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Ce blog a pour but de partager humblement et modestement mes expériences sur les vignobles, le vin et plus généralement la gastronomie.


6 novembre 2009

Champagne !

Hier soir, pour célébrer la réception du fameux "papier rose", signe désormais officiel que Mademoiselle peut conduire en toute légalité, nous avons ouvert :
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Champagne Henriot, cuvée souveraine : un BSA sur la finesse. Robe jaunâtre très brillante, sans évolution. Premier nez assez perlant qui, après aération laisse entrevoir une belle finesse minérale, frais, crayeux, légèrement vanillé, avec quelques touches agrumineuses. En bouche, attaque franche et légèrement acide, mais sans être dérangeante. Une structure en demi-corps, très minérale mais sans agressivité ni sécheresse. Franchise et équilibre. Belle finale sur des notes de noisettes. BIEN++
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Bruno

3 novembre 2009

Un "contre-Davos du vin" en fief communiste

A l'heure où un certain monde du vin célèbre en grandes pompes et à grands frais le "Davos du vin" (quelle horrible expression) sur les bords du lac de Côme, faisant fi de la crise et de ses victimes,



dans une ambiance d'ailleurs plutôt cardinalice (avait-il aperçu la Vierge ?)
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un "Contre-Davos du vin" se tenait au sein de l'un des derniers fiefs communistes de France, à savoir les Hauts-de-Seine (gnarfff, gnarfff).
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Parce que l'envie est toujours plus forte que le renoncement et l'abattement, il y avait au menu :
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Saint Emilion Grand Cru, Clos de l'Oratoire 1996 servi sur des oeufs en meurette : une robe rouge assez claire, présentant quelques légères traces d'évolution. Un nez très élégant, avec un torréfié léger, des notes de fruits noirs (mûres), une légère touche de poivrons murs. En bouche, fraîcheur, équilibre et croquant. Relativement ronde, mais sans molesse, fruitée et possédant une acidité légère. Malgré le caractère osé de l'accord, le plat se marie magnifiquement au vin en lui donnant un supplément de soyeux en bouche. Finale très enveloppante, encore tendue, et réglissée. Bel accord.TRES BIEN.
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Côte Rotie, Rose Pourpre 1997, domaine Pierre Gaillard servi sur un suprême de pintade à la moutarde, poellé de champignons : Changement de registre avec une robe plus soutenue et présentant une teinte plus violacée. Nez relativement animal, mais qui ne cache pas de belles notes de violette. Un soupçon d'effet perlant au nez, mais l'aération fera grand bien à ce vin. Bouche charpentée, peut-être un peu sucreuse (mais j'ai conscience que le terme n'est pas forcément très bien choisi et ne traduit qu'incomplètement et imparfaitement mes impressions), mais qui reste fraîche et droite. En bouche belle acidité qui tient le vin. Fruits, notes légères d'évolution et de la mâche. Belle persistance en finale. Le plat redonne un coup de peps au vin. Sans doute encore un peu jeune pour se livrer complètement. BIEN+++ en l'état. Potentiellement TRES BIEN.
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Lénine réveille toi, ils sont devenus fous.
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Bruno
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PS : Par soucis de respect de la vie privée, les visages ont été floutés.
PS2 : Il faut bien entendu prendre ce texte avec tout le recul qui se doit.
PS3 : Je tiens à remercier ici tous les généreux donateurs qui ont permis la tenue de cette soirée : la RATP (et les deux chauffeurs de bus qui travaillaient encore après 19h00 pour mon plaisir et mon confort) pour m'avoir amené à bon port ; le charmant taxi, dont c'était la première journée de travail, et qui nous a permis de rentrer sans encombre dans nos pénates ; les salariés d'EDF qui ont fourni l'électricité nécessaire à un bon éclairage de la soirée et un fonctionnement sans défaut de l'ascenseur au retour. Qui ose dire que les services publics n'ont pas d'utilité ?

1 novembre 2009

Un week-end ordinaire

Repos des sens ce week-end, avec au programme, farniente et cocooning. Pour ne pas perdre l'entraînement, deux vins au programme.
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Chassagne-Montrachet, Premier Cru Clos de la Maltroye, 2004, château de la Maltroye (servi sur un bar roti, huiles et cumbavas, à la manière d'Olivier Roellinger) : une robe encore jeune, dorée avec de beaux reflets verdâtres. Un nez élégant et grillé, révélant tour à tour des notes vanillées, des fragrances de noisettes grillées et un côté minéral / salin assez marqué. En bouche, le vin se révèle par une charpente bien marquée, une minéralité profonde alliée à une floralité légère (plus typé Puligny que Chassagne sur l'attaque en bouche). Complexité et équilibre. Belle persistance assez intense, florale presque grasse, sur des amers très agréables et presque salins (à l'instar des Saint Aubin de Marc Colin), titillant les papilles. Acidité maîtrisée qui tient / soutient / maintient le vin. Très gourmand. TRES BIEN (sera sans doute meilleur d'ici 2 à 3 ans).
Graves, Château Villa Bel Air 2004 : une robe relativement dense, sombre et sans trâces d'évolution. Au nez, impression de raideur et de verdeur (?), sur le poivron. En bouche, un vin pas très complexe, moyennement corpulent. Arômes poivronnés relativement verts puis, après aération, des notes torréfiées enveloppantes. Finale fraîche, légèrement raide et assez longue. Un vin sans doute marqué par le millésime (j'ai pourtant souvenir d'un 1997 - année exceptionnelle pour les bordelais - mais quelle année n'est pas exceptionnelle en Bordeaux ? - relativement bien fait, mûr, sans verdeur, d'une garde certes courte à moyenne, mais procurant bien du plaisir après 6 / 7 ans). BIEN (sans doute à revoir dans un an ou deux).
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Bruno

27 octobre 2009

Laurel et Hardy




Les années folles ou les années fiel ???





J'ai toujours dis que les dessins animés n'étaient pas destinés aux enfants. Ils risqueraient d'avoir peur.
Dommage que les adultes aient, semble-t-il, perdu leur (bon) sens !!



Bruno

26 octobre 2009

Quand un être cher nous quitte ...

... toute parole est dérisoire, tout discours est inutile, seuls le silence, le recueillement et le souvenir des jours heureux comptent.
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En guise de dernier hommage, silencieux, et parce qu'il aimait aussi le bon vin, et qu'il aurait certainement apprécié cette soirée familiale, nous l'avons accompagné, par l'esprit, avec quelques bouteilles :
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Sauvignon de St Bris 2000, domaine Sorin Defrance : un vin plutôt bâti sur une sucrosité et une rondeur molle. Assez peu expressif . Est-ce une sur-maturité, la présence de sucres résiduels, un élevage trop insistant, un manque de tri ? Sans intérêt.
Corton 2001, domaine Rapet Père et fils : un nez de fruits mûrs et une pointe de pruneau et de réglisse. En bouche, bel équilibre entre les tannins, déjà fondus mais encore présents, le grain (minéralité / salinité), la charpente et l'acidité. Un côté terrien toujours présent mais élégant. Belle persistance réglissée. TRES BIEN
Coteaux du Layon Faye d'Anjou, La Magdelaine Cuvée Prestige 2005, domaine des Quarres : Quel nez sur le rôti élégant, les abricots, le coing et une belle fraicheur / minéralité. En bouche, belle liqueur fraîche et élégante, sans sucrosité envahissante. Ronde mais vive et tendue. L'acidité bien fondue tient le vin. Très persistant, sur l'aérien et la fraîcheur. EXCELLENT
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Adieu parrain.
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Bruno

21 octobre 2009

L'anniversaire de Gautier

Ce soir, pour l'anniversaire de notre "petit" Gautier, nos amis Gwenola et François ont concocté un petit menu à la bonne franquette, dans le but de passer une belle soirée et de partager quelques belles bouteilles.
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Le récipiendaire du soir

Au menu, en hommage au Hambourg-America Linie : un Hamburger au foie gras poêllé et magret grillé.
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Nous avons dégusté (et bu pour certains) les vins suivants :
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Condrieu, DePoncins 2007, François Villard : Nez frais, sur des notes vanillées malgré une légère retenue. Bouche opulente et grasse, abricotée et sur la pêche des vignes. Acidité faible mais sans molesse. Très belle finale saline, enveloppante et persistante. Une valeur sûre. TRES BIEN


Puligny-Montrachet Premier Cru Combettes 2000, domaine Jacques Prieur : Nez assez tendu, frais et relativement floral. Bouche élégante, sur un équilibre floral et montrant des notes anisées (type céleri) non sucrées. Finale fraîche, légèrement saline, avec toutefois une pointe oxydative. BIEN+


Clos des Lambrays Grand Cru 2003 : Nez fruité (fruits rouges et noirs), très mûr, révélant un côté boisé lié à l'élevage. Bouche très gourmande, encore sur le fruit, à peine marquée par le millésime. Légèrement réglissé. Belle structure d'ensemble, encore un peu boisée. Finale très élégante et classieuse. BIEN+++


Vollenay Premier Cru 2002, domaine du Marquis d'Angerville : Nez plus terrien que le précédent, ne sacrifiant toutefois pas au fruité. En bouche, très complexe : de la mâche, de l'élégance, de la minéralité terrienne et une belle structure. Finale très élégante, soyeuse et veloutée. TRES BIEN


Aalto 2005, Ribera duel Duero : Changement complet de registre avec un nez explosif d'aromaticité et d'une élégance tendue (malgré encore une pointe d'élevage). En bouche, fruits noirs élégants, belle acidité qui tient le vin, tannins nombreux, encore sans doute un peu anguleux, mais n'étant déjà plus agressifs. Malgré ses 14,5°, aucune sensation alcooleuse et toujours une fraîcheur vivifiante en bouche. Belle minéralité et de la classe. LE VIN DE LA SOIREE : EXCELLENT


Alsace Riesling Grand Cru Eichberg 2001, Paul Ginglinger : un nez magnifique, sur la cire / l'encaustique, le pétrole, les agrumes confits et une sensation de fraîcheur / tension encore présente. La bouche apparaît cependant nettement en retrait, ronde avec une certaine molesse. Courte et raide en même temps. Malgré un vin qui s'ouvre avec l'aération, j'ai été relativement déçu. BIEN


Krug Grande Cuvée : Autant le dire de suite, je suis passé complètement à côté de ce vin, sans doute à cause d'un nez très marqué par l'ocydatif (pommes / pêche de vigne). Bouche à l'avenant, aigrelette malgré un perlant élégant. BIEN


Un grand merci à nos hôtes d'un soir, un peu fatigués en fin de soirée ... et un très bon anniversaire à Gautier.
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Enfin, je ne résiste pas à la tentation de vous livrer la citation de la soirée, de Zabeth à propos de Pampo (notre Papy - tiens, "Pampo le Papy" ferait un beau titre de dessin animé pour les enfants !!!) :
je n'avais jamais remarqué que mon homme avait un gros trou

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Bruno

19 octobre 2009

Miscellanées of Burgundy

En marge des quelques dégustations et repas d'exception de ce dernier week-end, des miscellanées pêchées au hasard de mes périgrinations sur les chemins de traverse.
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La Combe d’Orveau
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Au-dessus du Clos Vougeot, les Musigny
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Dans la Combe de Lavaux
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Le village de Vosne, depuis la Romanée
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Camaïeu d’émeraudes sur la Conti
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Point de vue de la vierge vers Pernand-Vergelesses
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Le val d’Auxey depuis la Combe Danay
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Sur les hauts de Blagny, soleil naissant vers Puligny
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Vignes et pierres de Chassagne, du versant Mont Rachet (Roche Dumay)
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Les Champlots de Gamay
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Dans les Chevaliers
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Volnay vu des Santenots
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Le canal de Bourgogne dans les environs de Pont d’Ouche
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Bruno