe grillée et torréfiée trahit la jeunesse. Grande empreinte en finale.
Un Anjou villages 2013 très fruits rouges (cerises acidulées). Une pointe d'épices. Bouche jeune certes, à mettre en place, mais avec un gros potentiel. A attendre en l'état.
Un Savennières, cuvée de l'Abbesse 2013 sur le citron vert, semi-oxydatif, tendu, minéral, avec une finale demi-sucrée sur le caramel. Beau potentiel de vieillissement.
Finissons enfin par la cuvée des Moines 2011 : un sec qui m'évoque les Brézé de noble origine, une tension "d'oxydation ménagée" typique, une bouche ample, équilibrée, sur des notes fumées et poivrées. Très très longue finale ultra-traçante, qui voit le retour de notes d'amandes amères (tiens, un Chardonnay !). P. c'est bon !
Un confirmation s'il en était besoin, la montée en gamme de Tessa (enfin, des vins de Tessa) qui demandent toujours du temps pour s'exprimer pleinement.
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Domaine de Juchepie.
Situé à Faye d'Anjou, ce couple de belges nous propose des vins d'une belle expression.
Un les Monts 2011 sec très minéral, tendre en bouche, soyeux et tendre en finale.
Un le Clos 2012 sec avec un nez plus "passerillé". Un vin en structure, plus sur un équilibre acide qu'aromatique. Une belle pointe grasse en finale allège l'impression.
Les Churelles 2011 avec 85 g/l de sucres montre un équilibre sur l'élégance etla fraîcheur. Belle finale sur des amers nobles.
Les Quarts 2010 avec 140 g/l de sucres présente une opulence liquoreuse. Belle aromaticité, avec une tension semi-perlante. Salivant avec une finale sur de beaux amers nobles (toujours).
La Passion 2010 (175 g/l de sucres) est sur un équilibre similaire, peut-être avec moins d'allonge, mais plus frais en finale (sur le menthol).
La Quintessence 2003 (190 g/l de sucres) est superlatif, un rôti ultra-élégant, une fraîcheur sur l'aneth, une corpulence équilibrée en bouche, une grande fraîcheur mentholée et une persistance fine mais intense.
Très belle découverte d'un domaine connu mais encore jamais testé.
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Intermède avec un "La Vie en rose 2014" de Laurent Charrier, une bulle de grolleau légère, fruitée, une aromatique de demi-sucre. Un vin de soif idéal pour une remise à zéro des papilles.
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Passage ensuite au domaine du Carrou (Dominique Roger) en appellation Sancerre. Un domaine peu connu, très franchement injustement.
Un Sancerre domaine 2013 agréable et facile à boire, une belle complémentarité entre le côté variétal du Sauvignon et un léger gras enrobant.
Un Sancerre Chêne Marchand 2013 avec un supplément de structure et de profondeur. Notes légèrement poudrées. Puissance en bouche, avec un joli retour aromatique en finale.
Un Sancerre la Jouline 2013 ayant plus de fraîcheur au nez, une tension et une minéralité traçante. Une bouche tendue avec une très belle aromaticité. Longue garde à prévoir.
Un Sancerre domaine 2014 plus vif, plus vineux et plus variétal. Très belle bouche sur les agrumes, grasse et longue.
Un Sancerre la Jouline 2014 un peu fermé. La dissociation de la bouche en l'état ne permet pas de se prononcer. A revoir.
Un Sancerre domaine 2013 très fruits rouges, léger réglissé. Bouche gourmande épicée, tannique, avec une maturité exacte. A attendre.
Un Sancerre la Jouline 2013 sur les fruits noirs et le végétal noble. Une belle mâche en bouche, une structure tannique fruitée, et une finale sur des amers nobles. Très gros potentiel.
L'homme et ses vins sont d'une précision millimétrée.
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Domaine Luneau-Papin.
Une adresse sûre en Muscadet.
Un Brut de cuve 2014 fruité, aromatique, avec une acidité développée et un potentiel immédiat.
Un La Grange 2013 (VV) sur un même type d'équilibre, mais avec un supplément de structure et de mâche. Plus de vin et de profondeur.
Un Froggy Wine 2013 très minéral / coquilles d'huitres. Joli gras. Un vin de copain, prêt à boire (c'est le but !).
Un Les Pierre Blanches 2013 plus sérieux. La bouche est serrée et charpentée. très belle vibration en finale.
Un L d'or 2013 salin (trop sur le premier test). En fin de dégustation, retour sur ce vin plus noté sur la tension, le gras et la persistance. Comme quoi, l'ordre de dégustation est important.
Un Terre de Pierres 2013 avec un gros potentiel, doté d'une belle compléxité (déjà !).
Un Excelsior 2012 sur un équilibre gras et salin (mais très très jeune).
Un Excelsior 2010 plus complexe et plus gras que le précédent, mais sur un équilibre similaire.
Un Excelsior 2005 à point. Complexe, gras, équilibré, tendu, salin et d'une aromaticité totalement intégrée.
Un Excelsior 2000 avec un léger perlant. Sans doute moins chaleureux, moins gras que le précédent, avec toutefois une belle rétro fraîche.
Confirmation : des Muscadet qui savent défier le temps.
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François Crochet.
Sancerre rouge 2013 : un fruité immédiat, une bouche avec de la mâche élégante, une belle acidité et des arômes de fruits noirs.
Sancerre Réserve de Marcigoué 2013 : plus profond, plus séveux. Bouche veloutée, fruits noirs et réglissée. Tannins presque épicés.
Je passe sur le Rosé 2014 : nez de rosé, bouche de rosé. Y'manque pas quequ'chose ?
Sancerre blanc 2014 sur une tension citronnée. Gourmandise sur une aromaticité grasse.
Sancerre Grand Chemarin 2014 minéral malgré une phase fermée. Gras et tendu. Trame acide en bouche assez développée, sur une finale vive.
Sancerre Petit Chemarin 2014 plus rond avec une impression veloutée mais manquant de caractère (apparemment, l'analyse du producteur diffère très largement de nos impressions).
Sancerre les Amoureuses 2014 corpulent, gras, avec une belle aromatique et une tension acide en finale assez développée.
Sancerre Exils 2014 sur le pamplemousse exotique. Grosse tension en bouche. Finale minérale qui cache un potentiel aromatique à développer.
Sancerre clos Marchand 2014 sur de beaux amers, un équilibre sur le fil en bouche et des notes de citrus en finale.
Une autre lecture des terroirs de Sancerre.
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Jacky Blot, domaine de la Butte.
Découverte des rouges de Jacky Blot
Bourgueil Pied de la Butte 2014 avec du grain, du caractère, une belle charge tannique fraîche, légèrement variétal. Poivron mur et acidité poivrée en finale.
Bourgueil Haut de la Butte 2014 plus sérieux et plus vineux. Y'a vraiment du vin. Beaux amers, nombreux tannins. Garde obligatoire.
Bourgueil Perrières 2014 : c'est tannique mais velouté, une sensation crayeuse, un grain top slurp.
Bourgueil Mi-pente 2014 avec plus de matière. Grosse charge tannique mais pas en place encore.
Bourgueil Mi-pente 2013 presque à maturité. Fruits croquants, belle empreinte crayeuse, avec un côté charbonné. Matière certes légère mais déjà en place. Un côté légèrement salin.
Bourgueil Perrières 2006 : légère évolution au nez. Tannins encore anguleux, sur les épices douces. Du caractère avec une belle acidité de structure.
Un artiste tant en blancs qu'en rouges.
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Pierre Sourdais.
Chinon les Rosiers 2013 sur les fruits acidulés, avec une maturité juste.
Chinon les Rosiers 2014 avec plus de structure et une belle mâche (effet millésime).
Chinon tradition 2013 plus rond, plus large sans sacrifier au fruité et à la buvabilité.
Chinon cuvée Stanislas 2012 sur les fruits noirs, épicés. Tannins crémeux, bel équilibre général.
Chinon cuvée Stanislas 2011 plus végétal. Manque de maturité ?
Chinon les Boulais 2011 avec une grosse charge tannique, peut-être un léger déficit de fruité. Belle aromaticité épicée.
Chinon les Boulais 2010 : le grand frère avec un supplément de maturité, de beaux amers nobles, une acidité épicée en finale et un côté crayeux élégant.
De beaux chinon sur des équilibres plutôt tanniques.
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Voilà, le marathon se termine. De belle confirmations (toujours les mêmes), de belles découvertes et une journée d'échanges sympathique.
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Merci à mon compagnon d'un jour qui n'a eu cesse de résoudre ces problèmes de trou ...
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Bruno

14 janvier 2015

Pour Charlie

Ermitage du Pic st Loup, cuvée Ste Agnès 2010 : Magnifique vin encore sur sa jeunesse : aromatique, épices douces, fruits noirs, tabac, notes sudistes, amertume salivante du Mourvèdre qui complexifie le cote grenache. Tannins crémeux malgré leur jeunesse et un côté encore un peu anguleux. Très belle acidité. Excellent compagnon de Charlie

Tellement d'actualité !

Crédit© : Art by Pablo Stanley (ICI)

10 janvier 2015

Hommage

La photo est en noir et blanc, elle a un peu vieillie et date d'un temps où l'espoir était encore possible, mais l'exploit restera à jamais dans notre Histoire.
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Hommage à Jean Afanassieff (debout, au milieu).
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Bruno

1 janvier 2015

Vins de réveillons !

Premier réveillon le 24 décembre au soir alors que nous attendons fébrilement le père Noël. Repas classique, avec des vins classiques.
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Comme mise en bouche, un Champagne, premier cru Fleur de Champagne, Duval-Leroy : c'est fin, frais, minéral crayeux, une acidité tendue élégante, qui donne à l'ensemble une impression de vivacité. La finale se présente sur un équilibre plus rond et brioché. Très Bien +
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Avec un foie gras mi-cuit au sel, un Corton-Charlemagne grand cru, 1999, domaine Rapet : la quintessence du chardonnay. Vivavité citronnée, tension minérale entre poudre calcaire et coquille d’huîtres, légère rondeur grillée sur les amandes, amers nobles superlatifs. Longueur exceptionnelle. Une bouteille d'anthologie qui fera date dans mon panthéon de la Bourgogne. Superbe
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Avec des tournedos de cerf, un Côte Rôtie, Côte Brune 1999, domaine Jamet : deuxième claque de la soirée avec cette syrah noble, construction à la fois élégante et corpulente, notes de fruits noirs intenses, murs et profonds, légères épices douces, charge tannique impressionnante mais déjà crémeuse et salivante. Saveurs réglissées avec quelques notes de jeunesse toutefois encore. Finale d'une longueur superlative. Seuls des tannins restant à polir complètement nous empêchent d'atteindre le nirvana. 15 ans et si jeune. Excellent +
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Apéritif du midi de Noël avec ce Sancerre, Chêne Marchand 2011, domaine du Carrou (Dominique Roger) : très joli sauvignon noble, un côté variétal présent bien sur mais complété et complexifié par une rondeur élégante, des notes rappelant le chardonnay (amandes / grillé). Finale tendue et fraîche.Un vin sur sa prime jeunesse mais déjà très beau. Excellent
Ce vin sera également un très beau compagnon d'un carpaccio de saint jacques à l'huile de truffe.
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Avec une poule faisanne, un Gevrey-Chambertin, premier cru aux Combottes 2006 du domaine Rossignol-Trapet : une robe profonde et dense, un nez qui pinote plus vers les fruits noirs, cassissés, fumés et réglissés. La bouche est élégamment corpulente, une belle acidité de structure et une finale sur la fraîcheur. Excellent
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Repas de Noël familial en Normandie ensuite, 20 personnes accompagné(es) de 3 vins issus de ma réserve personnelle : un Saint-Aubin, premier cru la Chatenière 2008 de Marc Colin toujours salin, quoique devenant avec les millésime plus minéral fin, une tension bien présente et une belle association avec un Saumon gravlax. Un très beau et très croquant Saumur, Clos Mazurique 2012 du château de Brézé (Arnaud Lambert) dont le fruité immédiat, explosif et les notes de Cabernet se sont parfaitement comportés face à une tourte au foie gras maison et enfin un Côteaux du Languedoc Pic St Loup, Ermitage du Pic St Loup, cuvée Guilhem Gaulcem 2008 plus sérieux, plus tannique, plus méridional et plus aromatique qui a également fait bon ménage avec un magret de canard en tourtière.
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Dernier repas de l'année enfin en ce 31 décembre au soir. Ayant zappé les voeux des deux derniers incapables présidents, c'est l'esprit tranquille que nous débutons les festivités.
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Juste pour le plaisir des yeux, une côte de boeuf Charollaise, maturée 50 jours à la cendre et des herbes dès le départ de la maturation (merci à Matthias de la précision). En haut, la bête attend son heure - au milieu, elle sort de son sauna - en bas,les gourmands vont pouvoir juger ... (rien que la cuisson déjà ...).
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Mais avant, avec un foie gras, déception quand même avec ce Chablis, premier cru Forest 2008 de Vincent Dauvissat : pas de défaut, mais un vin plat, sur l'acidité et la minéralité mais sans les éléments strictement nécessaires à son habillage. Bien
Notez qu'après 24 heures d'ouverture et la bouteille entamée à moitié, aucune évolution n'a été décelée.
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Et bien tant pis, nous nous vengerons sur le boeuf et cet exceptionnel Volnay, premier cru Fremiets 2005, domaine d'Angerville : première claque au nez avec une complexité superlative, à la fois sur les fruits noirs et rouges, le réglisse amer, le cassis, une pointe de ronce. La bouche est corpulente, sans doute plus Pommard que Volnay (comme certains Montrachet peuvent être plus Batard que Montrachet !). Tannins nobles, certes encore anguleux mais d'une finesse extrême. Fraîcheur et végétal noble. Accord magique avec le côté aromatique de la viande. Finale ouch .... Superbe
Aucun soupçon de fermeture dans ce vin. Je crois que 2005 est finalement un millésime exceptionnel ... par son côté adaptable à toute circonstance. Je crois devoir tester un autre cru d'ici peu.
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Si 2014 s'est parfaitement terminée sur le Volnay, il ne fallait pas non plus rater l'entrée en matière de 2015. Donc, retour une nouvelle fois vers des valeurs sures, pour accompagner quelques petits fours pâtissiers (sans chocolat pour ma part). Un Côteaux du Layon, SGN 2009, Philippe Delesvaux : et boum, une seconde claque. Bien sur, c'est jeune, mais on apprécie le côté immédiat, ananas, confit et rôti, l'acidité du cru qui adoucit les sucres, une pointe légèrement perlante, un côté presque tannique (si si). La finale est immensément longue, salivante, gourmande. Superbe
Ouf, 2015 s'annonce bien !
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Je passe sur un Latricières-Chambertin 2007 du domaine Rossignol-Trapet indigne de son statut de grand cru : une robe légère presque passée, un nez quasi-muet, quelques effluves de cassis et une bouche acide, raide, dissociée, sans consistance. Un pinot noir de noble origine ? Non, plutôt un « vil et déloyal gamez » !
Réflexion après coup : cela fait déjà 3 fois que j'ai des mésaventures avec 2007 en Bourgogne. Si certains se sont fait des gorges chaudes des 2004, je dois avouer avoir eu du plaisir (sur leur jeunesse) avec ce millésime alors qu'aujourd'hui, le 2007 me paraît très largement au-dessous ! 
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Maintenant, place à la bonne résolution : pas d'achats de vins en 2015 (ma cave est pleine et je dois la déménager sans avoir encore trouver de lieu d'accueil - avant le 1er mars).
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Une très belle et très joyeuse nouvelle année à toutes et à tous.
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Bruno